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Jean Richard (acteur)

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Pour les articles homonymes, voirRichard etJean Richard.

Jean Richard
Description de cette image, également commentée ci-après
Jean Richard en 1949 (Studio Harcourt).
Données clés
Nom de naissanceJean François Henri Richard
Naissance
Bessines (Deux-Sèvres,France)
NationalitéFrançaise
Décès (à 80 ans)
Senlis (Oise,France)
ProfessionActeur,directeur de cirques
Films notablesBelle Mentalité
Elena et les Hommes
Messieurs les ronds-de-cuir
La Famille Fenouillard
Séries notablesLes Enquêtes du commissaire Maigret

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Jean Richard, né le àBessines (Deux-Sèvres) et mort le àSenlis (Oise), est unacteur etdirecteur de cirquesfrançais.

Biographie

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Jean Richard est le fils de Pierre Richard, marchand de chevaux, et de Suzanne Boinot (1900-1989)[1].

Lycéen, Jean Richard est passionné par ledessin alors que sa famille le destine à devenir notaire. Il travaille en tant quecaricaturiste dans plusieurs journaux de sa région. Après avoir échoué à l'examen d'entrée à la prestigieuse école duCadre noir de Saumur, il monte sur la scène de cabarets lyonnais où, dans la tradition ducomique troupier, il incarne un ahuri sympathique au parler pittoresque qui fleure bon le terroir. Il crée ensuite avec des amis une compagnie dethéâtre amateur.

Après avoir suivi les cours duConservatoire national supérieur d'art dramatique en1947, Jean Richard exerce ses activités dans lecirque, lecabaret, lecinéma et latélévision. Son premier grand succès au cinéma,Belle Mentalité date de1952, etJean Renoir lui offre l'un de ses meilleurs rôles dansElena et les Hommes.

Sa passion pour lesanimaux le pousse à se constituer une véritableménagerie. Celle-ci devient si imposante qu'il crée au milieu des années cinquante unzoo àErmenonville, où il s'installe en 1955 et dont il est élu conseiller municipal dix ans plus tard. En 1963, il crée dans cette villeLa Mer de sable, leparc de loisirs à thème français, profitant d'une grande étendue sablonneuse, qui lui permet de reconstituer des décors duFar West américain.

Passionné par le cirque, il participe à des galas avec lecirque Medrano, puis présente en 1957 et 1958, le premiercirque Jean Richard grâce à la collaboration des familles Grüss et Jeannet et de leur propre cirque. Il rachète le lecirque Pinder qu'il confie à son fils en1978 après des soucis de gestion administrative et financière. Pour financer ses projets coûteux, il se résigne alors à tourner dans de nombreux films à l'accueil souvent mitigé, mais aussi dans des pièces dethéâtre de qualité inégale et à se produire en province dans les galasHerbert-Karsenty. À ce sujet, un humoriste dira qu'il est« le seul homme à nourrir des lions avec des navets » (sic)[2], phrase qu'il aime répéter.

En 1962, 1965, 1972, il joue aux côtés deGeorges Guétary dans des opérettes signées parMarcel Achard (1962 -La Polka des lampions),Charles Aznavour (1965 -Monsieur Carnaval) etFrançoise Dorin (1972 -Monsieur Pompadour[3]).

Il finit par rencontrer la célébrité en incarnant pendant plus de vingt ans, à partir d'octobre1967, lecommissaire Maigret à la télévision, sous la direction deClaude Barma,René Lucot,Marcel Cravenne,Denys de La Patellière entre autres dans 88 épisodes dont dix-huit en noir et blanc. Son côté naturellement bourru et lent, sa démarche assurée, et le fait qu'il fume la pipe depuis longtemps, lui ont sans doute permis de décrocher ce rôle, en dépit du nombre très important de candidats en lice.Georges Simenon prodigue alors ses conseils à son interprète qui s'impose très vite dans le rôle. La série s'arrête après la diffusion du 88e et dernier épisode en juin1990.

Le, alors qu'il se trouve au sommet de sa popularité, il est victime d'un terrible accident de voiture cinq kilomètres après la sortie d'Évreux (Eure) ; hospitalisé à l'hôpital Lariboisière, il reste six semaines dans le coma. Pour s'aider à marcher, il utilise la canne que lui avait offertMaurice Chevalier et qui avait appartenu à la mère de celui-ci et sur le pommeau de laquelle est gravée le surnom de celle-ci « La Louque »[4]. Il reprend ensuite ses activités : en une nouvelle série intituléeCes animaux qu'on appelle des bêtes et en, il tourne un nouvel épisode de Maigret. Il collabore également à l'époque au magazine pour enfantsPif Gadget où, de1973 à1974, il démêle de petites enquêtes, dans la sérieJean Richard enquête. À la même période il devient le parrain dePif Poche, autre publication desÉditions Vaillant, où il apparaît là encore sous la forme d'un personnage de bande dessinée. En1976, à nouveau dansPif Gadget, il raconte des histoires d'animaux dans le cadre de la sérieJean Richard raconte, les lecteurs pouvant l'écouter grâce aux disques souples offerts dans le journal. Il reçoit, en1980, le Grand Prix national du cirque après avoir obtenu de l'État la reconnaissance du cirque comme une activité culturelle à part entière.

