Laurent Bonnet, nom d'auteur :Laurent LD Bonnet ( Laurent Léonard Daniel Bonnet) est unécrivain français né àLimoges en 1957. Il est l’auteur de romans et de nouvelles publiés depuis 1998. Lauréat duPrix Senghor du premier roman en 2013, il publie une œuvre centrée sur la quête de sens, la mémoire et la résistance, dont il puise les ressorts dans ses expériences de voyage.
Laurent Bonnet est le fils de Daniel Bonnet, avocat et résistant membre du mouvement lycéen17e barreau en 1943[1].
En 1979, Il interrompt ses études de lettres pour traverser l'Atlantique en voilier[2]. Après une expédition de six mois le long des côtes d'Afrique de l'Ouest[3], il fonde Sail Explorer en 1986[4],[5]. Il travaille en lien avec la Sierra Leone pendant dix ans[6],[7], puisvit et travaille en Polynésie française de 1997 à 2000 comme consultant en tourisme[réf. nécessaire], avant de publier ses premiers textes dans la revueTahiti Pacifique[8]. Tout en vivant et voyageant sur son voilier[9],[10], son premier roman,Salone, paru en 2012, reçoit lePrix Senghor du premier roman francophone[11].
Il est l’auteur de nouvelles publiées notamment dans la revueDaïmon, puis de deux romans,Dix secondes, etle dernier Ulysse remarqué par la revueL'atelier du roman dans son numéro de décembre 2023. Il écrit un essai remarqué,L’engagé (2022), hommage àJack London[12] en dialogue avec l'auteur américain, sur son romanLe Talon de fer.
« Dialogue en océan-mer », inDaïmon 6 (2021)[13] Lors d’un entretien accordé à la revue Daïmon en 2021, Laurent LD Bonnet livre une réflexion approfondie sur l’imaginaire littéraire et le rôle de l’auteur contemporain. Puisant dans son expérience de navigateur et d’écrivain, il développe le concept de “matrice imaginaire” comme espace océanique où création et quête de sens se rejoignent. Influencé par London, Gary, Borges et d’autres figures marquantes, l’auteur défend l’idée d’une littérature tournée vers la subversion et, en opposition à lamarchandisation du livre, une liberté d’inspiration affranchie de l’actualité qui s’impose comme une norme institutionnelle. Il plaide pour la disparition de l’auteur derrière ses personnages, perçus comme un “peuple de l’intérieur”, et considère que la création littéraire sert aussi à troubler et ouvrir, grâce aux dimensions d’anticipation, d’autres perspectives sur le monde. Cette vision témoigne d’un engagement pour une œuvre littéraire à la fois humaniste et résistante, inscrite dans la continuité des grands récits de l’imaginaire.
« Être personne », inL’Atelier du roman,no 115, décembre 2023,p. 169-178, ISSN 1249-2744[14].-La revue littéraire a mené un entretien croisé entre son fondateur Lakis Proguidis, et l'auteur Laurent Bonnet, intitulé « Être personne », prenant pour cadre le romanLe dernier Ulysse. Cet entretien occupe une place importante dans sa trajectoire intellectuelle ; il ne s’agit pas seulement d’un dialogue, mais d’une réflexion de fond sur la condition de l’écrivain contemporain. Bonnet y développe l’idée (illustrée dans ce roman), que l’écrivain, loin de devoir absolument se constituer en « personnage public », doit accepter une forme d’effacement pour préserver la singularité de son rapport à la création. L’expression « être personne » est ainsi ambivalente : elle désigne à la fois la disparition volontaire de l’ego et la possibilité d’ouvrir un espace de parole affranchi des logiques de marché ou de reconnaissance sociale. L’entretien inscrit cet auteur dans un courant critique qui interroge la place de la littérature dans la société actuelle, en écho aux analyses de Lakis Proguidis sur la modernité romanesque. Il marque également la reconnaissance de Laurent LD Bonnet par une revue de référence du champ littéraire français,L’Atelier du roman, dont les débats théoriques sur le roman et ses mutations occupent une place singulière dans le paysage intellectuel. Cet article constitue ainsi la contribution la plus significative de l’auteur au débat théorique contemporain, en prolongeant les questionnements déjà présents dans ses fictions (Salone,Dix secondes, Le dernier Ulysse,L’Engagé), où l’identité narrative est souvent placée sous le signe de la dislocation, du déplacement et de l’exil.
↑Figaro Nautisme, « Interview Stéphane Diagana : Je suis plus voile que moteur », surFigaro Nautisme : où Stéphane Diagana s'exprime. " Le déclic, il l’a eu beaucoup plus tard, dans le milieu des années 90. « J’ai été invité avec une dizaine d’autres sportifs de disciplines variées à un raid en hobie cat en Sierra Leone par Laurent Bonnet, que je me remercierai toujours de m’avoir fait découvrir ça, explique-t-il. Il avait monté des bases de location de hobie cat dans plusieurs pays, dont la Sierra Leone, qui était en guerre. ",