La Souterraine est limitrophe de huit autres communes dont une enHaute-Vienne. Au nord-est, son territoire est limitrophe sur230 mètres de celui deVareilles et à l'est, sur530 mètres de celui deLizières.
Limites communales entre La Souterraine et ses communes adjacentes.
En 2023, il existe une aire protégée de4,13 hectares sur le territoire communal, le site de la Chapuisette[17], au sud-ouest de la ville, au sud du lieu-dit le Puy Charraud.
L'inventaire deszones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.
En 2023, une ZNIEFF est recensée sur la commune d’après l'INPN[20].
Le site « bois, bocage et étang de la Grande Cazine » est une ZNIEFF detype 1 qui s'étend sur704hectares, incluant les étangs de la Grande Cazine et de la Petite Cazine ; elle est située majoritairement sur le territoire deNoth (près de 90 %), et très partiellement sur ceux deLizières,Saint-Agnant-de-Versillat et La Souterraine (quinze hectares en deux zones distinctes dans le nord-est de la commune, principalement près du lieu-dit les Marsagnes, soit 2 %)[21],[22].
Cette zone présente une diversité biologique importante avec 168 espèces animales recensées dont treizeespèces déterminantes (deux insectes, quatre mammifères, quatre oiseaux et trois poissons), ainsi que 13 espèces végétales dont six déterminantes de plantesphanérogames.
Au, La Souterraine est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à7 niveaux définie par l'Insee en 2022[23].Elle appartient à l'unité urbaine de La Souterraine, une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée[24],[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de La Souterraine, dont elle est la commune-centre[Note 3],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 12 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[25],[26].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (74,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (76,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (44,2 %), zones agricoles hétérogènes (27,2 %), forêts (12,4 %), zones urbanisées (10,3 %),terres arables (3,4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2,6 %)[27]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de La Souterraine.
Leretrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer desdommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes desécheresse et de pluie. 38,1 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (33,6 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 2 064 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 496 sont en aléa moyen ou fort, soit 24 %, à comparer aux 25 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national auretrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site duBRGM[31],[Carte 2].
Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national descavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[32].
La commune a été reconnue enétat de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations etcoulées de boue survenues en 1982 et 1999. Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2018 et 2019 et par des mouvements de terrain en 1999[29].
Le risque detransport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une ou des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[33].
Dans plusieurs parties du territoire national, leradon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population auxrayonnements ionisants. Certaines communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune de La Souterraine est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif[34].
Le nom de la ville, tel qu’il apparaît la première fois en1268 (Subterranea), se rapporte à la crypte ou église souterraine de grande taille de la ville[35].
Endialecte marchois, la commune porte le nom deLa Sostrane (prononcé [lɑ suˈtrɑ.nᵊ])[36].
À quatre kilomètres à l'est du bourg actuel de La Souterraine, au lieu-dit Bridiers, se trouve une agglomération secondaire romaine[37] pas encore identifiée mais attribuée auxLémovices[38].
Depuis leMoyen Âge, comme dans toutes les communes du département, beaucoup d'hommes partaient tous les ans dans les grandes villes sur les chantiers du bâtiment pour se faire embaucher comme maçon, charpentier, couvreur. C'est ainsi que lesmaçons de la Creuse devinrent bâtisseurs de cathédrale ; en 1624, ils construisirent la digue de La Rochelle, auXIXe siècle, ils participèrent à la construction duParis du baronHaussmann. Initialement temporaire de mars à novembre, l'émigration devint définitive : ainsi la Creuse a perdu la moitié de sa population entre 1850 et 1950. On retrouve dans le livre deMartin Nadaud,Mémoires de Léonard, la description de cet exode qui marqua si fortement les modes de vie.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[49]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[50].
En 2023, la commune comptait 4 978 habitants[Note 5], en évolution de −4,4 % par rapport à 2017 (Creuse : −2,62 %,France horsMayotte : +2,36 %).
