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Le Pêchereau

46° 34′ 44″ nord, 1° 32′ 54″ est
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Le Pêchereau
Le Pêchereau
La mairie en 2009.
Blason de Le Pêchereau
Blason
Le Pêchereau
Logo
Administration
PaysDrapeau de la FranceFrance
RégionCentre-Val de Loire
DépartementIndre
ArrondissementChâteauroux
IntercommunalitéCommunauté de communes Éguzon - Argenton - Vallée de la Creuse
Maire
Mandat
Jean-Pierre Nandillon
2020-2026
Code postal36200
Code commune36154
Démographie
GentiléPescherelliens
Population
municipale
1 781 hab.(2022en évolution de −4,2 % par rapport à 2016)
Densité85 hab./km2
Géographie
Coordonnées46° 34′ 44″ nord, 1° 32′ 54″ est
AltitudeMin. 103 m
Max. 256 
m
Superficie20,94 km2
TypePetite ville
Unité urbaineArgenton-sur-Creuse
(banlieue)
Aire d'attractionChâteauroux
(commune de la couronne)
Élections
DépartementalesCanton d'Argenton-sur-Creuse
LégislativesDeuxième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte :France
Voir sur la carte topographique de France
Le Pêchereau
Géolocalisation sur la carte :France
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Le Pêchereau
Géolocalisation sur la carte :Indre
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Le Pêchereau
Géolocalisation sur la carte :Centre-Val de Loire
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Le Pêchereau
Liens
Site weble-pechereau-mairie.fr
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Le PêchereauÉcouter est unecommune française située dans ledépartement de l'Indre, enrégionCentre-Val de Loire.

Géographie

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Localisation

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La commune est située dans le sud[1] du département, dans larégion naturelle duBoischaut Sud.

Les communes limitrophes[1] sont :Argenton-sur-Creuse (3 km),Le Menoux (3 km),Saint-Marcel (4 km),Chavin (5 km),Ceaulmont (7 km),Tendu (7 km),Mosnay (8 km) etMalicornay (8 km).

Les communes chefs-lieux[1] et préfectorales sont :Argenton-sur-Creuse (3 km),Châteauroux (28 km),La Châtre (34 km),Le Blanc (38 km) etIssoudun (53 km).

Carte
Localisation de la commune du Pêchereau
  • Vue générale de la commune en 2009.
    Vue générale de la commune en 2009.

Hameaux et lieux-dits

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Les hameaux et lieux-dits de la commune sont : le Vivier, Paumule, les Reizes, le Grand Pêchereau, le Bas Vilaine, le Haut Vilaine, le Château-Gaillard, les Jolivets, les Thibaults, le Bas Verneuil, le Haut Verneuil, Vilaine-Bouchard et les Neuraux[2].

Géologie et hydrographie

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La commune est classée en zone de sismicité 2, correspondant à une sismicité faible[3].

Le territoire communal est arrosé par la rivièreCreuse[2].

Climat

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Pour des articles plus généraux, voirClimat du Centre-Val de Loire etClimat de l'Indre.

En 2010, le climat de la commune est de typeclimat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude duCNRS s'appuyant sur une série de données couvrant lapériode 1971-2000[4]. En 2020,Météo-France publie une typologie desclimats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à unclimat océanique altéré et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Centre et contreforts nord du Massif Central » et « Ouest et nord-ouest du Massif Central »[5].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de11,9 °C, avec uneamplitude thermique annuelle de15,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 818 mm, avec 11,5 jours de précipitations en janvier et 7,5 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur lastation météorologique deMétéo-France la plus proche, « Éguzon », sur la commune d'Éguzon-Chantôme à 15 km àvol d'oiseau[6], est de12,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 934,4 mm[7],[8]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différentsscénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[9].

Voies de communication et transports

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Le territoire communal est desservi par les routes départementales :30, 30B, 48, 48A, 48D, 132, 927 et 927E[10].

Laligne d'Argenton-sur-Creuse à La Chaussée passait par le territoire communal, une gare desservait la commune. Lagare ferroviaire la plus proche est lagare d'Argenton-sur-Creuse[10] (3,4 km), sur laligne des Aubrais - Orléans à Montauban-Ville-Bourbon.

Le Pêchereau est desservie par la ligne J duRéseau de mobilité interurbaine[11].

L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Châteauroux-Centre[10], à 40 km. Elle dispose d'unaérodrome sur son territoire au lieu-dit la Bourdine.

Le territoire communal est traversé par lesentier de grande randonnée de pays du Val de Creuse[2] et par lavoie verte des Vallées[2]..

