Pour les articles homonymes, voirGoux.
| Nom complet | Jules Eugène Goux |
|---|---|
| Surnom | Julo Goux |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Valentigney (France) |
| Date de décès | (à 79 ans) |
| Lieu de décès | Mirmande (France) |
| Nationalité |
| Années d'activité | 1906-1914, 1919-1926 |
|---|---|
| Qualité | Pilote automobile |
| Années | Écurie | |
|---|---|---|
Jules Goux, ditJulo, né le àValentigney (Doubs) et mort le àMirmande (Drôme), est unpilote automobilefrançais. En1913, il devient le premier pilote européen à remporter (surPeugeot L76) les500 miles d'Indianapolis, épreuve à laquelle il participe à cinq reprises y compris pendant laPremière Guerre mondiale.






Jules, Eugène Goux, fils de Jules, Louis Goux et de Louise, Marguerite Vauthier, est le seul fils des époux, avec deux sœurs Marguerite et Jeanne. Marguerite est restée célibataire et Jeanne a épousé Paul Charrière dont elle a eu un fils, le seul neveu de Jules. Le père de Jules était contremaître chez Peugeot, où il ne tarda pas à faire rentrer celui-ci, en 1903. S'occupant alors de cycles et de motocyclettes, Jules côtoie les champions de cycles à moteurs et de motocyclisme que sont à l'époqueDominique Lamberjack (vainqueur de lacourse de côte du Mont Ventoux 1905 sur motoGriffon et cofondateur de la sociétéDemeester & Lamberjack)[1],Giosuè Giuppone etHenri Cissac.
Jules Goux« mesurait 1,71 m, avait les yeux bleu foncé et les cheveux châtain foncé », dixit son livret militaire.
Il fait partie de la classe de 1905 et est appelé sous les drapeaux dans le4e régiment du Génie.
Après avoir eu son certificat de dessinateur, Jules a l'occasion de piloter des voiturettesPeugeot: sa première course a lieu le sur la pente du Ballon d'Alsace, puis en, il participe au circuit deRambouillet, lors de la premièreCoupe des Voiturettes du journall'Auto (202 kilomètres parcourus en Lion-Peugeot monocylindre), se classant quatrième. En 1909, il termine deuxième de l'épreuve derrière Giuppone vainqueur, également sur Lion-Peugeot, alors àBoulogne-sur-Mer (4e édition). L'année suivante, toujours durant la même épreuve, il termine premier des trois Peugeot engagées, et troisième de la catégorie voiturette avec la monocylindre. Le, il est entre-temps troisième du Grand Prix de l'ACF des voiturettes àDieppe et, une nouvelles fois premier des véhicules Peugeot engagés. En 1909 il dispute sa premièreTarga Florio.
Dans lesannées 1910, il ouvre une agence àBesançon pour les automobiles et cycles Peugeot, magasin de vente et garage. Dès le début de la première guerre mondiale, il en confie l'administration à son beau-frère, Paul Charrière. En 1922, il lui cède l'agence.
Devenu ingénieur chez Peugeot, il effectue véritablement ses débuts en sport automobile dès 1909, et il arrête de courir en 1926 au sein de l'écurie Lion-Peugeot, le bras armé officiel de la marque sochalienne en compétition. Avec son coéquipierGeorges Boillot, il remporte de nombreux succès en catégorie « voiturettes », ce qui attise l'intérêt de ses employeurs quant à une éventuelle montée dans la catégorie « Grand Prix ». Au sein d'une petite structure autonome basée en région parisienne et surnommée « Les Charlatans » par le personnel de l'usine Peugeot, il participe à la conception de la révolutionnairePeugeot L76 dotée d'un doublearbre à cames en tête (essentiellement due au coup de crayon de l'ingénieur suisseErnest Henry), qu'il manque de peu de faire triompher dès sa première apparition en compétition auGrand Prix de l'ACF 1912 àDieppe (la victoire revenant finalement à Boillot, Goux se classant deuxième). En 1913, il est pour la troisième fois deuxième de la Coupe des Voiturettes, pour un total de cinq podiums entre 1907 et 1913, en sept participations toutes avec Peugeot.
