Actif dans l'aide aux nombreux réfugiésjuifs d'Allemagne au cours des années 1930, il écrit dans la revueKadimah[8], et publie à Paris en1937 son ouvrage :Histoire des Juifs de France des origines à nos jours (Prix Montyon 1938 de l’Académie française).
Durant la guerre, une circonscription rabbinique est créée àCannes et Léon Berman y exerce la fonction de rabbin[10].
Raymond-Raoul Lambert, le dirigeant de l'UGIF-Sud, note dans son journal privé[11] avoir écrit à la date du, deMarseille, à la suite de déportation de Juifs français à Paris : « Mercredi5 août. Visite des grands-rabbinsHirschler et Berman. Ils sont scandalisés du fait que le judaïsme officiel refuse d'intervenir. Le grand-rabbin de France,Isaïe Schwartz, a reçu un coup de téléphone pressant d'Hirschler, le sommant d'intervenir ; a répondu que « ce serait un coup d'épée dans l'eau. » Je téléphone en vain à Vichy pour tenter encore de sauver quelque chose ou quelques-uns. On me répond que personne n'est là. »
Léon Berman est arrêté avec sa famille le et déporté treize jours plus tard au départ de lagare de Bobigny dans leconvoiNo 61[12] versAuschwitz où il est assassiné à son arrivée[13],[14].
↑Il est le fils du fameux rabbin hassidique Haim Berman. Voir le site de la communauté de Lille.
↑Son frère était le rabbin deBruxelles. Voir Simon Fuks. Le rabbin David Berman est l'auteur de l'ouvrage:Initiation au judaïsme. Illustration par P. Kahlenberg. Bruxelles, 1947.
↑Dans l'inventaire des archives du rabbinMayer Lambert, on trouve un faire-part des fiançailles de Marcelle Lubtchansky, fille de M. et Madame Lubtchansky avec M. Léon Berman. 22 décembre 1918. 8, rue Mercœur.