Ne doit pas être confondu avecJean-Pierre Raffin.
« Raffarin » redirige ici. Pour le secrétaire d'État sous laIVe République, voirJean Raffarin.
Jean-Pierre Raffarin, né le àPoitiers (Vienne), est unhomme d'Étatfrançais,Premier ministre de 2002 à 2005.
Il est président duconseil régional de Poitou-Charentes de 1988 à 2002 etministre des Petites et moyennes entreprises, du Commerce et de l'Artisanat dans les gouvernements d'Alain Juppé, entre 1995 et 1997.
Député européen, puissénateur, il est nomméPremier ministre par le présidentJacques Chirac après l'élection présidentielle de 2002. À Matignon, il mène une politique de réformes et favorise notamment ladécentralisation. Souffrant d'une importante impopularité, il démissionne après leréférendum sur le traité établissant une constitution pour l'Europe de 2005.
Cadre historique de l'Union pour un mouvement populaire (UMP), il assure l'intérim à la tête du parti pendant quelques mois en 2014. Candidat par deux fois (en 2008 et en 2014) à la primaire interne à l'UMP pour laprésidence du Sénat, il est battu parGérard Larcher. Il démissionne de son mandat de sénateur en 2017, et est, depuis 2018, représentant spécial du gouvernement français enChine.
Fils benjamin deJean Raffarin, propriétaire-exploitant agricole dans leMirebalais, puis homme d'affaires qui fut lesecrétaire d'État à l'Agriculture duGouvernement Mendès France de 1954 à 1955, et de Renée Michaud (1917-2014), Jean-Pierre Raffarin a deux sœurs et un frère.
Le, il épouse Anne-Marie Perrier, née en 1952 àChamalières, avec laquelle il a une fille : Fleur, responsable des ressources humaines chezCartier.
Après avoir fait ses études secondaires au lycée Henri-IV de Poitiers puis fréquenté la faculté de droit dePoitiers, il se rend àParis pour étudier ledroit à l'université Paris II Panthéon-Assas. Il entre ensuite à l'ESCP, dont il sort diplômé en 1972, dans la même promotion queMichel Barnier. Durant ses études, il fait un stage d'un an à la savonnerie Fébor, dans ledépartement de l'Eure àBernay. Lorsqu'il est étudiant à l'ESCP, Jean-Pierre Raffarin crée l'association Tribunes ESCP[1].
Contrairement à de nombreux hommes politiques de son époque, Jean-Pierre Raffarin effectue une carrière dans le secteur privé. Entre 1973 et 1976, il siège au sein de la directionmarketing des cafésJacques Vabre, avant d'être ledirecteur général de Bernard Krief Communication de 1981 à 1988, puis d'être délégué général de l'Institut Euro-92 entre 1988 et 1989.
En 1978, après la démission de son père, il devient président de la société anonyme de crédit immobilier rural de laVienne, structure fondée en 1956 parJean Raffarin, puis affiliée auCrédit immobilier de France. Il fait fructifier cet héritage tout au long des années 1980, et devient, de fusion en fusion avec d'autres sociétés de crédit immobilier, président du Crédit immobilier dePoitou-Charentes, puis du Crédit immobilier de France Centre-Ouest.
Conseiller technique deLionel Stoléru,secrétaire d'État chargé destravailleurs manuels etimmigrés, de 1976 à 1981, il est égalementmaître de conférences à l'Institut d'études politiques de Paris de 1979 à 1988.
Après avoir annoncé son retrait définitif de la vie politique, à l'été 2017, Jean-Pierre Raffarin devient en janvier 2018 administrateur indépendant de la filiale chinoise du groupePlastic Omnium[2],[3].
Jean-Pierre Raffarin est membre desjeunes giscardiens et secrétaire général de Génération sociale et libérale (GSL), qui se fond dans leParti républicain en 1977. En 1976, « poussé par Giscard », il visite laChine. De ce périple, naît « un ouvrage collectif émerveillé »,La vie en jaune (1977)[4].
Il est successivement animateur, délégué national, secrétaire national adjoint et membre dubureau politique (1977), puis secrétaire national chargé des élus locaux de ce parti (1989-1995).
Il est ensuite secrétaire général adjoint etporte-parole (1993-1995), puis secrétaire général de l'Union pour la démocratie française (UDF).
