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Lazare Hoche

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Pour les articles homonymes, voirHoche.

Lazare Hoche
Lazare Hoche
Portrait de Lazare Hoche, huile sur toile deJean-Louis Laneuville, vers 1801,musée de la Révolution française,Vizille.

Naissance
Versailles (Royaume de France)
Décès (à 29 ans)
Wetzlar (Saint-Empire romain germanique)
OrigineFrançais
AllégeanceDrapeau du royaume de France : entièrement blancRoyaume de France
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau de la France République française
ArmeInfanterie
GradeGénéral de division
Années de service17841797
CommandementArmée de la Moselle
Armée des côtes de Brest
Armée des côtes de Cherbourg
Armée de Sambre-et-Meuse
ConflitsGuerres de la Révolution
Guerre de Vendée
Chouannerie
Faits d'armesBataille de Neerwinden
Bataille de Kaiserslautern
Bataille de Wœrth-Frœschwiller
Bataille de Wissembourg
Expédition de Quiberon
Expédition d'Irlande
Bataille de Neuwied
HommagesNom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile,3e colonne
un navire : le
Hoche
Autres fonctionsMinistre de la Guerre
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LouisLazare Hoche, né le àVersailles (France) et mort à vingt-neuf ans de latuberculose, le àWetzlar (ville libre d'Empire), est ungénéral français de la Révolution.

Biographie

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Famille

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En 1768, il naît auVillage de Montreuil, rattaché àVersailles en 1787. Son père est palefrenier à la vénerie du roi et sa mère s'appelle Anne Merliere.

Il est baptisé à lacathédrale Saint-Louis de Versailles ; son parrain est Lazare Moulin, épicier et sa marraine est Marie Agathe Coispeau, épouse de Jacques Duhamel[1].

Mariage et descendance

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Lazare Hoche épouse en 1794 Adélaïde Dechaux, qu'il laisse veuve en 1797 avec une fille, Jenny Hoche, morte à Paris le, mariée à Paris le avecÉtienne-Annet des Roys, auditeur au conseil d'État (1810), conseiller-général de l'Allier, pair de France (1832).

Le (5 germinal an VIII), la générale Hoche achète la terre et le château deGaillefontaine, qu'elle conserve jusqu'à sa mort, survenue à Paris le[2].

Avant la Révolution : garde-française

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À 14 ans, Hoche est reçu aide-surnuméraire dans les écuries royales. Devenu orphelin, il bénéficie de l'aide que lui offre une de ses tantes, fruitière àVersailles, et achète quelques livres avec lesquels il fait lui-même sa première éducation. Consacrant le jour à son travail, il emploie une partie de la nuit à étudier. À 16 ans, le, il s'engage comme soldat et est admis comme simple fusilier dans lesGardes françaises, dans la compagnie Colonelle le. Il est grenadier de la compagnie de d'Artaignan et le, il obtient le grade de caporal des grenadiers de Daucourt[1]. Il ne tarde pas à attirer l'attention de ses chefs par la régularité de ses mœurs, son application à la lecture et sa prodigieuse activité.

Soldat de la Révolution française

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Portrait de Lazare Hoche, huile sur toile anonyme (école de David), vers 1793.
Musée d'Arts, Bogdan et Varvara Khanenko,Kiev.

Il est présent au licenciement du régiment le (réforme), et s’engage avec le grade de sergent dans lagarde nationale soldée de la ville de Paris,1re division,1er bataillon[1]. Il prend part à la marche sur Versailles dans lesjournées des 5 et 6 octobre 1789[3].

Le il obtient le grade d'adjudant sous-officier au104e régiment d'infanterie[1]. Par le ministre de la GuerreJoseph Servan, il passe le lieutenant aurégiment de Rouergue àThionville[1]. Le il gagne ses galons de capitaine, par son rang d'ancienneté. Il commande une partie de l'infanterie et de la cavalerie de l'armée des Ardennes pendant la campagne d'hiver de 1792-1793[1]. Il est à ladéfense de Thionville en, ausiège de Namur en novembre et à celui deMaastricht en[3].

