Pour les articles homonymes, voirLécussan.
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Joseph Gilles Lécussan, né le 9 juillet 1895 àGourdan-Polignan (département deHaute-Garonne)[1], mort fusillé le 13 décembre 1946 aufort de Montessuy àCaluire-et-Cuire (département duRhône)[2], est unmilicienfrançais, assassin deVictor Basch dans le cadre des exactions commises par cette organisation supplétive de l'occupantnazi durant laSeconde Guerre mondiale.
Son père, Basile Lécussan, est instituteur.
Au début de laGrande Guerre, Joseph Lécussan, alorspolytechnicien, s'engage volontairement par devancement d'appel et est incorporé au8e régiment de cuirassiers. En 1916, il est admis à l'École navale en 1916[3]. Il parvient au grade decapitaine de corvette, commande une escadrille de patrouilleurs en 1940 et est officier de la Légion d'Honneur.
Durant l'Occupation, Joseph Lécussan, proche de laCagoule (organisation terroriste d'extrême droite) et portant de convictionsantisémites etanticommunistes, adhère à la politiquecollaborationniste durégime de Vichy. En, il est nommé directeur régional duService des questions juives créé àToulouse, et conserve cette fonction jusqu'à.
Il est ensuite nommé parJoseph Darnand au poste de chef régional de laMilice française àLyon, où il côtoiePaul Touvier, chef du2e service. Il y est responsable de l'assassinat[4] deVictor et Hélène Basch, le, àNeyron. C'est lui qui alerte[5] de la présence de Victor Basch à Lyon lelieutenantMoritz, alors à la tête d'une des deux branches duSicherheitsdienst deLyon (l'autre branche était dirigée parKlaus Barbie ; la responsabilité duSicherheitsdienst deLyon dans son ensemble, le dixièmeEinsatz Kommando, incombait àWerner Knab).
Le, en compagnie deMoritz mais également deTouvier, deGonnet et d'autresmiliciens (une dizaine de personnes au total), il participe à l'arrestation de Hélène et Victor Basch à leur domicile.
Après avoir conduit Hélène et Victor Basch àNeyron, Lécussan reconnaîtra y avoir assassiné[5] Victor Basch,Gonnet se chargeant d'assassiner Hélène Basch[5].
Il est ensuite envoyé dans leCher, où il cumule ses responsabilités dans la milice avec les fonctions desous-préfet deSaint-Amand-Montrond qu'il s'approprie de son propre chef le. Il est responsable dumassacre des puits de Guerry, un autre responsable de ce massacre est l'agent français de laGestapo allemande deBourgesPierre Paoli adjoint du chef de la section 4 ; bien renseignés, sous le commandement de Roger Thévenot le chef départemental de la milice mais sous la responsabilité de la Gestapo Fritz Merdsche assisté par Fritz Woldbrandt àOrléans et Erich Hasse à Bourges avec sa maîtresse Annie Fourmann qui est secrétaire et interprète. Fritz Merdsche dirige et contrôle une région qui va de Bourges àChartres etBlois. Le site de Guerry avait été sélectionné par l’agent Max Winterling du SD de Bourges[6] où36 détenus juifs ont été assassinés en en représailles à l'enlèvement de la prise en otages de miliciens berrichons par les résistants de Saint-Amand Montrond et aussi sous le coup de l'assassinat du collaborationnistePhilippe Henriot. La gestapo ayant quitté Bourges à partir du 6 août 1944et la milice de Saint-Amand le 10 août, en direction de l’Allemagne.
Arrêté àConstance (Allemagne) après la chute de l'Allemagne nazie, où il s'était réfugié, Joseph Lécussan est inculpé pour trahison. À la question « L'accusé est-il coupable d'avoir sur le territoire français, en temps de guerre, étant Français, depuis le 16 juin 1940, et notamment de 40 à 44 entretenu des intelligences avec une puissance étrangère ou avec ses agents en vue de favoriser les entreprises de cette puissance contre la France ? », il est jugé coupable et condamné à mort àLyon le. Aussitôt après le prononcé de l'arrêt, le président de la cour de justice a dit au condamné : « Lécussan, vous avez manqué à l'honneur. Au nom de la Légion d'Honneur, je déclare que vous avez cessé d'en être membre. Je déclare également que vous avez cessé d'être décoré de la Croix de guerre. »[7] Le condamné est passé par les armes le suivant.