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JosephII (empereur du Saint-Empire)

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(Redirigé depuisJoseph II de Habsbourg)

JosephII
Illustration.
Portrait de Joseph II, Empereur du Saint-Empire Romain Germanique parAnton von Maron, 1775.
Titre
Empereur du Saint-Empire

(24 ans, 6 mois et 2 jours)
PrédécesseurFrançoisIer
SuccesseurLéopoldII
« Roi des Romains »

(25 ans, 10 mois et 24 jours)
Couronnement
Élection27 mars 1764
PrédécesseurFrançoisIer
SuccesseurLéopoldII
Archiduc régnant d'Autriche,
roi de Hongrie etde Bohême,
duc de Bourgogne,de Milan,de Brabant,de Limbourg etde Luxembourg

(9 ans, 2 mois et 22 jours)
Élection27 mars 1764
PrédécesseurMarie-Thérèse
SuccesseurLéopoldII
Prince héritierd'Autriche,de Hongrie,de Bohême,de Bourgogne,de Milan,de Brabant,de Limbourg etde Luxembourg

(39 ans, 8 mois et 16 jours)
PrédécesseurMarie-Anne
SuccesseurLéopold
Biographie
DynastieMaison de Habsbourg-Lorraine
Nom de naissanceJoseph Benedikt August Johannes Anton Michael Adam von Habsburg-Lothringen
Date de naissance
Lieu de naissanceVienne (archiduché d'Autriche,Saint-Empire)
Date de décès (à 48 ans)
Lieu de décèsVienne (archiduché d'Autriche,Saint-Empire)
SépultureCrypte des Capucins
PèreFrançoisIer du Saint-Empire
MèreMarie-Thérèse d'Autriche
ConjointIsabelle de Bourbon-Parme
(1760-1763)
Josépha de Bavière
(1765-1767)
EnfantsMarie-Thérèse d'Autriche
Marie-Christine d'Autriche
ReligionCatholicisme

Signature de Joseph II

Image illustrative de l’article Joseph II (empereur du Saint-Empire)
Souverains du Saint-Empire
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Joseph de Habsbourg-Lorraine, puisJosephII[1], né le àVienne et mort le dans la même ville, estempereur duSaint-Empire romain germanique de1765 à1790.

Il était le fils aîné deFrançois de Lorraine et deMarie-Thérèse d'Autriche[2]. Il est éluempereur des Romains à la mort de son père en 1765 et devient corégent des possessions héréditaires desHabsbourg d'Autriche dont il hérite en1780, à la mort de sa mère.

JosephII se montra un souverain moderne et réformiste. Mais ses réformes, trop rapides, n'ont été ni comprises ni acceptées par ses sujets. Il s'allia à laPrusse et à l'Empire russe pour lepremier partage de la Pologne (1772) et faillit déclencher une guerre européenne en1778 en voulant s'emparer de laBavière. Il tenta d'influencer la politique étrangère de laFrance grâce à sa sœurMarie-Antoinette, épouse deLouisXVI. Il essaya également de démembrer l'Empire ottoman en s’alliant à l'Empire russe.

Son frère cadet,Léopold II, lui succède à sa mort.

Biographie

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Éducation et caractère

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L'archiduc-héritier Joseph et ses parents (Palko,1747)

Des seize enfants du couple impérial, il fut le plus difficile à élever.

Enfant très attendu, né après trois filles au commencement de laguerre de succession d'Autriche, sa naissance, victoire diplomatique sur les forces ennemies de la monarchie, fut accueillie avec des transports de joie parMarie-Thérèse et ses sujets. Mère de famille éplorée qui avait perdu deux de ses trois filles, souveraine sans réelle expérience, cernée par ses parents et ennemis qui ne songeaient qu'à la dépouiller de ses États et de ses dignités, devant faire face à la guerre sur plusieurs fronts avec une armée désorganisée et un trésor vide, la naissance d'un garçon était pour Marie-Thérèse une victoire diplomatique qui affermissait son trône.

Joseph II enfant à 9 ans.

