Movatterモバイル変換


[0]ホーム

URL:


Aller au contenu
Wikipédial'encyclopédie libre
Rechercher

Juin 1940

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Juin1940
Nombre de jours30
Premier jourSamedi1er juin1940
6e jour de lasemaine 22
Dernier jourDimanche30 juin1940
7e jour de lasemaine 26
Calendrier
juin1940
SemLuMaMeJeVeSaDi
221er2
233456789
2410111213141516
2517181920212223 
2624252627282930
1940Années 1940XXe siècle

Mois précédent et suivant
PrécédentMai 1940Juillet 1940Suivant
Juin précédent et suivant
PrécédentJuin 1939Juin 1941Suivant

Chronologies par zone géographique
Chronologies thématiques
modifier 

Les événements concernant laSeconde Guerre mondiale sont détaillés dans l'articleJuin 1940 (guerre mondiale).

Juin 1940 en France

[modifier |modifier le code]

En Europe occidentale, voit les dernières et violentes phases de laBataille de France. Après lesdésastres de mai, les Français se battent désormais avec acharnement, mais ne peuvent empêcher la victoire de la Wehrmacht et l'installation durégime vichyste.

Dans les premiers jours du mois, l'armée allemande réduit lapoche de Dunkerque, sans pouvoir empêcher l'évacuation de presque 340 000 Franco-Britanniques. Les Français reconstituent alors en toute hâteune ligne de défense rudimentaire sur laSomme.

À partir du 5 juin, les Allemandsreprennent l'offensive sur la Somme. Après trois semaines de défaites successives, à un contre deux et presque complétement privés de l'appui de leurs alliés, les soldats français se battent furieusement. Les positions françaises, même encerclées, sont défendues sans esprit de recul. Ce sursaut ne peut empêcher les Allemands de percer en quelques jours, et Paris est pris le 14.

Après le 10 juin, les pointes blindées de la Wehrmacht se répandent partout en France et filent vers le Sud sans rencontrer de ligne de défense constituée. Pourtant des Français continuent partout de se battre avec énergie. À Saumur, les cadets de l'école de cavalerieinfligent un coup d'arrêt aux Allemands, à un contre cinq. Devant Lyon, les tirailleurs sénégalais du 25e RTSrésistent face à l'assaut allemand. Brest, Grenoble et les forts de la ligne Maginot sont défendus sans esprit de recul jusqu'au 22 juin et au-delà.

Le moral des soldats de l'armée de la IIIe République reste haut jusqu'au bout. Leur résistance acharnée inspirera des résistants commeMarc Bloch. Pourtant, dès le début du mois, le général Weygandconsidère la guerre comme perdue ; il refuse de prendre des mesures pour permettre de continuer la lutte. Dans la nuit du 16 au 17 juin, la faction défaitiste menée par Weygand et Pétain impose au chef du gouvernement, Paul Reynaud, de démissionner ; Philippe Pétain prend sa place dans la foulée et demande l'armistice. Celui-ci est signé le 22.

Évolution de l'armée : 1918-1939

[modifier |modifier le code]

Avant laSeconde Guerre mondiale, l'armée française est considérée comme une des plus puissantes du monde. Néanmoins, malgré les décisions de réarmement prises à partir du gouvernement duFront populaire au pouvoir jusqu'en1938, et amplifiées par le gouvernementDaladier ensuite, elle ne put contenir la puissance retrouvée de l'Allemagne nazie.

Lorsque celle-ci attaqua en1940, la défense française s'écroula avec près de 100 000 morts, victime à la fois du « concept » allemand deBlitzkrieg enfrançais :« guerre éclair » et surtout de la pensée stratégique défensive inspirée parPhilippe Pétain à l'État-Major dans lesannées 1930, au lieu de regrouper leschars en grandes formations mobiles. Enfin la propagande durégime de Vichy fera grand cas plus tard de quelques tentatives de sabotage, réelles mais limitées, dans les usines d'armement, inspirées par leParti communiste français, celui-ci obéissant à la politique de Moscou, depuis lePacte germano-soviétique qui avait été signé quinze jours seulement avant le début du conflit en et qui faisait de l'Allemagne et de l'URSS des alliés dans l'attaque puis l'occupation partagée de la Pologne.

