La partie nord présente des pentes constantes qui descendent vers le nord ; l'occupation du sol est uneagriculture intensive. La partie sud présente plus de particularités topographiques, elle est plusbocagère. Cette différenciation se retrouve dans la toponymie locale, avec les « champs cornus » au nord, les « pâtures des Noces », les « pâtures sèches » et « le communal » (ancienpré communal) au sud.
En limite sud-est, la topographie est marquée par une carrière.
les « paysagesboulonnais » qui concernent66 communes, se délimitent : au nord, par les paysages des coteaux calaisiens et du Pays de Licques, à l’est, par le paysage du Haut pays d'Artois, et au sud, par les paysages Montreuillois[17].
Ces paysages, constitués d'uneboutonnière bordée d'unecuesta définissant un pays d'enclosure, sont essentiellement un paysagebocager composé de47 % de son sol en herbe ou en forêt et de31 % en herbage, avec, dans le sud et l'est, trois grandes forêts, celle de Boulogne, d'Hardelot et de Desvres et, au nord, le bassin decarrière avec l'extraction de la pierre de Marquise depuis le Moyen Âge et de la pierremarbrière dont l'extraction s'est développée auXIXe siècle[17].
La boutonnière est formée de trois ensemblesécopaysagers : le plateau calcaire d'Artois qui forme le haut Boulonnais, la boutonnière qui forme la cuvette du bas Boulonnais et la cuesta formée d'escarpements calcaires[17].
Dans ces paysages, on distingue trois entités :
les vastes champs ouverts du Haut Boulonnais ;
le bocage humide dans le Bas Boulonnais ;
la couronne de la cuesta avec son dénivelé important et son caractère boisé[17] ;
Ces paysages recouvrent trois entités écopaysagères : les collines guînoises qui constituent le rebordseptentrional de l'Artois, l'entité deBredenarde qui appartient à laplaine maritime flamande, et la cuvette de Licques. Ils sont constitués de 59,70 % de cultures, de 17,30 % de forêts, de 15,11 % de prairies naturelles, permanentes, de 7,45 % d'espaces artificialisés, avec les quatre principales communes que sontAudruicq,Ardres,Guînes etLicques, de 0,27 % d'industries, et de 0,18 % de cours d'eau et plan d'eau[18].
Les éléments structurants de ces paysages sont laLGV Nord et l'A26, la rivière laHem qui coule du sud vers le nord-est, les escarpements sur les coteaux du Calaisis et autour du pays de Licques et, d'ouest en est, les différents boisements comme la forêt de Guînes, le bois de l'Abbaye, la forêt deTournehem et une partie de la forêt d'Éperlecques[18].
L'inventaire deszones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d'améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d'aide à la prise en compte de l'environnement dans l'aménagement du territoire.
Sur le territoire communal se trouve le site desfaunesgivétiennes des carrières du Banc Noir et du Griset. Il est inscrit à l'inventaire national du patrimoine géologique. Ces carrières sont exploitées pour la fabrication degranulats et d'enrochements, la carrière du Griset est encore en exploitation[25].
Au, Landrethun-le-Nord est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[27].Elle appartient à l'unité urbaine de Ferques[Note 6], une agglomération intra-départementale regroupant deux communes, dont elle est une commune de labanlieue[Note 7],[28],[29]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Calais, dont elle est une commune de la couronne[Note 8],[29]. Cette aire, qui regroupe 45 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[30],[31].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d'occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (87,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (93,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante :terres arables (68,7 %), prairies (18,4 %), zones urbanisées (10,4 %), mines, décharges et chantiers (2,5 %), forêts (0,1 %)[32]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
La commune est desservie par les routes départementales 231, 243 et 249, ainsi que par différents chemins dont le chemin des Poissonniers. L'autoroute A 16 (reliantDunkerque àRouen) est accessible à un peu moins de 7 km.
Comme pourLandrethun-lès-Ardres,Ernest Nègre avance comme origine toponymique l'anthroponymegermaniqueLandarius suivi de-ingen « gens (de) » +-tun « ferme, village » donnant le « village du peuple deLandarius ». Fut ajouté ensuite le suffixe-le-Nord afin de différencier la commune de son homonyme[36].
L'occupation humaine dans le secteur est très ancienne ; des ossements et fragments de poterie ont été retrouvés sur la commune voisine de Ferques[37].
Un groupe de pierres dressées sur Landrethun port le nom deLa danse des Neuches. Considérées un temps comme un cromlech (Enceinte mégalithique), ou comme desmenhirs ou encore comme un sanctuaire druidique, il semble qu'il s'agisse simplement d'un affleurement de pierres[38]. Les pierres ont fait l'objet de prélèvements à différentes moments e tne présentent donc plus leur aspect originel.Le lieu fait l'objet d'une légende : laLégende des Neuches les pierres seraient les membres d'une noce ayant manqué de respect au saint-sacrement, et de ce fait punis en étant pétrifiés sur place; la légende incluant la proximité d'une source sacrée devenant miraculeuse dans des conditions bien précises[39].