Aussi Marie-Thérèse mit-elle d'énormes espoirs en son fils aîné. Cependant, le petit descendant de tant d'empereurs glorieux souffrit d'être le fils d'un grand-duc de Toscane, ci-devant duc de Lorraine et de Bar en exil, doté de peu de talents militaires et d'un naturel débonnaire. En effet, François-Étienne de Lorraine ne fut élu empereur qu'à l'automne 1745. Le petit garçon ne put s'empêcher de mépriser son père tandis qu'il aimait passionnément mais craignait sa mère. De même, au grand dam de l'impératrice, il finit par admirer le roiFrédéricII de Prusse, prince présumé homosexuel, cynique et ennemi de sa Maison.

Un pèrejésuite lui enseigna lamorale, lelatin, lesmathématiques et la stratégiemilitaire, tandis que le père Martini, son professeur de droit naturel, trouva en lui un étudiant intéressé par les idées nouvelles, les « droits d'homme » et le bien-être du peuple. Plus tard, il s'intéressera particulièrement aux idées desphysiocrates. Les « Lumières », incarnées parVoltaire et son royal disciple,FrédéricII lui firent d'ailleurs une forte impression. Joseph regardait avec une impatience agacée mais aussi avec une certaine jalousie les victoires deFrédéricII et son habileté à gouverner. Il entrevoyait là le but qu'il devait atteindre. Mais l'empire cosmopolite catholique des Habsbourg-Lorraine, à l'équilibre fragile, exigeait beaucoup plus de nuances et de diplomatie que la Prusse paysanne, protestante et docile.

Le premier mariage

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Princesse Marie Isabelle de Parme (1758) parJean-Marc Nattier.
Vienne,Kunsthistorisches Museum.
Ducat d'or à l'effigie deJosephII, 1787 : IOS. II D.G.R.I.S.A. (« IosephusII Dei Gratia Romanorum Imperator Semper Augustus ») (trad. : « JosephII par la grâce de Dieu Empereur des Romains toujours auguste »).

Pour consolider la nouvellealliance avec la France signée en1756, l'impératrice lui fit épouser en1760Isabelle de Bourbon-Parme (1741-1763), petite-fille deLouisXV, une jeune fille d'un esprit et d'une intelligence supérieurs, mais d'un tempérament mélancolique presque morbide.

« Tya-Tya », comme la surnomma affectueusement Joseph, fit la conquête de son mari, de sa belle-famille et de toute la cour deVienne. Elle donna rapidement une fille àJosephII, la petiteMarie-Thérèse (1762-1770), qu'on surnommait Titi, mais mourut l'année suivante en mettant au monde une seconde fille, Marie-Christine, qui ne survécut pas.JosephII restait donc sans postérité masculine.

Le second mariage

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La seconde épouse de Joseph,Josépha de Bavière.

Il en resta désespéré. Son devoir était d'assurer une postérité dynastique : il songea à la sœur de la défunte,Marie-Louise de Bourbon-Parme mais celle-ci était déjà promise au prince des Asturies. Joseph dut alors se remarier en1765 àJosépha de Bavière (1739-1767), qu’il rendit malheureuse par son indifférence, allant jusqu'à faire séparer par un mur le balcon commun à leurs appartements et ne la visitant pas durant sa dernière maladie.

À la mort de celle-ci, Marie-Thérèse songea, toujours pour renforcer l'alliance française, à lui faire épouser la princesseBathilde d'Orléans. Plus tard encore, il fut question d'une union entre l'empereur et la plus jeune sœur deLouisXVI ; mais ces deux projets firent long feu.

Sur le trône

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Portrait de l'empereur Joseph II parJoseph Hickel, XVIIIe siècle.

À partir de1765, Joseph fut empereur du Saint-Empire[3] et corégent avec sa mère. Mais, il n'était chargé que de la représentation et des affaires militaires et exclu de la politique étrangère et des décisions politiques internes de l'empire. Finalement, plein de rancœur contre la manière dont sa mère lui liait les mains, il décida de voyager enItalie, ses sœursMarie-Caroline etMarie-Amélie sont reine de Naples et duchesse de Parme, son frèreLéopold, grand-duc de Toscane tandis que leur cadet Ferdinand a épousé l'héritière du duché de Modène et s'apprête à succéder à son beau-père comme gouverneur de Lombardie. Il voyage aussi enFrance, l'impératrice s'inquiétant de la stérilité du couple royal. Il parcourt les terres de la Couronne. Par deux fois, il rencontraFrédéricII et la tsarineCatherineII en 1780. La même année, sa mère, l'impératriceMarie-Thérèse, mourut. Il succède ainsi à sa mère en 1780 comme roi deHongrie, titre qu'elle avait conservé.