Armée de l'air (commandement et personnel)

[modifier |modifier le code]

Le commandement de l'aviation de chasse de l'Armée de l'air française était assuré par le général Bernard d'Harcourt (1885-1980).

Le personnel de la chasse comptait[1] :

  • 25 % d'officiers venus de diverses écoles (Saint-Cyr, Polytechnique,École centrale Paris, École supérieure d'aéronautique et École de l'air) ;
  • des sous-officiers dont l'âge s'échelonnait entre 21 et30 ans (ces derniers appelés « moustachus » et « as de la voltige »). Tous sportifs, enthousiastes, au moral élevé.

Pour le bombardement ou la reconnaissance, le tableau était plus mitigé bien que le personnel soit hautement qualifié.

Terrains de combats

[modifier |modifier le code]

Le,450 avions de chasse gagnèrent leurs nouveaux terrains dispersés géographiquement. La plupart n'étaient que de simples prairies plus ou moins vastes, plus ou moins bien aménagées, loin des agglomérations.

Les pilotes eurent droit au logement chez l'habitant, les mécaniciens et les soldats eurent droit à des granges et à de la paille. Tout commençait dans l'improvisation.

Effectifs en présence

[modifier |modifier le code]

Le jour de la déclaration de guerre, le tableau comparatif est éloquent[2].

Armée de l'air

[modifier |modifier le code]
France
[modifier |modifier le code]

Drapeau de la France France
Pour la France métropolitaine, les effectifs en première ligne sont de 1 394 appareils :

  • 570 chasseurs monomoteurs (dont 542 modernes), 393 sont disponibles le. 120 autres au cours de la campagne ; 40 bimoteurs (dont 28 disponibles le) ;
  • 400 bombardiers (210 modernes et 190 anciens) dont 235 disponibles (121 modernes et 114 anciens) parmi lesquels 184 sont« bons de guerre » donc immédiatement utilisables au combat[3] ;
  • 489 avions de renseignement (dont 281 modernes) ;
  • 8 avions de transport (dont 2 modernes).

On compte aussi un petit effectif dans l'Aéronavale :

  • 24 avions (deux escadrilles :Potez 631) ;
  • 24 avions (deux escadrilles : Loire-Nieuport) ;
  • trois escadrilles de bombardement Chance-Vought.

L'aéronavale a combattu sur terre, surveillant les côtes, bombardant des objectifs terrestres.

Tous ont combattu et contribué à infliger des pertes à l'ennemi.

Angleterre
[modifier |modifier le code]

Drapeau du Royaume-UniRoyaume-Uni
Sur un effectif global de 1 873 appareils, 560 sont engagés (416 sont stationnés en France et 144 depuis les bases anglaises) :

  • 96 avions de chasse (dont 64 modernes) ;
  • 336 avions de bombardement (relativement récents) ;
  • 32 avions de reconnaissance stratégique (modernes) ;
  • 80 avions d'observation.
Belgique
[modifier |modifier le code]

177 appareils sont en première ligne dont :

  • 78 chasseurs monomoteurs ;
  • 59 avions de reconnaissance ;
  • 40 avions de reconnaissance-bombardement.
Pays-Bas
[modifier |modifier le code]

124 appareils en première ligne dont :

  • 63 chasseurs ;
  • 8 bombardiers ;
  • 53 avions de reconnaissance.
Allemagne
[modifier |modifier le code]

Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand
Au-delà du mythe de la propagande allemande des 1 500 chasseurs et 3 500 bombardiers, la Luftwaffe disposait effectivement de 5 142 appareils dans toutes ses unités de première ligne mais seules les Luftflotten 2 et 3 furent engagées soit 3 959 appareils :

  • 1 120 bombardiers ;
  • 342 Junkers Ju 87 Stuka ;
  • 42 avions d’assaut Henschel HS 123 ;
  • 1 016 chasseurs monomoteurs et 248 bimoteurs ;
  • 591 avions de reconnaissance ;
  • 401 avions de transport.