Il est chargé de l'intendance à l'armée des Ardennes. Le il est aide de camp dugénéral Le Veneur[1] (alias Leveneur), sononcle de lait[4], qui le fait profiter de ses conseils et devient son mentor. Ausiège de Thionville, à labataille de Neerwinden, où il est blessé le, comme à Pellenberg[3], il donne des preuves de sa capacité et de sa bravoure.

Après la trahison dugénéralCharles François Dumouriez en avril-, il est rappelé à Paris pour expliquer la situation. Hoche prend la défense dugénéral Le Veneur[1] devant le premierComité de salut public, et expose un plan de campagne si bien conçu queLazare Carnot se serait écrié :« Voilà un officier subalterne d'un bien grand mérite. » Le Comité tout entier se joint à Carnot pour admirer tant de savoir dans un si jeune homme, ce qui donne à Hoche la possibilité d'une ascension rapide. Le, grâce à l'appui de Lazare Carnot qui fait de lui le plus grand cas, il est nommé adjudant-général chef de bataillon employé à l'armée du Nord[1].

Incarcération de Hoche (du 8 au 16 août 1793)

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Pour avoir défendu le généralAlexis Le Veneur de Tillières incriminé, il est mis en état d'arrestation àSaint-Quentin le, traduit devant le tribunal criminel deDouai et acquitté le suivant.

« St-Quentin le 8 août l'an2e de la République. (1793)

Vous apprendrez Citoyen, avec surprise, que je suis en état d'arrestation et conduit au Tribunal révolutionnaire de Douai pour avoir dit quePitt soudoyait des hommes dans notre armée, et que, siCobourg y donnait des ordres, elle n'irait pas plus mal. La preuve que l'on a reconnu que je disais vrai, c'est que le Conseil exécutif l'a senti et que, par la suite il a destitué une grande partie des généraux suspects. C'est ainsi qu'en se heurtant les patriotes se divisent. J'étais au porte de l'honneur j'en suis tiré pour un propos que vous avoueriez. Je vous prie d'attester mon civisme aux commissaires de la Convention àCambraÿ et de me recommander au citoyenBouchotte ? Tout à vous et à mon pays.signé : L'adjt général L. Hoche »

— Lettre de Hoche au CitoyenAudouin, adjoint auministre de la Guerre à Paris[5],[6].

Dunkerque

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Monument à la mémoire de Lazare Hoche parJules Dalou àQuiberon, 1902.

Envoyé pour la défense deDunkerque le, il prend les fonctions de chef d'état-major du généralJoseph Souham. Ce jour-là avait été destitué par le représentantDuquesnoy le généralO'Meara, comme Irlandais et aristocrate. Dunkerque se trouve dans une position géographique stratégique pour lesBritanniques. Si elle est prise, ils contrôlent de part et d'autre lepas de Calais. Le, le ducFrederick,duc d'York et Albany, le fils cadet du roiGeorge III, fait le siège de la ville de Dunkerque avec 18 000 Britanniques, réunis à 22 000 Austro-Hanovriens deWilhelm von Freytag.

Hoche reçoit le commandement de Dunkerque qu'il doit défendre contre les Britanniques. Il organise la défense de la place : après avoir résolu les problèmes d’intendance et sélectionné les meilleurs éléments autour de lui, il fait inonder la campagne autour de la ville. Lors du siège mené parFrederick, duc d'York et Albany, il opère plusieurs sorties qui rendent le siège trop difficile à conduire pour lesBritanniques qui se replient le, grâce à l'intervention de l'armée du généralJean Nicolas Houchard qui a battu l'armée britannique à labataille de Hondschoote.