La population de la commune est plus jeune que celle du département. En 2022, le taux de personnes d'un âge inférieur à30 ans s'élève à 29,1 %, soit un taux supérieur à la moyenne départementale (25,2 %). Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (39,2 %) est inférieur au taux départemental (39,8 %).
En 2022, la commune comptait 2 297 hommes pour 2 631 femmes, soit un taux de 53,39 % de femmes, supérieur au taux départemental (51,22 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit :
Pyramide des âges de la commune en 2022 en pourcentage[I 2]
Hommes
Classe d’âge
Femmes
1,4
90 ou +
4
12,2
75-89 ans
17
21
60-74 ans
22,1
19,7
45-59 ans
19,5
13,3
30-44 ans
11,3
20
15-29 ans
15,4
12,4
0-14 ans
10,8
Pyramide des âges du département de laCreuse en 2022 en pourcentage[53]
L'une des principales industries de la ville estGM&S, sous-traitant dePSA, jusqu'à ce que, en, la société soit placée en redressement judiciaire. À l'issue d'une longue période de lutte des salariés, le site est repris par l'équipementier automobile GMD au prix d'un plan social où 157 emplois sont supprimés sur les 277 salariés[59] (283 selonLutte ouvrière[60]) que comptait le site[61]. Pour le député socialiste de la Creuse,Michel Vergnier, comme pour le maire de la commune Jean-François Muguet, il s'agit d'unecatastrophe économique[54]. Depuis, le site compte 120 salariés et l'activité n'a pas repris à la hauteur annoncée[62].
Fin 2022, l'entreprise Luçay Maroquinerie, qui appartient au groupe Rioland sous-traitant pour la marque de luxeHermès, installe un site de production demaroquinerie dans la commune, sur la promesse de créer 250 emplois en 5 ans. En 2024, le site emploie 150 salariés, dont« 85 à 90 % de personnes venues de Pôle Emploi » et réalise en 2023 près de 3,1 millions d’euros de bénéfices. Bien que les conditions de travail soient considérées comme correctes, la délégation CGT accuse la direction de« discrimination syndicale »[63].
Le château Lezat, construit en 1901[58], est l’ancienne demeure de François Chénieux (1845-1910), médecin de grande renommée et chirurgien de talent dont la clinique existe toujours à Limoges. Il a été maire de Limoges.
Borne médiévale de la Gérafie, erronément appeléemenhir de la Gérafie, classée monument historique en 1889[92]. Elle marquait la limite entre la justice de la vicomté de Bridiers et la justice de la prévôté de La Souterraine.
Éléments remarquables :
Le Cirque Valdi, la plus grande maquette de cirque animée du monde réalisée par Maurice Masvignier, est fermé depuis 2013.
Maurice Favone,Histoire de la Marche., Dorbon aîné éditeur,
Dr Albert Guillon,Notre Sedelle : Monographie d'un ruisseau creusois et de sa vallée, Breith, Bridiers, la Souterraine, Saint-Germain-Beaupré, Crozant, Imprimerie Lecante,
Charles-Laurent Salch,Atlas des villes et villages fortifiés en France, Début du Ve siècle à la fin du XVe siècle, Strasbourg, Editions Publitotal,, 495 p.
↑Dans les sites Natura 2000, lesÉtats membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[18].
↑Décès en cours de mandat. Jean-François Muguay est élu par le conseil municipal pour lui succéder (pas d'élection partielle car la commune comporte plus de 1 500 habitants).
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOI10.4000/cybergeo.23155,lire en ligne, consulté le)
↑Jean-Pierre Baldit, « Quelle graphie utilisée pour le marchois ? »,Patois et chansons de nos grands-pères marchois. Haute-Vienne, Creuse, Pays de Montluçon (dir. Jeanine Berducat, Christophe Matho, Guylaine Brun-Trigaud, Jean-Pierre Baldit, Gérard Guillaume), Paris,Éditions CPE,,p. 84-87(ISBN9782845038271).
↑Florian Baret,« L'agglomération gallo-romaine de Bridiers : une ville, mille ans avant la fondation de La Souterraine », dansAux origines de La Souterraine,,p. 27-59.