Armée de terre

[modifier |modifier le code]
Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète.Votre aide est la bienvenue !Comment faire ?

Marine

[modifier |modifier le code]
Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète.Votre aide est la bienvenue !Comment faire ?

La drôle de guerre

[modifier |modifier le code]

Le lundi, à l'aube, l'aviation de chasse est placée en état d'alerte générale[4].

En cinq semaines, l'avancée allemande en France entraîne la désintégration de l'armée et une gigantesque panique dans la population. Dix millions de personnes s'enfuient sur les routes avec de maigres bagages, au cours d'un épisode qu'on appellera l'« Exode ». Le gouvernement, dirigé parPhilippe Pétain depuis la démission dePaul Reynaud, fait demander l'armistice, signé le. On peut alors penser que son prestige acquis lors de la défense de Verdun en1916 permettrait des négociations plus aisées avecHitler. Il n'en est rien et les conditions en sont très dures : occupation de plus de la moitié du pays et énormes frais prélevés pour entretenir l'armée allemande.

Cependant, les appréciations stratégiques divergent sur la création d'une zone libre au sud face à une zone nord occupée : les généraux allemands veulent une occupation complète de la France de Dunkerque à Toulon. Hitler, marqué par laPremière Guerre mondiale (il y fut caporal), n'arrive pas à croire à la rapidité de sa propre conquête par des blindés qui ont outrepassé les ordres et dépassé les objectifs initiaux. Ainsi, il veut conserver un gouvernement français pour tenir les colonies françaises (Algérie, Maroc, Tunisie) qui ont une valeur stratégique fondamentale, comme cela sera confirmé par la suite. Après la guerre, Churchill, dans ses mémoires de guerre, donnera raison aux généraux allemands en déclarant que la création de la zone libre (préservant Toulon et la flotte française) avait permis de sauver Gibraltar,1re base britannique en Méditerranée. La zone libre ne va vivre que28 mois, jusqu'en (débarquement allié en Afrique du Nord), mais permit à la résistance française de se construire des bases au travers de toute la zone.

Les opérations

[modifier |modifier le code]

Offensive 10 mai au 24 juin 1940

[modifier |modifier le code]

Chronologie au jour le jour[N 1].

