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Activités | Poète,médailleur, secrétaire,élégiste,écrivain,épigrammatiste, graveur de timbres ![]() |
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Personne liée | Johannes Dantiscus (épistolier) ![]() |
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Joannes Everardi, connu dans laRépublique des Lettres sous le nom deJohannes Secundus ouJanus Secundus, en françaisJean Second, né le àLa Haye et mort le àSaint-Amand, est unhumaniste etpoète élégiaquenéerlandais néolatin.
Il fut également unmédailleur, comme en témoigne la gravure d'après un portrait deJan van Scorel, où il arbore une de ses œuvres numismatiques.
Son œuvre la plus connue, leLivre des baisers, a notamment été imitée parRonsard et ses disciples, parmi lesquelsJean Antoine de Baïf,Jacques Tahureau,Olivier de Magny,Joachim du Bellay,Jacques Grévin.
Issu d'une famille très nombreuse, fils deNicolaus Everardi[1], Jan Everaerts est surnommé « Second » par son père en souvenir d'un de ses frères décédés. En1528, sa famille s'installe àMalines où il écrit ses premières élégies. En1532, il se rend avec son frère Hadrianus Marius àBourges, où il étudie le droit auprès du jurisconsulte italienAndré Alciat, puis rejoint l'année suivante son frère Grudius à la cour deCharles Quint, où il exerce pendant deux ans la fonction de secrétaire auprès de l'archevêque deTolède. Il tombe alors malade et revient à Malines, puis meurt àSaint-Amand le.
Auteur prolifique, Jean Second a produit au cours de sa brève existence de nombreux écrits : élégies (Elegiae), épigrammes (Epigrammata), odes (Odæ), deux livres d'épîtres en vers (Epistolarum libri duo), épithalames,tombeaux (Funera) ainsi que des épîtres en prose et des récits de voyages ouItineraria.
Son livre le plus connu est leLiber Basiorum ouLivre des baisers, dont la première édition complète date de1541. Dans ce recueil composé de dix-neuf poèmes, en partie imités deCatulle et des anthologiesgrecques, le thème dubaiser est déployé à partir de ses manifestations corporelles (ces baisers sont tour à tour :« voluptueux, innombrables, cruelles morsures, légers et rapides, folâtres, languissants ou impétueux, tendres, ardents »…), en liaison avec le désir ou le regret, le délire ou la réserve, l'immortalité et« l'union des âmes », jusqu'à« l'amour désarmé par la beauté ».
Une traduction en français desBaisers a été faite parMirabeau, alors emprisonné audonjon de Vincennes, en hommage àSophie de Monnier, sa maîtresse, et imprimée en 1798« sur l'original écrit de la main de Sophie ». Dans la traduction de Mirabeau,Nééra devientSophie« parcequ'il m'eût été impossible », écrit Mirabeau,« d'adresser à une autre qu'à Sophie, des choses si tendres ».« LeBaiserIer » ouvre ainsi le long poème :« Je vous salue, baisers voluptueux, nés des roses que caressa Cythère. Je vous salue, tendres baisers, qui adoucissent les peines d'un amour éternellement malheureux. Me voici prêt à vous chanter, je consacrerai mes vers à votre gloire […] ».
Les poésies de Jean Second ont fait l'objet de nombreuses traductions en français.