  • Deux autogires sur l'aérodrome de la Bourdine en 2009.
    Deux autogires sur l'aérodrome de la Bourdine en 2009.

Urbanisme

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Typologie

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Au, Le Pêchereau est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[12].Elle appartient à l'unité urbaine d'Argenton-sur-Creuse[Note 1], une agglomération intra-départementale regroupant trois communes, dont elle est une commune de labanlieue[Note 2],[13],[14]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Châteauroux, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[14]. Cette aire, qui regroupe 71 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[15],[16].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (80,5 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (81,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (29 %), prairies (28,8 %),terres arables (22,7 %), forêts (10,4 %), zones urbanisées (7,4 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (1,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,1 %)[17]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Logement

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Le tableau ci-dessous présente le détail du secteur des logements[18] de la commune :

Date du relevé2013
Nombre total de logements1 000
Résidences principales85,7 %
Résidences secondaires4,7 %
Logements vacants9,6 %
Part des ménages propriétaires de leur résidence principale74,3 %

Risques majeurs

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Le territoire de la commune duPêchereau est vulnérable à différentsaléas naturels :météorologiques (tempête,orage,neige, grand froid,canicule ousécheresse),inondations, mouvements de terrains etséisme (sismicité faible). Il est également exposé à unrisque technologique, larupture d'un barrage[19]. Un site publié par leBRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[20].

Risques naturels

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Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par lerisque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment laCreuse. La commune a été reconnue enétat de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations etcoulées de boue survenues en 1982, 1990, 1999 et 2008[21],[19].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux duPêchereau.

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels[22].

Leretrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer desdommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes desécheresse et de pluie. 99,5 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (84,7 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 1 022 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 1003 sont en aléa moyen ou fort, soit 98 %, à comparer aux 86 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national auretrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site duBRGM[23],[24].

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 1991, 1992, 2018 et 2019 et par des mouvements de terrain en 1999[19].

Risques technologiques

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La commune est en outre située en aval duBarrage d'Éguzon, de classe A[Note 4] et faisant l'objet d'unPPI, mis en eau en 1926, d’une hauteur de 58 mètres et retenant un volume de57,3 millions de mètres cubes. À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à larupture de cet ouvrage[26].

Toponymie

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Ses habitants sont appelés les Pescherelliens[27].

Histoire

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Le document le plus ancien conservé aux archives départementales de l'Indre, dans lequel il est fait mention de cette commune remonte à1226. À l'époque, le village s'appelaitPodio Cherelli, puis plus tard en1291, sur un document conservé à la Bibliothèque nationale,Podium CherelliTerritorium de Podio Chereau. En1456, le territoire prend le nom dePeuchereau et en1498, le nom dePêchereau.

L'origine de ce nom viendrait dePodium,Puy,Pe, mot désignant un lieu élevé. On retrouverait d'ailleurs une même origine dans d'autres noms de lieux de la région commePuy de l'âge àCelon,Puy d'Auzon àCluis. CommeLe Pêchereau, ces deux territoires correspondent à des lieux élevés.

Cette interprétation est contestée par certains auteurs, en particulier Stéphane Gendron qui pense qu'il s'agit dePuy associé au nom d'une personne,Chereau, qui aurait donnéPuy à Chereau,Puychereau puisPêchereau[28].

Le, et pour la première année, la commune du Pêchereau avec l’aide de nombreux bénévoles regroupés dans l’association culturelle du Pêchereau a organisé une grande fête médiévale avec spectacles l'après-midi et en soirée et la présence de nombreux stands en rapport avec les métiers duMoyen Âge,luthier,vannier,coutelier,tailleur de pierre. En soirée, un grandfeu d'artifice embrasa le château-mairie du Pêchereau.

La commune fut aussi rattaché du au à lacommunauté de communes du pays d'Argenton-sur-Creuse.

Politique et administration

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La commune dépend de l'arrondissement de Châteauroux, ducanton d'Argenton-sur-Creuse, de ladeuxième circonscription de l'Indre et de lacommunauté de communes Éguzon - Argenton - Vallée de la Creuse[14].

Elle dispose d'unbureau de poste[29].

Le Pêchereau estjumelée depuis1981, avec la commune deTokomadji, enMauritanie.

Concours des villes et villages fleuris
Récompenses et prixAnnées d'obtentions
Prix Régional de la
Mise en Valeur du Patrimoine
palmarès 2011[30]

Tendances politiques et résultats

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Article connexe :Élections municipales de 2014 dans l'Indre.
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Liste des maires

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Liste des maires successifs
PériodeIdentitéÉtiquetteQualité
avant 1995?Jean Descout  
mars 2001[31]2006René Caltabellotta?Médecin généraliste
2006[32]mars 2014Jean-Claude AndrieuxDVDMédecin généraliste
mars 2014[33]En coursJean-Pierre NandillonDVGRetraité
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société

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Démographie

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[34]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[35].