Du au, il effectue un voyage dans lesPays-Bas autrichiens[4]. Il sera de retour à Vienne avant l'arrivée du couple de nouveaux gouverneurs,Marie-Christine etAlbert de Saxe-Teschen[5], qui font leur Joyeuse entrée[6] à Bruxelles le.

Austérité et réformes

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Baptisé parFrançois Fejtö (1982) d'« empereur révolutionnaire », l'œuvre réformatrice deJosephII est énorme : il publia plus de 6 000 décrets et 11 000 lois en 10 ans[7]. Elle touche tous les domaines. Sitôt maître absolu, il voulut imposer ses réformes en commençant par mettre fin à « cette république de femmes » qu'était la cour et il renvoya ses deux sœursMarie-Anne etMarie-Élisabeth dans leurs couvents. D'abord religieuses, inspirées de l'Aufklärung, les réformes politiques consistaient à soumettre l'Église à l'État : réduction du nombre de séminaires, suppression de congrégations et d'ordres contemplatifs jugés inutiles, tolérance à l'égard des chrétiens non catholiques… Ces réformes inquiétèrent si fortement leSaint-Siège que le papePieVI fit en personne levoyage depuisRome pour inciter l'empereur à revenir sur ses intentions[8].

Il finit de démanteler l'arsenal juridique dédié à la magie noire et la sorcellerie en 1787, achevant l'œuvre entamée par sa mère Marie-Thérèse dès 1740 avec le décret spécifiant que toutes les affaires desorcellerie relèvent uniquement de la juridiction impériale. En 1766, ce décret avait été renforcé par une Ordonnance générale sur l'attitude à adopter[9].

Parmi les autres réformes entreprises par ce roi inspiré par l'esprit des Lumières, il faut citer sa réforme territoriale de l'administration, la création d'un statut de la fonction publique réservée aux titulaires de titres universitaires et non plus à la noblesse du royaume, une réforme totale de l'enseignement imitée deFrédéricII, l'instauration d'un mariage civil, la suppression des jurandes, l'abolition du servage et des monopoles de vente seigneuriaux, la possibilité du rachat des corvées, l'accession à la propriété des paysans en tenure.

La réforme la plus audacieuse pour l'époque fut l'institution d'un impôt de quotité (par tête) payable par tous les propriétaires, sans exception, et basé sur uncadastre général.JosephII entreprend par là de supprimer les privilèges de la noblesse et du clergé. Cette réforme passe généralement comme inspirée par les idées fiscales de laphysiocratie et Joseph est parfois même qualifié par les historiens d'empereur « physiocrate ». En réalité, il mène des réformes principalementmercantilistes et connaît assez mal les théories des physiocrates[10].

Par ses réformes, il sème le trouble dans la monarchie habsbourgeoise. Ses successeurs reviendront sur la plupart d'entre elles, profitant de son décès le, d'autant que laRévolution française inquiète de plus en plus l'élite autrichienne et que s'amorce une réaction contre les événements parisiens.

La politique impériale

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Statue deJosephII àUničov enRépublique tchèque.

Joseph s'appliqua à réformer la jurisprudence impériale[8]. Mais les difficultés à l'intérieur et à l'extérieur refroidirent son enthousiasme. Il se voulait libéral, mais se montrait autoritaire si les intérêts desHabsbourg étaient en jeu ; il laissa le pouvoir impérial tomber au niveau des luttes d'intérêt entre princes germaniques.

La politique ecclésiastique joua dans l'empire un rôle considérable. Joseph essaya de garantir la fidélité du clergé allemand aux princes. Il ressuscita des privilèges impériaux obsolètes, comme lesPanisbriefe, pour s'assurer le soutien de ses partisans laïcs grâce à des rentes versées par les monastères impériaux. En détachant de grands évêchés commeSalzbourg etPassau la partie autrichienne de leurs territoires, il détacha plus encore lespossessions autrichiennes des destinées de l'empire. Le vieux roi de PrusseFrédéricII, toujours soucieux de rabaisser la dynastie impériale à son profit, ne manqua pas de dénoncer l'arbitraire de cette décision, qui préparait selon lui la voie à latyrannie.

