L'Haÿ-les-Roses est parcourue par laBièvre qui avait été recouverte au début des années 1950 dans sa partie nord à partir deFresnes et dès 1910, en aval de l'ancien moulin jusqu'àCachan. En 2019, la rivière est encore enterrée sur une longueur d’une centaine de mètres au nord du « parc des prés de la Bièvre », sous les jardins de pavillons privés puis sous l’avenue Victor Hugo. En revanche, elle a été remise au jour en 2016 sur 600 m dans le parc « La Fontaine », le long de l’avenue Flouquet.
En aval du parc La Fontaine, dans le « parc de la Bièvre », le bras vif, bief artificiel qui alimentait un moulin, est encore enterré en 2019. Son parcours est cependant matérialisé par un dallage jusqu’à l’avenue Larroumès à côté de l’ancien moulin, actuellement centre municipal d’accueil. À l’emplacement de ce parc, un bras mort à l’ouest se séparait du bras vif.
La Bièvre, enterrée depuis 1910 le long de l’avenue Henri-Barbusse, recevait sur sa rive gauche, à l’angle de larue de la Cosarde, un petit affluent : le ru de Blagis ou ruisseau de la Fontaine du Moulin, qui prenait sa source auPlessis-Robinson[2].
L'acqueduc du Loing traverse également Paris pour alimenter Paris en eau potable.
Statistiques 1991-2020 et records CHOISY-LE-ROI (94) - alt : 34m, lat : 48°45'35"N, lon : 2°25'04"E Records établis sur la période du 01-01-1988 au 31-12-2021
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à l'L'Haÿ-les-Roses en 2021 en comparaison avec celle du Val-de-Marne et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion desrésidences secondaires et logements occasionnels (1,4 %) par rapport au département (2 %) et à la France entière (9,7 %).
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)
1,4
2
9,7
Logements vacants (en %)
6,9
5,8
8,1
La commune respecte les obligations qui lui sont faites par l'article 55 de laloi SRU de disposer d'au moins 25 % de son parc de résidences principales constituées delogements sociaux[14]
Le toponyme vient d'un nom de domaine gallo-romanLaiacum (795),Lagiacum (829) « domaine deLaius »[16], qui évolue régulièrement enLay /laj/ puis est écritL'Haÿ avecdéglutination d'unarticle inexactement supposé.
C'est en 1914 que L'Haÿ obtient de devenir « L'Haÿ-les-Roses », honorant ainsi la notoriété de saroseraie créée parJules Gravereaux entre 1892 et 1894. Après vote du conseil municipal en date du (qui dénonce unehomophonie avec la commune de Lagny, distante d'une cinquantaine de kilomètres, qui deviendraLagny-sur-Marne en 1971), un décret présidentiel est signé le. Le présidentRaymond Poincaré et Jules Gravereaux étaient amis, ce qui fait qu'on ne sait pas qui du maire, durhodologue ou du président a eu l'initiative de ce changement de nom, qui intervient pour le vingtième anniversaire de la roseraie. Le délai entre la décision du conseil municipal et le décret peut être expliqué par le fait que les rosiers fleurissant en mai, l'événement aurait été organisé début mai[17].
Le plus ancien document concernant les terres deLaiacum est une charte deCharlemagne datée de 798 et affirmant les droits de l’Église deParis sur ce lieu[18]. La légende ecclésiastique locale affirme que ces droits remonteraient àClovisIer, roi des Francs converti au christianisme après la fin de l’Empire romain d'Occident. Clovis aurait distribué une partie importante des terres de l’actuelle banlieue parisienne, dont le domaine de Laiacum, à l’Église de Paris.
L’expansion enFrance dudomaine royal au détriment des pouvoirs nobiliaires et ecclésiastiques empêche ceux-ci de constituer des États comme dans le« Saint-Empire » germanique et, auXIIe siècle,Lay passe du domaine de l’Église àcelui du Roi. Au cours des siècles, le petit village deLay se développe à partir de la rue des Tournelles, la plus ancienne de la commune. Les rois de France y font parfois escale lors de leurs fréquents voyages entre Paris etOrléans (leur nuitées étant àDourdan etÉtampes).
Le, uncahier de doléances commun est rédigé pour les deuxparoisses. Si la loi du crée lescommunes, ce n’est que le que les deux anciennes paroisses sont érigées en communes distinctes.
En 1899, Jules Gravereaux crée la roseraie qui inspire le nom de L'Haÿ-les-Roses adopté par la ville en 1914[18].
Le,Nestor Makhno réunit un congrès internationalanarchiste dans la ville. L'ensemble des participants sera arrêté par la police[19].