En 2022, la commune comptait 1 781 habitants[Note 5], en évolution de −4,2 % par rapport à 2016 (Indre : −3 %,France horsMayotte : +2,11 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
179318001806182118311836184118461851
830945874881557928964922991
Évolution de la population  [ modifier ], suite (1)
185618611866187218761881188618911896
1 0071 0031 0361 0381 0511 1381 2091 1951 266
Évolution de la population  [ modifier ], suite (2)
190119061911192119261931193619461954
1 2381 2471 2171 1091 0411 0181 0161 1041 121
Évolution de la population  [ modifier ], suite (3)
196219681975198219901999200620072012
1 1771 2391 3351 7261 8871 8841 9882 0021 892
Évolution de la population  [ modifier ], suite (4)
20172022-------
1 8631 781-------
De 1962 à 1999 :population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes :population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[36] puisInsee à partir de 2006[37].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

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La commune dépend de la circonscription académique de La Châtre.

v ·m
Circonscription académique de La Châtre[38],[39]
Établissement
public
Écoles maternelles
École primaire
Écoles élémentaires
Collèges
Lycée général
Lycées polyvalents
Lycée professionnel
Établissement
privé
École primaire
RPIFeusines -Lignerolles -Pérassay -Urciers -Champillet
Sarzay -Tranzault -Lys-Saint-Georges
La Berthenoux -Saint-Christophe-en-Boucherie -Thevet-Saint-Julien -Vicq-Exemplet
Lourouer-Saint-Laurent -Nohant-Vic -Saint-Chartier -Verneuil-sur-Igneraie
Badecon-le-Pin -Chavin -Malicornay -Le Menoux
Cuzion -Orsennes -Gargilesse-Dampierre -Pommiers -Saint-Plantaire
Sazeray -Vijon -Vigoulant -Tercillat(23)
Celon -Vigoux
Mers-sur-Indre -Montipouret
Bouesse -Mosnay -Tendu
Mâron -Sassierges-Saint-Germain
Briantes -Lacs
Chassignolles -Le Magny
Crevant -Pouligny-Notre-Dame -Pouligny-Saint-Martin

Manifestations culturelles et festivités

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Chaque année a lieu dans la commune, la « fête médiévale du Pêchereau » et le petit marché de Noël.

  • Le spectacle médiéval en 2009.
    Le spectacle médiéval en 2009.

Équipement culturel

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Santé

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Sports

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Un site de baignade non surveillé[40] (plage Le Vivier) est présent dans la commune.

Médias

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La commune est couverte par les médias suivants :La Nouvelle République du Centre-Ouest,Le Berry républicain,L'Écho - La Marseillaise,La Bouinotte,Le Petit Berrichon,L'Écho du Berry,France 3 Centre-Val de Loire,Berry Issoudun Première,Vibration,Forum,France Bleu Berry etRCF en Berry.

Cultes

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Économie

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La commune se situe dans l'unité urbaine d’Argenton-sur-Creuse, dans l’aire urbaine d'Argenton-sur-Creuse, dans la zone d’emploi de Châteauroux et dans le bassin de vie d'Argenton-sur-Creuse[14].

La commune se trouve dans l'aire géographique et dans la zone de production du lait, de fabrication et d'affinage du fromageValençay[41].

Culture locale et patrimoine

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Patrimoine

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Château du Haut-du-Pêchereau

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Il ne subsiste malheureusement pas grand-chose du château haut du Pêchereau. Seul un pigeonnier témoigne de l’ancienneté du site.

Château des Thibauds

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Ce château construit pour son usage par l’architecteHenri Dauvergne en1890. À l’origine, cette terre était une métairie dépendant dePrunget. En1556, Aubert de Montjohan qui la possédait s’en défit au bénéfice de Claude et François de Montjohan, écuyers, qui y demeuraient. Elle comprenait, maison, jardin et four à chaux. Elle passa ultérieurement à Jean de Savary, sieur des Thibauds et de Villerandoux (aveu de1677) et fut vendue en1767 par Claude Dupin de Boislarge et son frère Pierre Dupin de Fleuranderie à Etienne Pépin, marchand à Argenton. À ce jour, le récent propriétaire, monsieur Olivier Chapus, a entrepris d’importants travaux de rénovation afin de refaire vivre la demeure de Dauvergne[42].