Alors que la branche dynastique régnant sur leduché de Bavière voisin allait s'éteindre, Joseph eut le projet de l'échanger contre lesPays-Bas autrichiens, et recueillit l'accord de l'héritier des Wittelsbach. Un tel échange ne devait pas être en soi contraire aux intérêts allemands, mais il provoqua, par les manipulations deFrédéricII, laguerre de Succession de Bavière. L'Autriche n'obtint que le district de l'Inn avec la petite ville deBraunau sur Inn (où naîtra un siècle plus tardAdolf Hitler, pour cette raison autrichien et non allemand).

JosephII fit tout son possible pour développer ses possessions au nord et à l'est, et faire ainsi de lamaison d'Autriche la puissance dominante d'Europe centrale. Il obtint un accroissement considérable de son territoire par le premier partage de laPologne (1772) et conclut avec laRussie une alliance défensive, dont il espérait de larges gains de territoires à l'est. Cependant, au cours de la guerre austro-russe contre les Turcs (1788), et bien que l'armée de Joseph eût prisBelgrade, ce futCatherineII qui recueillit les fruits de la campagne.

Article détaillé :Guerre russo-turque de 1787-1792.

Il détenait personnellement un douzième de laSociété charbonnière de la Barrette, dans leBorinage.

Les États des Habsbourg

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JosephII (1771) parJoseph Hickel.

En politique intérieure,JosephII chercha à réunir dans un même État, autrichien, la diversité culturelle et politique qui composait lespossessions héréditaires des Habsbourg. Il ambitionna de fondre en une seule nation des peuples disparates : Allemands, Slaves, Hongrois, Belges, Luxembourgeois, Italiens. Dans la plus grande hâte et en tout lieu, il s'appliqua à faire table rase de tout ;FrédéricII disait de lui : « Il fait le deuxième pas avant le premier ».

Des historiens telFrançois Fejtö ont pu qualifierJosephII de souverain « révolutionnaire »[11] car sa mère, l’impératrice, s’effrayait de tant de nouveautés. Mais, on ne peut rapprocher ce qualificatif des idéaux révolutionnaires de l'époque :JosephII a violemment réprimé larévolution transylvaine de 1784 inspirée par les mêmes principes que larévolution américaine. Et, les décrets qu’il émet à l’issue de cet épisode visent en priorité à sauvegarder l’ordre établi, en limitant seulement les abus les plus criants[12]. Il suivait en cela la politique de sa mère qui n’avait recouru à des réformes que pour empêcher les désordres, même si Joseph ne qualifiait cela que de « demi-mesures et incohérence » et même si Krones le décrit comme « enflammé par ses convictions »[13]. C’est surtout pour mieux les contrôler qu’il unifia l’administration de toutes les provinces au sein d’un conseil central établi àVienne, et dont il devait être la tête, pendant qu’il abolissait leurs diètes ou les paralysait en les soumettant aux autorités exécutives provinciales. Et il avait beau se dire l’« ennemi de toute illégalité », il n’en prenait pas moins lui-même de nombreuses décisions qui auraient dû relever du gouvernement central de Vienne.

L’allemand devint la langue officielle de tous les pays soumis à sa loi, sauf lesPays-Bas autrichiens où le français resta langue officielle. Joseph II tentera également degermaniser lesMagyars et fera interdire l'usage dulatin en Hongrie[14]. La codification du droit civil et du droit pénal, commencée par sa mère en1753, fut poursuivie, et uneEhepatent définit la nouvelle loi sur le mariage dans l'empire. Les cours de justice devinrent indépendantes et jugèrent de façon égalitaire les nobles et les roturiers. Lapeine de mort fut abolie, tout comme le servage et le droit qu’avaient les nobles de punir leurs sujets ; la noblesse et le clergé furent soumis à l'impôt, créant ainsi à l'État de nouvelles sources de revenu.JosephII abolit la censure et permit la liberté d'expression, dont Mozart fut un des premiers bénéficiaires. Cette mesure provoqua d'ailleurs une vague de pamphlets, surtout à l'initiative des milieux conservateurs religieux.

Lesquatre journées de Gand, lors de larévolution brabançonne.

Cependant la brutalité des réformes entraîna de nombreux mécontentements. Notamment parmi les habitants desPays-Bas autrichiens, plutôt conservateur, qui se révoltèrent en1787 contre les édits relatifs à la religion, à l'administration et à la justice. Puis encore plus nettement en 1790, pour en arriver à la création de la république desÉtats belgiques unis, précurseur de l'État belge actuel.

