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Il étudie la peinture à Vienne avec Kokoschka, sert dans l'armée autrichienne durant la Première Guerre mondiale, découvre à Berlin l'expressionnisme allemand, fait un grand voyage en Italie et s'installe à Paris en 1923, rencontre le succès dans les années 1930.
Il est arrêté en février 1943, à Entraygues-sur-Truyère, près de Rodez, interné au camp de Gurs puis de Drancy et déporté de Drancy, le, par leconvoi 51. Il meurt le, aucamp d’extermination nazi de Majdanek/Sobibor, Pologne, à l’âge de 48 ans.
Léon commence ses études à l'âge de 8 ans ; il est pensionnaire au lycée classique deVienne[3],[4]. Il est remarqué pour ses dons en dessin, en musique et en littérature ; il suit des cours de violon auConservatoire de Vienne. Il affirme alors son désir de peindre.
Moraliste et religieux[5], son père s'oppose à la vocation de son fils[6],[7].
À Przeworsk, les vacances se passent dans une maison en pierre de taille. Le père partage son temps entre la mairie[8], son cabinet de conseil juridique et ses petites entreprises[Note 1]. La famille possède une ferme dans les environs, où vit sa grand-mère, Liebe Weissberg, qui encourage les dons de l'enfant et lui fournit des livres.
À 17 ans, Léon Weissberg affirme sa vocation. Le jour de saMatura (diplôme de fin d'études secondaires), il quitte le lycée. Il est reçu à l'Académie des beaux-arts de Vienne. Il suit le cours de Kokoschka aux arts appliqués[4]. Son père lui coupe les vivres.
En 1911, il commence les beaux-arts où il étudiera trois ans[9],[7],[10]. À Vienne, le monde des arts et des lettres cotoie l'antisémitisme virulent de l'aristocratie et l'armée. Sans ressources, il connaît la misère et la solitude, lutte pour survivre et poursuivre ses études, soutenu par sa grand-mère et sa mère. Il joue du violon dans un cabaret, donne des leçons d'allemand, exécute des travaux de bureau et ira, la nuit, porter des pierres à dos d'homme au chantier de reconstruction de l'Opéra endommagé par un incendie[11],[12],[13],[14].
En, son père l'accueille et lui pardonne ses incartades. Il veut l'envoyer étudier le droit àBerlin. Il tente de le marier à la fille d'un de ses amis. Léon Weissberg s'inscrit à la faculté de droit. Arrivé à Berlin, il mesure son erreur[16],[4],[17] et renvoie son chèque au beau-père présumé. Avec l'argent de son père, il achète des toiles et des couleurs ; son père ne lui pardonnera pas.
Il se lie avec des écrivains, des cinéastes (Ernst Lubitsch) et des comédiens (Marlene Dietrich), il fait de la figuration[21],[22], écrit une pièce de théâtre,La Paix et la Guerre[Note 2]. Elle est représentée avec quelque succès, et aurait été adaptée au cinéma[21],[23],[24]. Il peint avec ardeur.
Il finit son éducation artistique à l'Académie royale de peinture de Munich[21],[25] pendant deux ans. Il peint et vend quelques tableaux : des portraits sur commande, des fleurs, des natures mortes. Quatre de ces œuvres survivront[26]. Il visite la Pinacothèque et ses collections de peintres français, la galerie de Dresde et la peinture allemande.
En 1922, il termine ses études, et entreprend un voyage rituel : il part pour l'Italie, à pied, par le Tyrol[18],[27]. À Venise, il est invité sur un yacht, visite Florence et Rome, revient par la Hollande, où il découvreRembrandt.Jean-Marie Dunoyer conclut :« Une éducation européenne exemplaire ! »[28]
À l'automne 1923, Weissberg arrive gare du Nord à Paris, à 2 heures du matin, et se rend au café deLa Rotonde à Montparnasse, rencontre le peintreSigmund Menkès, venu de Galicie un an plus tôt, qui l'héberge la première nuit. Les deux peintres deviennent amis[29],[30].
Weissberg loue une chambre-atelierrue Campagne-Première auno 9[30] et arpente Paris, la « capitale des Lumières et des arts ». Il s'éprend de la ville et de ses années folles d'après-guerre, des habitants accueillants, de Montparnasse, se fait des amis aux terrasses des cafés ; il fréquente ces salons en plein air, peuplés d'écrivains et d'artistes de tous pays, qui, devant un café-crème, discutent de l'art et des choses de la vie[13]. Weissberg ne s'attarde pas, jette un coup d'œil aux journaux du râtelier, puis retourne à sa peinture[31],[32],[33].
Il peint en solitaire dans sa chambre-atelier : des natures mortes, les rues de Paris, la belle Marie et des portraits de ses amis. Pour se détendre, il joue du violon ou va visiter un musée familier : lemusée du Luxembourg exposeVan Gogh, Renoir et lesimpressionnistes. Il s'attarde au jardin et à lafontaine Médicis, où plus tard il promènera sa fille Lydie[34].
