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| Type | Sous-marin à propulsion nucléaire |
|---|---|
| Classe | Oscar II |
| Fonction | militaire à caractère stratégique (système d'armes nucléaire exclusivement sous-marin embarqué) |
| Histoire | |
| Chantier naval | Sevmash (Sevmash |
| Quille posée | juillet 1992 |
| Lancement | 23 avril 2019 |
| Équipage | |
| Équipage | estimé à 110 sous-mariniers |
| Caractéristiques techniques | |
| Longueur | ~ 178 m à 184 m[1],[2] |
| Maître-bau | ~ 15 m |
| Déplacement | 14 700 t en surface 24 000 t en plongée |
| Propulsion | 2 réacteursOK-650M.02[3], puissance totale 190 MW[1] |
| Profondeur | 500 à 520 m |
| Caractéristiques militaires | |
| Armement | 6 torpilles nucléairesPoseïdon[1] |
| Rayon d'action | illimité, mais dépendant de l'autonomie alimentaire à bord (~120 jours) |
| Carrière | |
| Pavillon | |
| Indicatif | K-329 |
| modifier | |
LeK-329Belgorod (Белгород en russe) est uncroiseur sous-marinnucléaire de premier rangrusse.
Ce submersible àvisées stratégiques[4] a été construit sur la base d'un bâtiment de laclasse Oscar II (désignationOTAN) et fait partie dessystèmes d'armes présentés par le président russeVladimir Poutine au cours de son discours annuel du[5],[6].
Les capacités opérationnelles du K-329Belgorod et sa destination aux missions spéciales font qu'il est confié aux spécialistes des plongées en eaux profondes du GUGI (ГУГИ en russe, pourDirection principale de la recherche en haute mer du ministère de la Défense de la fédération de Russie (ru) )[7] de la29e brigade autonome des sous-marins de laflotte du Nord, stationnée enbaie d'Olenia dans labase navale de Gadjievo[8],[7],[9] dépendant directement duministère de la Défense russe, et non de laflotte maritime militaire de Russie.
Le K-329Belgorod est par ailleurs identifié pour devenir le premiervecteur des torpilles nucléairesPoseïdon en phase d'essai en avril 2021[10].
La construction de ce bâtiment a débuté en, dans les chantiers du constructeur navalSevmash, dans la ville portuaire deSeverodvinsk[11].
Le matricule de ce bâtiment est alors le K-139. Il le restera d'ailleurs de nombreuses années avant d'être modifié en matricule K-329. Son nom sera lui déterminé en 1993 : le « Belgorod » (Белгород en russe)[11].
En 1995, la formation des équipages débute au centre de formation d'Obninsk[11].
Mais en 1997, le chantier est mis en veille alors que le bâtiment arrive aux trois quarts de sa construction, cela principalement pour des raisons financières. Le, l'équipage est dissous[11].
En — soit un mois après l'événement tragique intervenu sur le croiseur sous-marin nucléaire russeKoursk — il est finalement décidé de reprendre la construction sous forme du projet amélioré 949AM[12],[11], mais la question du financement demeure fragile. En, le bâtiment est annoncé à 75 % de son achèvement par un représentant de l'entreprise de Severodvinsk Sevmash, tout en précisant que c'est l'entreprise elle-même qui a décidé de finaliser le chantier sur ses fonds propres[13].
Survient alors un nouveau retournement de situation en, alors que le bâtiment parvient à 85 % de son achèvement, le département militaire refuse de fournir les crédits nécessaires à la poursuite du chantier[14]. Le département de la Défense envisage alors d'autres options pour l'achèvement de ce chantier naval ; l'une d'elles pouvant être de terminer et fournir le bâtiment à la marine indienne qui financerait la fin de réalisation du projet[11].
Alors qu'à la mi-février 2009, le commandant en chef de la marine russe, l'amiral Vladimir Vysotsky, affirme au média russe RIA Novosti que le sous-marinBelgorod est en cours de construction et qu'il sera destiné à une gamme de« tâches spéciales »[15]. Puis, finalement, le gel définitif de la construction du bâtiment est annoncé officiellement le[11].
Une ultime volte-face se produit le par la décision de finalement relancer le chantier en vue de l'achèvement d'un sous-marin nucléaire polyvalent destiné à desopérations spéciales (en particulier en lien avec le projet 09852)[16],[17],[11] : en effet, l'une des options du K-329Belgorod est de devenir le premier vecteur du nouveaudrone sous-marinPoseïdon (Статус-6 Посейдон en russe, nomméKanyon par laCIA) ; et parmi les autres options spéciales se trouveront des aménagements permettant l'emport de plusieurs petits sous-marins pour des interventions en eaux profondes (jusqu'à 1 000 mètres) dans les perspectives de travaux exploratoires géologiques ou d'actions clandestines de toute nature sur les plateaux continentaux[17],[8].