La commune participe à l'essor industriel de la région parisienne en développant de petites fabriques liées à la nature argileuse de son sol :plâtrières, carrières etbriquèteries qui employèrent plusieurs centaines de personnes jusque dans lesannées 1950. Durant les « Trente Glorieuses », elle voit s'élever, notamment sur le plateau du Longboyau, des cités ouvrières dévolues principalement aux employés des PTT, comme dans la commune voisine de Chevilly.[réf. nécessaire]
Mémorial aux victimes de l'incendie du.
En 2005, la commune est le théâtre de l'incendie criminel d'une tour HLM, qui fait 18 morts dans la nuit du 3 au[20].
Dans le cadre de la mise en œuvre de la volonté gouvernementale de favoriser le développement du centre de l'agglomération parisienne comme pôle mondial est créée, le, lamétropole du Grand Paris (MGP), à laquelle la commune a été intégrée[25].
Laloi portant nouvelle organisation territoriale de la République du (loi NOTRe) prévoit également la création le d'établissements publics territoriaux (EPT), qui regroupent l'ensemble des communes de la métropole à l'exception de Paris, et assurent des fonctions de proximité en matière de politique de la ville, d'équipements culturels, socioculturels, socio-éducatifs et sportifs, d'eau et assainissement, de gestion des déchets ménagers et d'action sociale et exerçant également les compétences que les communes avaient transférées aux intercommunalités supprimées.
Lors du premier tour desélections municipales de 2014 dans le Val-de-Marne, la liste UMP-UDI menée parVincent Jeanbrun obtient lamajorité absolue des suffrages exprimés, avec5 558 voix (54,08 %, 30 conseillers municipaux élus dont 8 communautaires), devançant de838 voix celle PS-PCF-EELV menée par le maire sortant Pierre Coilbault qui a recueilli4 720 voix (45,92 %, 9 conseillers municipaux élus dont 2 communautaires). Lors de ce scrutin, 45,15 % des électeurs se sont abstenus[27].
Lors du premier tour desélections municipales de 2020 dans le Val-de-Marne, la liste SL-UDI menée par le maire sortantVincent Jeanbrun obtient lamajorité absolue des suffrages exprimés avec3 948 voix (54,26 %, 30 conseillers municipaux élus dont 1 métropolitain), devançant très largement les listes menées respectivement par[28] : - Sophian Moualhi (DVG-PS-EÉLV-PCF-G.s,2 223 voix, 30,55 %, 6 conseillers municipaux élus) ; - Olivier Lafaye (LREM-MoDem-MR-GE-MDP,1 104 voix, 15,17 %, 3 conseillers municipaux élus). Lors de ce scrutin marqué par lapandémie de Covid-19 en France, 60,04 % des électeurs se sont abstenus.
Il y a plusieurs écoles à L'Haÿ-les-Roses, correspondant chacune à un nom de quartier : l'école du Centre, l'école des Blondeaux, l'école de la Vallée-aux-Renards, Lallier, le Jardin Parisien (communément appelé JP). Chaque école est séparée en deux parties (A et B).
L'Haÿ-les-Roses possède deux collèges : le collège Pierre-de-Ronsard dont dépendent les habitants du Petit-Robinson, de la Vallée-aux-Renards, des Blondeaux et d'une partie du Centre, et le collège Eugène-Chevreul, dont dépendent les habitants de Lallier, du Jardin Parisien et d'une autre partie du Centre.
L'Haÿ-les-Roses ne possède pas de lycée mais les élèves de la ville sont répartis sur les lycées de secteur suivants : lycée polyvalent Pauline-Roland àChevilly-Larue ; lycée Frédéric-Mistral àFresnes, lycée de Cachan (anciennement Maximilien-Sorre) àCachan.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[40],[Note 6].
En 2023, la commune comptait 31 188 habitants[Note 7], en évolution de −0,05 % par rapport à 2017 (Val-de-Marne : +2,81 %,France horsMayotte : +2,36 %).
En 2010, lerevenu fiscal médian par ménage était de35 459 euros, ce qui plaçait L'Haÿ-les-Roses au 6 053e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[42].
Lachapelle de La Trinité, rue de Lallier, détruite fin 2016 pour laisser place à la future gare du Grand Paris[44], sera reconstruite entre les trois bâtiments d’I3F.
Château de la Tournelle dite " Maison Platte".Fief attesté dès 829, représenté en 1610 par une gravure deClaude Chastillon (1559-1616), avec une tour carrée et quatre tourelles. Elle s'écroula un peu avant la Révolution. Ce fief était la propriété de la famille Raguier, trésoriers des guerres chez qui mourutJean de Dunois en 1468. Il ne reste qu'un pigeonnier sur la propriété.