En 1925, Weissberg expose auSalon d'Automne ses natures mortes. En décembre, il présente un important ensemble d'œuvres à la galerie de SliwinskiAu Sacre du Printemps — au sein du « Groupe des Quatre » qu’il forme avec Menkès, Aberdam et Weingart à Montparnasse[30],[37]. Cette année 1925, Léon Weissberg rencontre Marie Ber[Note 3] à La Rotonde. Le soir même, il l'invite auBal Nègre. Il l'épouse en 1927[38] à Paris, ils auront une fille, Lydie. Il annonce cette naissance à Przeworsk.
Son père vient à Paris pour faire la connaissance de l'épouse de son fils et de sa petite-fille. Il découvre les difficultés financières du ménage et leur remet une somme d'argent importante. Une nouvelle relation père-fils s'établit, par correspondance, et se poursuivra jusqu'au décès de Süssman Weissberg, en 1938.
Weissberg exposeLa Mariée juive (1926), avec succès[39],[40] au Salon d'Automne, puis, en 1929 à laGalerie Bonaparte de Chil Aronson[41], et plusieurs toiles dans des galeries de la Rive gauche.
Il peint la même année le portrait deLeopold Zborowski, le poète polonais, ami deModigliani et grand marchand d'art de l'École de Paris. Ses carnets mentionnent une dizaine de toiles achetées à Weissberg[42].
Léon Weissberg est soutenu par Leopold Zborowski et la galerieZak[43], fondée en 1928 parMme Jadwiga Zak[Note 5], située au 16, rue de l'Abbaye, face à la place et à l'église St-Germain-des-Prés. À la galerie, qui devient son marchand en 1928[44], il rencontre Giacometti, André Derain,Charles Despiau etGeorges Rouault, dont il aime la spiritualité.
Le courtier de la galerie, Vladimir Raykis, restera son ami. En 1946, à la nouvelle de la mort en déportation de Jadwiga Zak et de son fils Jacques, Raykis devient directeur de la galerie Zak après la guerre ; il témoignera de l'arrestation de Weissberg.
Weissberg connaît une notoriété croissante jusqu'à ce qu'au début desannées 1930. Lors de la crise, les ventes se font rares. Weissberg ira décharger des camions aux Halles. Son épouse de Weissberg s'éprend de leur ami, l'écrivainOser Warszawski. Le couple se sépare[Note 6].
Weissberg part en 1933 àSaint-Paul-de-Vence[45], rendez-vous de gens du monde et de quelques artistes. Sur la suggestion deMaurice Mendjizky, il a été invité par Paul Roux, l'aubergiste deLa Colombe d'or. Ce collectionneur fait payer sa pension en tableaux. Weissberg accepte l'offre et part avec sa fille, Lydie, âgée de 4 ans, qu'il gardera avec lui toute l'année.
À la Colombe d'or, il se lie avecMichel Fontaine, un futur diplomate. Il lui offre et lui dédicace des toiles — dontL’Olive bleue etTête couronnée —. Fontaine lui achète laVue de Saint-Paul-de-Vence[46].
Il reçoit les visites de Maurice Mendjizky et deRoman Kramsztyk, qui fait son portraitLéon Weissberg à l’accordéon. L'année suivante, il déménage dans un appartement prêté par M. Roux, rue Grande, au-dessus de l'atelier de l'artisan du village, un artiste du bois d'olivier.
Malgré les persécutions antisémites en Allemagne nazie, et les bruits de botte en Europe, Weissberg reste optimiste, et ne croit pas à la guerre[47].
Chil Aronson a raconté, dans son ouvrageBilder und Gestalten von Montparnasse (Images et figures de Montparnasse, 1963)[48] comment Léon Weissberg a créé, avec son concours, la première Association des artistes juifs de Paris. En marge de l'Exposition internationale de 1937 et du Congrès international de la culture juive, les délégués américains au Congrès le retrouvaient chaque jour, à la terrasse du café duDôme, ainsi que quelques artistes, tels Chagall.
Le, la Seconde Guerre mondiale est déclarée. Weissberg se porte volontaire dans l'armée polonaise. Il ne sera pas admis en raison de la limite d'âge.
En, les troupes allemandes arrivent aux portes de Paris. Weissberg quitte son atelier de la rue Perrel et prend le dernier train en partance vers le sud de la France. Il emporte pour tout bagage, enroulés dans une couverture, son chevalet pliant, sa boîte de couleurs, sa palette, quelques souvenirs et un gros livre sur papier bible, lesŒuvres complètes de Heine. Le train est mitraillé par l'aviation allemande et doit s'arrêter. Weissberg poursuit son voyage au volant d'une voiture et termine à pied, en compagnie du graveur Merzer rencontré dans le train. Il aura couvert les 700 km de routes en dix jours. Il arrive àRodez, une ville inconnue de lui : il y retrouve sa fille[Note 8].
En, la préfecture de l'Aveyron à Rodez[49] l'assigne en « résidence forcée » à La Chapelle Saint-Martin[Note 9].
