UneKommandantur (pl. Kommandanturen, parfois francisé Commandature) est, durant les deuxguerres mondiales, une structure decommandement militaire de l'armée allemande dans les territoires étrangers qu'elleoccupait[1].
Le terme allemandKommandantur (litt. « commandement militaire ») désigne à la fois, dans le cadre général de l'administration militaire allemande (laMilitärverwaltung), les services de commandement, le bâtiment où ils sont regroupés et le territoire concerné.
Durant laPremière Guerre mondiale, enBelgique, l'évolution des opérations militaires et le rapprochement dufront en1917 vont entraîner une diminution territoriale de l'aire de contrôle de l'une ou l'autreKommandantur (notamment dans leHainaut et le Sud-Luxembourg) au profit des « zones d'étape » (Kriegs-Etappenwesen) : des territoires enarrière du front, en théorie distants les uns des autres tout au plus d'une journée de marche, où étaient regroupées les infrastructures nécessaires à la prise en charge des troupes (comprenant entre autres zones d'hébergement, centres de ravitaillement ethôpitaux militaires).

Durant laSeconde Guerre mondiale, leReich réorganise lesKommandanturen de manière hiérarchique, structurant celles-ci en fonction de l'importance et de l'étendue du territoire qu'elles administrent :
En signe de domination des territoires occupés, l'armée allemande avait pour coutume d'installer sesKommandanturen dans des bâtiments remarquables : châteaux, manoirs, édifices historiques ouhôtels particuliers.
En 1940 est installé sur laplace de l'Opéra, à l'angle de larue du 4-Septembre et de l'avenue de l'Opéra, le siège de laKommandantur deParis, officiellement intituléePlatzkommandantur des Kommandanten von Gross-Paris (Kommandantur du Commandant du Grand Paris). Le commandement duGross-Paris en question s'installe, lui, à l'hôtel Meurice, où siègent les différents gouverneurs militaires de la ville.
UnePlatzkommandantur est brièvement installée àLyon. Celle-ci sera supprimée le[2],puisque la ville de Lyon faisait partie de lazone libre[Information douteuse] et qu'auprès de la population française, le régime nazi souhaitait conserver l'illusion de l'autonomie dugouvernement de Vichy.
En 1940, uneOberfeldkommandantur est installée àLille. Cette administration (l'OFK 670) dirigeait elle-même troisFeldkommandanturen[3] :
Dijon était dirigée par laFeldkommandantur 669 (FK 669) responsable dudépartement de laCôte-d'Or[4].