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Mayna odorata

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Mayna odorata
Description de cette image, également commentée ci-après
Mayna odorata parAublet (1775)"Explication de la Planche trois cent cinquante-deuxième : 1. Bouton de fleur. - 2. Une diviſion du calice. - 3. Corolle épanouie. - 4. Étamines attachées au réceptacle. - 5. Réceptacle. - 6. Étamine ſéparée.[1]
Classification de Cronquist (1981)
RègnePlantae
Sous-règneTracheobionta
DivisionMagnoliophyta
ClasseMagnoliopsida
Sous-classeDilleniidae
OrdreViolales
FamilleFlacourtiaceae
GenreMayna

Espèce

Mayna odorata
Aubl.,1775

Classification APG III (2009)

"Représentation graphique de la classification phylogénétique"
Classification APG III (2009)
CladeAngiospermes
CladeDicotylédones vraies
CladeRosidées
CladeFabidées
OrdreMalpighiales
FamilleAchariaceae

Synonymes

  • Alicastrum echinocarpum(Poepp. & Endl.) Kuntze
  • Brosimum echinocarpumPoepp. & Endl.
  • Carpotroche denticulata(Benth.) Benth. ex Walp.
  • Carpotroche odorataEndl. ex Klotzsch in Schom.
  • Carpotroche subintegraStandl.
  • Dendrostylis apeibaefoliaH. Karst. & Triana
  • Dendrostylis denticulata(Benth.) Triana & Planch.
  • Dendrostylis echinataBenth. ex Eichler
  • Dendrostylis echinataBenth.
  • Dendrostylis microphyllaKarsten & Triana
  • Dendrostylis odorata(Aubl.) Eichler
  • Mayna apeibaefolia(H. Karst. & Triana) Warburg in Engler & Prantl
  • Mayna denticulataBenth.
  • Mayna echinataSpruce ex Benth.
  • Mayna glomerataKillip & R.E. Schult.
  • Mayna longicuspis(Standl.) Standl.
  • Mayna microphylla(Karsten & Triana) Warburg in Engl. & Prantl
  • Sloanea longicuspisStandl.[2]

Mayna odorata est une espèce de plantes à fleurs de la famille desAchariaceae (anciennementFlacourtiaceae). C'est est un petitarbrenéotropical et c'est l'espèce type du genreMayna.

Il est connu enGuyane sous les noms deKa'akɨ,Ka'asili (Wayãpi)[3].

Description

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Mayna odorata est unarbuste ou petitarbre, atteignant 6 m de haut. Les rameaux sont brunâtres pubescents à hirsutes. Lesstipules sont subulées, longs d'environ 2 mm, subpersistantes. Lespétioles sont pubescents à hirsutes, longs de 1 à 2 cm, légèrement renflés distalement. Lesfeuilles membraneuses-chartacées, sont non ponctuées, glabrescentes dessus, à l'exception de la nervure médiane et des nervures secondaires un peu hirsutes, pileux dessous, plus denses sur les nervures, obovale à obovale-oblong, longues 12-25 cm pour 3,5-6,5 cm de large, acuminée, à base atténuée, à marge entière ou denticulée à assez grossièrement sinuée-dentée, et avec 7-9 paires de nervures secondaires. Lesinflorescences sont axillaires, fasciculées, à 2-5 fleurs, pubescentes, avec despédicelles longs de 2-4(-7) mm (jusqu'à 12 mm pour la fleurs femelles). Les 3sépales sont ovales-orbiculaires, et mesurent 5,7 mm de diamètre. Les 7-9pétales sont blancs, glabres, obovales et mesurent 8-9(-13) mm de long pour 5-7(-10) mm de large. Les fleurs mâles portent (20-)30 étamines, comportant un filet long de 3-6 mm, comme l'anthère, strigilleux. Les fleurs femelles ont un ovaire ovoïde, court-tomenteux, muriculé. On compte 2 ou 3 styles, fourchus et des stigmates lacérés. Lefruit, porté par un pédicelle long de 1 cm, est orange pâle, légèrement pubescent, avec des soies longues de 4-10 mm finalement caduques, de forme globuleuse, mesurant 1,5-2(-3) cm de diamètre. Les fruits contiennent 4-8graines, rouges à orange mesurant jusqu'à 1 cm de long[4].

