Pour les articles homonymes, voirNúñez.
Ne doit pas être confondu avecLaurent Nunez.
| Laurent Nuñez | |
Laurent Nuñez en 2025. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Ministre de l'Intérieur | |
| En fonction depuis le (3 mois et 29 jours) | |
| Président | Emmanuel Macron |
| Premier ministre | Sébastien Lecornu |
| Gouvernement | Lecornu II |
| Prédécesseur | Bruno Retailleau |
| Préfet de police de Paris | |
| – (3 ans, 2 mois et 21 jours) | |
| Prédécesseur | Didier Lallement |
| Successeur | Patrice Faure |
| Coordonnateur national du renseignement et de la lutte contre le terrorisme | |
| – (2 ans et 5 jours) | |
| Président | Emmanuel Macron |
| Prédécesseur | Pierre de Bousquet de Florian |
| Successeur | Pascal Mailhos |
| Secrétaire d'État auprès du ministre de l'Intérieur | |
| – (1 an, 8 mois et 20 jours) | |
| Président | Emmanuel Macron |
| Premier ministre | Édouard Philippe |
| Ministre | Christophe Castaner |
| Gouvernement | PhilippeII |
| Prédécesseur | Jacqueline Gourault(ministre) |
| Successeur | Fonction supprimée |
| Directeur général de la Sécurité intérieure | |
| – (1 an, 3 mois et 24 jours) | |
| Prédécesseur | Patrick Calvar |
| Successeur | Nicolas Lerner |
| Préfet de police des Bouches-du-Rhône | |
| – (2 ans, 2 mois et 21 jours) | |
| Prédécesseur | Jean-Paul Bonnetain |
| Successeur | Olivier de Mazières |
| Directeur de cabinet dupréfet de police de Paris | |
| – (2 ans, 5 mois et 15 jours) | |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Laurent Marie Joseph Nuñez-Belda[1],[2] |
| Date de naissance | (61 ans) |
| Lieu de naissance | Bourges (France) |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | LREM/RE(depuis 2019)[3] |
| Diplômé de | Université de Tours ENA |
| Profession | Haut fonctionnaire |
| modifier | |
Laurent Nuñez, de son nom completLaurent Nuñez-Belda, né le àBourges (Cher), est unpréfet,haut fonctionnaire ethomme politiquefrançais.
Au 21 juillet 2022, il étaitpréfet de police de Paris, après avoir été notammentcoordonnateur national du renseignement et de la lutte contre le terrorisme (2020-2022),secrétaire d'État auprès duministre de l'IntérieurChristophe Castaner (2018-2020), directeur général de ladirection générale de la Sécurité intérieure (DGSI) (2017-2018) etpréfet de police des Bouches-du-Rhône (2015-2017).
Il est nomméministre de l'Intérieur dans legouvernement Lecornu II le 12 octobre 2025.
Laurent Marie Joseph Nuñez-Belda[1],[2] est issu d'une famille depieds-noirs d'origineespagnole ayant quitté l'Andalousie à la fin duXIXe siècle pour s'installer dans la région d'Oran, enAlgérie française[4]. En 1962, deux ans avant sa naissance, ses parents sont rapatriés enFrance métropolitaine[5], dans la ville deBourges. Sa mère est institutrice et son père, Jean-Marie, est architecte[6]. Laurent Nuñez grandit entouré de sa sœur jumelle et d'un frère plus jeune que lui[7].
Après undiplôme d'études supérieures spécialisées (DESS) en gestion des collectivités locales à l'université de Tours, il intègre le service économique duconseil général du Cher en 1987 puis devientinspecteur des impôts[8].
Il est admis à l'École nationale d'administration par concours interne en 1997 dans la promotion Cyrano-de-Bergerac[9].
Marié, il est père de deux filles[6].
Laurent Nuñez intègre en 1999 leministère de l'Intérieur à ladirection générale des collectivités locales (DGCL) comme administrateur civil[10].
Muté àVesoul (Haute-Saône) commesous-préfet,secrétaire général de la préfecture, il découvre les problèmes liés au monde industriel (Peugeot) et rural (élevage etproduction laitière). En 2005, il revient au ministère de l’Intérieur, comme chef du bureau de la gestion du corps préfectoral[11].
Il est nommé à la direction du cabinet du préfet deSeine-Saint-DenisClaude Baland en 2008[6],[12],[8] puis, entre 2010 à 2012, il est sous-préfetde Bayonne, dans lePays basque, à la suite d'Éric Morvan[13]. Il s'y familiarise à lalutte anti-terrorisme[6].