À la séance de laConvention du, Lazare Carnot prend la parole[7] :

« Vous savez que Dunkerque est assiégé ; vous savez avec quelle vigueur les citoyens et la garnison de cette ville ont répondu à la sommation qui leur a été faites de rendre la ville. Ils demandent que laConvention leur envoie deux de ses membres pour soutenir le courage des habitants de ce pays. En conséquence, leComité de salut public vous propose d'envoyer dans le département du Nord les citoyens Trullard et Berlier. » La proposition deCarnot est décrétée. »

Les conventionnelsThéophile Berlier etNarcisse Trullard transmettent un rapport àJean-Baptiste Bouchotte, ministre de la Guerre :

« Les représentants du peuple envoyés prèsarmée du Nord à Dunkerque. Au ministre de la Guerre.

Nous vous prévenons, Citoyen Ministre que nous venons de nommer provisoirement : Le citoyen Durut, adjudant-général ; Le citoyenGigaux, commandant du3e régiment d'infanterie,général de brigade. L'ordre que ces deux officiers ont mis dans la division commandée par le généralLandrin, après destitution nous fait connaître leur mérite. Nous avons appelé l'adjudant-général Hoche au grade de chef de brigade. L'activité et l'intelligence qu'à montré cet officier pendant le siège de cette place, nous a portés à lui accorder cet avancement ; nous l'avons attaché à la division commandée provisoirement par le généralCarrion.

Nous avons lieu de présumer que vous ne trouverez aucuns motifs contre ces nominations, nous étant fait assurer d'avance du civisme et du mérite de ces officiers. »

— T. Berlier, Trullard[8].

Le, son habile défense de Dunkerque contre les Britanniques lui vaut d'être nommé adjudant-général chef de brigade, et le 13 du même mois il est promugénéral de brigade[1]. Après avoir participé sous le généralVandamme à la prise deFurnes en Belgique le, il est employé comme chef d'état-major de l'armée des Ardennes[3].

L'Alsace (octobre 1793-janvier 1794)

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Il reçoit[1] :

« le2e jour, du2e mois (1re décade) de l'an II (23 octobre 1793), un Ordre du ministre, Ampliation :

Expédie à Hoche général de brigade une lettre de service degénéral de division pour commander l'armée de la Moselle. Cette dépêche sera adressée à l'armée de la Moselle. Signé par Maus, le Secrétaire-général du département de la guerre. »

Il reçoit la mission d'enlever les positions de la chaîne des Vosges et de couper les communications entre les Autrichiens et les Prussiens. En, il échoue le 18 à Bisingen et le 30 àKaiserslautern dans lePalatinat, bataille qui a pour objectif le dégagement deLandau.

Victoire de Wœrth (22 décembre)

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Lazare Hoche parPierre-Charles Coqueret d'aprèsHilaire Ledru.

Forts de leurs premiers succès, les Prussiens commandés par leduc de Brunswick et les Autrichiens par le généralWurmser envahissent l'Alsace. C'est alors que Hoche, ayant réorganisé l'armée de la Moselle, traverse les Vosges avec le gros de ses troupes et lance une contre-offensive victorieuse. Le il attaque les Autrichiens du général Hotze àWœrth etFrœschwiller. Devant les hésitations de ses soldats, Hoche leur lance cette formule devenue célèbre :« Allons soldats, à cent livres pièces le canon autrichien ». Les volontaires et vétérans français s'élancent alors à la baïonnette et s'emparent des redoutes tenues par les soldats autrichiens. Le corps deHotze est mis en déroute. Hoche est rejoint par l'armée du Rhin dePichegru. Du au, les lieutenants de Hoche passent à leur tour à l'offensive, chassant les Prussiens de Brunswick de position en position. Brunswick et Wurmser regroupent alors leurs forces près duGeisberg, non loinde Wissembourg. Un monument est visible sur les hauteurs face à la ville.

