Pour les articles homonymes, voirLamoureux.
| Jean-Sébastien Lamoureux | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député à l'Assemblée nationale du Québec | |
| – (2 ans, 9 mois et 20 jours) | |
| Élection | 30 novembre 1998 |
| Circonscription | Anjou |
| Gouvernement | Bouchard Landry |
| Législature | 36e |
| Prédécesseur | Pierre Bélanger |
| Successeur | Lise Thériault |
| Biographie | |
| Date de naissance | (51 ans) |
| Lieu de naissance | Anjou,Québec,Canada |
| Nationalité | Canadienne |
| Parti politique | Parti libéral du Québec |
| Profession | Avocat, directeur |
| modifier | |
Jean-Sébastien Lamoureux, né le àAnjou,arrondissement de la ville deMontréal depuis 2002, est un homme politique et avocatquébécois, député d'Anjou à l'Assemblée nationale du Québec sous la bannière duParti libéral du Québec de 1998 jusqu'à sa démission en 2001.
Jean-Sébastien Lamoureux naît à Anjou en 1974, sur l'est de l'île de Montréal. Il devient stagiaire au bureau duministre canadien des Affaires étrangères de 1994 à 1995 et au bureau duchef de l'opposition officielle du Québec l'année suivante. Il est diplômé de lafaculté de droit de l'Université de Montréal la même année et estappelé au Barreau en 1997. De 1997 à 1998, il travaille pour lecabinet d'avocat Leduc, Leblanc. En 2001, il est diplômé en administration de l'HEC Montréal[1].
Son père Jacques Lamoureux a été président du Parti libéral du Québec[2].
Pour les élections générales québécoises de 1998, le Parti libéral nomme Lamoureux comme candidat. Puisque leParti québécois avait remporté le siège à Anjou de très près durant lesélections précédentes, une lutte serrée était prévue dans la circonscription[3]. Pendant sa campagne, Lamoureux se prononce contre lasouveraineté du Québec[4]. La lutte est effectivement serrée, puisque lorsque Lamoureux remporte le siège contre le député sortantPierre Bélanger avec seulement 143 votes de plus[5],[6].
La36e législature est formée, avec une fois de plus ungouvernement majoritaire du Parti québécois. En tant que membre de l'opposition officielle, Lamoureux est nommé critique de l'immigration, et émet l'intention d'adopter une politique visant à augmenter l'immigration en région[7]. Pendant sa carrière de député, il s'est aussi prononcé contre l'islamophobie en montée suivant lesattentats du 11 septembre 2001[8].
En février 1999, des rapports nouvellement publiés montrent qu'il y a eu fraude électorale dans la circonscription d'Anjou[9]. Le Parti québécois porte alors plainte au directeur des élections, avec Pierre Bélanger indiquant qu'il a repéré au moins 40 irrégularités dans les décomptes[10]. Contre ces accusations, Lamoureux nie être impliqué et dit qu'il n'en savait rien[11]. Le chef du PLQJean Charest a tout de même été en faveur d'une enquête du directeur général sur ces accusations, pour résoudre le problème[12].
En août 1999, des employés du directeur des élections arrêtent quatre personnes en lien avec l'affaire defraude électorale à Anjou[13]. En mai 2001, Claude Lavigne est arrêté pour avoir payédix dollars à des personnes pauvres pour voter pour le Parti libéral[14]. En septembre, l'ancien travailleur pour la campagne électorale des libéraux Alberto Berardinucci est arrêté pour avoir payé des personnes pour voter plusieurs fois sous des fausses identités[15].
L'enquête conclut finalement que le Parti libéral n'avait pas lui-même orchestré la fraude et que Lamoureux n'était pas non plus impliqué[16]. Cependant, le, il démissionne puisque son élection était encore considérée douteuse et que le résultat aurait pu être influencé par la fraude[17],[18]. Un chroniqueur duMontreal Gazette écrit plus tard qu'il n'était pas certain les votes aient influencé les résultats de l'élection[19].
Il ne se représente pas à l'élection partielle qui suit sa démission, gagnée par la libéraleLise Thériault[20].
Jean-Sébastien Lamoureux retourne dans le domaine du droit, travaillant pour le cabinet Osler, Hoskin and Harcourt de 2001 à 2003. De 2003 à 2006, il est chef d'équipe pour lasecrétaire du Conseil du trésor Monique Jérôme-Forget, avant d'être nommé vice-président des filiales d'Investissement Québec et président deFIER Partenaires.
En mars 2009, il rejoint lesconseils d'administration de l'École polytechnique de Montréal et de Innovatech[1]. Il est par la suite membre de Kirchner Private Capital Group et de Réseau capital[21]. Il est président de l'Association des MBA du Québec en 2014[1].
| Nom | Parti | Nombre de voix | % | Maj. | |
|---|---|---|---|---|---|
| Jean-Sébastien Lamoureux | Libéral | 12 097 | 44,5 % | 143 | |
| Pierre Bélanger(sortant) | Parti québécois | 11 954 | 44 % | - | |
| Michel Lalonde | Action démocratique | 2 825 | 10,4 % | - | |
| Bernard Beaulieu | Démocratie socialiste | 192 | 0,7 % | - | |
| Roberto Barba | Parti innovateur | 68 | 0,3 % | - | |
| Teresa Vergara | Communiste | 44 | 0,2 % | - | |
| Total | 27 180 | 100 % | |||
| Le taux de participation lors de l'élection était de 82,3 % et 384 bulletins ont été rejetés. | |||||
Jean-Sébastien Lamoureux | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Précédé par | Suivi par | |||||
|
|
| ||||