L’inventaire deszones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.
C'est un élément important de latrame verte régionale, qui doit aussi être connecté à laTrame bleue dans le cadre du Sage de la Lys, via lecorridor de la vallée de la Lawe à connecter à laceinture verte de Béthune[23] dans le cadre d'unSAGE.
Au, Labeuvrière est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[25].Elle appartient à l'unité urbaine de Béthune[Note 5], une agglomération inter-départementale regroupant94 communes, dont elle est une commune de labanlieue[Note 6],[26],[27]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Béthune, dont elle est une commune de la couronne[Note 7],[27]. Cette aire, qui regroupe 23 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[28],[29].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (63,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (64,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante :terres arables (61,7 %), zones urbanisées (15,4 %), forêts (13,4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (6,5 %), zones agricoles hétérogènes (1,4 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,8 %), prairies (0,6 %)[30]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Et selon letoponymisteErnest Nègre, le nom de la localité est attesté sous les formesLebevrieren en 1076 ;Beverira en 1152 ;La Bevrire vers 1160 ;le Beverere en 1163 ;Bevreria en 1201[32].
Et toujours selon letoponymisteErnest Nègre, le toponyme viendrait peut-être de l'oïlbièvre « castor », d'origine gauloise et du le suffixe collectif-ière[32] « lieu où abondent les castors »[33] ou du latin « biberārias », abreuvoir[34].
Lors de labataille d'Azincourt en 1415, Jean de Nédonchel, dit "Baugeois", seigneur de la Beuvrière, et Gamant de Nédonchel (probablement son frère ou son fils) combattent et trouvent la mort[35].
Jean Georges de Beaulaincourt, seigneur de Bellenville, Barlet, la Beuvrière, achèteMarles en 1692 et en est le seigneur. Il demande au roiLouis XIV que la terre de Marles soit réunie à celle de la Beuvrière, avec les fiefs et seigneuries qui en dépendent et qui relèvent du roi du fait du château de Béthune, afin qu'elles forment un comté. Des lettres données à Versailles en février 1696 lui accordent ce qu'il a souhaité. Marles et Labeuvrière sont réunies en un comté attribuant de ce fait au bénéficiaire le titre decomte. Jean Georges de Beaulaincourt descend d'une lignée alliée depuis 400 ans aux plus illustres familles. Il a eu pour bisaïeul (arrière-grand-père) Antoine de Beaulaincourt, premier lieutenant au gouvernement de Lille, Douai, Orchies, (Flandre wallonne), créé en 1530 parCharles Quint, premier roi d'armes de l'ordre de la Toison d'or, et comme tel chargé par Charles Quint de porter en France àHenri II, le collier de l'ordre de Saint-Michel, et d'aller à Nancy, y prendre et faire porter au Luxembourg le corps de Charles, duc de Bourgogne (Charles le Téméraire)[36].
La commune faisait partie de 1801 à 1973 ducanton de Béthune, année où celui-ci est scindé et la commune rattachée aucanton de Béthune-Sud[2]. Dans le cadre duredécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[47]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[48].
En 2023, la commune comptait 1 648 habitants[Note 8], en évolution de +0,18 % par rapport à 2017 (Pas-de-Calais : −0,69 %,France horsMayotte : +2,36 %).
En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à30 ans s'élève à 33,7 %, soit en dessous de la moyenne départementale (36,7 %). De même, le taux de personnes d'âge supérieur à60 ans est de 23,7 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait796 hommes pour849 femmes, soit un taux de 51,61 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,50 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[50]
Hommes
Classe d’âge
Femmes
0,3
90 ou +
0,7
4,1
75-89 ans
6,4
17,6
60-74 ans
18,2
22,7
45-59 ans
19,8
20,7
30-44 ans
22,2
13,8
15-29 ans
14,0
21,0
0-14 ans
18,7
Pyramide des âges du département duPas-de-Calais en 2022 en pourcentage[51]
L'église Saint-Pierre. Elle fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le. Elle renferme une relique deSainte Christine[53],[54],[55].