Sonpollen a été documenté[5]

Répartition

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On rencontreMayna odorata duHonduras à laColombie, et duVenezuela auBrésil (Amazonas,Pará,Amapá,Acre) en passant par lesGuyanes, l'Équateur, lePérou et laBolivie[4].

Écologie

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Mayna odorata est uneespèce pionnièrezoochore par les mammifères[6], dont les graines pèsent 0,223 g[7],[8].

Les fruits deMayna odorata sont consommés par le singe écureuilSaimiri cassiquiarensis albigena enColombie[9].

Utilisation

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Chez lesWayãpi deGuyane, ladécoction ou lemacérat d'écorce et de feuilles deMayna odorata sont bus, de même que ses feuilles brûlées, réduites en cendres sont consommées, commeantidiarrhéique[3]

EnAmazonieéquatorienne, lesQuechua emploientMayna odorata pour soigner la diarrhée (décoction des graines et des racines)[10], lesboutons de fièvre, et commetonique pour les chiens[11].

Mayna odorata a été identifiée pour ses propriétés contre lalèpre par les populations amérindiennes de l'Amazonas auXIXe siècle[12].

Protologue

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En 1775, le botanisteAublet propose leprotologue suivant[1] :

« MAYNA odorata. (Tabula 352.)

Frutex caules plures, ſimplices, ſexpedales, fragiles, è radice emittens. Folia alterna, ovato oblonga, longè acuminata, undulata, glabra, integerrima, petiolata. Stipulæ binæ, oppoſita, ad baſim petiolorum, deciduæ. Flores axillares, congeſti, brevi peduncular ſuffulti, odoris grati.

Florebat Decembri.

Habitat Caïennæ propè hortum prædii Loyola.
 »

« LA MAYNE odorante. (PLANCHE 352.).

Cet arbrisseau pouſſe de ſa racine pluſieurs tiges droites, ſimples, flexibles, caſſantes, d'environ ſix pieds de hauteur. Ses feuilles ſont alternes, longues de dix pouces, ſur environ trois de largeur, terminées par une longue pointe. Elles ſont d'un beau vert, liſſes, fermés, légèrement ondées a leurs bords, & ont des nervures très apparentes en deſſous. La côte d'où elles partent, eſt ſaillante. Leur pédicule eſt long d'environ un demi-pouce, & renflé à la baſe de la feuille ; il eſt garni à ſa naiſſance de deux petites stipules qui tombent.

Les fleurs naiſſent pluſieurs enſemble aux aiſſelles des feuilles, dans toute la longueur des tiges, même dans les endroits ou les feuilles ſont tombées. Chaque fleur eſt portée ſur un petit pédoncule.

Le calice eſt diviſé en trois lobes arrondis, blancs, intérieurement concaves.

La corolle à huit pétales blancs, arrondis, dont l’onglet eſt appliqué contre les étamines. Cette fleur en s'épanouiſſant forme une petite roſe.

Les Étamines ſont au nombre de trente, le plus ſouvent de vingt-huit, ramaſſées les unes ſur les autres, portées ſur un réceptacle conique, blanc. Les filets ſont courts, blancs & droits. Les anthères y ſont attachées par leurs baſes, Elles ſont longues, comme à quatre angles, marquées de quatre ſillons, dont deux plus profonds. elles s'ouvrent à leur extrémité ſupérieure qui eſt plus groſſe, & répandent une pouſſière jaune. après avoir détache toutes les étamines, je n'ai trouvé aucune apparence d'ovaire dans un grand nombre & fleurs, & ſur différents pieds, en différents temps. Je n'ai jamais pu découvrir l'individu qui porte les fleurs femelles, quelque recherche que j'en aie faite.

Cet arbriſſeau eſt très agréable par la quantité de fleurs blanches dont il eſt couvert, & par l'odeur ſuave qu'elles répandent.

Je l'ai trouvé dans l'île de Caïenne, le long de la route qui conduit au jardin de l'habitation de Loyola, dans le mois de Décembre. L'on a groſſi les parties de la fleur. »

— Fusée-Aublet, 1775.