Victoire de Geisberg (fin décembre)

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Hoche, quant à lui, a profité de son succès à Wœrth pour être nommé à la tête des deux armées de la Moselle et du Rhin. La Convention envoie à l'armée de l'Est six commissaires. Le,Saint-Just etLebas, munis depouvoirs extraordinaires, et le, Ehrmann etLacoste,Lémane etBaudot, munis depouvoirs illimités. Une animosité règne entre les deux groupes. Baudot et Lacoste, desdantonistes, nomment le Hoche général des deux armées de Moselle et du Rhin réunies, contre la volonté duministre de la GuerreBouchotte, de Saint-Just et Lebas, desrobespierristes, favorables au généralPichegru[9].

Le il lance une offensive générale contre les positions ennemies. C'est la fameuseseconde bataille de Wissembourg.

Hoche prend lui-même la tête des attaques qui sont menées contre les troupes autrichiennes de Wurmser. Malgré les violentes charges de la cavalerie autrichienne, les soldats français résistent puis enfoncent les lignes d'infanterie autrichiennes. Dans le même temps,Championnet etSoult réussissent à repousser les Prussiens de Brunswick. Afin de protéger sa retraite, le général prussien tente une dernière attaque contre Hoche. Les Français la repoussent assez vite. Battus de manière décisive, les Autrichiens de Wurmser et les Prussiens de Brunswick évacuent définitivement l'Alsace.

Quelques jours plus tard, le, le généralJean René Moreaux, un lieutenant de Hoche, réussit à repousser les Prussiens hors deKaiserslautern après un combat de trois jours. Peu de temps après,Landau est débloqué et les Français pénètrent en vainqueurs dansSpire etWorms. Le, il demande et il obtient duComité de salut public d'être séparé de l'armée du Rhin.

Incarcération de Hoche sous la Terreur (mars-août 1794)

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Le général Hoche et le colonel Jean-François Debelle épousent le 21 ventôse an II () à Thionville respectivement Adélaïde et Justine Dechaux[3].

Poursuivi par l'animosité deSaint-Just, il est décrété d'arrestation le, il se voit enlevé à l'armée de la Moselle dont il a le commandement en chef, se trouvant nommé à l'armée d'Italie pour commander l'expédition d'Oneglia[10]. Ce n'est apparemment qu'une diversion car dès son arrivée àNice, un ordre duComité de salut public le précède que doit appliquer le vieux général Dumerbion :

« Représentans du peuple près de l'armée d'Italie feront mettre sans délai le général Hoche en état d'arrestation, et l'enverront à Paris sous bonne et sûre garde.Signé :Carnot,Collot d'Herbois. »

Il est ramené à Paris le1er avril, emprisonné auxCarmes et à laConciergerie pour trahison comme membre duclub des Cordeliers dominé par Danton (à la suite d'un arrêté signé parCarnot,Collot d'Herbois,Billaud-Varenne,Robespierre etBarère), d'où il ne sort que le après lachute de Robespierre. C'est Lazare Carnot qui signe son mandat de mise en liberté le 17 thermidor an II. Hoche est accueilli à sa sortie de prison par le conventionnelThéophile Berlier chez qui il va souper[11].

La répression de l’Ouest

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Statue de Lazare Hoche parHenri Lemaire sur la place Hoche à Versailles (quartier Notre-Dame).

Le, il est nommé commandant en chef de l'armée des côtes de Cherbourg, le des arméesdes côtes de Cherbourg etdes côtes de Brest réunies, le, de l'armée des côtes de Brest seule,le 11 septembre[Information douteuse], de l'armée de l'Ouest, et le, de l'armée des côtes de l'Océan, à la place du généralCanclaux, formée par la réunion des trois arméesde l'Ouest,des côtes de Brest etdes côtes de Cherbourg, pour pacifier l'Ouest de la France (Vendée etBretagne). Il rétablit la discipline, adopte une tactique efficace contre la guérilla des Blancs (camps et unités mobiles) et signe letraité de La Jaunaye le avecCharette, chef des Vendéens. Il adopte vis-à-vis des royalistes une politique modérée de pacification[3].