Il est logé dans une grange en pierre, sans fenêtre, sans eau et sans chauffage. Sa fille le rejoint pour les vacances. Il peint tout l'été les paysages et les femmes du pays, du lavoir aux champs. Durant le rude hiver 1940-1941, il contracte unepleurésie purulente. Il est hospitalisé à Rodez pour de longs mois, dans le pavillon des tuberculeux isolés et sans espoir de guérison.
Il guérit. En, il obtient un laissez-passer (Ausweis) de huit jours pour Marseille. Il rend visite à son ami de la GalerieZak, Vladimir Raykis, réfugié mais actif. Raykis lui conseille de changer de résidence, lui recommande l'hôtelAndrieu ditdes Voyageurs, à Entraygues-sur-Truyère. Il lui établit un contrat afin qu'il puisse y prendre pension : mille francs par mois et fourniture de six petites toiles vierges, en échange du retour de ces six toiles peintes[Note 10].
Durant l'été 1941, à Entraygues, qui ne verra pas un soldat allemand pendant la guerre, Weissberg prend pension à l'HôtelAndrieu sur les bords de laTruyère. Il est bien accueilli par le patron et sa femme, mais coupé du monde de l'art et de ses amis. Il transforme sa chambre en atelier. De nombreux visiteurs, des gens du village et des vacanciers, lui rendent visite. Lydie y passera ses vacances scolaires, une petite chambre lui étant réservée.
Le, Weissberg fête ses 48 ans. À l'aube du, il est arrêté, à cinq heures du matin, par deux gendarmes d'Entraygues, sur ordre de la préfecture. Il connait la déportation des Juifs et leur sort depuis les rafles de 1942[Note 11]. Il demande à M. Andrieu de prévenir sa fille. Lydie obtiend du collège la permission de venir à la gare de Rodez, et lui dire adieu avant le départ du train. Pendant ce quart d'heure, Weissberg la rassure, et lui dit sa confiance en la France[50],[51],[52] :« N’est-il pas un artiste, peintre isolé et paisible ? N’a-t-il pas toujours aimé profondément la France, son art, sa civilisation, sa culture ? Et n’est-il pas le père d’une enfant française, donc intouchable aux dires de Vichy ? »
Le nom de Léon Weissberg figure sur leMémorial de la Shoah à Paris, gravé dans le Mur parmi les noms des Juifs déportés de France[53]. Il est gravé à Entraygues-sur-Truyère, sur lemonument aux morts et sur une plaque mémorielle, hommages de la Ville d'Entraygues avec cérémonies officielles, ainsi que sur une plaque de marbre sur la façade de l'actuelhôtel de la Truyère, l'ancienHôtel des Voyageurs Andrieu, où il a vécu avant son arrestation[54].
Léon Weissberg avait laissé sur les murs de sa chambre quelques petits tableaux sur carton ou contreplaqué, et, sur son chevalet, une œuvre en cours,Le Repas du clown, son dernier tableau, laissé inachevé. Elles ont été expédiées par l'aubergiste, M. Léon Andrieu, à la fille de l'artiste, par le car de Rodez, en. Certaines font actuellement partie de la donation de la fille du peintre au musée duMAHJ[55] :Weissberg, Entraygues 1942[56],[57].
Weissberg, interrogé sur ce qui caractérisait sa peinture, répondait : « La liberté. Il m’a fallu dix ans pour oublier ce que j’ai mis sept ans à apprendre.»
Après une formation académique — dont il veut se débarrasser —, il reconnaît pour maîtreRembrandt, rend hommage àCorot etRenoir et voit enCézanne etVan Gogh les fondateurs de la peinture moderne. Il tend vers unexpressionnisme personnel, universaliste, humaniste et charnel, empreint de spiritualité[58].
Il s'attache à peindre ce qu'il voit et qui le fait rêver[59]. Des sujets simples, la vie nue qu'il transpose sur la toile dans sa vérité. Des qualités plastiques surgit une unité morale. La peinture vit, émeut par une élévation de la pensée et le côté magique de toute chose[60]. Des formes immobiles font ressentir l'âme des êtres, leur solitude, le mystère des rues tranquilles et de la nature omniprésente ; la composition est dépouillée ; l'approche de la lumière et du clair-obscur est raffinée, les couleurs et l'introduction du blanc et du noir sont traitées en finesse. Sur des fonds préparés, il procède parfois au couteau et en pleine pâte, ou au pinceau fin par glacis légers.
En 1925, il expose ses natures mortes au Salon d'automne, des Tuileries et des Indépendants, ainsi que dans les galeries de la Rive gauche.
Le galeriste,Hans Effenberger[Note 13], dès son arrivée à Paris, avait exposé les surréalistesMax Ernst,André Masson etJoan Miro, et des photographies d'André Kertész et deBerenice Abbott. Également musicien et écrivain, il a noué des relations amicales avec Weissberg. Son exposition du « groupe des Quatre » contribuera à la notoriété de ces artistes[61].