Château de Paumule

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Sur le territoire de Paumule, existait en1612, une dîme appartenant pour partie à Guillaume Couraud, damoiseau, seigneur du Vivier. Cette dîme était en1714, une dépendance de la maison noble de Paumule, dont l’origine ne devait pas être très ancienne car elle ne figure pas sur la liste des fiefs d’Argenton. Pierre Bien est propriétaire de Paumule en1666, puis cette terre passe à Charles de Saint-Julien, marié à Jeanne Bien ; c’est aux descendants de ceux-ci qu’en1714, Jean Coute, conseiller du roi, racheta la propriété pour 9 500 livres tournois. Jean Coute était protestant ; lui et sa future se convertirent au moment de leur mariage. Ultérieurement, la famille Coute connut deux branches : celle des Coute de Paumule et celle des Coute du Cluzeau. Le château demeura dans cette famille jusqu’en1950[42].

Château du Courbat

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Le fief du Courbat relevait d'Argenton. Le célèbreJean Mauduit, bailli de cette ville, l'ayant acquis en1614, commença la restauration et l'agrandissement du château[43],[44] qui furent continués par son fils au cours duXVIIe siècle. Ce manoir, entouré par l'eau des douves, bien que de dimension relativement modeste forme un ensemble architectural ayant particulièrement fière allure. La tour, le corps de logis couvert de tuile et le portail précédé autrefois d'un pont-levis, forment un ensemble original et coquet. Au-dessus de la porte d'entrée, faisant face au midi, on lit en lettres majuscules gravées dans la pierre, une phrase sentencieuse : « Passant à force de les passer, tu pourois bien demeurer ». Cette inscription pourrait se rapporter à un ancien cadran solaire. Au-dessous de l'inscription, se trouve la date de1662. Dans les dépendances du château, se trouve unefuye ou colombier où les pigeons trouvaient leur gîte dans 840boulins disposés sur 14 rangs. L'on voit encore l'échelle, tournant autour d'un poteau vertical en bois, au moyen de laquelle on pouvait facilement visiter les nids. Ce pivot s'engage à la partie supérieure dans une poutre horizontale portant la date de construction : « Jean Maudut m'a fait l'an1625 ». Aujourd'hui, le château du Courbat est le siège de la mairie du Pêchereau.

Église

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Jusqu'à laRévolution, la chapelle du Pêchereau n'était qu'uneéglise succursale de la paroisse deChavin. Ce n'est qu'à cette époque que Le Pêchereau devint commune et paroisse indépendantes, répondant ainsi aux vœux plusieurs fois répétés de ses habitants. La première chapelle fut fondée en1488 par deux frères prêtres, Pierre et Mathurin Marchand. L'un était curé deCeaulmont et l'autre deBazaiges. Uneinscription lapidaire relatant ce fait se lit sur le mur de la nef, à l'intérieur de l'église actuelle :Le premier jour d'avril l'an1488 fut ceste esglise commancée et fondée par deux frères prebtres, nez de ce lieu : Pierre Mathurin Marchans nommés. De Ceaulmont Bezeages, lors curés. Et de deulx messes chescune sepmaine le dim... parrochialle avecques... offices et sacremens... et le vendredi après so... de la... à l'intention d'iceux. Pour ce pries Dieu pour. En clair, deux curés de paroisses voisines, nés au Pêchereau, fondèrent cette ancienne chapelle, à charge pour la paroisse de dire chaque semaine et à perpétuité, deux messes pour le repos de leur âme. Compte tenu de l'éloignement de Chavin, le desservant de la chapelle du Pêchereau de l'époque exerçait les fonctions curiales et tenait les registres des baptêmes, mariages et sépultures. Mais il n'en était pas moins considéré par le curé de Chavin comme un simple chapelain d'une église « annexe et filliole », tandis qu'au contraire, les habitants revendiquaient pour leur territoire toutes les prérogatives d'une vraie paroisse. Au début duXXe siècle, une association « Notre Dame du Pêchereau », sous l'impulsion de madame Léopold Chauveau, (trouvant l'église trop petite à son goût) voit le jour avec l'objectif de construire une nouvelle église. La famille Devallencienne fait don du terrain, la famille Chauveau assume les frais d'architecte et de construction. Sur les plans d'Henri Dauvergne (fils d'Alfred), la construction débute en1906 sous le curé Ducher et se poursuit de1907 à1916 avec le curé Pâquier. La guerre en1914 ralentit quelque peu les travaux. Le, le cardinalLéon Adolphe Amette,archevêque de Paris, ami de la famille Chauveau, procède à la bénédiction de l'église, « Notre-Dame-de-l'Assomption du Pêchereau ». Ni romane, ni gothique, ni flamboyante, elle est le fruit architectural de l'époque : deux chapelles latérales, une tribune, une chaire (aujourd'hui supprimée), cinq statues, sept vitraux rappelant les litanies de la Vierge et huit grands vitraux, dont certains portent les blasons des familles donatrices. La décoration des fonts baptismaux est due à l'abbé Chaix, curé de1952 à1957. Il faut noter que la pierre d'édification de l'ancienne église datant de1488 et la cloche « Eugénie Victorine Aurélie », ont été ramenées dans la nouvelle église, le maire de l'époque, Jean Duris faisant partie de l'association. L'ancienne église à laquelle certains habitants étaient très attachés ne sera désaffectée qu'en1928. En1952, le conseil municipal de l'époque décide la démolition totale de l'église, au grand regret de certains habitants de l'époque.