Li Long Tsi (1896-1986), linguiste coréen, qui y cultiva son jardin une bonne partie de sa vie.
Charles-Robert Ageron (1923-2008), historien de la colonisation, spécialiste de l'Algérie, vécut à L'Haÿ de 1958 à sa mort et repose au cimetière communal.
Jacques Arsac (1929-2014), astronome devenu informaticien, correspondant de l'Académie des sciences, habitait au 25 rue Guynemer.
Rolf Rafflewski (né en 1943), peintre, dessinateur, illustrateur et lithographe.
Michel Tognini (né en 1949), spationaute, ayant passé une partie de son enfance et de sa jeunesse à L'Haÿ-les-Roses, dont il a plus tard été nommécitoyen d'honneur ; une rue de la commune est nommée en son honneur en 2020[47].
↑Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
↑Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Paris comprend une ville-centre et406 communes de banlieue.
↑Pierre Bronzac (né en 1787) a fait édifier la fontaine Bronzac, située dans le centre-ville, afin que les L'Haÿssiens disposent d'un point d'eau facilement accessible.
↑Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations de référence postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population de référence publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑La Bièvre Tome II La banlieue de Paris, Saint-Cyr-sur-Loire, Alan Sutton,, 128 p.(ISBN2-84253-946-X),p. 47.
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOI10.4000/cybergeo.23155,lire en ligne, consulté le)
↑« L'Haÿ-les-Roses »,Simulateur Solidarité et renouvellement urbain (SRU), Ministère de la Transition écologique et de la cohésion sociale,(consulté le).
↑Anne-Laure Abraham, « L’Haÿ : c’est la plus grande centrale photovoltaïque d’Ile-de-France : 11 800 m² de panneaux photovoltaïques ont été inaugurés sur le toit de l’usine d’Eau de Paris à L’Haÿ-les-Roses en présence d’Anne Hidalgo, maire de Paris »,Le Parisien, édition du Val-de-Marne,(lire en ligne, consulté le).
↑AlbertDauzat et CharlesRostaing,Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud,,2eéd. (1reéd. 1963).
↑Anne-Laure Abraham, « Municipales à l'Haÿ : Coilbault veut faire oublier Sève »,Le Parisien, édition du Val-de-Marne,(lire en ligne, consulté le)« En 2011, Patrick Sève (PS), maire depuis dix-huit ans et figure départementale du PS, est mis en examen pour délit de favoritisme dans une affaire de marchés publics, ce qui le conduit à démissionner et à passer le relais à son premier adjoint, Pierre Coilbault (PS), en octobre 2012 ».
↑Anne-Laure Abraham, « L’Haÿ-les-Roses : deux ans de prison avec sursis requis contre Patrick Sève : L’ancien maire PS de l’Haÿ-les-Roses, jugé depuis lundi aux côtés de neuf autres prévenus, a nié « totalement » tout favoritisme dans l’affaire de marchés publics qui l’a contraint à la démission en 2012. »,Le Parisien, édition du Val-de-Marne,(lire en ligne, consulté le).
↑C. Dubois, « Vincent Jeanbrun prend L’Haÿ-les-Roses : A L’Haÿ-les-Roses, le duel se jouait dès le premier tour entre le maire sortant PS Pierre Coilbault et Vincent Jeanbrun, secrétaire national de l’UMP. Ce dernier remporte une nette victoire avec 54,08% des voix. »,94.Citoyens.com,(lire en ligne, consulté le).
↑Fanny Delporte, « J’ai tenu la promesse que je m’étais faite enfant » : Vincent Jeanbrun passe la main à L’Haÿ-les-Roses »,Le Parisien,(lire en ligne, consulté le)« Vincent Jeanbrun n’avait pas 30 ans lorsqu’il a ravi cette ville à la gauche, en 2014. Ce vendredi soir, le nouveau député de la 7e circonscription du Val-de-Marne cédera son fauteuil de maire à l’occasion du conseil municipal extraordinaire qui doit désigner son successeur ».
↑« L'Haÿ : après les régionales, Jeanbrun (LR) quittera le conseil départemental »,Le Parisien,(lire en ligne).
↑Fanny Delporte, « L’Haÿ-les-Roses : Clément Decrouy succède à Vincent Jeanbrun à la mairie »,Le Parisien,(lire en ligne)« Jusqu’ici adjoint au maire, Clément Decrouy (DVD), 41 ans, s’est engagé politiquement en 2014 après avoir rencontré Vincent Jeanbrun. Élu député LR de la 7e circonscription du Val-de-Marne début juillet, ce dernier lui a transmis son écharpe vendredi soir lors d’un conseil municipal extraordinaire. Seul l’opposant DVG Sophian Moualhi s’était présenté face à lui »