On peut distinguer, dans l'œuvre de Weissberg, une suite de cycles :
le premier,post-cubiste, voit naître des compositions en aplats bien cernés. Les sujets sont essentiellement des natures mortes, riches, construites avec rigueur, et des paysages expressionnistes ;
dès 1923 surgissent des personnages : portraits expressionnistes d'écrivains, tels leSitting Man (Franz Kafka), collection Oscar Ghez, et de peintres de l'École de Paris,Portrait du jeune peintre Aron Haber Beron, dont le trait appuyé, le chromatisme des aplats colorés et la mélancolie expriment la solitude de l'artiste ;
d'autres portraits suivront, dont ceux des peintres Kramsztyk et Hayden ;
Portrait d’une jeune femme (Marie) inaugure une série de portraits de femmes[62] sur de grandes toiles jusqu'à la fin desannées 1920. Ils représentant le plus souvent Marie, longtemps le personnage unique qu'il ne se lassait pas de repeindre.
Des études de femmes immobiles et silencieuses, le regard détourné vers l'intérieur, comme plongées dans un songe : citonsFemme au renard,Femme accoudée,Femme en veste…
Une référence picturale profonde de tous ces portraits pourrait êtreLa Joconde deLéonard de Vinci, dont il admirait la simplicité apparente, la beauté intemporelle et, surtout, son mystère. Une peinture qu'il allait revoir et scruter au Louvre, selon sa fille[63] : la position corporelle des femmes de Weissberg lui ressemble, les mains souples posées simplement, abandonnées, et les yeux un peu détournés, énigmatiques.
Aux portraits féminins, succèdent les nus, sensuels au naturel.
Son tableauLa Mariée juive connaît un grarnd succès (1926). Le titre est dû à l'écrivain Schalom Asch : l'apercevant au Salon d'automne, il s'écrie :« C’est la mariée juive ! », en référence àLa Fiancée juive de Rembrandt. Charnel, fier et lumineux, provocateur avec noblesse,« il est peint d’une matière fluide dans des gammes de blanc argent et de bruns dans un subtil jeu de lumières », écrit le critique Chil Aronson[64]. Le tableau sera exposé à nouveau après la guerre, en 1955 à la galerieZak, 16, rue de l'Abbaye à Paris, dans l'exposition Œuvres d’artistes juifs morts en déportation organisée par lemusée d'Art et d'Histoire du judaïsme.
Chil Aronson, qui l'a exposé dès 1929 à la galerie Bonaparte à Paris, reviendra dix ans plus tard sur ce tableau :« Je ne trouve pas de mots pour dire la poésie délicate et forte, unique, de cette œuvre audacieuse. » Il y voit une nostalgie pour leshtetl « captée et rendue comme par un enchantement »[65]. Le critiqueWaldemar George qualifieLa Mariée juive de« brillant exemple des qualités de peinture et d’imaginaire apportées par les artistes juifs d’Europe de l’Est, qui ont ainsi contribué à forger le style de l’École de Paris »[66].
ÀSaint-Paul-de-Vence, où il séjourne de 1933 à 1935, Weissberg peint, dans une lumière adoucie et tamisée, une série de toiles très « françaises » : le village historique, ses rues, ses forêts, les bords de mer peuplés de baigneurs et de bateaux, et des natures mortes.
Dans lesannées 1940, à Entraygues, sous l'Occupation, il peint des paysages plus colorés et des cirques, une peinture d'évasion et de rêve, un monde de clowns, de danseuses et d'acrobates.
Lydia Harambourg, dans son catalogue, écrit :« Un thème a fait son apparition, celui des clowns et des musiciens ambulants, des acrobates, acteurs d’une comédie transposée dans un temps d’angoisse et d’incertitude »[45]. Il célèbre la vie, un besoin d'évasion, l’art, la couleur dont il connaît le pouvoir poétique. Un rêve où surgissent des clowns magnifiques, des écuyères rêveuses, des cirques libres qui parlent d'une autre vie, de dignité et d'amour. Philippe Soupault les définit :« Acteurs d’une comédie tendre et triste, dépositaires de ses rêves »[67].
Dans sa petite chambre d'hôtel aménagée en atelier (où il sera arrêté), Léon Weissberg crée un ensemble de tableaux d'une grande liberté, d'un expressionnisme vibrant de couleur et de vitalité.
Pendant la guerre, Weissberg échange des dessins contre un flacon d'huile de lin, et peint, outre sur les toiles blanches reçues de Raykis, sur tous les matériaux disponibles : contreplaqué, couvertures de cahier d'écolier, calendriers des Postes… et même sur une plaque de fibrociment.
Il affiche ses œuvres sur les murs de sa chambre qui devient un « univers féerique »[68]. Elles se caractérisent par la fermeté du dessin, la vivacité des couleurs, appliquées en larges touches hardies relevées de blanc, de gris et de noir, et par les thèmes heureux : paysages riants, jeunes filles à la baignade, cirques, sous le regard d'un portrait d'Arthur Rimbaud.
« Avec ses clowns, ses musiciens en conversation avec une écuyère, Weissberg allie un mysticisme et son sens de l’immatérialité à une observation de la nature qui se développe en profondeur. Au monde des ténèbres, il oppose celui de la lumière »[45].