Les suites de son accident lui posent cependant des difficultés en réduisant sa capacité de travail : devant gérer à la fois sa carrière d'acteur et ses entreprises dans le spectacle, il est obligé de déléguer une partie de ses affaires. En 1978, le cirque Pinder connaît un premier dépôt de bilan. En 1983, après un second dépôt de bilan[5], Jean Richard doit vendre le cirque Pinder et le cirque qui porte son nom.

En1990, il prend sa retraite de comédien. Il est faitchevalier de la Légion d'honneur en1995.

La tombe de Jean Richard au cimetière d'Ermenonville (Oise).

En1999, il perd son épouse, la comédienneAnnick Tanguy, qui avait succédé àDominique Blanchar dans le rôle deMadame Maigret à la télévision. Il meurt deux ans plus tard d'uncancer. Il est inhumé àErmenonville dans l'Oise.

Vie privée

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En 1945, Jean Richard épouse en premières noces Anne-Marie Lejard (1922-2013)[6] dont il divorce six ans plus tard, en 1951.

Il se marie en secondes noces, le, avecAnnick Tanguy (née le àAubervilliers, morte le àErmenonville), comédienne et danseuse qu'il avait engagée pour un spectacle burlesque qui ne vit jamais le jour.

De ces unions naissent deux enfants :

  • Élisabeth, née le de son premier mariage, surnommée « Babette ».
  • Jean-Pierre, né àParis dans le16e arrondissement le 23 avril 1958, de son second mariage.

Son fils Jean-Pierre Richard a d'abord travaillé avec son père au cirque et présenté des numéros d'animaux (avec des poneys en 1975 et des dromadaires en 1977-1978), avant de devenir un jeune et éphémère directeur du Cirque Jean Richard au tout début desannées 1980[7]. Il est mort le àToulon à l'âge de 51 ans.

Filmographie

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Cinéma

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Télévision

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Téléfilm

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Maigret à la télévision
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Les Enquêtes du commissaire Maigret- rôle du commissaire Jules Maigret -

Autres téléfilms
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Théâtre

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Le cirque - Les animaux - Les loisirs

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Passionné par les animaux et par le cirque, Jean Richard mena, à côté de son métier d'acteur, une seconde carrière dans le domaine du cirque, des animaux et des loisirs.

Jean Richard constitua la plus grande entreprise de spectacle et de loisir d'Europe comprenant à son apogée en1977 :

Le zoo d'Ermenonville, célèbre pour son spectacle de dauphins, ses gorilles et orangs-outans, faisait collection commune de ses animaux avec les ménageries des cirques Jean Richard.En 1974, Jean Richard a lancé une éphémère ménagerie itinérante sous l'appellationExpédition Jungle.

Centres attractifs

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Chapiteaux et spectacles

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  • 1957-1958 : Cirque-Zoo Jean Richard ou « le cirque des vedettes » avec le cirque Grüss-Jeannet d'Alexis Grüss (Sr.), André Grüss et Lucien Jeannet
  • 1964 : réapparition duCirque Jean Richard auPalais des sports de Paris en décembre 1964 toujours en association avec les Grüss-Jeannet (spectacle de cirque pour les fêtes de fin d'année)
  • 1968-1983 :Cirque Jean Richard
  • 1969-1970 : spectacle de dauphins présenté à partir du sous chapiteau à Paris, avant de se produire en 1970 dans les grandes villes de France
  • 1972-1983 : Cirque Pinder Jean Richard
  • 1973 : série d'incendies criminels au Cirque Pinder Jean Richard[8] - accident de la route de Jean Richard le au retour de la reconstitution des actes criminels[9]
  • 1975-1982 : Nouvel Hippodrome de Paris
    • reprise du spectacle Ben-Hur du au
    • installation au jardin des Tuileries d'avril à
    • le Cirque sur l'eau deBudapest en 1976
    • le Cirque d'État de laRDA du au
  • 1976-1978 : Nouveau Cirque Jean Richard (devient Medrano en 1978)
  • 1978 : première faillite des Chapiteaux Spectacles Jean Richard
  • 1982 : tempête de sur le chapiteau du Nouvel Hippodrome de Paris contraint à fermer ses portes[10]
  • 1983 : deuxième faillite des Chapiteaux Spectacles Jean Richard (la société sera reprise par Gilbert Edelstein)