Articles connexes

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Notes et références

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  1. a etbJean Baptiste ChristianFusée-Aublet,HISTOIRE DES PLANTES DE LA GUIANE FRANÇOISE, rangées suivant la méthode sexuelle, avec plusieurs mémoires sur les différents objets intéreſſants, relatifs à la culture & au commerce de la Guiane françoiſe, & une Notice des plantes de l'Iſle de France. volume II,Londres etParis, P.-F. Didot jeune, Librairie de la Faculté de Médecine, quai des Augustins,, 921-924 p.(lire en ligne)
  2. (en-US) « Mayna odorata Aubl. - synonyms »,Tropicos,Saint Louis, Missouri,Missouri Botanical Garden(consulté le)
  3. a etbPierre Grenand, Christian Moretti, Henri Jacquemin et Marie-Françoise Prévost,Pharmacopées traditionnelles en Guyane : Créoles. Wayãpi, Palikur, Paris,IRD Editions,, 663 p.(ISBN 978-2-7099-1545-8,lire en ligne),p. 374
  4. a etb(en) A. A. Pulle, A.L. Stoffers (ed.) et J. C. Lindeman (ed.),Flora of Suriname : additions and corrections,vol. III, PART 1-2, Leiden, E. J. BRILL,, 446-447 p.(ISBN 90-04-07779-0)
  5. (en) Heidemarie HALBRITTER, Silvia ULRICH et Friðgeir GRÍMSSON,« Aperture », dansIllustrated Pollen Terminology, Cham, Springer,, 207-294 p.(lire en ligne)
  6. (en) Robin B. Foster, Javier B. Arce et Tatzyana S. Wachter,« Dispersal and the sequential plant communities in Amazonian Peru floodplain », dansFrugivores and seed dispersal,vol. 15, Dordrecht, Dr W. Junk Publishers,, 357–370 p.(ISBN 978-94-009-4812-9,DOI 10.1007/978-94-009-4812-9_31),chap. 27
  7. (en) Susan Foster et Charles H. Janson, « The Relationship between Seed Size and Establishment Conditions in Tropical Woody Plants »,ECOLOGY Ecological Society of America,vol. 66,no 3,‎,p. 773-780(DOI 10.2307/1940538,lire en ligne)
  8. (en) P. Charles-Dominique, M. Atramentowicz, M. Charles-Dominique, H. Gérard, A. Hladik, C.M. Hladik et M.F. Prévost, « Les mammifères frugivores arboricoles nocturnes d’une forêt guyanaise : inter-relations plantes-animaux »,Revue d’Ecologie, Terre et Vie, Société nationale de protection de la nature,vol. 35,no 3,‎,p. 341-436(lire en ligne)
  9. (en) Xyomara Carretero-Pinzón, Thomas R Defler et Manuel Ruiz-Garcia,« HOW DOES THE COLOMBIAN SQUIRREL MONKEY COPE WITH HABITAT FRAGMENTATION? STRATEGIES TO SURVIVE IN SMALL FRAGMENTS », dans Ruíz-García M, Shostell J.M.,Phylogeny, molecular population genetics, evolutionary biology and Conservation of the Neotropical Primates, New York, USA, Nova Science Publisher Inc.,, 1-16 p.(ISBN 978-1-63485-204-3,lire en ligne),chap. 15
  10. (en) Richard Evans SCHULTES et Robert F. RAFFAUF,The Healing Forest. Medicinal and Toxic Plants of the Northwest Amazonia., Portland, Dioscorides Press,, 484 p.(ISBN 978-0931146145)
  11. (en) Robin J. Marles, David A. Neill et Norman R. Farnsworth, « A CONTRIBUTION TO THE ETHNOPHARMACOLOGY OF THE LOWLAND QUICHUA PEOPLE OF AMAZONIAN ECUADOR »,Revista de la Academia Colombiana de Ciencias Exactas, Fisicas y Naturales,vol. 16,no 63,‎,p. 111-120(lire en ligne)
  12. (en) José M. Barbosa-Filho, Francisco A. do Nascimento Júnior, Anna Cláudia de Andrade Tomaz, Petrônio F. de Athayde-Filho, Marcelo S. da Silva, Emídio V. Leitão da Cunha, Maria de F. Vanderlei de Souza, Leônia M. Batista et Margareth F.F. Melo Diniz, « Natural products with antileprotic activity »,Revista Brasileira de Farmacognosia (Brazilian Journal of Pharmacognosy),vol. 17,no 1,‎,p. 141-148(lire en ligne)

Liens externes

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