Originaires de la région deTurin etAquilonia enItalie, sa mère, Maria Mesce, travaillait comme coiffeuse à temps partiel et son père, Angelo Pesci, était conducteur de chariot élévateur pourGeneral Motors et barman.Joe Pesci commence sa carrière d'acteur dès son plus jeune âge, en apparaissant au milieu des années 1950 dans la série téléviséeStar Time Kids. Il abandonne rapidement les études pour tenter une carrière de chanteur de bars, et devient même guitariste pour le groupeJoey Dee and the Starliters. Guitariste et chanteur, il enregistre un album studio :Little Joe Sure Can Sing! (1968) sur lequel il reprend, entre autres, trois titres desBeatles (Got to Get You Into My Life,The Fool on the Hill etFixing a Hole) et desBee Gees (Holiday,To Love Somebody etAnd the Sun Will Shine)[2].
Cathy Moriarty et Joe Pesci en 1980 dans une scène deRaging Bull
En 1961, il a aussi fait ses premiers pas sur grand écran, en tenant un rôle non crédité dansHey, Let's Twist!(en). Expérience sans lendemain pour lui, puisqu'il lui faut attendre quinze années avant de retrouver les caméras pourThe Death Collector(en). La chance lui sourit néanmoins puisque sa prestation est remarquée parRobert De Niro etMartin Scorsese. Ce dernier le contacte pour tenir le rôle du frère du boxeurJake La Motta dansRaging Bull : une performance saluée par une citation à l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle et par l'obtention duBAFTA Award du meilleur nouveau venu dans un rôle principal. Après un détour en1984 avecSergio Leone pour l'immense fresque d'Il était une fois en Amérique, il offre un contrepoint comique au duoMel Gibson /Danny Glover avec le personnage de Leo Getz, dans le second volet de la franchiseL'Arme fatale en 1989. Un personnage qu'il interprètera à nouveau en 1992 et 1998, toujours sous la houlette deRichard Donner. En1988, il accepte de jouer Mr Big, un parrain de la drogue, dansMoonwalker aux côtés deMichael Jackson.En1990, Martin Scorsese fait de nouveau appel à lui pourLes Affranchis, une saga du crime dans lequel il incarne le gangster psychopathe Tommy DeVito, qui profite de la moindre étincelle pour déclencher un carnage. Unanimement saluée par le public et la critique, sa brillante performance est récompensée par l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle lors de la63e cérémonie des Oscars[3]. Un univers auquel il est décidément habitué, puisque le réalisateur lui offre en1995 le rôle du névrotique Nicky Santoro dansCasino, où il joue le bras droit deRobert De Niro et succombe à la vénale Ginger, interprétée parSharon Stone[4]. Sans doute lassé des rôles de mafieux auxquels les producteurs l'ont souvent cantonné, Joe Pesci se tourne surtout dans lesannées 1990 vers le registre de la comédie, avec plus ou moins de succès. Gangster raté et pathétique dansMaman, j'ai raté l'avion ! et sa suite, il fait un bref détour par le thriller politique avecJFK, avant d'incarner un avocat désopilant dans la comédieMon cousin Vinny. Mais en dépit de quelques rôles mineurs, dont une brève apparition en 1993 dansIl était une fois le Bronx, la première réalisation de son vieux complice Robert De Niro, l'acteur se fait rare. Il enregistre en 1998 un nouvel albumVincent LaGuardia Gambini Sings Just for You et annonce en 1999 qu’il se retire du cinéma.En2007,Raisons d’État, seconde réalisation deRobert De Niro, marque son retour après huit ans d'absence du grand écran[5].En2014, Joe Pesci est incarné parJoey Russo dansJersey Boys deClint Eastwood, film qui retrace l'histoire du groupe de musiqueThe Four Seasons.En2019, il fait son grand retour devant la caméra dans le film de gangstersThe Irishman, qui marque ses retrouvailles avec le cinéasteMartin Scorsese etRobert De Niro[6]. Dans cette adaptation du romanI Heard You Paint Houses dans laquelle il joue le mafieuxRussell Bufalino, Pesci qui est connu pour ses rôles« volatiles et explosifs », joue ici un rôle bien plus calme qu'à l'accoutumée[7]. Cette performance lui permet d'être nommé pour la troisième fois dans la catégorie dumeilleur acteur dans un second rôle[7].La même année, il enregistre un troisième et surprenant album de Jazz :Pesci... Still Singing paru le et dédié à la mémoire deJimmy Scott et Geoff Gillette.