La même année (1913) , parti défendre les couleurs de Peugeot auxÉtats-Unis avec son mécanicien embarquéÉmile Bégin, il domine les500 miles d'Indianapolis devant 100 000 spectateurs, remportant les20 000 dollars remis au vainqueur, et devient dès sa première participation (premierrookie) le premier étranger à triompher dans ce qui est en train de devenir l'une des épreuves phares du calendrier international, avec une avance record de13 s 8 sur son suivant Spencer Wishart tout en consommant un gallon d'essence tous les six miles. Pour lutter contre la chaleur accablante ce jour-là l'Indianapolis Motor Speedway, il s'asperge de champagne (six bouteilles durant la course) à chacun de ses arrêts aux stands, se plaignant alors à son manager (Johnny Aitken) de devoir respecter la consigne de ne pouvoir pousser le moteur de sa machine dans ses derniers retranchements. Cette victoire lui permet de finir l'année vice-champion des États-Unis (USAAA National Championship Trail)[2]. Il finit peu après, deuxième duGrand Prix de l'ACF, derrière son équipier Boillot. Il est moins en réussite par contre lors de l'édition1914, où les Peugeot, pourtant grandes favorites, sont handicapées par une monte pneumatique inadaptée (il termine tout de même quatrième).
Quelques semaines plus tard, laPremière Guerre mondiale éclate, l'obligeant à mettre sa carrière sportive entre parenthèses puisqu'il est mobilisé. Il prend des photos aériennes des différents lieux de conflits et d'événements majeurs rencontrant des sommités militaires. Il retrouve la compétition en 1919, avec une troisième place à l'Indy 500, participant encore à l'épreuve en 1920 (15e sur Peugeot), et en 1922 (surBallot)[3], constructeur pour lequel il remporte en 1921 àBrescia le premier Grand Prix automobile d'Italie, se classant encore cinquième de l'épreuve en 1924, cette fois surRolland-Pilain-Schmid. Il finit sa carrière chezBugatti à partir de 1925, constructeur avec lequel il remporte en 1926 leGrand Prix de l'ACF etcelui d'Europe sur lecircuit de Lasarte en Espagne, surBugatti Type 39A. Bugatti termine la saisonChampion du monde des manufacturiers grâce à ses deux victoires, ainsi qu'à celle deLouis Charavel au GP d'Italie (sur cinq épreuves retenues pour l'année). Il obtient également pour Bugatti un podium avec une troisième place à la Targa Florio 1926[4] (après avoir été deuxième de cette épreuve en 1922 sur Ballot en ayant mené jusqu'au dernier tour[5]). Sa dernière participation en course a lieu lors de la première Coupe de la Commission Sportive en 1927 (8e sur Bugatti Type 37A).
Au total, Goux participe à neuf Grand Prix de France, de 1912 à 1914, puis de 1921 à 1926. Il le remporte en1926 avec le meilleur temps au tour en course sur Bugatti Type 39A, pour sa dernière apparition. Il termine auparavant deuxième en1913 (Peugeot), quatrième en1914 (Peugeot), troisième en1921 (Ballot) et cinquième en1925 (Bugatti).
Divorcé d'une Américaine, Ruth Edith Davis, il devient le locataire de Jeanne, Marcelle Cardin à Bordeaux, rue Wustimberg au milieu de la seconde guerre mondiale. Ils partent ensuite au château d'Ermenonville, où il occupe le poste de régisseur à la demande de M. Bugatti. Ils se marient le avenue de la grande armée à Paris. Effectuant des missions ponctuelles pour ce dernier, il effectue aussi quelques recherches sur la production d'essence synthétique. Sa carrière prend fin àClamart[6]. Il se retire alors avec madame pour passer sa retraite dans un petit village drômois,Mirmande. Il est enterré dans le cimetière près de l'église Sainte Foy.
(23 victoires au total, sur deux décennies)
(nb: il termina également second de laTarga Florio en 1922 surBallot 2LS1 995 cm3, ainsi qu'en 1926 surBugatti Type 35 de2 292 cm3 deuxième duGrand Prix d'Espagne àLasarte puis lors du Grand Prix deMilan àMonza et troisième lors de la Targa Florio)
Le dynamique importateur américain de la marquePeugeot Alphonse Kaufman fournit à l'époque en véhicules EX3 / L76 des coureurs telsDario Resta,Johnny Aitken (vice-champion Champ Car AAA et vainqueur de laHarvest Auto Racing Classic (en) à Indianapolis, en 1916), ou encoreHowdy Wilcox (vainqueur de l'édition 1919 des 500 milles d'Indianapolis),Eddie Rickenbacker (ponctuellement entre 1914 et 1916, pilote3e du championnat AAA en 1916),Ralph DePalma (en 1916, alors4e du championnat AAA et vainqueur de l'Indy 500 l'année précédente surMercedes) et "Charlie" Merz (Champ Car AAA 1916, et2e en 1911).
Sur les autres projets Wikimedia :
| Quatre victoires | |
|---|---|
| Trois victoires | |
| Deux victoires | |
| Une victoire |
|