Présentation et dressage d'animaux

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Émissions télévisées

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Discographie

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  • Enregistrement public réalisé à l'Amiral (Philips, 1957)
  • De la Jungle à la Piste (Decca, 1968) : ce disque a obtenu le Grand Prix de l'Académie Charles-Cros en1969.
  • Dans le numéro 356 dePif Gadget (1975), on pouvait trouver un disque souple 33 tours enregistré par Jean Richard et reprenantLes petits renards, bande dessinée présente dans l'hebdomadaire.
  • Des espions au Zoo, un livret-disque 33 tours.
  • En 1983, un 45 tours « Dis moi Jean Richard »[11] et « Tous les clowns sont nos amis »[12] avec la chorale des écoliers deBondy.
  • Pierre et le Loup (narration)

Publications

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  • Mes bêtes à moi :Fernand Nathan Éditeur, Paris (1966) - Ce livre a obtenu lePrix Grammont.
  • Envoyez les Lions ! Ou le métier de dompteur : Éditions Fernand Nathan, Paris (1971).
  • Nos amis les Lions : Fernand Nathan, Paris (1974).
  • Nos amis les Guépards : Fernand Nathan, Paris (1974).
  • Nos amis les Zèbres : Fernand Nathan, Paris (1974).
  • Nos amis les Éléphants : Fernand Nathan, Paris (1974).
  • Nos amis les Hippopotames : Fernand Nathan, Paris (1974).
  • Nos amis les Ours : Fernand Nathan, Paris (1974).
  • Ma vie sans filet :Robert Laffont, Paris (1984).
  • Préface du livre « Mon Zoo... Ma vie » deClaude Caillé (1983).

Notes et références

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  1. Olivier Cuau, « Niort. Jean Richard aurait eu 100 ans le 18 avril : l’ombre de Maigret sur un trottoir de Goise », surouest-france.fr,Le Courrier de l'Ouest,(consulté le)
  2. Télé 7 jours n°269 du 15 mai 1969, pages 17 et 18 : « Pour réunir les capitaux nécessaires, il n'a ménagé ni son temps ni sa peine. Il a même accepté pour cela de tourner des films médiocres, ce qui fait écrire à un humoriste : "Jean Richard est le seul homme au monde qui nourrit ses lions avec des navets!" ».
  3. https://lesarchivesduspectacle.net/s/104450-Monsieur-Pompadour / consulté le 16 juillet 2024.
  4. Télé 7 jours n°683, semaine du 26 mai au 1er juin 1973, avec Jean Richard en couverture, « Le véritable récit du sauvetage de Jean Richard » ;Télé 7 jours n°696, semaine du 25 au 31 août 1973, avec Jean Richard en couverture, « Une soirée Jean Richard », page 74.
  5. « Cirques : quand Maigret perd la piste »,Jean-Pierre Thiollet,Le Quotidien de Paris, 9 mai 1982.
  6. « matchID - moteur de recherche des personnes décédées », surdeces.matchid.io(consulté le)
  7. Ouest-France, 4 août 1982, sur le siteburguscircus.blogspot.fr.
  8. Paris Match n°1248 du 7 avril 1973. Incendie criminel au cirque Jean Richard.
  9. Paris Match n° 1255 du 26 mai 1973. Jean Richard dans la guerre des cirques - Sa bataille pour entrer dans le monde interdit du cirque - Sa bataille contre « La piste aux étoiles » - Sa bataille contre la mort après l'accident.
  10. Le Parisien du lundi 20 décembre 1982. Accident au cirque Jean Richard - Une poutrelle tombe sur les spectateurs : 4 blessés.
  11. Jean Richard :"Dis moi Jean Richard" (Sacha Zahnd - Bob Mehdi - Cyril Assous).
  12. La Chorale des écoliers de Bondy :"Tous les clowns sont nos amis" (paroles et musique de Guy Thomas (1939)).

Annexes

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Bibliographie

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  • Pierre Fenouillet :Jean Richard et son cirque, Éditions du Nez Rouge, Vieux Boucau (1998)
  • Yvan Foucart :Dictionnaire des comédiens français disparus, Mormoiron : Éditions cinéma, 2008, 1185 p.(ISBN 978-2-9531-1390-7)
  • Pierre Fenouillet :Jean Richard, le risque-tout du Spectacle, Éditions Bastingage, Talence (2011)

Articles connexes

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Liens externes

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