Du côtéchouan, il signe, sans y croire, lesaccords de la Mabilais le. Mais plusieurs chefs ne les signent pas, les accords sont transgressés puis rompus au bout d’un mois. Hoche est prévenu d’un débarquement àCarnac. Il fait repousser les débarquements britanniques dontcelui des émigrés dans la presqu'île de Quiberon, commandés parPuisaye,Hervilly etSombreuil, du au, et il défait lesChouans. Il obtient alors le commandement de toutes les armées de l’Ouest.

Prévoyant une seconde tentative, il dispose des troupes sur laSèvre Nantaise afin d’empêcher une concentration des forces vendéennes et empêche le débarquement de l’île d'Yeu en s’y présentant avant les Britanniques. Il désarme systématiquement la Vendée : la pression s’effectue par réquisitions et prises d’otages. Son rapport à Paris est approuvé, et il obtient le commandement de l’armée des côtes de l'Océan. Son second,Travot, capture Charette le. Hoche achève alors le désarmement de la Vendée militaire, et la pacification est officiellement proclamée le.

Article détaillé :Guerre de Vendée.

Le, un message du Directoire ayant annoncé au Conseil la pacification de la Vendée, les représentants de la nation proclamèrent solennellement, par un décret, que Hoche et son armée avaient bien mérité les honneurs de la patrie. Malgré tout, Hoche subit deux tentatives d'assassinat : on essaye d'abord de l'empoisonner puis le, il sort du théâtre deRennes et rentre à son hôtel vers 9 heures du soir, quand dans la rue de Fougères un ouvrier de l'arsenal tire sur lui un coup de pistolet mais le manque. L'instigateur était un adjudant du général de Rochecotte, nommé Charles Maloubier dit Martial.

Article détaillé :Attentat contre Lazare Hoche.

L'expédition d'Irlande

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Article détaillé :Expédition d'Irlande (1796).

Cependant, le gouvernement anglais est toujours actif pour entretenir la guerre civile en France. Hoche conçoit alors le projet d'une attaque enIrlande : il se rend aussitôt àBrest, il y fait ses préparatifs et s'embarque dans ce port à la fin de1796.

Mais à peine en pleine mer, les éléments se déchainent contre lui. Cela contribue à préserver leRoyaume-Uni des embarras que cette entreprise devait lui susciter. Sa flotte ayant été dispersée par un ouragan terrible, il est obligé de revenir en France, heureux d'échapper, grâce aux habiles manœuvres de son pilote, à la vigilance des patrouilles britanniques.

L'armée de Sambre-et-Meuse

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À son retour, il est nommé, le, général en chef de l'armée de Sambre-et-Meuse, forte de 80 000 hommes, avec laquelle il ouvre la troisième campagne d’Allemagne de1797 en passant leRhin àNeuwied, sous le canon de l'ennemi. Il remporte successivement cinq victoires,Neuwied,Uckerath,Altenkirchen,Dierdorf etHeddesdorf, et entre dansWetzlar alors que ses adversaires le croient encore très éloigné ; il envisage d'enlever d'un seul coup l'armée ennemie quand l'armistice de Leoben, conclu parNapoléon Bonaparte avec leprince Charles, vient l'arrêter tout à coup àGiessen, sur les bords de laNidda. Cette campagne menée par Hoche et Moreau s’achève fin avril au bout de seulement quelques semaines.

On lui offre alors le ministère de la Guerre, qu'il refuse[à vérifier] ; il reçoit le commandement d'un corps d'armée placé aux environs deParis et destiné à déjouer les intrigues que leparti de Clichy entretenait contre leDirectoire.

Les dénonciations calomnieuses de ses ennemis ne tardent pas à lui faire perdre ce commandement qui est confié àAugereau. Hoche, offensé de cette disgrâce, demande aux juges de leur rendre un compte solennel de sa conduite. Ne pouvant l'obtenir, il retourne à son quartier général deWetzlar.

