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Jules Fainzang

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Jules Fainzang
Jules Fainzang en 2011
Biographie
Naissance
Décès
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Jules Fainzang (néChil Fajnzang[1]), né àVarsovie, enPologne le 18 mai 1922 et mort le 21 décembre 2015, est unjuiffrançais, d'originepolonaise, survivant de laShoah et témoin.

Biographie

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Varsovie

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Jules Fainzang[2] est né à Varsovie le 18 mai 1922.

Il est le fils de Meilech Fajnzang et de Ides Fajnzang. Meilech Fajnzang est né le 22 décembre 1895 à Varsovie en Pologne[1]. Ides Fajnzang (née Lichtinger) est née le 26 mai 1894 à Varsovie en Pologne[1].

Les parents sont desjuifs d'originehassidique. Meilech Fajnzang est untailleur. Ines Fajnzang fait de labroderie à domicile.

Leyiddish est la langue maternelle de Jules Fainzang.

Palestine mandataire

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En 1925, les parents Fajnzang décident de quitter la Pologne, avec leurs trois enfants : Esther, Jules et Joseph[3], pour émigrer àHaïfa, enPalestine mandataire. Sa sœur Esther y meurt dutyphus. Des médecins conseillent de quitter le pays, pour raisons de santé. La famille part enEurope. Il n'est pas question de retourner en Pologne[3].

Anvers

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La famille Fajnzang va àAnvers, enBelgique, en 1927, car le père a un cousin, marchand de poisson, qui y habite. La famille espère toujours pouvoir retourner en Palestine. Jules Fainzang fait partie du mouvement de jeunesseHashomer Hatzaïr[3].

La famille Fajnzang habite à Anvers de 1927 jusqu'au 16 mai 1940, date de l'invasion de la Belgique par les Allemands[2].

Seconde Guerre mondiale

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En mai 1940, la famille Fajnzang se réfugie en France. Elle s'installe dans le village deLizac dans leTarn-et-Garonne, enzone libre[2].

La famille Fajnzang, composée des parents et cinq enfants : quatre garçons (Jules, Joseph, Henri et Daniel) et une fille, Sarah (Suzette), est recueillie par M. Messegué,agriculteur, qui héberge les sept personnes dans une petite maison près de saferme[4].

Suzette, Henri et Daniel Fajnzang, sont placés àMoissac, dans la maison deséclaireurs israélites de France, située 18, quai du Port, avec d'autres enfants juifs, sous la direction deShatta Simon etBouli Simon. Les Simon sauvent près de 500 enfants juifs. En novembre 1942, lesAllemands envahissent lesud de la France. Il faut cacher les enfants dans tout leSud-Ouest. C'est le "planking" préparé depuis longtemps. Suzette et Daniel sont cachés àBeaumont. Suzette est cachée au couvent, sous le nom de Marie-Suzanne Floret. Daniel est caché rue Despeyrous dans l'ancien Lycée professionnel, aujourd'hui maison de retraite. Ils se rencontrent à la cantine mais font semblant de ne pas se connaître. Henri est caché à Roman dans la Drôme chez le directeur du lycée, sous le nom de Henri Follet[5].

Arrestation et déportation

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En mars 1942, Jules Fajnzang, son père, Meilech Fajnzang, et son frère Joseph sont arrêtés par desgendarmes français à Lizac et internés auCamp de Septfonds (Tarn-et-Garonne)[5].

Joseph Fajnzang s'évade le 31 juillet 1942 pendant le transfert des prisonniers juifs du camp de Septfonds, il est repris fin septembre et envoyé le 4 décembre au camp de Gurs. En mars 43 il est sélectionné pour aller travailler dans la mine de charbon de Meyreuil (Bouches du Rhône) dont il s'évade avec d'autres camarades et arrive le 6 janvier 1944 à Marseille où il rejoint les FTP-MOI[6]. Il y rencontre Christine sa future femme.

Jules Fajnzang est transféré aucamp de Drancy et déporté àAuschwitz, par le Convoi n° 25, en date du 28 août 1942. Ses parents sont déportés à Auschwitz par le Convoi n° 30, en date du 9 septembre 1942[1] et assassinés à leur arrivée[5].

