Le nom deKominform vient de la contraction, enrusse, deBureau d'information des partis communistes et ouvriers. Le but de l'organisation est de contrôler étroitement l'évolution idéologique et politique des États oupartis communistes participants (voir liste ci-dessous).
Depuis1945, l'URSS cherche à étendre sa puissance politique. LeKominform est ainsi créé le[1] à l'occasion de la conférence des partiscommunisteseuropéens deSzklarska Poręba, enBasse-Silésiepolonaise, du au. L'organisation centralise la liaison entre les partis communistes européens, renforçant l'influence soviétique sur ces derniers. Preuve de l'européocentrisme de l'organisation, lesPC chinois et vietnamien ne sont pas invités.
Lors de la première réunion, à leur grande surprise, les représentants duParti communiste français (en particulierJacques Duclos) sont vivement critiqués parAndreï Jdanov (secrétaire duPCUS) pour leur stratégie nationale de participation ministérielle. Dès lors, la position nationale du PCF se radicalise, le parti entrant explicitement dans l'opposition.
Après une seconde réunion en enYougoslavie, les mentalités changent et le conflit éclate ensuite entre lemaréchal Tito et Staline. Aussi, lors de la troisième réunion, qui se déroule du au àBucarest, leKominform juge le communisme yougoslave de Tito comme éloigné de la vision soviétique. De fait, le Parti communiste yougoslave est exclu et une épuration « anti-titiste » intervient chez tous les membres de l'organisation.
La quatrième réunion se tient àMátra enHongrie, du au. Elle entérine l'accentuation de l'effort vers la sauvegarde de la paix, leKominform se dressant comme organe directeur (mais toujours occulte) duMouvement mondial des partisans de la paix.
SelonCharles Tillon dans son livreUn procès de Moscou à Paris paru en 1971,« le Kominform était le camouflage d'une mini Internationale toujours dirigée de Moscou »[4].