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John Foster Dulles est issu d'une famille d'émigrés irlandais de confession protestante, son aïeul Joseph Dulles s'étant établi aux États-Unis en 1778. Il est le frère deAllen Dulles, premier directeur civil de laCIA, le neveu deRobert Lansing (1864-1928), secrétaire d'État sous la présidence deWoodrow Wilson et le petit-fils deJohn W. Foster (1836-1917), secrétaire d'État sous la présidence deBenjamin Harrison[1].
Il épouse Janet Pomeroy Avery en 1912. Ils ont trois enfants[2]. Leur filsAvery, baptisé catholique en 1941, est décoré de laCroix de guerre 1939-1945, ordonné prêtrejésuite en 1956 et devientcardinal en 2001[3].
Obsessionnellementanticommuniste, il plaide pour une collaboration entre les États-Unis et l'Allemagne et entretient à ce titre des contacts avecHeinrich Himmler. Il ouvre au ministre de l’économie duTroisième Reich,Hjalmar Schacht, ses contacts industriels, miniers et bancaires pour aider le régime nazi à financer et équiper son armée[7].
Secrétaire d'État des États-Unis de Dwight D. Eisenhower
L'Espagne était devenue un allié indispensable pour maintenir l'unité de l'Europe occidentale face à la menace soviétique. C'est pourquoi, l'administration du présidentDwight D. Eisenhower se résout à établir de bonnes relations avec la dictature deFrancisco Franco. Ce rapprochement se concrétise avec lesaccords de Madrid de 1953 par lesquels lesÉtats-Unis s'engagent à fournir à l'Espagne franquiste une aide économique considérable en échange de l'utilisation de trois bases aériennes et d'une base navale sur le territoire espagnol.
À cette occasion, John Foster Dulles se rend plusieurs fois à Madrid pour rencontrer le général Franco[14]. L'Espagne ne peut pas adhérer à l'Otan malgré la volonté conjointe des gouvernements espagnol et américain, en raison de l'hostilité des membres européens de l'alliance, notamment leRoyaume-Uni et laFrance. En revanche, elle réussit à adhérer à l'ONU en 1955[15].
Le sommet de ce rapprochement américano-espagnol est la visite d'Eisenhower àMadrid en 1959, par lequel l'Espagne brise définitivement son isolement diplomatique[16],[17],[18]. Le président américain et le général Franco descendent ensemble dans une voiture décapotable laPaseo de la Castellana et sont acclamés par une foule estimée à un million de personnes et Eisenhower est étonné de la popularité de Franco en Espagne[19],[20].
À partir de 1950, les États-Unis décident de soutenir les Français dans la guerre contre leViệt Minh enIndochine et reconnaissent l'Etat du Viet-Nam. Le 25 février 1954, il affirme que les Français ont « notre confiance et notre soutien », mais dresse un parallèle entre la future conférence de Genève[21] qui doit se tenir à partir du 26 avril, et l'armistice de Panmunjeom qui a conclu un cessez-le-feu dans laguerre de Corée[22]. Le 7 mai 1954, il rend hommage aux soldats français à la suite de labataille de Diên Biên Phu, mais également aux vietnamiens, sans préciser leur camp[23].