L'été 1942, Weissberg peintLe Vieux Clown, autoportrait en clown, se représentant en blouse et collerette dePierrot. Jean-Marie Dunoyer y lit« l’expression d’une souffrance à venir. C’est l’âme qui émerge ici des couleurs et des formes, de la douleur pressentie de tout un peuple déjà martyrisé, plaquée, sillonnée, durement burinée. »[69]
Six mois plus tard, avecLe Repas du clown, Léon Weissberg peint son dernier tableau, laissé inachevé dans sa chambre d'hôtel.
Le Vieux Clown est l'unique autoportrait de Weissberg. Fanny Schulmann commente :« Ce faisant, il s'inscrit dans une histoire de l'art qu'il connaît parfaitement, celle qui, depuis lePierrot de Jean-Antoine Watteau jusqu'aux clowns et acrobates de Pablo Picasso, associe la figure de l'artiste à la mélancolie affleurant derrière le personnage de l'amuseur public. »[Note 14]
« Le Clown est le révélateur qui porte la condition humaine à l’amère conscience d’elle-même », affirmeJean Starobinski dans son essaiPortrait de l’artiste en saltimbanque.
Salon d'Automne, Paris 1925, 1926, 1927, 1928, 1929, 1937, 1946
Salon des Tuileries, Paris, 1927-1929
Salon des Indépendants, Paris 1927-1929
Galerie Zak, « Peintres de Montparnasse », Paris 1928
Galerie Bonaparte, « Peintres polonais à Paris », Paris, 1929
Galerie Bernheim, Paris, 1934
Exposition internationale, Paris, 1937
Galerie Zak, « Œuvres d'artistes juifs morts en déportation », sous l'égide du musée d'Art juif, 1955
« Memorial Exhibition of Jewish Artists Who Perished in the Holocaust », Tel Aviv Museum of Art, 1968
« Memorial in Honour of Jewish Artists Victims of Nazism », Université d'Haifa, Israël 1978.
Forum des Arts, Palais de la Bourse, « Montparnasse, Atelier du monde, ses artistes venus d'ailleurs », Marseille 1992/1993
Ville de Paris, Couvent des Cordeliers, « Kikoïne et ses amis de l'École de Paris », Paris 1993
Château de Trévarez, « L'École de Paris au château de Trévarez », St-Goazec, France 1993
University of Haifa, « Eighteen Jewish Artists Who Perished in the Holocaust », 1996
Musée juif hongrois de Budapest, « Modigliani, Soutine et leurs amis de Montparnasse », Hongrie 2003 musée du Montparnasse, « Paris-Marseille », Paris 2003
Château Borély, « De la Cannebière à Montparnasse », Marseille 2003
Sala San Hermenegildo, Séville, les Exposiciones Museisticas Cajasur, Cordoue, « De Paris a la Costa Azul, el triunfo del color », Centro culturel Vigo, Espagne 2004
Museu Diocesa de Barcelona, « De Paris al Mediterrani, El Triomf del color », 2004
Musée du Montparnasse, « Artistes d'Europe, Montparnasse déporté », Paris 2005
Yad Vashem Art Museum, « Montparnasse déporté, La Fin de l'École de Paris » Jérusalem 2006
Museo diffuso della Resistenza, della deportazione, della guerra, dei dritti e della libertà, « Montparnasse déporté, Artisti Europei da Parigi al Lager », Torino, Italie 2007
Musée du Montparnasse, « Philippe Soupault, le Surréalisme et quelques amis », Paris 2007
Musée Tavet-Delacour, « Humanisme et Expressionnisme, la représentation de la figure humaine et l'expérience juive », Pontoise, France 2008
MAHJ, musée d'Art et d'Histoire du judaïsme, « Les Collections, peintres de l'École de Paris », 2013
Hecht Museum et Université de Haïfa, « Arrivals, Departures », donation Ghez, 18 artistes juifs assassinés, 2018
MAHJ, musée d'Art et d'Histoire du judaïsme, « Hommage aux donateurs », L. Lachenal / Weissberg, 2018
MAHJ, L’École de Paris, « Paris pour école, 1905-1940 »,-, vernissage annoncé le[70].
Galerie Flak, 8 rue des Beaux-Arts, « Femmes et Cirques », Paris 1991
Carré Voltaire, « Weissberg, dernières couleurs », Paris 1993
Galerie Mann et Centre d'Art et de Culture, Espace Rachi, « Rétrospectives Léon Weissberg », 1998-1999 MAHJ, musée d'Art et d'Histoire du judaïsme, « Léon Weissberg, Année 1942 », Paris 2001
Musée Denys-Puech à Rodez, « Léon Weissberg, Une Rétrospective », Rodez 2002
Galerie Saphir au Marais, « Léon Weissberg, peintre emblématique de Montparnasse », Paris 2003
Fondation du judaïsme français, « Weissberg, Collections privées », Paris 2004
Galerie Saphir au Marais, « Weissberg, Années 1920 », Paris 2005
Société historique et littéraire polonaise, « Exposition Anniversaire Léon Weissberg, 1943-1995», BPP 2015
MAHJ, musée d'Art et d'Histoire du judaïsme, « Léon Weissberg, Entraygues 1942 », donation, Paris 2017/2018
Galerie Les Montparnos, « Weissberg, peintre de Montparnasse », Paris 14 novembre 2019-31 janvier 2020
MAHJ, L'École de Paris dans les collections du MAHJ, Hommage à Léon Weissberg et à Lydie Lachenal,-, vernissage annoncé le[71].