  • L'église en 2009.
    L'église en 2009.

Chapelle de Verneuil

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En1226, l'existence d'un prieuré de Verneuil est attestée par le papeHonorius III, sur le territoire de Le Pêchereau aulieu-dit Verneuil (di Vernolio, terrage de Puychereau). À l'époque, Le Pêchereau est considéré comme un village dépendant de la paroisse Saint-André de Chavin. L'an1862, le comte d'Autemarre d'Erville, propriétaire du terrain sur lequel subsistaient les ruines du prieuré, décide de faire édifier une chapelle dédiée àsaint Fiacre ; la nouvelle construction de 10 m x 5 m conserve un pilier de l'ancien bâtiment. Une fontaine, en réalité un puits avec une margelle de 1 m de haut et de 60 cm de diamètre, se trouve sur la route menant àLa Châtre. Les gens venaient en pèlerinage, buvaient l'eau de la fontaine, censée guérir les coliques. Aujourd'hui, la chapelle Saint-Fiacre est en très mauvais état et menace ruines.

Maison à trois carres

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Cette maison[45],[46], actuellement propriété privée, a été construite en1786 pour Jean Baptiste Brunet, officier de la maréchaussée d’Argenton-sur-Creuse, alors membre de la loge maçonnique de La Fraternité d’Argenton. Alors qu’il est Vénérable de son Atelier, ce notable, Jean Baptiste Brunet affirme ainsi son identité maçonnique, en construisant dans un terrain triangulaire qu’il possède au Pêchereau, une maison également triangulaire appelée « La Maison à trois carres », symbole de son appartenance à une obédience maçonnique. Faite d’un triangle parfait de 16,5 m de côté, la face principale d’accès étant orientée plein sud, une pointe du triangle étant à l’est, au soleil levant, l’autre à l’ouest, au soleil couchant, la troisième étant au nord. C’est dans ce dernier angle que se trouve lefour à pain.

Prairie de Paumule

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La prairie de Paumule est un lieu de détente et de loisirs, aménagé au bord de la Creuse le long de la route allant d'Argenton-sur-Creuse àBadecon-le-Pin etGargilesse. Très fréquentée les week-ends et pendant les vacances, la prairie de Paumule dispose d'un parcours de santé, d'un lieu de pêche accessible aux personnes handicapées et d'une zone de jeux pour les enfants. C'est un lieu idéal pour la promenade.

  • La prairie de Paumule en 2008.
    La prairie de Paumule en 2008.

Personnalités liées à la commune

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Héraldique, logotype et devise

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Blason de Le PêchereauBlason
De gueules à la tour d'or, ouverte et ajourée du champ, 2,1 et 1, accompagnée en chef de deux étoiles d'or ; au chef cousu d'azur chargé de trois chouettes contournées d'or et perchées sur des branches de sable.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Logotype de la commune du Pêchereau jusqu'en 2020.
Logotype de la commune du Pêchereau depuis 2021.

Voir aussi

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Les coordonnées de cet article :

Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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Notes

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  1. Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
  2. Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. Dans le cas de l'unité urbaine d'Argenton-sur-Creuse, il y a une ville-centre et deux communes de banlieue.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Le classement des barrages est fonction de deux paramètres : hauteur et volume retenu[25].
  5. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2025, millésimée 2022, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2024, date de référence statistique : 1er janvier 2022.

Cartes

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  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », surremonterletemps.ign.fr(consulté le).

Références

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  3. « Didacticiel de la règlementation parasismique : Indre », surle site de la Prévention du risque sismique, consulté le 3 septembre 2018.
  4. a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,‎(DOI 10.4000/cybergeo.23155,lire en ligne, consulté le)
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