Du 10 au 31 mai
[modifier |modifier le code]
  • 10 mai :
  • 11 mai :
    • La ligne fortifiée du canal Albert est enfoncée en son point le plus sensible par la chute du fort d'Eben-Emael durement éprouvé la veille par la destruction de ses tourelles principales exécutées par des aéroportés allemands utilisant un explosif inconnu des alliés, les charges creuses.
    • Des Leo 45 sont envoyés au nord du canal Albert sur le pont deMaastricht qui n'a pas été défendu par les Hollandais. Les avions français sont engagés par des Messerschmitt 109 et 110 : 5 seront abattus. LaFlak endommage gravement un Leo et 4 Morane. Ce qui reste de l'aviation belge va se consacrer à des reconnaissances et à du réglage d'artillerie.
    • De Gaulle est nommé commandant par intérim de la4e division cuirassée[11].
  • 12 mai :
  • 13 mai :
    • Percée allemande de Sedan. 18 Dewoitine 520 du I/3 abattent sans pertes 3 Henschel 126 et 1 Heinkel 111 dans le secteur de la Semois.
    • 9 Leo 451 (G6) protégés par 27 Bloch 152 (I/1, I/8) attaquent des ponts de bateaux et des colonnes de blindés dans le ravin de Givonne. La moitié sera hachée par la Flak allemande.
    • Action nocturne de 24 Amiot 143 (G9 et G10) sur les arrières.
  • 14 mai : ce qui reste des bombardiers (29) est jeté dans la bataille deBazeilles, d'une façon suicidaire, de jour. Sur 13 Amiot 143, 4 sont abattus.
  • 15 mai :
    • Wilhelmine, lareine des Pays-Bas, qui a quittéLa Haye est emmenée en Angleterre sur un bateau britannique, l'île deWalcheren, dans le delta Escaut-Rhin, où elle espérait se réfugier, étant en passe d'être occupée par l'armée allemande qui se rabat sur la gauche de l'armée belge en pleine retraite. Celle-ci a dû quitter le canal Albert pour éviter d'être disloquée par les pointes offensives des chars allemands et pour rester en communication avec les troupes britanniques. Les Belgo-Britanniques vont prendre position dans la région deLouvain (qui a été durement bombardée), tout en s'appuyant sur laligne KW où les Français viennent se positionner après la percée de Sedan et le franchissement de la Meuse.
    • La chasse française s'est illustrée dans les 3 derniers jours : 854 sorties, 143 victoires, 24 pilotes tués, 23 brièvement blessés (dont 2 prisonniers) et 21 parachutés indemnes.
    • Occupation de Bruxelles où les ponts principaux ont sauté.
  • 16 mai :
  • 17 mai :
    • L'Oise est franchie.
    • 18 Potez 631 de l'escadrille de défense de Paris attaquent les routes avec les armes de bord. Deux sont abattus, 4 ne rentrent pas au terrain, 4 Leo 451 sur 12 sont sacrifiés sur le même objectif.
    • Bilan de la chasse (16 et) : 40 victoires, 18 pilotes tués, 11 blessés, 5 parachutés indemnes.
  • 18 mai :
    • Amère victoire du sergent-chef François Morel du I/5, sur Curtiss (10 victoires) abattu sur Fismes après avoir descendu 3 adversaires.
    • 12 Leo 451 et 8 Breguet 693 attaquent les colonnes allemandes sur Avesnes. 4 Breguet sont descendus.
  • 19 mai : les Leo 451 des GB I/12, II/12 et I/31, imprudemment regroupés à Persan-Beaumont sont attaqués par 12 Heinkel 111 : 4 seront épargnés.
  • 20 mai :
    • Deux escadrilles de l'Aéronavale décollent (de Berck et d'Alprech) pour faire sauter le pont d'Origny-Sainte-Benoîte sur le canal de la Sambre à l'Oise. Les 14 avions (11Chance-Vought 156 et 3Loire-Nieuport LN401/411) attaqueront séparément. Les Messerchmidt-109 étrillent les Chance-Vought (5 sont abattus)[12]. Les Loire-Nieuport, qui arrivent en retard, font sauter le pont malgré la Flak allemande. Les appareils rentrent criblés d'éclats (2 appareils sur 3)[13].
  • 22 mai :
    • À 17h, 18 Dewoitine du GC II/3 abattent 11 Stuka à Bapaume (région de Cambrai).
    • Bilan de la chasse du 17 au : 1 360 sorties, 128 avions abattus, 17 tués, 20 blessés, 24 parachutés indemnes dont 7 prisonniers.
    • L'AB I de l'Aéronavale attaque avec vigueur les chars de la2e Panzerdivision, au sud de Boulogne.
  • 23 mai :
  • 24 mai :
    • 11 Curtiss du GC II/5 emmenés par le lieutenant Houzé abattent 5 Messerschmitt 109 sans pertes pour eux.
    • De Gaulle prend la direction d'Abbeville pour attaquer la tête de pont au sud de la cité :« La tête de pont ennemie sera réduite des trois quarts au terme de combats qui se poursuivront jusqu'au. Ces succès sont coûteux en hommes et en machines, s'ils contribuent à sauver l'honneur, sont incapables de modifier le cours des événements[14]. »
  • 24 mai :
    • Retraite des troupes britanniques de Belgique découvrant la droite de l'armée belge qui va se battre seule sur la Lys[15].
  • 26 mai :
    • OpérationDynamo. Le corps expéditionnaire britannique commence à rembarquer.
    • L'armée de l'air est repliée trop au sud et seuls les Bloch du II/8, les Potez du GRII/14 et 2 Glenn-Martin 167 du GB I/63 peuvent opérer depuis l'Angleterre.
  • 28 mai :
    • Reddition de l'armée belge de campagne, acte signé par le chef d'état-major adjoint des troupes sur le terrain. Ce n'est donc pas un armistice politique et une partie des troupes de rappelés belges en France ainsi que les aviateurs repliés et les troupes du Congo resteront prêts à continuer la guerre sous l'autorité du gouvernement belge nanti de tous ses pouvoirs qui quitte le pays pour gagner la France. Cependant, le roi des BelgesLéopold III, faisant passer sa qualité de chef de l'armée — qu'il exerce effectivement sur le terrain — avant sa fonction royale, décide de se livrer à l'ennemi avec ses soldats, invoquant qu'il ne peut paraître abandonner ceux-ci en quittant le territoire national. Il n'exerce, dès lors, plus aucun pouvoir politique afin de ne pas se compromettre avec les nazis et devient un général prisonnier solidaire de ses hommes[16].
    • Action de la chasse du 24 au : 1 331 sorties, 66 victoires, 22 tués, 15 blessés dont 4 prisonniers, 4 parachutés indemnes.
  • 31 mai :
    • Lille tombe.
    • 57 bombardiers (G1, 2, 6 et 8) assaillent les colonnes autour d'Amines, Abbeville et Saint-Quentin. 13 avions perdus.
Du1er au 24 juin
[modifier |modifier le code]