Les carrières eurent une importance stratégique durant les deux guerres mondiales, pour l'entretien du front de la Somme à la mer durant lapremière, puis pour l'Organisation Todt (constructions et ingénierie) durant l'occupation lors de laseconde.
Durant cette guerre, lebunker de laforteresse de Mimoyecques fut construit. Il était destiné à l'usage du canon expérimental allemandV3. Le site fut bombardé à de nombreuses reprises, ce qui empêcha sa mise en service effective.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[47]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[48].
En 2023, la commune comptait 1 242 habitants[Note 9], en évolution de −4,39 % par rapport à 2017 (Pas-de-Calais : −0,69 %,France horsMayotte : +2,36 %).
En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à30 ans s'élève à 38,4 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (36,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à60 ans est de 20,7 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait629 hommes pour654 femmes, soit un taux de 50,97 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,50 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[50]
Hommes
Classe d’âge
Femmes
0,5
90 ou +
0,8
5,5
75-89 ans
7,2
12,7
60-74 ans
14,6
21,7
45-59 ans
17,2
21,3
30-44 ans
21,6
16,0
15-29 ans
17,2
22,3
0-14 ans
21,3
Pyramide des âges du département duPas-de-Calais en 2022 en pourcentage[51]
Une société de mécanique de précision est également implantée dans la commune ainsi qu'un studio d'enregistrement.La commune accueille également plusieurs commerces et artisans tels que coiffeur, menuisier, transporteur, garagiste station-service, serres, réparateur agricole et bien d'autres.
La commune est située dans le bassincarrier de Marquise. Ce bassin carrier est exploité, en 2025, par quatre entreprises : la société des carrières duBoulonnais créée en 1896 (granulats), la société des carrières de la Vallée Heureuse, créée en 1842 (granulats calcaire et pierre etmarbre de marquise), la société des carrières de Stinkal (sables et de granulats) et la société magnésie etdolomie de France (pierres ornementales et de construction, de calcaire industriel, degypse, decraie et d'ardoise). La société des carrières Randon (calcaire industriel, de gypse et de craie) a cessé d'exister en 1996. La production annuelle du site est de dix millions de tonnes de granulats et de57 millions dem3 de materiaux stériles[55].
En 1994, pour une durée de vingt ans, un « plan de paysage de bassin carrier de Marquise » est signé entre les sociétés exploitant les carrières, les neuf communes concernées, le parc naturel régional et les pouvoirs publics. L'objectif de ce plan est que le bassin carrier ait« les mêmes allures et pentes que les collines naturelles duBoulonnais et une base boisée avec des essences locales. Leur sommet restant en landes, milieu à la biodiversité exceptionnelle ». En 2014, un plan réactualisé est de nouveau signé par les différents acteurs pour une durée de30 ans[56],[57].
D'or à la croix ancrée de gueules, au chef d'azur chargée d'une étoile d'argent[60].
Détails
Armes de la famille de Fresnoye, seigneurs et baron de Landrethun, qui portait « d'or à la croix ancrée de gueules » auxquelles furent ajoutés un chef d'azur et une étoile, censée représenter le point cardinal qui tient lieu de complément au nom de la commune, la distinguant deLandrethun-lès-Ardres. Le statut officiel du blason reste à déterminer.
↑La DREAL distingue, dans la régionNord-Pas-de-Calais, quatre grandes familles de paysages : ceux du Haut Pays, Bas Pays, Littoraux et d’interface. Ces grandes familles de paysages comprennent21 grands paysages régionaux.
↑Les ZNIEFF detype 1 sont des secteurs d'une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d'espèces, d'association d'espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
↑Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
↑Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l'agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Ferques comprend une ville-centre et une commune de banlieue.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑"Remonter le temps" est un outil de comparaison de l'évolution de l'occupation des sols dans le temps sous forme de cartes ou photos aériennes :carte de Cassini (XVIIIe siècle),carte d'état-major (1820-1866) et période actuelle (1950 à aujourd'hui). Pour comparer deux autres cartes, sélectionner les cartes en haut de la page.
↑« Distance, à vol d'oiseau, entre deux communes », après avoir lancé la recherche de la commune, sur la droite de la page d'accueil, choisir : Accéder aux outils cartographiques/Mesures/Mesurer une distance, surle siteGéoportail(consulté le).
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOI10.4000/cybergeo.23155).
↑Sylvain Delage, « Maire de Landrethun-le-Nord depuis 37 ans, Émile Petit est décédé : Émile Petit vient de disparaître à l'âge de 80 ans. À la tête de la commune de Landethun-le-Nord depuis 1983, c'était le doyen des maires de la Terre des Deux-Caps. »,La Voix du Nord,(lire en ligne, consulté le).
↑Victoire Haffreingue-Moulart, « Rencontre avec Michel Delmaire, nouveau maire de Landrethun-le-Nord : Le 29 septembre, Michel Delmaire a été élu maire de Landrethun-le-Nord, deux semaines après le décès de son prédécesseur, Émile Petit. Si l'élu n'était pas destiné à devenir édile, il est prêt à relever le défi. »,La Voix du Nord,(lire en ligne, consulté le).