Un empereur mélomane

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Dans une famille dont les membres pratiquaient tous un instrument,JosephII fut l'un des plus férus de musique.Antonio Salieri fut son maître de chapelle et directeur de l'opéra italien alors très en vogue, s'efforçant sans succès de faire une place àMozart, à qui l'empereur commanda, le premier opéra en langue allemande :Die Entführung aus dem Serail (L'Enlèvement au sérail,1782).

JosephII était passionné d'opéra, il venait à tout moment voir les répétitions au Burgtheater, accompagnant au clavecin les chanteurs comme un professionnel et suggérant des thèmes, comme celui deCosì fan tutte (1790), à Da Ponte, son poète impérial.

Amadeus, la pièceadaptée au cinéma parMiloš Forman, reprend une scène amusante dans laquelle l'empereur juge qu'un morceau de Mozart comporte « trop de notes ». Il n'en demeure pas moins que Mozart bénéficia des largesses de l'empereur et que sa protection permit la représentation desNoces de Figaro (1786), pourtant tiré de la pièce deBeaumarchais qui était censurée en France.

Mozart perdit un protecteur à la mort deJosephII, dont le frèreLéopoldII préféraitDomenico Cimarosa, beaucoup plus célèbre et auteur d'opéras napolitains adorés dans toute l'Europe.

Conclusion

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Menant une vie austère et sans fastes, voyageant incognito sans protocole,JosephII, souverain absolutiste et réformateur, est un exemple parfait de « despote éclairé ». D'ailleurs, il était admiré par lesphysiocrates, partisans dudespotisme légal[10].

La cérémonie funèbre de Joseph II.

Il mourut en1790, à quarante-huit ans, dans la tristesse, sans postérité, incompris, ayant fait l'unanimité contre lui, suivi sur le trône par son frèreLéopoldII, jusque-làgrand-duc de Toscane.

Représentations dans les arts et la culture

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Filmographie

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Cinéma

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Télévision

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Série
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2025 :Rory Kinnear dansAmadeus deJulian Farino et Alice Seabright.

Documentaire

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  • 2022 :Joseph II d’Autriche, le despote éclairé réalisé par Monika Czernin et Max Jacobi[15],[16].

Ascendance

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Ancêtres deJosephII du Saint Empire (1741-1790)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
32.FrançoisII de Lorraine
 
 
 
 
 
 
 
16.Nicolas-François de Lorraine
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
33.Christine de Salm
 
 
 
 
 
 
 
8.CharlesV de Lorraine
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
34.HenriII de Lorraine
 
 
 
 
 
 
 
17.Claude-Françoise de Lorraine
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
35.Marguerite de Mantoue
 
 
 
 
 
 
 
4.LéopoldIer de Lorraine
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
36.FerdinandII du Saint-Empire
 
 
 
 
 
 
 
18.FerdinandIII du Saint-Empire
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
37.Marie-Anne de Bavière
 
 
 
 
 
 
 
9.Éléonore d'Autriche
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
38.CharlesII de Nevers-Mantoue
 
 
 
 
 
 
 
19.Éléonore de Nevers-Mantoue
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
39.Marie de Mantoue
 
 
 
 
 
 
 
2.FrançoisIer du Saint-Empire
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
40.HenriIV de France
 
 
 
 
 
 
 
20.LouisXIII de France
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
41.Marie de Médicis
 
 
 
 
 
 
 
10.Philippe d'Orléans
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
42.PhilippeIII d'Espagne
 
 
 
 
 
 
 
21.Anne d'Autriche
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
43.Marguerite d'Autriche-Styrie
 
 
 
 
 
 
 
5.Élisabeth-Charlotte d'Orléans
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
44.FrédéricV du Palatinat
 
 
 
 
 
 
 
22.CharlesIer Louis du Palatinat
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
45.Élisabeth Stuart
 
 
 
 
 
 
 
11.Élisabeth-Charlotte de Bavière
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
46.GuillaumeV de Hesse-Cassel
 
 
 
 
 
 
 
23.Charlotte de Hesse-Cassel
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
47.Amélie-Élisabeth de Hanau-Münzenberg
 
 
 
 
 
 
 
