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| Nom de naissance | Joseph Bialobroda |
|---|---|
| Naissance | Varsovie (Pologne) |
| Décès | (à 89 ans) 15e arrondissement de Paris |
| Activité principale | |
| Distinctions |
| Langue d’écriture | Français |
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| Genres |
Œuvres principales
Joseph Bialot (nom de naissanceJoseph Bialobroda )[1], né àVarsovie le et mort àParis15e le[2],[3], est un écrivain français etsurvivant de la Shoah.
D'originejuivepolonaise, sa famille s’installe enFrance en1930 dans lequartier de Belleville à Paris. En1940, il fuit l'avancée allemande lors de l'exode et se réfugie àBordeaux, àPau, puis dans la région lyonnaise où il est tour à tour paysan, apprenti ébéniste, puis étudiant à l'Institut commercial deGrenoble, employé àRoanne. Il s'engage dans larésistance, mais piégé par un contrôle d'identité, il est arrêté àGrenoble le, déporté depuis lagare de Bobigny versAuschwitz par leConvoi No. 78 en date, puis libéré par l’Armée rouge en.
De retour àParis en, il rejoint l'entreprise de prêt-à-porter de ses parents, miraculeusement retrouvés. En1969, il passe une licence depsychologie à l’Université de Paris VIII (Vincennes). Il écrit son premier roman à l’âge de 55 ans[4].Le Salon du prêt-à-saigner obtient legrand prix de littérature policière en1979.
Ses récits respirent le vécu, ses personnages sont des êtres simples. Piéton deParis, Joseph Bialot fait de la ville l'héroïne de ses romans avec le quartier du Sentier (Le Salon du prêt-à-saigner) ou Belleville (Babel-ville). S’il est connu pour son humour noir et aussi dévastateur que la violence de certains de ses personnages, Bialot dépeint avec beaucoup de tendresse et d’émotion les petites gens dans leur vie quotidienne.
Après avoir attendu plus de cinquante ans pour le faire - « Il m’a fallu plus de vingt-cinq ans et une psychanalyse pour réussir à sortir du camp », dit-il lui-même -, Joseph Bialot publie en2002 le témoignage de sa déportation, intituléC'est en hiver que les jours rallongent, devenant ainsi l'un de ceux qui ont le mieux su rendre compte du traumatisme laissé par l'expérience concentrationnaire. Qui donc a écrit que les « rescapés des camps hitlériens étaient des revenants, dans le sens du mot "spectres" »? Deux des livres qu'il a publiés,La station Saint-Martin est fermée au public etC'est en hiver que les jours rallongent, sont des textes écrits en hommage à ceux qui n'ont pas su "re-vivre", une fois revenus des camps de la mort.
Il se consacre également à deux sagas historiquesLe Vent du Sud et surtoutLe Semeur d'étincelles, vaste fresque sur les luttes ouvrières depuis laCommune jusqu'au début desannées 1950.
En 1999, il inaugure une série policière ayant pour héros récurrent Jean-Loup Fresnel, surnommé Loup, un ancien policier qui porte un masque après avoir été défiguré au chalumeau par un tueur et dont les récits sont narrés par le capitaine Valentin Welsch, chef d'une brigade parisienne à laquelle l'homme masqué prête main-forte.
En 2005, il choisit de parler de son enfance dansBelleville Blues. Il revient au roman historique avec son ouvrage186 marches vers les nuages paru en 2009, qui évoque des événements peu connus de laSeconde Guerre mondiale, comme la mort de milliers de déportés des camps de Neuengamme et du Stuthof embarqués de force par les SS sur des navires qui seront coulés par la Royal Air Force. Il rappelle aussi les crimes de guerre commis par les nazis contre des prisonniers de guerre à Mauthausen, assassinés sur les 186 marches de la carrière de granit du camp. Son personnage central, Bert Waldeck, fait partie des antinazis qui par leur attitude ont sauvegardé un peu d'humain dans l'Allemagne des années1933-1945.
Son dernier roman historiqueÀ la vie ! est une saga se déroulant de 1871 à 1948, retraçant l'histoire d'une famille d'imprimeurs de Belleville, les Mongeon, au travers des grands événements de la fin duXIXe - début duXXe siècle, des assauts versaillais contre laCommune de Paris à la fin de la Seconde Guerre mondiale, en passant par les tranchées de laPremière Guerre mondiale, larévolution russe, lesannées folles, la montée du nazisme et laguerre d'Espagne.
Lauréats duprix Mystère de la critique : prix du meilleur roman français | |
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| Années 1970-1990 |
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| Années 2000-2020 |
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Lauréats dugrand prix de littérature policière - prix du meilleur roman policier français | |
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| 1948-1960 |
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| 1961-1975 |
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| 1976-2000 |
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| 2001- aujourd’hui |
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