Jean Marcel Amsler, né le 5 février 1914 àBeaune[1] et mort le 29 janvier 2005 àParis[2], est un professeur d'allemand et traducteur franco-suisse, spécialiste de l'œuvre deGünter Grass dont il a été le traducteur officiel.
Jean Amsler appartient, du côté paternel, à une famillebourguignonne, et en même temps se rattache par les Amsler à un ancêtresuisse-allemand, venu d'Argovie à Beaune[3]. La famille Amsler est une famille bien implantée àSchinznach (Argovie) où elle semble s'être installée au XVIe siècle[4].
Né à Beaune le 5 février 1914, il est le fils de Rodolphe Amsler,normalien, professeur de mathématiques[5], et d'Élisabeth Gillet, secrétaire à la faculté de droit etprofesseur des écoles, originaire deChâlons-en-Champagne[6] où son grand-père, Charles Gillet, était bibliothécaire. Jean a une sœur, Hélène (1915-2007), écrivaine et journaliste[7], qui a épousé l'architectePierre Dufau.
Il passe son enfance dans sa ville natale, où son père est professeur de mathématiques, avant d'être muté, en 1919, àNancy[3]. Jean Amsler y entame ses études au lycée Henri-Poincaré, mais quitte cet établissement après la sixième, son père ayant été nommé àParis, aulycée Louis-le-Grand. À partir de 1924, il est élève auxlycées Montaigne puisHenri-IV.
Son père décède àNogent-sur-Marne en décembre 1928 à l'âge de quarante-cinq ans, deux mois après avoir été nommé au lycée Henri-IV[5]. Il se suicide en se jetant sous un train engare de Nogent-Vincennes[8].
Jean Amsler termine ensuite ses études secondaires enBourgogne, àJoigny, chez un oncle, où il passe lebaccalauréat en 1931[3]. Au cours des années qui suivent, il partage sa vie entreNogent-sur-Marne etParis, et poursuit ses études jusqu'à l'agrégation d'allemand qu'il accompagne d'un diplôme des langues orientales[9] et d'une licence libre de Lettres.
À côté de ses études, il voyage beaucoup en Europe : Allemagne, Suisse, Espagne,Europe centrale etBalkans[3].
Entre 1938 et 1965, il est professeur au lycée deTroyes[3],[10]. Il est égalementconseiller municipal de cette même ville entre 1959 et 1965[11]. Il s'installe par la suite en région parisienne et enseigne au lycée Henri-IV[12].
Il a préparé une thèse sur leSport en Allemagne de 1933 à 1945[14] dans laquelle il choisit un nouvel angle d'approche de l'histoire, les activités physiques, dont il veut faire l'objet d'une science humaine autonome qu'il baptise du nom de « physiographie »[3]. Entre 1957 et 1992, il publie des ouvrages qui font appel à ses deux passions : la langue allemande et les voyages. Paraît donc une histoire des explorateurs à la Renaissance, mais surtout, Jean Amsler se spécialise dans la traduction des œuvres de l'écrivain allemand Günter Grass[3].
Si Jean Amsler a écrit des essais, c'est surtout par son travail de traducteur qu'il est connu. Il a en particulier traduit, entre 1961 et 1992 une quinzaine d'ouvrages de Günter Grass. On lui doit aussi des traductions d'auteurs classiques allemands, ainsi que d'ouvrages dans le domaine de la sociologie.
LaRenaissance (1415-1600), tome II deHistoire Universelle des Explorations publiée sous la direction de L.-H. Parias, Paris, Nouvelle Librairie de France, 1957, 414 p.
Hitler, essai biographique, Paris, Seuil, 1960 180 p.
Mémoires d'un cancre, ill. de J.P. Martin Dumesnil, Paris, Paris-Université-Club, 1950, 115 p.
Structure du sport français en 1968, Supplément àÉducation physique et sport, n° 99,, 54 p.(ISSN0013-1474)
↑« Un professeur du lycée Henri-IV est broyé par un train en gare de Nogent-Vincennes. Accident ou suicide? On ne sait »,Le Petit Parisien,(lire en ligne)
↑Larcier (?) in Jean-Claude Polet (Dir.),Patrimoine littéraire européen, Vol. 13, « Index général », Bruxelles, De Boeck Université, 2000(ISBN978-2-804-13162-3)