Cofondateur duParti populaire pour la démocratie française (PPDF), il en est le délégué général adjoint de 1995 à 1997. Membre du bureau politique de l'UDF (1996), il prend part à la création deDémocratie libérale, dont il est membre du bureau politique (1997), puis vice-président jusqu'à la fusion avec l'UMP en 2002.
Au niveau local, il est conseiller municipal d'opposition dePoitiers de 1978 à 1995, conseiller régional de la régionPoitou-Charentes en 1986, puis président duconseil régional de 1988 à 2002, où il succède àLouis Fruchard, son mentor. En 1995, il quitte le conseil municipal de Poitiers pour devenir, jusqu'en 2001, adjoint au maire deChasseneuil-du-Poitou. Il est ensuite vice-président UMP du conseil régional de Poitou-Charentes de 2002 à 2004.
Le, Jean-Pierre Raffarin estéludéputé européen sur la listeUDF-RPR. Il siège auParlement européen jusqu'en 1995.
Le, il est nomméministre des Petites et Moyennes entreprises, duCommerce et de l'Artisanat dans legouvernement Juppé I, poste qu'il conservera en novembre dans legouvernement Juppé II. En, ilest élu sénateur de laVienne, mais n'exerce pas ce mandat pour rester au gouvernement. Jean-Pierre Raffarin se fait surtout connaître à cette époque pour son action en faveur de la protection desartisansboulangers et pour laloi qui porte son nom du qui renforce la réglementation concernant lagrande distribution prévue par laloi Royer de 1973 en abaissant à 300 m2 le seuil de la surface au-delà duquel une autorisation administrative d’implantation de surfaces commerciales est nécessaire.
Après la défaite de ladroite auxlégislatives de 1997, il lance le club « Giscardisme et modernité », cultivant un positionnement qui fait alors de lui l'un des rares giscardiens « chiraco-compatibles ». Plus tard, en, il crée avecDominique Perben,Jacques Barrot etMichel Barnier l'association « Dialogue & Initiatives » dont le but est de rassembler ladroite et lecentre et de proposer un « contrat d'alternance » pour 2002[réf. nécessaire].
Réélu sénateur en septembre 1997 lors d'uneélection partielle provoquée par la démission de son suppléantGuy Robert, il le reste jusqu'au, démissionnant pour rejoindreMatignon. Il seraréélu au Sénat le, alors qu'il est chef du gouvernement.

À la suite de laréélection du présidentJacques Chirac, il est nomméPremier ministre le[5]. Il est choisi pour son expérience d'élu local de province, censément consensuel et proche du terrain et des préoccupations des Français ordinaires (« la France d'en bas », comme le veut une expression qu'il répète). Il doit cependant se faire un nom, de nombreux électeurs n'ayant jamais entendu parler de lui jusque-là[6].
Jean-Pierre Raffarin est chef de trois gouvernements successifs du[5] au[7] :
Il commence par gouverner par décrets, avant d'obtenir une large majorité pour le soutenir lors desélections législatives (363 députés UMP sur 577). Sa ligne de conduite politique, marquée d'un style personnel en matière decommunication[8], s'attache aux réformes avec une certaine fermeté, tout en poursuivant la politique de baisse d'impôts de ses prédécesseurs[9]. Ses adversaires estiment qu'une conséquence de cette politique de baisse d'impôts sans diminution des dépenses de l'État est l'augmentation de ladette française[9]. Cette « indiscipline budgétaire » se traduit par un taux de déficit annuel en dehors des critères de Maastricht[10].
En 2003, il conduit la réforme desretraites, celle de ladécentralisation et de l'assurance maladie, en dépit de plusieursgrèves etmanifestations. Nicolas Sarkozy, alorsministre de l'Intérieur, lui fait de l'ombre et l'importance prise par celui-ci, comme le grand investissement duprésident de la République dans les affaires de l'État, réduisent son champ d'action. L'importante baisse de sa popularité[11], notamment à la suite de l’importante défaite de la majorité auxélections régionales de 2004 (sa région, comme toutes les autres à l'exception de l'Alsace et de laCorse, passe àgauche), l'affaiblissent durablement. Un remaniement ministériel dans ce sens a lieu, offrant à Nicolas Sarkozy leministère des Finances et àJean-Louis Borloo le ministère des Affaires sociales. Jean-Pierre Raffarin est alors écartelé entre la politique de ce dernier (en particulier sa politique de construction deHLM et de développement des emplois aidés) soutenue par Jacques Chirac et sa volonté « en bon père de famille », avant que ce dernier ne quitte le gouvernement pour prendre la présidence de l'UMP.