L'armistice

[modifier |modifier le code]

Dernières opérations

[modifier |modifier le code]

Les ailes se referment

[modifier |modifier le code]

Selon les termes d'un extrait d'un ordre du jour du général Bernard d'Harcourt,« Avant que nos ailes ne se referment… »

Les clauses de l'Armistice concernant l'aviation qui se voulaient humiliantes (général Keitel à Rethondes le[21]) ont été atténuées. Après consultation dumaréchal Göring, il était spécifié« […] qu'il était renoncé à la livraison des avions militaires, si tous ceux qui étaient en possession des forces aériennes françaises étaient désarmés et mis en sécurité sous contrôle allemand[21] ». Il était également déclaré que« […] l'Allemagne n'entendait donner aux conditions d'armistice aucun caractère humiliant à l'égard d'un adversaire aussi brave. » Les avions restaient entre les mains de ses équipages, en attendant des jours meilleurs !

Les évasions

[modifier |modifier le code]

De repli en repli, les éléments de l'Armée de l'air ont atteint le Sud de la France. Les avions capables de traverser la Méditerranée sont acheminés vers l'Algérie. Le général Bernard d'Harcourt assurera« à la fin de la campagne de France, le repli en Afrique du Nord de la plus grande partie de l'aviation de combat »[22].

Au moment de la cessation des combats, il y aura évasion d'avions d'Oran[N 2] et de Casablanca[N 3] vers Gibraltar où quatre avions parviennent à se poser. D'autres partent ensuite du Sud de la France vers l'Angleterre. Ils reprennent le combat plus ou moins rapidement, après avoir été remis en service en Angleterre.

La Luftwaffe

[modifier |modifier le code]

Les volontaires de lalégion Condor, durant laguerre civile espagnole (1936-1939), ont acquis une expérience des combats aériens modernes[24]. Letraité de Versailles a été contourné dès larépublique de Weimar. Entre autres, la collaboration germano-soviétique a permis l'instruction annuelle de 250 stagiaires pilotes. Les écoles devol à voile ont permis à de futurs as de se former (Adophe Galland àWesterholt enWestphalie. Des accords avec l'Italie fasciste ont permis à d'autres pilotes de se former (àGrottaglie entre autres). Les jeunes pilotes formés reviennent en Allemagne s'amalgamer aux anciens pilotes de la guerre de 1914-1918.

Front de Pologne

[modifier |modifier le code]

En, au début de lacampagne de Pologne, la Luftwaffe peut aligner 2 600 avions de combat performants et améliorés grâce à l’expérience acquise sur les fronts espagnols. La supériorité sur les Polonais est de l'ordre de « un contre six ». Au3e jour, l'aviation polonaise est hors de combat.

Front de Hollande

[modifier |modifier le code]
  • 10 mai :
    • Les aviations néerlandaise et belge sont liquidées en grande partie et le reste va succomber dans des combats inégaux.
    • La Luftwaffe aligne trois armées aériennes réunissant 3 500 appareils.
    • Au matin du, un observateur survolant les Ardennes témoigne que« […] l'ensemble ne donne nulle impression d'un massif dense et touffu […] ».