Avant l'arrivée de Jules Fajnzang à Auschwitz, le convoi le transportant s'arrête dans la gare deKosel et les hommes entre 18 et 45 ans reçoivent l’ordre de descendre des wagons. Il travaille pendant un mois dans une forge. Il est transféré alors au camp deLaurahütte (Haute-Silésie), camp satellite de Auschwitz. Il est transféré ensuite àBlechhammer. Il doit travailler au chantier de construction d’une usine d’armement. Le 21 janvier 1945, avec l’approche de l'armée rouge, les détenus de Blechhammer, dont son amiWalter Spitzer, doivent faire laMarche de la mort jusqu'àGross-Rosen. Ils sont alors transportés en train versBuchenwald. Jules est libéré par l’armée américaine le 13 avril 1945. Il est l’un des huit survivants du convoi n° 25, parti de Drancy[5],[7],[8],[9].

Après la guerre

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En 1945, après un bref engagement dans l'armée américaine (sa connaissance de l'allemand et du yiddish étant utiles), il rentre à Paris. Il passe par l'hôtel Lutétia. Il retrouve sa fratrie. Il devient tuteur légal de ses trois frères et sœurs (Henri, Daniel et Suzette). Suzette prend un bateau pour la Palestine en 1948.

Il rencontre à Paris une jeune femme, Paulette Oler, dont les parents, originaires de Varsovie, ont été déportés à Auschwitz. Le couple se marie en 1948.

Jules Fainzang et son frère Joseph Fainzang sont membres du parti communiste. En 1951, ils sont interpellés par la police alors qu’ils collent des affiches à Saint-Mandé pour la manifestation du1er mai. Joseph Fainzang,naturalisé français, n’est pas inquiété. Jules Fainzang, par contre, doit quitter le territoire français. Il rencontreJacques Duclos, qui lui conseille d'aller à Varsovie. Il part en Pologne, dont il ne connait pas la langue. Il y reste neuf ans (y perd ses illusions communistes) avant de pouvoir rentrer en France en novembre 1960 avec son épouse et ses enfants[3].

Mémoire de la Shoah

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Jules Fainzang devient un témoin de la Shoah[10],[11],[12],[13],[14].

Famille

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Jules Fainzang et son épouse Paulette Fainzang ont deux enfants nés en France : Gérard en 1949 et Danielle en 1950 àAgen où ils vivent jusqu'en 1950. Ils ont 3 petits-enfants et 6 arrière-petits-enfants[8],[4].

Les cinq enfants Fainzang et leurs descendants se rendent à Lizac, le jour du souvenir des déportés[4].

Œuvre

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Bibliographie

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Notes et références

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  1. abc etdVoir, Klarsfeld, 2012.
  2. ab etcJules Fainzang 1922-2015 déporté au camp de Blechhammer, Auschwitz III. cercleshoah.org.
  3. abc etdAlban Perrin.Comment devient-on français quand on est juif et polonais ? Itinéraires comparés de rescapés de la ShoahBulletin du Centre de recherche français à Jérusalem [Online, 22 | 2011, Online since 25 March 2012.]
  4. ab etcBeaumont-de-Lomagne. Retrouvailles émouvantes soixante-huit ans après. ladepeche.fr. 27 avril 2011.
  5. abcd eteFainzang Jules. 1922, Varsovie - 2015, Paris. memoiresdesdeportations.org.
  6. Dossier individuel de personnel de FAINZANG, JOSEPH. servicehistorique.sga.defense.gouv.fr.
  7. Les rescapés. Témoigner pour transmettre.DOCUMENT RÉALISÉ PAR LE CONSEIL RÉGIONAL D’ÎLE-DE-FRANCE. N° 6 / 2008.
  8. a etbPatrick Figeac. Jules Fainzang, un des huit survivants du convoi n° 25, parti de Drancy. educavox.fr. 31 mars 2020.
  9. La marche de la mort (Extraits de « Mémoire de déportation » par Jules Fainzang). ville-boe.fr.
  10. Agnès Gerhards. Voilà ce qui vous serait arrivé... Les témoins dans l’enseignement de la Shoah. Revue d’Histoire de la Shoah 2010/2 (N° 193), pages 307 à 315.
  11. VOYAGE D'ETUDE A AUSCHWITZ. etab.ac-poitiers.fr.
  12. "Le faisceau des vivants", Catherine Zittoun interroge la mémoire familiale et les liens transgénérationnels. ghu-paris.fr.
  13. Le témoignage du survivant en classe. 16 fiches pédagogiques. rm.coe.int. 5 mars 2009.
  14. Tribune| Publié le 12 Mars 2014. Regards croisés de survivants. Édité par Marc Knobel, Chercheur et Directeur des Études du CRIF. crif.org/fr.

Articles connexes

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Liens externes

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