Le service de presse du ministère de la Défense de la fédération de Russie annonce le que l'équipage est formé et opérationnel[11].
Le K-329Belgorod est officiellement mis à flot le, au cours d’une cérémonie organisée au chantier naval Sevmash, à Severodvinsk[18],[11],[19],[20].
En décembre 2019, les essais de démarrage du sous-marin K-329Belgorod sont en cours, et sa mise enservice actif était prévue pour la fin de l’année 2020[21],[22]. Cependant, avec l'accident intervenu à bord du sous-marinLosharik en, cette mise en service actif se retrouve reportée en 2021[23].
Début, un article de l'agence Tass indiquait un changement d'objectif de déploiement pour la mise en service du sous-marin K-329, avec une priorité finalement donnée à la zone Pacifique[24].
Ce passage au second plan des objectifs en Arctique[1] peut être mis en relation avec les répercussions de l'accident à bord duLosharik en juillet 2019[23], comme avec la montée des tensions en mers de Chine[25], ce dans le cadre du partenariat militaire régulier entre la Russie et la Chine dans cette zone maritime[26],[27],[28],[29],[30],[24].
Au, l'agenceRIA Novosti annonçait qu'une source confirmait l'achèvement des essais en cours pour le mois de septembre 2021[31]. Des aléas rencontrés durant ces essais[32] en mer ont cependant entrainé de nouveaux retards de plusieurs mois ; finalement, l'agence de presse Tass annonce le tenir d'une source non-officielle que le K-329Belgorod sera mis en service pour l'été 2022, avec une cérémonie prévue pour le[33].
Le, le K-329Belgorod est livré officiellement à la marine russe par le chantier naval Sevmash. Au cours de la cérémonie, le Commandant en chef de la marine de guerre russe, Nikolay Yevmenov, a souhaité souligner l'apport important de ce sous-marin dans le cadre d'expéditions scientifiques[34],[35].

En termes de taille, le K-329Belgorod — construit sur une base très modifiée de sous-marin classique de la classe Oscar II — est plus long d'environ dix mètres que les sous-marins russes declasse Typhoon, mais moins large[2].
À partir de 2012, des modifications importantes sont apportées à ce bâtiment afin de le rendre opérationnel en tant quevaisseau mère, le compartiment des tubes dédiés au lancement demissiles de croisière est supprimé afin de faire place à un réceptacle capable d'accueillir mini-sous-marins et drones sous-marins (UUV - Unmanned Underwater Vehicle) dédiés aux opérations spéciales telles que l'AS-12Losharik (projet 10831) ou les AS-21, AS-23 et AS-35Paltus (projet 1851)[36],[37].
Ses caractéristiques précises sont classifiées et officiellement inconnues à ce jour ; on peut retenir approximativement celles présentées ci-dessous[1] :
Le, le K-329Belgorod est livré officiellement à la marine russe par le chantier naval Sevmash[34].
Le sous-marin K-329Belgorod et le dronePoseïdon font conjointement partie des nouveauxsystèmes d'armes conçus par laRussie pour répondre - entre autres - aux évolutions des capacités de défense nucléaire desÉtats-Unis[38]; cela dans le cadre de laNouvelle guerre froide démarrée en 2002 du fait de la décision prise au sein de l'OTAN du déploiement par les États-Unis de leur solutionbouclier antimissile en Europe de l'Est[39], suivie de la reprise des vols continus desbombardiers stratégiques russes en 2007[40] selon unmodus operandi de la guerre froide, puis en 2013 par laguerre en Syrie et laguerre russo-ukrainienne[41]. Enfin, un cap est franchi en août 2019 avec l'abandon dutraité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire entre ces deux pays[42]. Cette montée des tensions depuis 2002 s'opère sur fond d'une approche politique dedéfense reposant toujours sur ladissuasion nucléaire[43] et sa doctrine dedestruction mutuelle assurée (acronyme MAD en anglais).
Sa destination auxopérations spéciales fait que ses capacités ont été adaptées à de nombreux types de missions àvisées stratégiques. Ce bâtiment est donc conçu pour l'adaptabilité, la capacité à employer différents types d'armes ou autres matériels adéquats avec l'objectif assigné (renseignement, actions d'installation, opérations clandestines délicates, utilisation d'armes tactiques et/ou stratégiques majeures)[1].
Parmi ces visées à caractère stratégique, les volontés d'implantations et d'exploitations duplateau arctique font partie des objectifsgéostratégiques primordiaux de la Russie dans un court à moyen terme[44], ce pour des enjeux énergétiques, prospections diverses, ou encore de contrôle des flux maritimes appelés à se recomposer[45] avec lafonte des glaces arctiques. Le K-329Belgorod, apparaît ainsi tout désigné pour servir le gouvernement russe dans l'affirmation de ses prétentions sur l'espace marin arctique par des actions de renseignement, voire d'actions discrètes et/ou destructrices en eaux profondes.