Il rejoint lapréfecture de police de Paris à sa nomination comme préfet en tant quedirecteur de cabinet du préfet de policeBernard Boucault entre 2012 et 2015[14], période durant laquelle ont notamment lieu les manifestations deLa Manif pour tous et lesattentats contreCharlie Hebdo et l'Hyper Cacher[6]. Ensuite, de 2015 à 2017, il estpréfet de police des Bouches-du-Rhône, où il est confronté à des règlements de comptes liés à la drogue[8]. En 2016, lors desgrèves et manifestations anti-loi travail, il tente de faire évacuer les ouvriers qui bloquent le terminal pétrolier deFos-sur-Mer par des charges de CRS, l'utilisation d'un canon à eau, de gaz lacrymogènes et de flash-ball entraînant plusieurs blessés du côté des grévistes[15].
Dans le cadre de la réorganisation durenseignement français voulue par le président de la RépubliqueEmmanuel Macron, Laurent Nuñez est nommé le à la tête de laDGSI, en remplacement dePatrick Calvar[16],[17]. À ce poste, il se distingue de son prédécesseur en menant une politique d'« ouverture », et assumant une part de communication et de pédagogie[18].
Le, il est nommé secrétaire d’État auprès du ministre de l'Intérieur dans ledeuxième gouvernement Édouard Philippe[19]. Il est réputé proche de son ministre de tutelleChristophe Castaner[20], formant un tandem où ce dernier assume un rôle plus politique, tandis que Laurent Nuñez intervient davantage comme expert en matière de sécurité[6] ; il travaille étroitement dans ce cadre, apparaissant notamment à ses côtés lors d’auditions au Sénat[21]. Il s'implique particulièrement dans la gestion des manifestations dumouvement des Gilets jaunes[6].
Le, il est nommécoordonnateur national du renseignement et de la lutte contre le terrorisme, succédant àPierre de Bousquet de Florian[22],[23].
Le 20 juillet 2022, sur proposition du ministre de l’intérieurGérald Darmanin, il est nommépréfet de police de Paris en remplacement deDidier Lallement, dont l'action avait été controversée et critiquée[14],[24].
En 2023, Laurent Nuñez prend la défense de la brigadeBRAV-M, brigade créée en 2019 et mise en cause à de nombreuses reprises pour uneutilisation excessive de la violence lors de la crise des gilets jaunes et responsable notamment de sept blessés graves lors dumouvement social contre la réforme des retraites la même année. Il décide également de les soutenir en payant leurs frais d’avocat, contre l’avis de ses services[25],[26]. En juillet 2023, dans la cadre de l'affaire Hedi, il soutient les propos dudirecteur général de la police nationale,Frédéric Veaux, qui estime « qu'un policier n'a pas sa place en prison » en parlant d'un policier soupçonné d’avoir roué de coups un jeune homme en marge des émeutes après lamort de Nahel Merzouk[27]. En, Laurent Nuñez émet un avis « particulièrement favorable » pour que le policier qui a tué Nahel Merzouk soit muté dans le commissariat de son choix[28].
Ces prises de positions lui valent une opinion favorable au sein de l'institution policière[25]. SelonLe Monde, « le préfet de police de Paris avait l’ambition de faire oublier la raideur de son prédécesseur, Didier Lallement. Mais face aux violences qui ont éclaté lors de la mobilisation contre la réforme des retraites depuis l’utilisation du 49.3, le haut fonctionnaire applique les mêmes méthodes musclées. Sans états d’âme. »[6]
Laurent Nuñez est nomméministre de l'Intérieur dans legouvernement LecornuII, le[29].
En novembre 2025, suite aux révélations par des vidéos policières lors de lamanifestation du à Sainte-Soline montrant des « tirs tendus » de grenades, une pratique illégale mais encouragée par la hiérarchie policière sur les vidéos et le comportement et le langage des gendarmes, Laurent Nuñez refuse de parler de « violence policière » mais condamne et demande une enquête administrative[30],[31].
Le, il dépose une plainte qu'il rend publique contrePierre-Emmanuel Barré qui avait déclaré quelques jours plus tôt dans l'émissionLa Dernière surRadio Nova que« lapolice et lagendarmerie c'estDaech avec lasécurité de l'emploi »[32],[33] et qu'« il y a de fortes suspicions que Laurent Nuñez soit une grosse cuve à pisse »[34],[35],[36]. Cette plainte aurait été motivée par le syndicat policierUN1TÉ qui avait demandé des « des suites judiciaires » à la suite des propos de l'humouriste[37].
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