La rupture

[modifier |modifier le code]

Engagement de la RAF

[modifier |modifier le code]

Fin mai, pour tenter d'écraser lecorps expéditionnaire britannique en France (CEBF) qui se rembarque à Dunkerque, les pilotes allemands, dontAdolf Galland, peuvent mesurer l'efficacité deschasseurs Spitfire qui surclassent les Messerschmitt[25]. Le CEBF parviendra à quitter la France à Dunkerque dans des conditions dramatiques, mais ce ne fut pas une victoire pour l'Allemagne.

Alors, l'Angleterre va dresser sur laTamise le dernier rempart contre le nazisme, celui d'une nation déterminée que rejoindront les évadés de France, de Belgique, des Pays-Bas et aussi ceux des Polonais du généralSikorski qui, en, avaient pu échapper à l'invasion et rallier la France en passant par la Hongrie et l'Italie. Cependant, des mouvements derésistance clandestins et des réseaux d'espionnage s'organisent sur le sol français, de même qu'en Belgique et aux Pays-Bas.

Juin 1940 en Afrique

[modifier |modifier le code]
  • Après la reddition de l'armée belge deBelgique (28 mai), les troupes duCongo belge, qui ne sont pas concernées, vont pouvoir continuer le combat aux côtés des Britanniques. Le gouvernement belge en exil nomme le ministrede Vleeshauwer administrateur colonial avec pleins pouvoirs, et le gouverneur généralPierre Ryckmans, gouverneur général du Congo belge, met la colonie à la disposition des Alliés.
  • 10 juin : début de lacampagne d'Afrique de l'Est par les Britanniques contre les Italiens à laquelle vont concourir les Belges et les Sud-Africains.
  • 22 juin :Pierre Boisson, gouverneur général de l’AOF. Après la capitulation de la France, les administrateurs de l’Afrique prennent le parti de suivre legouvernement Pétain. Démilitarisation de la frontière nigéro-libyenne.
  • 25 juin[26] :Haïlé Sélassié Ier quitte Londres pour Alexandrie, puisKhartoum (juillet). Il envoie des émissaires enÉthiopie pour diffuser ses proclamations.

Juin 1940 en Amérique

[modifier |modifier le code]
  • Après la défaite de laFrance et desPays-Bas, pour maintenir la neutralité adoptée par les ministres des Affaires étrangères des États américain dès septembre-, les colonies européennes du continent américain sont placées sous la tutelle des États américains pour éviter qu’elles ne tombent sous contrôle allemand.
  • 21 juin,Canada : introduction de la conscription, uniquement pour la défense du territoire canadien.
  • 26 juin,Canada : le Premier ministre Mackenzie King déclare :« Le gouvernement que je dirige ne présentera pas de mesure de conscription des Canadiens pour le service outre-mer ».

Juin 1940 en Asie

[modifier |modifier le code]
Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète.Votre aide est la bienvenue !Comment faire ?

Juin 1940 en Europe

[modifier |modifier le code]
  • Royaume-Uni : les volontaires pour la défense locale comptent 1,5 million de participants.The Times mentionne« l’Esprit de Dunkerque », sentiment de fraternisation entre les classes sociales face à l’adversité.
  • Le Comité central de la Résistance intérieure tchèque formé au début l'année entre en contact avecLondres, oùEdvard Beneš reprend le titre de président et forme un gouvernement en exil avecJan Masaryk et Sramek.
  • Après la défaite française,Franco renonce à la neutralité pour placer l’Espagne dans la non-belligérance.
  • LaRoumanie aligne sa politique intérieure sur celle des puissances de l’Axe. affirmant défendre les gisements de pétrole roumains contre des attaques britanniques, l’armée allemande occupe laRoumanie, dont les oléoducs sont vitaux pour l’approvisionnement du Reich.
  • 4 juin : fin de l'évacuation des forces alliées repliées àDunkerque.
  • 7 juin : fin de l’évacuation des troupes françaises qui avaient débarqué àNarvik.
  • 9 juin :combat de Pont-de-l'Arche.
  • 10 juin : l’Italie déclare la guerre à la France et au Royaume-Uni, malgré l’opposition de l’opinion, du roi et deCiano.
  • 14 juin :
  • 16 juin :
  • 17 juin : les Allemands mettent en place un blocus total duRoyaume-Uni.
  • 18 juin : le général de Gaulle lance son « appel du 18 Juin », engageant les Français à poursuivre la lutte et fonde un gouvernement français en exil.