1.JosephII du Saint Empire
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
48.FerdinandII du Saint-Empire
 
 
 
 
 
 
 
24.FerdinandIII du Saint-Empire
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
49.Marie-Anne de Bavière
 
 
 
 
 
 
 
12.LéopoldIer du Saint-Empire
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
50.PhilippeIII d'Espagne
 
 
 
 
 
 
 
25.Marie-Anne d'Autriche
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
51.Marguerite d'Autriche-Styrie
 
 
 
 
 
 
 
6.CharlesVI du Saint-Empire
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
52.Wolfgang-Guillaume de Neubourg
 
 
 
 
 
 
 
26.Philippe-Guillaume de Neubourg
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
53.Madeleine de Bavière
 
 
 
 
 
 
 
13.Éléonore de Neubourg
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
54.GeorgesII de Hesse-Darmstadt
 
 
 
 
 
 
 
27.Élisabeth-Amélie de Hesse-Darmstadt
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
55.Sophie-Éléonore de Saxe
 
 
 
 
 
 
 
3.Marie-Thérèse d'Autriche
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
56.AugusteII de Brunswick-Wolfenbüttel
 
 
 
 
 
 
 
28.Antoine-Ulrich de Brunswick-Wolfenbüttel
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
57.Dorothée d'Anhalt-Zerbst
 
 
 
 
 
 
 
14.Louis-Rodolphe de Brunswick-Wolfenbüttel
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
58.Frédéric de Schleswig-Holstein-Norbourg
 
 
 
 
 
 
 
29.Élisabeth-Julienne de Schleswig-Holstein-Sonderbourg-Norbourg
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
59.Éléonore d'Anhalt-Zerbst
 
 
 
 
 
 
 
7.Élisabeth-Christine de Brunswick-Wolfenbüttel
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
60.Joachim-Ernest d'Oettingen-Oettingen
 
 
 
 
 
 
 
30.Albert-ErnestIer d'Oettingen-Oettingen
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
61.Anne-Dorothée de Hohenlohe-Waldenbourg
 
 
 
 
 
 
 
15.Christine-Louise d'Oettingen-Oettingen
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
62.EberhardVII de Wurtemberg
 
 
 
 
 
 
 
31.Christine-Frédérique de Wurtemberg
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
63.Anne-Catherine de Salm-Kyrbourg
 
 
 
 
 
 
 

Notes et références

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  1. (fr)« Portrait peint par Anton von Maron (1733-1808) Musée du château de Versailles », surwww.larousse.fr(consulté le)
  2. Joseph, par la grace de Dieu, Empereur des Romains, toujours Auguste; Roi d'Allemagne, de Jerusalem, de Hongrie ... Par l'Empereur & Roi, étoit Signé, A. G. De Lederer[1]
  3. LeXVIIIe siècle, des Lumières à la Sainte Alliance, Péronnet, Hachette supérieur, 1998, 154/368
  4. Eugène Hubert :Voyage de l'EmpereurJosephII dans les Pays-Bas - Liège 1899
  5. Lettres patentes du de l'empereurJosephII portant nomination de l'archiduchesse Marie-Christine et du duc Albert de Saxe-Teschen, son époux, comme lieutenants, gouverneurs et capitaines généraux des Pays-Bas
  6. Lettres patentes du de l'empereurJosephII par lesquelles l'empereur donne plein pouvoir au duc Albert de Saxe-Teschen, pour, en son nom, prêter aux états des Pays-Bas et recevoir d'eux les serments accoutumés
  7. LeXVIIIe siècle des Lumières à la Sainte-Alliance, Péronnet, Hachette supérieur, 1998, 156/368
  8. a etb(fr)« JosephII d'Autriche, Un réformateur pressé », sureuromed.forumsmaroc.com(consulté le)
  9. Colette Arnould,Histoire de la sorcellerie,(ISBN 979-10-210-2774-9)
  10. a etbThérence Carvalho, « JosephII et la physiocratie. Enquête sur un malentendu historique »,Jahrbuch der Österreichischen Gesellschaft zur Erforschung des 18. Jahrhunderts,‎,p. 89-107
  11. François Fejtö,JosephII : un Habsbourg révolutionnaire, 1953.
  12. Comme le relate de « Mercure de France » de cette période :Corridors de miroirs - Google Book.
  13. Krones : « il voulait, dans une sorte de serre chaude faire venir au plus vite à leur maturité les réformes que sa mère n’avait que commencées ».
  14. Édouard Sayous,Histoire générale des Hongrois, tome II, Paris, 1876, pp. 244-248 (lire en ligne).
  15. « Joseph II d’Autriche, le despote éclairé », surTélérama,(consulté le)
  16. « Histoire : Joseph II, despote éclairé », surTélépro,(consulté le)

