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| Naissance | |
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| Sépulture | Cimetière du Père-Lachaise, Tombe de Lafargue(d) |
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| Mère | |
| Fratrie | Jenny Longuet Edgar Marx(d) Heinrich Edward Guy Marx(d) Jenny Evelin Francis Marx(d) Frederick Demuth(d) Eleanor Marx |
| Conjoint | Paul Lafargue(de à) |
| Enfant | Charles Étienne Lafargue(d) |
Jenny Laura Marx, née le àBruxelles (Belgique), et morte le àDraveil (France)[1], est une militantesocialiste. Deuxième fille deKarl Marx et deJenny von Westphalen, elle est l'épouse dePaul Lafargue. Le couple va consacrer sa vie à la vulgarisation et à la diffusion de lapensée marxiste en France. Ils se suicident tous les deux en s'injectant de l'acide cyanhydrique[2].
Laura Marx naît à Bruxelles, rue de l'Alliance 5[3],[4] le et déménage avec ses parents en France, puis en Prusse, avant que la famille ne s'installe à Londres en juin 1849. Alors que Marx est àLondres, le jeune militant socialistePaul Lafargue s'y rend en 1866 pour participer aux travaux de la1re Internationale. Lafargue devient vite ami avec Marx et sa famille et, en particulier, avec Laura dont il tombe amoureux. Le Cubain a été, depuis lors, non seulement le premier latino-américain à suivre et à diffuser de près la pensée du créateur du communisme, mais aussi un membre et une partie de sa famille[5]. Ils se marient le 2 avril 1868 à Londres et ont traversé des moments très difficiles dans leur vie conjugale : au cours de leurs trois premières années de mariage, ils eurent trois enfants, deux garçons et une fille, qui meurent tous en bas âge. Ils n'avaient pas d'autres enfants. Lemilitantisme politique les a conduits à de durs épisodes de persécution policière et de harcèlement, surtout après la répression sanglante de laCommune de Paris[5].
Ils traduisent les œuvres de Marx et deEngels enfrançais et diffusent lemarxisme, particulièrement en France et en Espagne. Ils sont soutenus financièrement par Engels, qui publie les écrits de Karl Marx : ils hériteront d'une partie de sa fortune à sa mort, en1895. Le couple Lafargue, qui a jusque-là vécu dans la précarité, achète une somptueuse propriété, entourée d’un parc àDraveil (Seine-et-Oise)[6].Lénine est reçu dans cette demeure en1910 durant son exil en France[7]. Cette journée est par ailleurs évoquée dans les mémoires deNadejda Kroupskaïa,Ma vie avec Lénine, 1893-1917 publié en français auxéditions Payot en 1933 et qui a connu plusieurs éditions, tant en russe qu'en français[8].
Laura Lafargue est déléguée au congrès duParti ouvrier français à Ivry en septembre 1900. Elle apparaît dans plusieurs souscriptions dansLe Socialiste[9].
Les époux Lafargue se suicident en 1911 àDraveil[10]. Une courte lettre justificatrice explique que: « Sain de corps et d'esprit, je me tue avant que l'impitoyable vieillesse qui m'enlève un à un les plaisirs et les joies de l'existence et qui me dépouille de mes forces physiques et intellectuelles ne paralyse mon énergie, ne brise ma volonté et ne fasse de moi une charge à moi et aux autres. »[11]
Les obsèques réunissent près de 20 000 personnes. Une dizaine de discours sont prononcés par les leaders socialistes venus de toute l’Europe. Au nom duParti Ouvrier Social-Démocrate,Lénine qui entretenait des liens d’amitié avec le couple lut un discours élogieux en français[7]. Ils sont enterrés à Paris, aucimetière du Père-Lachaise (division 76) face aumur des Fédérés.
À l'occasion du centenaire de la mort de Paul Lafargue et Laura Marx, l'université libre de Bruxelles a organisé un colloque, le[12]. Des sociologues, historiens, économistes et autres scientifiques discutèrent à cette occasion de la nécessité et de l'urgence dudroit à la paresse, pamphlet pour laréduction du temps de travail[13].
Ses textes en français sont parus sous le nom de Laura Lafargue, dont la traduction française du célèbreManifeste du Parti communiste, écrit par son père. Elle traduit des articles, notamment pour la revue mensuelle desocialisme scientifique,L'Ère Nouvelle (1893-1894) dirigée par George Diamandy[9],[14].
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