La mort de Hoche

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Monument à Weissenthurm, dédié au général Hoche par l'Armée de Sambre et Meuse.

Il tombe subitement malade dans les premiers jours de septembre1797 et meurt le 19 de ce mois, au milieu des plus cruelles douleurs, et en s'écriant :

« Suis-je donc revêtu de la robe empoisonnée deNessus ? »

Il est âgé de 29 ans. L'autopsie du cadavre, ordonnée par leDirectoire, révèle dans les intestins, de nombreuses taches noires qui sont pour les médecins des indices d'une mort violente. En réalité, il s'agit de latuberculose[12],[13].

Des honneurs funèbres sont rendus à la mémoire de Hoche, tant à l'armée que dans l'intérieur de la République.Marie-Joseph Chénier, frère du poèteAndré Chénier guillotiné trois ans auparavant, célèbre dans de nobles vers la gloire du héros enlevé si jeune à sa patrie. Cherubini compose une « marche religieuse pour le pompe funèbre du Général Hoche ».

« […] Qui plus que moi doit en effet déplorer sa perte ! Il fut le sauveur des miens. Oh toi qui fermas l'horrible plaie dont furent affligés si longtemps le pays qui m'a vu naître et celui qui m'honora de son suffrage, génie tutélaire, envoyé par le ciel dans nos contrées pour y éteindre le feu de la discorde et y tarir la source de nos larmes, reçoit, par mon organe, l'hommage de mes compatriotes désolés ! […] Ils connaissent leur infortune ; et de toutes parts, dans les champs mélancoliques de la Vendée et sur les riantes collines de Maine-et-Loire, ton nom se prononce au milieu des sanglots, et l'écho le répète en gémissant ! […] »

— Extrait de l'éloge funèbre prononcé par le président du Directoire

Lazare Hoche est enterré àWeißenthurm, une petite ville près deCoblence ; le lieu dumonument General Hoche (de) s'appelle « Auf dem Frauenberg ».

Postérité

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Littérature

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Personnage principal :

Filmographie

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Interprètes de Hoche au cinéma ou à la télévision :

Musique

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Rues, monuments, établissement, musique

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Le monument contenant le coeur du général Hoche dans l'église Notre-Dame de Versailles.
  • ÀVersailles, la place Hoche, établie en 1671, présente une forme octogonale[15]. Anciennement place Dauphine, elle prend sa dénomination actuelle en 1832, de même que l'ancienne rue Dauphine, qui la traverse, devenue rue Hoche[16]. La statue du général Hoche, au centre de la place, est due àHenri Lemaire. L'un des lycées de la ville, le prestigieuxlycée Hoche, reprend également le nom du général.
  • ÀIvry-sur-Seine se trouve une rue Hoche.
  • ÀColombes etBois-Colombes se trouve une rue Hoche.
  • ÀParis se trouve l'avenue Hoche.
  • ÀPantin (Seine-Saint-Denis) se trouvent une rue et une station de métroHoche (métro de Paris).
  • ÀMalakoff se trouve une rue Hoche.
  • ÀVanves se trouve une rue Hoche.
  • ÀSainte-Savine se trouve la rue Lazare-Hoche.
  • ÀRoubaix se trouve une rue Hoche.
  • ÀRennes comme àGaillefontaine se trouve laplace Hoche. C'est dans cette commune de Seine-Maritime que le petit-fils de la maréchale Hoche a fait édifier l'actuel château. Elle serait enterrée dans sa chapelle.
  • Alger possédait également une rue Hoche[17]
  • Oran possédait également une place Hoche
  • Thionville, ville défendue en 1792 et lieu de son mariage avec Adélaïde Dechaux en 1793, possède une rue Lazare-Hoche.
  • Statue à Quiberon.
  • À Rochefort se trouve une rue Lazare-Hoche.
  • ÀNîmes se trouve aussi une rue Hoche.
  • ÀLyon se trouve une montée Hoche[18].
  • ÀSète se trouve également une rue Hoche.
  • ÀGrenoble se trouve encore une rue Hoche et un jardin Hoche, qui a donné son nom au marché Hoche (situé en fait place André-Malraux).
  • ÀGrenade-sur-Garonne se trouve aussi une rue Hoche réputée pour ses fêtes de quartier.
  • Statue àSaint-Étienne, dans le jardin des Plantes
  • À Aigues-Mortes se trouve une rue Hoche
  • Enfin, dans la municipalité deMontreuil (Seine-Saint-Denis) (à ne pas confondre avec l'ancienne ville de Montreuil — devenue depuis leQuartier Montreuil (Versailles) — dont Hoche est originaire) se trouve encore une rue Hoche.
  • À Châteaubriant se trouve une rue Hoche[19].
  • À Nogent-sur-Marne se trouve une rue Hoche
  • A Dunkerque, une rue porte son nom