Portrait en buste de Lydie enfant dans une robe à fleurettes et petites manches ballon.
À ce jour, ces œuvres n’ont pas été retrouvées.
Cultural Plunder by the Einsatzstab Reichsleiter Rosenberg (ERR). Œuvres volées. L’inventaire des œuvres au Jeu de Paume cite trois fois l’artiste Weissberg :
Nature morte, huile (sur toile) ;
Coin de rue, maisons blanches, deux personnes à demi-corps au premier plan, huile (sur toile) ;
autres : dessins.
En dépit des spoliations et de la dispersion d’un grand nombre d’œuvres de Weissberg pendant la Seconde Guerre mondiale, leCatalogue raisonné Weissberg, publié en 2009[73], a pu répertorier, présenter et reproduire 231 tableaux, œuvres sur papier et sculptures.
Depuis cette parution, 45 œuvres non recensées jusqu'alors ont été retrouvées, essentiellement dans des ventes publiques en France et à l'étranger.[réf. nécessaire]
L. Weissberg, catalogue raisonné de l’œuvre peint, dessiné, sculpté. Éd. Lachenal & Ritter et Éditions d'Art, Somogy Paris, 2009. Ouvrage bilingue français-anglais, monographie et catalogue, avec introduction par Dominique Jarrassé, texte « La Peinture de Léon Weissberg » parLydia Harambourg, etCatalogue raisonné complet par Lydie Marie Lachenal : 231 œuvres de Léon Weissberg répertoriées, décrites, reproduites et commentées.
Témoignages dePhilippe Soupault,Jean-Marie Dunoyer,Waldemar-George, Jacques Kikoïne (Yankel), Marie Ber-Warszawski, Chil Aronson, Hersch Fenster. Documents, bibliographie, index des œuvres. Il est joint un CD-ROM du catalogue.
Chil Aronson,Léon Weissberg, Peintures,XXe anniversaire de sa mort, préface de la plaquette de l'exposition Galerie d'Alençon, mars 1963.
Marie Ber Warszawski, « Les textes qui suivent… Une lettre à Louis Aragon », suivi de « La Séparation » et « Léon Weissberg », textes écrits en 1963, publiés dansL. Weissberg, Catalogue raisonné de l’œuvre peint, dessiné, sculpté,op. cit., 2009,p. 241-244.
Jerzy Malinowski, « La peinture de Léon Weissberg »,Archiwum Emigracji (Les Archives de l’émigration), Torùn, Pologne, université M. Kopernika,nos 5/6,.
Jerzy Malinowski et Barbara Brus-Malinowska,W Kregu École de Paris, Malarze Zydowscy w Polsce, Varsovie, DIG,.
Galerie Bonaparte, Artistes polonais à Paris, présentation de l'exposition par Chil Aronson, Paris 1929.
Galerie Zak, Œuvres d'Artistes juifs morts en déportation, catalogue de l'exposition organisée par le musée d'Art juif avec le concours de la galerie Zak, rédigé par Chil Aronson sur la base des dates et des illustrations de l'ouvrage de Hersch Fenster,Nos Artistes Martyrs. Weissberg est représenté par 2 tableaux: La Mariée juive,No 53, collection A.B Cerata et Paysage,no 54, collection Galerie Zak, Paris 1955.
Tel Aviv Museum, Jewish Artists who perished in the Holocaust, Memorial Exhibition, Avant-propos de Haim Gamzu, directeur du musée de Tel-Aviv, Introduction de Pola Eichenbaum. "Texte Weissberg Leon" et reproductionsno 73, 74, 75, 76. Tel aviv, 1968.
University of Haifa, Memorial in Honour of Jewish Artists victims of Nazism, "Léon Weissberg" in catalogue exposition "Oscar Ghez Collection", Eshkol Tower, 1978.
Forum des Arts, Montparnasse, Atelier du Monde, ses artistes venus d'ailleurs, Palais de la Bourse, Catalogue de l'Exposition "Léon Weissberg",p. 165–166, 199, 207. Marseille 1992
Couvent des Cordeliers, Kikoïne et ses amis de l'École de Paris, catalogue de l'exposition: avant-propos de Yankel, préface de Camille Bourniquel, "Léon Weissberg". Ville de Paris, 1993.
Weissberg, Rétrospective 1924-1942, catalogue de l'exposition Galerie Mann et Espace d'Art et de Culture du Centre Rachi, texte de Jean-Marie Dunoyer, Paris 1998, repris in Lydie Lachenal et aiii, École de Paris, Le Groupe des Quatre,op. cit., 2000.
Université de Haïfa, Gallery of Arts, Eighteen Jewish Artists who perished in the Holocaust, catalogue de l'exposition Oscar Ghez Collection, « Léon Weissberg »p. 8, 32,33, Haïfa, 1996.
