Universitaire spécialisée en économie entre 1977 et 1993, elle rejoint ensuite la Banque mondiale, dont elle devient vice-présidente en 2008. Elle est nommée à laCommission européenne en 2009, sur proposition du gouvernement conservateur bulgare, et obtient leportefeuille de la Coopération internationale.
Elle est confirmée en 2014 au sein de l'exécutif communautaire, où elle occupe le poste detroisième vice-présidente de la Commission européenne, déléguée au Budget et aux Ressources humaines. Elle démissionne fin 2016 afin de prendre le poste nouvellement créé de directrice générale de laBanque mondiale. À ce titre, elle assume l'intérim de la présidence de l'institution pendant quelques semaines au début de l’année 2019.
En 1993, elle abandonne son parcours universitaire et rejoint laBanque mondiale, où elle commence par un poste d'économiste de l'environnement, puis d'économiste de l'environnement en chef. Elle est ensuite promue directrice de l'environnement pour l'Asie orientale et le Pacifique, puis directrice de la Stratégie, des Politiques et de la Finance environnementales.
Elle est nommée directrice de la banque pour laRussie en 2004, dirigeant dès lors plusieurs projets dans les domaines du développement régional, de l'éducation ou encore des douanes. En 2007, elle devient directrice du Développement durable, avant d’accéder à la vice-présidence de la Banque mondiale un an plus tard.
Le, elle est nommée à la fonction de directrice générale. Elle exerce l’intérim à la présidence de l'institution entre février et, à la suite de la démission deJim Yong Kim[1].
En, son nom est évoqué pour prendre la présidence de la Commission européenne[5]. Elle se porte ensuite candidate à la succession deChristine Lagarde à ladirection générale duFonds monétaire international (FMI)[6]. Le, après la démission de cette dernière et de longues négociations, Kristalina Georgieva est désignée par les pays de l’Union européenne pour prendre la tête du FMI, obtenant le soutien de 56 % des pays représentant 57 % de la population de l'UE, face au NéerlandaisJeroen Dijsselbloem[7]. La direction du FMI étant par tradition réservée aux Européens, elle a alors de fortes chances d’accéder à la tête de l’institution internationale ; cependant, une modification de ses statuts est nécessaire, Georgieva dépassant la limite d'âge de 65 ans[6]. Le, elle est nommée directrice générale du FMI et entre en fonction le.
Le, la Banque mondiale publie un rapport indépendant qui l'accuse d'avoir fait pression en 2017 pour biaiser le classement des pays publié par la Banque mondiale, quand elle y était en poste, afin de favoriser laChine. Kristalina Georgieva se dit « en désaccord » avec les conclusions de l’enquête et dément toute manipulation[8],[9]. Le Prix Nobel d’économie et ancien économiste en chef à la Banque mondialeJoseph Stiglitz dénonce une « tentative de renversement » orchestrée par les milieux conservateurs américains[10]. Après enquête et discussions au sein du FMI, elle est confirmée dans ses fonctions le 11 octobre 2021[11]. En, elle est seule candidate à sa propre succession[12].