« Foudroyés aujourd'hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là. »

— Charles de Gaulle,

Juin 1940 au Proche-Orient

[modifier |modifier le code]

Naissances

[modifier |modifier le code]
Voir la catégorie :Naissance en juin 1940.

Décès

[modifier |modifier le code]
Voir la catégorie :Décès en juin 1940.

Voir aussi

[modifier |modifier le code]

Bibliographie

[modifier |modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Notes et références

[modifier |modifier le code]

Notes

[modifier |modifier le code]
  1. Ce qui suit est un résumé deLes Ailes françaises[5] et des autres ouvrages cités.
  2. Évasion le de René Mouchotte sur un Caudron Goëland saboté avec trois aviateurs et deux officiers vers Gibraltar[23].
  3. Un Glenn-Martin parti de Casablanca est ensuite abattu par la DCA d'Algésiras, stupidement[23].

Références

[modifier |modifier le code]
  1. Les ailes françaises,p. 14.
  2. Chambe 1963,p. 321.
  3. Raymond Daniel, « Le bombardement dans la bataille »,Icare 57,‎ printemps-été 1971,p. 58-67.
  4. Les ailes françaises,p. 13.
  5. Les ailes françaises,p. 30-34.
  6. Les ailes françaises,p. 30.
  7. Chambe 1963,p. 331.
  8. Jacques Belle,La Défaite française, un désastre évitable, Economica, Paris, 2007,p. 52-53.
  9. Roussel 1995,p. 6-7.
  10. Karl-Heinz Frieser,Le Mythe de la guerre-éclair, Éd. Belin, Paris, 2003,p. 138 à 144.
  11. a etbAmouroux 1967,p. 427.
  12. http://francecrashes39-45.net/recits_avions/ab1-5.pdf?PHPSESSID=99a26b7d48eaa14e7d75a74da1c512b6.
  13. Chambe 1963,p. 352-353.
  14. Amouroux 1967,p. 428-429.
  15. D'aprèsUn Règne brisé, mémoires de lord Keyes, attaché militaire britannique auprès du Haut Commandement belge, révélant que les Belges sont tenus dans l'ignorance d'une conférence des chefs britanniques et français des armées du Nord où est préparé le rembarquement, tome 1,p. 342, et que les Britanniques refusent de soutenir les Belges, tome 1,p. 343,Outrageous Fortune, Éd. Martin Secker & Warburg, Londres, 1984, trad. fr. Éd. Duculot, Paris-Gembloux, 1985.
  16. The Daily Telegraph, le roi n'a pas abandonné la partie … mais il senti qu'il ne pouvait pas abandonner l'armée et s'échapper. Sa présence en territoire occupé (au milieu de son peuple) est le symbole de la résistance des Belges, numéro du 10 mai 1941.
  17. Les ailes françaises,p. 98-99.
  18. Chambe 1963,p. 354-355.
  19. Amouroux 1967,p. 436-437.
  20. Amouroux 1967,p. 444-446.
  21. a etbChambe 1963,p. 358.
  22. Voir sites consacrés au général Bernard d'Harcout.
  23. a etbLes ailes françaises,p. 151.
  24. Les ailes françaises,p. 115-118.
  25. Les ailes françaises,p. 132.
  26. Isc - Cfhm - Ihcc.

Liens externes

[modifier |modifier le code]
Ce document provient de « https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Juin_1940&oldid=230482014 ».
Catégories :
Catégories cachées :

[8]ページ先頭

©2009-2026 Movatter.jp