Musée Denys-Puech de Rodez, catalogue de l'exposition « Léon Weissberg, une Rétrospective », textes de Laurence Imbernon, conservateur commissaire, « Léon Weissberg : pour une Peinture spirituelle » et de Kenneth M. Ritter. Rodez 2002-2003.
Musée juif hongrois de Budapest, Modigliani, Soutine et leurs amis de Montparnasse. Catalogue avec textes de Robert B. Turan, Stanislas Perret, Laszlo Beke, Gladys Fabre, Sylvie Buisson, Christian Parisot. Éditions Vince pour le Musée juif hongrois, « Léon Weissberg »,p. 83–84 et 158. Budapest, juillet 2003.
Musée du Montparnasse. Paris-Marseille, de la Cannebière à Montparnasse. Catalogue avec textes de Sylvie Buisson, Lydie Salvayre, contributions de Lydie Lachenal.
Musée de Séville et de Cordoue, De Paris à la Costa Azul, El Triunfo del Color. Catalogues avec textes de Miguel Castilleja, Gorraiz, Giancarlo d'Onofrio, Lydie Salvayre, Sylvie Buisson, Pierre Dumont et al., « Léon Weissberg »p. 50–53, 148-149, 194. Éd. Cajasur, Espagne, avril 2004.
De Paris a la Costa Azul, El Triunfo del Color, catalogue culturel de l'exposition Craixanova, textes de Guillermo Alonzo Jaudenes, Giancarlo d'Onofrio, Lydie Salvayre, Sylvie Buisson, Pierre Dumon, Lydie Lachenal, éd. Craixanova, « Léon Weissberg »,p. 52, 129, 132-135, 158, Vigo, Espagne, octobre, 2004.
Musée du Montparnasse, Artistes d'Europe, Montparnasse déporté, catalogue de l'exposition. Avant-propos de Simone Veil, de Claude Lanzmann et de Jean Digne, textes de Sylvie Buisson, Dominique Jarrassé, Lydie Lachenal, Nadine Nieszawer et al., « Léon Weissberg »p. 107, 108 et 160-165 (voir l'Erratum pour lesp. 15 et 79), Paris, mai 2005.
Montparnasse déporté- Artisti Europei da Parigi ai Lager, catalogue de l'expostion du Museo diffuso della Resistenza, della Deportazione, della Guerra, dei Drittie della Libertà. Textes de Paolo Levi, Gianni Oliva, Ersilia Alessandrone Perona, Sylvie Buisson, Dominique Jarrassé, éd. Elede, « Léon Weissberg »p. 132–135. Turin, Italie 2007.
Société Historique et Littéraire Polonaise, « Exposition anniversaire Léon Weissberg (1895-1943) », textes de Pierre C.Zaleski, Anna Czarnocka Lydie Lachenal, Sigmund Menkès, Philippe Soupault, Lydia Harambourg, Christophe Zagrodzki. Bibliothèque polonaise de Paris, Paris 2015.
À propos de Léon Weissberg, peintre de l’école de Paris de 1923 à 1943, de Gil Correextraits deDestins brisés
Destins brisés, de Gil Correfilm documentaire
L. Weissberg, Catalogue raisonné de l’œuvre peint, dessiné, sculpté. Reproductions et descriptifs des œuvres, photographies de Léon Weissberg, contributions essentielles de Lydia Harambourg : « La peinture de Léon Weissberg », et de Dominique Jarrassé, Philippe Soupault, témoignages de Chil Aronson, Marie Ber Warszawski, Hersch Fenster, Waldemar George, Jacques Kikoïne (Yankel) et Sigmund Menkès. Ouvrage initié et dirigé par Lydie Marie Lachenal, fille et ayant droit de l'artiste, détentrice du droit moral. Coédition Lachenal, Lachenal & Ritter Ŕ Somogy, Paris 2009.
Œuvres d’artistes juifs morts en déportation, exposition organisée par le musée d'Art juif à la Galerie Zak Paris 1955, Catalogue de Chil Aronson. BNF Catalogue général, Bibliothèque nationale de France.
Exposition DU MAHJ, « Léon Weissberg, Entraygues 1942, donation Lydie Lachenal », musée d'Art et d'Histoire du judaïsme, Paris, présentation et textes de Paul Salmona, directeur général du musée, et de Fanny Schulmann, conservatrice et commissaire de l'exposition. Paris, 2017/2018. Photo Carlos Freire.
Database Art Objects at the Jeu de Paume[74] Cultural Plunder by the Einsatzstab Reichsleiter Rosenberg
Hersch Fenster publie en 1951 son texte « Léon Weissberg » inNos Artistes martyrs, éd. Abécé, Paris. Citons les dernières lignes :
« Telle fut la fin tragique d'un artiste juif qui, dans son œuvre, ne voulait que faire surgir la beauté. Il reste de lui des tableaux qui immortalisent la tristesse des fiancées juives, la tendresse des visages enfantins et le monde coloré de Dieu. Mais il est disparu pour l'éternité, son esprit amical et bienveillant qui, avec la pureté de l'enfance, parlait aux hommes, leur apportait consolation et rendait leur âme plus légère. »
Claude Lanzmann (mort à Paris le), avait écrit à Lydie Lachenal le 22 février 2010 cette carte personnelle, exposée sous vitrine en 2020 par le musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme :
« Je vous remercie de m’avoir adressé le catalogue bouleversant de l’œuvre du grand peintre qu’était votre père. C’est un cadeau très précieux que je me promets de consulter entièrement et à loisir. [...]Je vous dis mon amitié fraternelle,votre Claude Lanzmann ».