Une illustration peut en être établie au travers d'un nouveau projet de modernisation et de déploiement d'un réseau de stations d'écoutesonar, positionné sur le fond sous-marin arctique (nom de code Harmony :Гармония en russe)[46],[1]. Pour alimenter l'ensemble de ces infrastructures, il est prévu lors de leur déploiement sur les plateaux continentaux en eaux profondes, un réseau de centrales nucléaires miniaturisées de nouvelle génération[47].
Une autre illustration peut être relevée, au travers des différentes inquiétudes apparues au sein de membres haut gradés duPentagone comme de l'état-major de l'Otan entre fin 2015 et fin 2017, concernant les visées russes vis-à-vis descâbles de télécommunication sous-marins[48],[49]. Effectivement, une guerre non conventionnelle (pouvant s'exprimer au travers de collectes de renseignements ou d'opérations discrètes de sabotage) pouvant être envisagée sur ces infrastructures très faiblement protégées[50],[51],[52] dans un cadre de tensions exacerbées voire de conflit ouvert. Un vecteur tel que le sous-marin K-329Belgorod ferait partie des moyens matériels primordiaux si de telles opérations non conventionnelles[53],[54] venaient à être validées au plus haut sommet de l'État russe[55],[56].
Il est notable que ce système d'arme nucléaire à doubles composantesvectorielles (alliance entre ce nouveau bâtiment lanceur K-329Belgorod et le drone vecteur Poseïdon) permet d'amplifier considérablement les avantages de la mise en œuvre sous-marine de l'arme nucléaire.
Effectivement, lafurtivité du vecteur initial (le sous-marin) est bien sûr conservée, mais elle est complétée par un second vecteur opéré à distance (le drone) permettant de compenser amplement les inconvénients inhérents aux vecteurs sous-marins rencontrés jusqu'ici ; à savoir, une programmation délicate des objectifs et un souci de puissance et portée limitées.
Actuellement, la Fédération de Russie se trouverait donc en position favorable face à tout rival puisqu'à ce jour il n'est pas public — au regard de l'état des connaissances officielles des systèmes d'armes opérationnels — que soit disponible un système de défense apte à contrer ce mode exclusivement sous-marin de mise en œuvre de l'arme thermonucléaire[57],[58],[59],[60].
À cette première composante du K-329Belgorod en tant que vecteur d'armes[22], s'ajoute celle en tant que vecteur d'équipes spécialisées en eaux profondes[8]. Ce sous-marin, au même titre que leBS-64Podmoskovye, pourra ainsi devenir l'une des composantes majeures dans le cadre d'actions menées à plus ou moins grandes échelles sur dessystèmes de télécommunications sous-marins[51], cela dans le cadre de l'action militaire sur des infrastructures marines indispensables au bon fonctionnement ducyber-espace[61],[62] qui constituent un enjeu majeur de puissance et desouveraineté pour lesÉtats[63],[64]. Une illustration de ces options d'action se réalise dans le cadre de la guerre en Ukraine, déclenchée par la Russie le. L'ensemble des dirigeants européens et mondiaux se sont tout d'abord focalisés sur l'option d'une menace d'attaque nucléaire à la suite des déclarations du président russe Vladimir Poutine à propos de« conséquences que vous n’avez jamais vues ». Il faut attendre le, pour que certains articles apparaissent dans les médias, faisant état de cette autre possibilité, pour la Russie, de générer un black-out sur l'internet par une attaque directe sur les câbles sous-marins de télécommunication, avec la prise de conscience de l'ampleur catastrophique que pourrait prendre un tel type d'attaque[65],[66]. La possibilité d'une action russe visant les systèmes telecom sous-marins devient officiellement revendiquée le, par une annonce deDmitri Medvedev sur son compte officiel Telegram[67]. Cette déclaration se réalisant à la suite des derniers éléments révélés concernant lesabotage des gazoducs Nord Stream.
| Commandement | ||
|---|---|---|
| Généralités | ||
| Districts militaires | ||
| Flottes de la Marine russe | ||
| Composantes | ||
| Armes indépendantes du ministère de la Défense | ||
| Troupes dépendant d'autres ministères | ||
| Équipement | ||
Bases de laflotte maritime militaire de Russie | ||
|---|---|---|
| Flotte de la Baltique | ||
| Flotte du Nord | ||
| Flotte du Pacifique | ||
| Flotte de la mer Noire | ||
| Flottille de la Caspienne | ||
| Enmer Méditerranée |
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