D'hermine à deux flèches d'azur passée en sautoir, les fers à dextre[59].
Détails
Les flèches sont les attributs deSainte Christine dont les reliques sont vénérées dans le village depuis leXIe siècle[60]. Le statut officiel du blason reste à déterminer.
↑Les ZNIEFF detype 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
↑Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
↑Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Béthune comprend deux villes-centres (Béthune etBruay-la-Buissière) et92 communes de banlieue.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑Ce dossier de l’Insee reprend, pour la commune, le Code Officiel Géographique, le découpage territorial, l'intercommunalité, les zonages d’études, le dossier complet de la commune, un comparateur de territoires, les données statistiques et les définitions des termes géographiques (zonages administratifs, d’étude, etc.).
↑"Remonter le temps" est un outil de comparaison de l’évolution de l’occupation des sols dans le temps sous forme de cartes ou photos aériennes :carte de Cassini (XVIIIe siècle),carte d'état-major (1820-1866) et période actuelle (1950 à aujourd'hui). Pour comparer deux autres cartes, sélectionner les cartes en haut de la page.
↑« Distance, à vol d'oiseau, entre deux communes », après avoir lancé la recherche de la commune, sur la droite de la page d'accueil, choisir : Accéder aux outils cartographiques/Mesures/Mesurer une distance, surle siteGéoportail(consulté le).
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOI10.4000/cybergeo.23155).
↑« Labeuvrière: cinq listes et une campagne qui ne sort pas du village : En 2008, alors que le raturage était encore possible, Michel Leroy s’était retrouvé en ballotage, au premier tour, avec seulement trois élus contre six sièges décrochés par la liste conduite par Guy Ringard »,La Voix du Nord,(lire en ligne, consulté le)« Mais le dépouillement ne sera pas forcément plus aisé puisque ce village qui compte un petit 1 200 électeurs compte cinq listes de 19 candidats, qui sont autant d’émations des deux listes d’il y a six ans ».
↑Réélu pour le mandat 2014-2020 :« Labeuvrière : Michel Leroy renfile l’écharpe de maire « avec émotion et fierté » »,La Voix du Nord,(lire en ligne, consulté le).
↑« Projet des maires : Michel Leroy entend sécuriser les rues de Labeuvrière : En mars, Michel Leroy, qui siège au conseil municipal depuis 1973, a attaqué son second mandat de maire. Durant lequel il entend « appliquer le programme défendu pendant la campagne ». Mais avant ça, il revient sur les réalisations en cours. »,La Voix du Nord,(lire en ligne, consulté le).
↑Alain Brasier, « Ancien adjoint, Jacky Bertier est devenu le maire de Labeuvrière : L’installation du nouveau conseil municipal a eu lieu samedi matin à la salle des fêtes de Labeuvrière. Jacky Bertier tête de liste « Ensemble » a été élu maire de la ville »,La Voix du Nord,(lire en ligne, consulté le)« Lichel Leroy, le maire sortant battu le 15 mars va céder son fauteuil à Jacky Bertier, son ex-adjoint aux travaux (62,30 % des suffrages exprimés) ».
↑Frédéric Guillout, « Labeuvrière : le maire « bon vivant » dévoile ses priorités : Figure locale et nouvellement élu, le maire Jacky Bertier confie ses ambitions »,Nord Littoral,(lire en ligne, consulté le).
↑La fiche de la base Mérimée est erronée. L'église est dédiée à Saint Pierre comme l'atteste l'historien Maurice Brunel et le site du diocèse d'Arras. La confusion provient de la présence des reliques de Sainte Christine dans l'église et de l'existence d'une ancienne église Sainte Christine à proximité. Cette dernière a été détruite pour construire l'actuelle église Saint Pierre vers 1783.
↑Maurice Brunel,Histoire de Labeuvrière. Etude historique de Maurice Brunel., Chez l'auteur,, 204 p.,p. 104
↑ab etcMaurice Brunel,Histoire de Labeuvrière. Etude historique de Maurice Brunel., Chez l'auteur,, 204 p.,p. 112