Exposition Léon Weissberg Entraygues, 1942 musée d’Art et d’Histoire du judaïsme
Le MAHJ,musée d'Art et d'Histoire du judaïsme, a exposé en novembre 2017 à janvier 2016 la donation de dix tableaux de Léon Weissberg en 1942 par Lydie Lachenal, fille de l'artiste. Paul Salmona, Directeur, souligne dans sa présentation que « les tableaux importants que [Weissberg]parvient à produire dans ces conditions précaires sur des matériaux de récupération sont parmi les plus émouvants du peintre » et « témoignent de la force intacte de création du peintre dans les derniers mois de son existence. »
Présentation par Paul Salmona, directeur général du musée, et Fanny Schulmann, conservatrice, commissaire de l’exposition du MahJ : « Léon Weissberg, Entraygues 1942 », Paris, 2017-2018.
Sous le titreVie des collections, le musée d’Art et d’Histoire du judaïsme publie dans son Cahier du MAHJ de et sur Internet :« Le second semestre 2017 a permis un enrichissement important des collections du MahJ. Plusieurs donations majeures sont à relever, et en particulier celle de Lydie Lachenal, qui a offert au MahJ dix des derniers tableaux peints en 1942 par son père Léon Weissberg (1895-1943) alors assigné à résidence à Entraygues-sur-Truyère, dans l'Aveyron avant sa déportation et son assassinat au camp de Majdanek. Arrivé à Paris en 1923, Weissberg est une figure importante de l'École de Paris et l'un des fondateurs en 1935 [1937] de l'Association des artistes juifs de Paris. »
↑C'est un hameau, à 2 km deLuc-la-Primaube, sans électricité, avec le bureau de tabac pour seul commerce.
↑Toute activité d'exposition et de vente en galerie lui étant interdite en France, vu le Statut des Juifs édicté parVichy, les peintures de Weissberg iront, par contrat, à laBenjamin Gallery de Chicago, qui les vendra aux États-Unis.
↑À l'hôtel Andrieu, deux émissions de laBBC fin décembre ont informé la France et le monde entier de l'utilisation decamions à gaz dans lescamps d'extermination allemands en Pologne.
↑Le témoignage d'un survivant, aujourd'hui décédé, laisse supposer qu'un certain nombre de ces déportés ont été transférés, le même jour, vers la chambre à gaz du camp d'extermination voisin de Sobibor. Aucun document n'en établit une liste.
↑Citation extraite du texte de présentation de l’exposition « Weissberg, Entraygues 1942 », 2017-2018, par Paul Salmona, et Fanny Schulmann, respectivement directeur et conservatrice au musée d’Art et d’Histoire du judaïsme - reproduit ci-après in extensop. 27.
↑Concernant l’arrestation et l’internement, lire le témoignage de Lydie Lachenal (née Weissberg), publié dansÉcole de Paris, le groupe des Quatre,op. cit.,p. 134-135
↑Serge Klarsfeld et Beate Klarsfeld,Mémorial de la Déportation des Juifs de France, Paris, 1978 et 2012
↑Laurence Imbernon, « Pour une Peinture spirituelle », Catalogue de l'expositionLéon Weissberg, une rétrospective au musée Denys-Puech de Rodez, 2002 / 2003, conservateur et commissaire L. Imbernon.
↑Jean-Marie Dunoyer,« Weissberg », École de Paris, le groupe des Quatre,op. cit.,p. 88 à 90
↑Il organisera par la suite une exposition des œuvres d’Alice Prin, l’ancienne compagne de leur ami Maurice Mendjizky plus connue sous le nom de Kiki de Montparnasse.
↑Source pour les faits cités : Lydie Lachenal et Lydia Harambourg dansL. Weissberg, Catalogue raisonné,op. cit.
↑Le tableauLe Vieux Clown, autoportrait en clown, Entraygues 1942, est analysé en ces termes par Jean-Marie Dunoyer, dans « Léon Weissberg »,École de Paris, le Groupe des Quatre,op. cit., pp. 106-107.
↑Commissaire de l’exposition et Conservateur du patrimoine au MahJ. Pascale Samuel, Ouverture reportée à une date non définie en raison de la pandémie de Covid 19.
↑Pascale Samuel, idem. Ouverture reportée à une date non définie en raison de la pandémie de Covid 19.
↑L.Weissberg, Catalogue raisonné, « Témoignages », notamment de la fille du peintre, Lydie Marie Lachenal, et du peintre Jacques Kikoïne (Yankel).