Cet article est uneébauche concernant une personnalitéaméricaine et unéconomiste.
| Économiste en chef Fonds monétaire international | |
|---|---|
| - | |
Michael Mussa(en) |
| Naissance | |
|---|---|
| Nationalité | |
| Formation | Université Yale (baccalauréat ès arts)(jusqu'en) Institut de technologie du Massachusetts (Ph.D.)(jusqu'en) East High School(en) |
| Activités | |
| Conjoint | Natasha Lance Rogoff(d) |
| A travaillé pour | |
|---|---|
| Membre de | |
| Sport | |
| Titres aux échecs | Maître international d'échecs(depuis),grand maître international(depuis) |
| Classement Elo | |
| Directeur de thèse | |
| Distinctions | Liste détaillée Grand maître international() Membre associé de la Société d'économétrie() Deutsche Bank Prize in Financial Economics(en)() Prix Adam-Smith(d)() Lauréats Clarivate des chercheurs les plus cités(en)() Membre de l'Académie américaine des arts et des sciences Bourse Guggenheim |
Kenneth Rogoff (né le) est unéconomisteaméricain. Il a été économiste en chef duFonds monétaire international (FMI) de2001 à2003[1].
SelonRePEc, Kenneth Rogoff a publié plus de 100articles dans desrevues à comité de lecture. Il totalise plus de 35 000citations et sonindice h est de 67[2],[3]. La revue dans laquelle il a le plus publié (12 articles) est l'American Economic Review[3]. Il fait partie du top 10 des économistes les plus cités au monde[4].
Kenneth Rogoff est champion d'échecs lors de sa jeunesse. Il est diplômé duMassachusetts Institute of Technology (PhD1980).
Kenneth S. Rogoff est professeur d'économie (depuis1999) et de politique publique (depuis2004) àHarvard[5],[6].
Il siège dans plusieurs organismes officiels dont leCouncil on Foreign Relations, et le comité consultatif de laFederal Reserve Bank of New York. Auteur de nombreux travaux théoriques, il écrit régulièrement des articles pour la presse internationale, repris en France parLes Échos.
Rogoff a été un joueur d'échecs de niveau international, premier échiquier de l'équipe des États-Unis qui a remporté le championnat du monde des étudiants en1970[7],vice-champion des États-Unis en1975[8] etgrand maître international depuis1978[9].
Kenneth Rogoff est renommé pour son conflit avecJoseph Stiglitz, un lauréat du « prix Nobel » d'économie et un ancien chef économiste à laBanque mondiale. La dispute a été amorcée par les violentes critiques effectuées par Stiglitz contre leFonds monétaire international (FMI), dans ses livres. Rogoff y a répondu dans une lettre ouverte[10].
En janvier2009, lors d'un congrès duAmerican Economic Association (AEA), Rogoff etCarmen Reinhart de l'université du Maryland présentent les fruits de leurs recherches sur les impacts économiques descrises bancaires. Analysant les incidences de 14 crises bancaires sévères, incluant celles survenues pendant laGrande Dépression,en Suède etau Japon, ils affirment que les conséquences négatives de lacrise financière de 2008 sur l'économie américaine se prolongeront au moins jusqu'en2010[5]. Ils estiment que letaux de chômage atteindra au minimum 11 % auxÉtats-Unis avant de diminuer[5]. Par ailleurs, lacrise immobilière américaine prendra au moins cinq ans à se résorber à partir de2009, le prix des maisons pouvant perdre en moyenne 36 % de leur valeur maximale[5]. De plus, ils affirment que ladette publique augmentera de 86 % en moyenne, non pas à cause du prix à payer pour renflouer les banques, mais plutôt à la suite d'une importante diminution de rentrées de fonds sous forme detaxes et d'impôts[5]. Finalement, ils affirment que lesgrands chantiers lancés par les gouvernements pour combattre les effets d'une dépression ne sont pas suffisants pour alléger et raccourcir sa sévérité[5].
Kenneth Rogoff adhère à lathéorie du supercycle de la dette. Selon lui, l'économie occidentale atteint la fin de son supercycle, tandis que laChine serait en train d'y entrer[11].
En avril2013, une controverse apparaît sur les travaux réalisés avecCarmen Reinhart liée à des erreurs de données faussant la conclusion de leurs précédentes études[12],[13]. En effet, leur article,Growth in a Time of Debt[14], de 2010, publié dans une des plus prestigieuses revues de sciences économiques (mais sans pour autant passer par un comité de relecture) préconisait unepolitique d'austérité lorsque leratio dette-PIB (en) dépasse 90% ; ces conclusions ont largement été reprises à l'époque par de nombreux politiques. Cependant, celles-ci étaient fondées sur une erreur faite sur leur tableur Excel. De plus, les analyses de Rogoff et Reinhart étaient basées sur des connaissances très limitées en statistique (utilisation uniquement de la médiane et de la moyenne dans leur étude, pas d'écart type, pas de régression linéaire...)[15]. Il leur a été reproché d'utiliser cet article erroné afin de promouvoir les politiques d'austérité, à la mode après la crise de 2008. En 2013, Rogoff et Reinhart ont publié un démenti[16].