![]() Jean d'Orgeix, cavalier et acteur | |||||||||
Discipline | Saut d'obstacles | ||||||||
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Nationalité | ![]() | ||||||||
Naissance | Cap d'Ail | ||||||||
Décès | (à 85 ans) Toucy | ||||||||
Surnom | Jean Pâqui | ||||||||
Monture | |||||||||
Sucre de Pomme (cheval) | |||||||||
Palmarès | |||||||||
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Jean-François-Marie-Henri de Thonel,5e marquis d’Orgeix, ditJean d'Orgeix[ʒɑ̃ dɔʁʒɛks] est unacteur et un sportiffrançais, né le auCap-d'Ail (Alpes-Maritimes) et mort le àToucy (Yonne).
Connu aussi sous le surnom du « chevalier d'Orgeix », il est tour à touracteur aucinéma et authéâtre sous le pseudonyme deJean Pâqui,cavalier médaillé de bronze auxJeux olympiques ensaut d'obstacles, pilote destock-car,champion du monde devoltige aérienne, guide de chasse en brousse et homme politique.
Issu de lafamille de Thonel d'Orgeix, dont le berceau est lecomté de Foix enAriège, il passe sa jeunesse en région parisienne.
Formé parLouis Jouvet à l'art de la scène, il est vedette de pièces puis de films à succès. Il tourne de 1933 à 1958 et a même l'opportunité en 1955, avecSacha Guitry, d'incarner un de ses ancêtres, le comte d'Orgeix, aux côtés deJean Marais dansSi Paris nous était conté.
Il interpréte le rôle de Piccolo près de 2000 fois dansL'Auberge du Cheval-Blanc, opérette dans laquelle il commence à jouer à l'âge de 11 ans[1].
Il devient directeur duthéâtre Daunou à la suite de l'acquisition de celui-ci parRené Sancelme en 1939.
Il participe aux épreuves d'équitation aux Jeux olympiques d'été de 1948 se tenant àLondres et remporte la médaille de bronze ensaut d'obstacles individuel avecSucre de Pomme. Il est aussi présent lors desJeux olympiques d'été de 1952 d'Helsinki[2].
Dans les années 1950-1960, Jean d'Orgeix est, avecMarcel Charollais, parmi les grands champions devoltige aérienne aux commandes d'unStampe SV-4, unbiplan. Formé au centre deSaint-Yan, il obtient le titre de champion national amateur en 1954 àToussus-le-Noble.
Il remporte leLockheed Trophy organisé àCoventry, tenant lieu de championnat du monde. Dans ses démonstrations il va chercher, en volant sur le dos, un mouchoir posé à 3 m d'altitude sur un fil tendu. À cette époque, il s'entraîne pour la voltige depuis le petit aérodrome de Léognan-Saucats enGironde, ce qui lui permet également de s'entraîner à cheval au centre équestre du château Bois-Martin, à proximité, où il rencontre des hôtes tels queBoris Vian ouFrançois Missoffe.
Il devient membre du conseil d'administration de l’Association française de voltige aérienne (AFVA) en 1968 et participe à des meetings aériens à la même époque[3].
Il est entraîneur national desaut d'obstacles de 1973 à 1977[4]. Il introduit notamment l'utilisation de la vidéo pour analyser et corriger les défauts des cavaliers. L'équipe de France est ainsi médaillée d’or par équipe auxJO de Montréal en 1976. Son élève, Christophe Cuyer, est champion de France à 19 ans dans une finale tournante àFontainebleau en 1976.
En 1990, son dernier exploit, à 70 ans, consiste à accomplir 13 000 kilomètres sur uncanot pneumatique, avec sa femme Nathalie et son chien Bobby, entreCarry-le-Rouet (Bouches-du-Rhône) etCalcutta enInde[5].
Il meurt le dans un accident de la route.
Jean d'Orgeix se marie trois fois : avecMichelle Cancre en 1952, avec Éliane Maurath en 1964 et enfin avec Nathalie Nicolas en 1987. Il a deux fils,Jehan d'Orgeix de son deuxième mariage et François-Nicolas, de son troisième.
En 1955, il découvre l'Afrique et devient guide de brousse et organisateur de safari de 1958 à 1973 enCentrafrique[6], ce qui lui vaut le surnom de« l'Africain blanc ». La cause de son premier divorce est la présence constante de sa panthère Zouma au pied de son lit conjugal[réf. souhaitée].
Avant laSeconde Guerre mondiale, il s'engage dans lesCamelots du Roi et devient le garde du corps deCharles Maurras[7],[8]. De cette rencontre il retient notamment un principe sur lequel il dit organiser toute sa vie[9] :« Toute action qui n'est pas pensée n'est que de l'agitation »[10].
De sensibilité monarchiste, il est candidat sur la listeFront national auxélections européennes de 1984[11], puis le premier responsable de fédération du parti dans le département de l'Yonne, parti pour lequel il est plusieurs fois candidat. Il s'insurge notamment contre la bureaucratie européenne bruxelloise.
Il est propriétaire duchâteau d'Orgeix que sa famille possède depuisLouis XIII.
Grand Prix de Rome - Grand Prix de Genève - Grand Prix de Bruxelles - Grand Prix de Paris Grand Prix de Dublin (Irish trophy) - Grand Prix d'Alger (2 fois) - Grand Prix d'Ostende - Grand Prix de Vichy - Championnat de Gond Puissance de Rome - Prix des Vainqueurs, Rome (2 fois) Prix, des Vainqueurs, Londres (Daily Mail) - Prix du cavalier ayant les meilleures performances sur l'ensemble d'un concours, Rome (2 fois), Genève, Bruxelles, Jumping de Paris (2 fois), Londres (Gold Spurs - 2 fois) - Coupe des Nations Paris Londres, Ostendo, Vichy, Rome, Genève, Dublin.
Coupe de Paris (2 fois) - Grand Critérium de Paris (2 fois) - Puissance de Paris (2 fois) - Coupe des Habits rouges (3 fois) - Critérium de Bordeaux (3 fois) - Critérium de Vichy - Championnat de Provence - Grand Prix de Philippeville (2 fois),
Compiègne (3 fois), Le Touquet (2 fois), Béthune (2 fois) Bordeaux (? fois) Senlis (2 fois) Fontainebleau (3 fois) Valençay, Lille, Anet, Montélimar, St Germain, Rouen, Pau, Châteaudun, Biarritz, Barbizon, Deauville.
YvanFoucart,Dictionnaire des comédiens français disparus 694 portraits, 2147 noms, Mormoiron, Y. Foucart,, 1185 p.(ISBN 978-2-953-11390-7)
Jean D'Orgeix dit Jean Paqui, Métaphore Production, Jumping Vidéo, réal : François Lecauchois, 2001 {présentation en ligne| lien=http://www.proequishop.ch/pi/fr/Literatur-Media/DVD-en-francais/DVD-30-0001382.html .