Annexes

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Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes

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Sources imprimées

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Bibliographie

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Liens externes

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v ·m
Empereurs d’OccidentBannière impériale après 1400
Empereurs du Saint-Empire
v ·m
Les générations sont numérotées dans l'ordre de la descendance masculine depuis les premiers archiducs. Au sein de chaque génération, l'ordre suit celui de l'aînesse.
1re génération
2e génération
3e génération
4e génération
5e génération
6e génération
7e génération
8e génération
9e génération
10e génération
11e génération
12e génération
13e génération
14e génération
15e génération
16e génération
17e génération
18e génération
19e génération
  • Ferdinand-Zvonimir de Habsbourg-Lorraine
  • Charles Constantin de Habsbourg-Lorraine
  • Amedeo de Belgique***
  • Joachim de Belgique***
  • Bartholomaeus d'Autriche-Este***
  • Emmanuel d'Autriche-Este***
  • Luigi d'Autriche-Este***
  • Félix Charles de Habsbourg-Lorraine
  • André François de Habsbourg-Lorraine
  • Paul Jean de Habsbourg-Lorraine
  • Charles Christian de Habsbourg-Lorraine
  • Johannes de Habsbourg-Lorraine
  • Thomas de Habsbourg-Lorraine
  • François Louis de Habsbourg-Lorraine
  • Michel de Habsbourg-Lorraine
  • Joseph de Habsbourg-Lorraine
  • Imre de Habsbourg-Lorraine
  • Christophe de Habsbourg-Lorraine
  • Alexandre de Habsbourg-Lorraine
  • Lorenz Charles de Habsbourg-Lorraine
  • Guillaume de Habsbourg-Lorraine
  • Jean de Habsbourg-Lorraine
  • Louis de Habsbourg-Lorraine
  • Philippe de Habsbourg-Lorraine
  • Nicolas de Habsbourg-Lorraine
  • Constantin de Habsbourg-Lorraine
  • Jacques Maximilien de Habsbourg-Lorraine
  • Léopold Amédée de Habsbourg-Toscane**
  • Maximilien de Habsbourg-Toscane**
  • Léopold de Habsbourg-Toscane**
  • Constantin Salvator de Habsbourg-Toscane**
  • Paul Salvator de Habsbourg-Toscane**
20e génération
Le Bindenschild
Le Bindenschild
Le lion des Habsbourg
Le lion des Habsbourg
*sont aussiinfant d'Espagne
**sont aussiprincesde Toscane
***sont aussiprincesde Modène et Reggio

Lignées non-dynastes :Comte de Méran (de),maison de Hohenberg
v ·m
Přemyslides
non dynastiques
Luxembourg
Habsbourg
non dynastiques
Jagellon
Habsbourg
Habsbourg-Lorraine
v ·m
Árpád
Anjou
Luxembourg
Habsbourg
Jagellon
Habsbourg
Hunyadi
Jagellon
Habsbourg-Autriche
Habsbourg-Lorraine
v ·m
Comtes de Luxembourg
Maison de Luxembourg
(963-1136)
Maison de Namur
(1136-1189)
Henri IV
Maison de Hohenstaufen
(1196-1197)
Otto
Maison de Namur
(1197-1247)
Ermesinde avecThiébaut puisWaléran
Maison de Limburg
(1247-1354)
Ducs de Luxembourg
Maison de Limburg
(1354-1443)
Maison de Valois-Bourgogne
(1443-1482)
Maison de Habsbourg
(1482-1700)
Maison de Bourbon
(1700-1712)
Philippe V
Maison de Wittelsbach
(1712-1713)
Maximilien II
Maison de Habsbourg
(1713-1780)
Maison de Habsbourg-Lorraine
(1780-1794)
Grands-ducs de Luxembourg
Maison d'Orange-Nassau
(1815-1890)
Maison de Nassau-Weilburg
(depuis 1890)
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