Archives

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Les papiers personnels de Hoche sont conservés auxArchives nationales sous la cote 193AP[20].

Notes et références

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  1. abcdefghij etk« Hoche (Louis Lazare) », archives du service historique de l'Armée de terre, GD 1382e série.
  2. Dieudonné Dergny,Les Cloches du Pays de Bray,t. II, Paris et Rouen, Derache et Le Brument,, 466 p.,p. 164.
  3. abcde etfM. Prevost et Roman d'Amat,Dictionnaire de biographie française : Hoche (Louis-Lazare),p. 1239-1241.
  4. La grand-mère de Lazare Hoche est la nourrice du général Le Veneur et son père est garde-chasse du général Le Veneur. Voir Charles de Castilla,« Un registre d'actes de Mariages, Baptêmes pour les années 1796, 1797, 1799, 1800, 1801, 1802 »,Bulletin de laSociété historique et archéologique de l'Orne, 1914,p. 196-214, notep. 207.
  5. Archives de l'Armée de terre Hoche GD 138/2.
  6. Mortimer-Ternaux,Histoire de la Terreur 1792-1794 : Hoche au siège de Dunkerque,t. Huitième, Paris,Calmann-Lévy,, première éd., 616 p.(lire en ligne),p. 527.
  7. Lazare Carnot,Correspondance générale de Carnot,p. 52.
  8. Hoche, Archives des Armées, GD 138/2 – sans date.
  9. Prevost et Roman d'Amat,Dictionnaire de bibliographie française : 6. BAUDOT (Marc-Antoine),p. 864-867.
  10. M. Prevost et Roman d'Amat,Dictionnaire de Biographie française,p. 1239.
  11. Robert Garnier,Hoche, Hachettel,, 364 p.,p. 184.
  12. Nicolas Cadet (dir.),Les militaires qui ont changé la France, Paris,Le Cherche midi,, 574 p.(ISBN 978-2-7491-1143-8,BNF 41279187).
  13. Pierre Bourgeois, « La phtisie romantique »,Histoire des sciences médicales,vol. 21,no 3,‎,p. 235-244(ISSN 0440-8888,lire en ligne[PDF]).
  14. Hégésippe Moreau, « Le Neveu de la fruitière », surwikisource(consulté le)
  15. Voir suractu.fr.
  16. Voir surtopia.fr.
  17. Voir suresmma.free.fr.
  18. Maurice Vanario,Rues de Lyon à travers les siècles, Lyon, Éditions lyonnaises d'art et d'histoire,(ISBN 2841471268),p. 154.
  19. « Rue Hoche, Châteaubriant », suradresse.data.gouv.fr(consulté le).
  20. Voir :Archives nationales.

Voir aussi

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Bibliographie

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Liens externes

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Bases de données et dictionnaires

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Lazare Hoche
Précédé parSuivi par
Claude-Louis Petiet
Ministre français de la Guerre
1797
Barthélemy Louis Joseph Schérer
v ·m
Directoire()
Événements
Institutions
Directeurs
Ministres
Autres personnalités politiques
Société
Historiens
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