Au rang des principaux textes législatifs qu'il a fait adopter, la loi relative à l'application du principe de laïcité à l'école l'a été en 2004. Il met également en place lajournée de solidarité envers les personnes âgées (annonce faite le[12]). Il fait autoriser laprivatisation des autoroutes : dusud de la France (2002), dunord et de l'est de la France etParis Rhin Rhône (2004), puis la vente des actions de l'État dans les sociétés concessionnaires (2005). Enfin, il fixe de nouvelles orientations dans le domaine de la lutte contre les dérives sectaires, notamment en demandant que « le recours à des listes de groupements [soit] évité au profit de l'utilisation de faisceaux de critères »[13].
Après l'épidémie de SRAS de 2002-2004, Jean-Pierre Raffarin rencontre le docteur Chen Zhu, un Shanghaien francophile qui a été formé à l'hôpital Saint-Louis, dans les services d’un proche deJacques Chirac. En octobre 2004, lors d'un voyage à Pékin, Jacques Chirac scelle une alliance avec son homologue chinois et les deux pays décident de s’associer pour lutter contre les maladies infectieuses émergentes. Ce partenariat aboutira à la construction d'unlaboratoire de type P4 à l'institut de virologie de Wuhan en dépit des réticences des experts français enguerre bactériologique de laSGDSN (secrétariat général à la Défense et à la Sécurité nationale) qui redoutent qu'un P4 puisse se transformer en arsenal biologique[14].
La victoire du « non » au référendum sur leprojet de constitution européenne du, est fatale à Jean-Pierre Raffarin. L'échec de cette campagne l'amène à remettre sa démission de Premier ministre le au président Chirac. Il est aussitôt remplacé parDominique de Villepin.

Uneélection partielle, provoquée par la démission de son suppléantClaude Bertaud après son départ du gouvernement, lui permet d'être réélu sénateur au premier tour, le, avec 57 % des voix desgrands électeurs[15]. Après cette réélection, Jean-Pierre Raffarin, président du club de réflexion politique « Dialogue & Initiative », se fait plus discret. Dans les premiers mois de 2006, le président Jacques Chirac le nomme président du comité d'organisation français pour célébrer le400e anniversaire de la ville de Québec, lui confiant la mission de rassembler des initiatives françaises[16].
En tant que porte-parole de l'UMP, il s'investit dans la campagne des électionsprésidentielle etlégislatives de 2007, intervenant durant de nombreux meetings comme à la télévision. Après l'élection deNicolas Sarkozy à la présidence de la République, la structure de l'UMP est profondément modifiée, notamment dans sa fonction institutionnelle ; Jean-Pierre Raffarin devient alors vice-président du parti. D' à, il est le représentant personnel du président de la République pour lafrancophonie, fonction occupée précédemment parChristian Philip. En, il décline la proposition de Nicolas Sarkozy de devenir ambassadeur deFrance enChine[17].
Le, Jean-Pierre Raffarin, qui veut être désigné candidat à laprésidence du Sénat pour le groupe UMP, est battu parGérard Larcher, désigné par 78 voix contre 56 à l'ancien Premier ministre et 17 àPhilippe Marini[18].
Il s'oppose avec 24 autres sénateurs UMP, fin 2009, à la suppression de lataxe professionnelle, refusant de voter le projet de loi « en l'état »[19]. Le, il est désigné par ses pairs pour présider la mission sénatoriale relative à l'avenir de l'organisation décentralisée de la République ; son rapport, qui s'est fixé comme objectif de dégager des axes d'évolution consensuels de l'organisation décentralisée de la République à échéance 2020-2025, est adopté le.
AvecLuc Chatel etMarc Laffineur, il lance, en, la motion « France moderne et humaniste » en vue ducongrès de l'UMP de novembre 2012[20],[21], laquelle arrive en troisième du vote des militants (18,2 %). En, à la suite de l’accord entreJean-François Copé (qu'il soutenait lors du congrès[22]) etFrançois Fillon qui a suivi la crise politique du congrès, il est nommé président du conseil national de l’UMP[23]. Après la démission de Jean-François Copé de la présidence de l'UMP, le, Jean-Pierre Raffarin forme, avecAlain Juppé etFrançois Fillon, un triumvirat dirigeant le parti jusqu'aucongrès de novembre suivant, qui voit l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de l'UMP par les militants
Le, Jean-Pierre Raffarin se déclare de nouveau candidat à la présidence de la haute assemblée, fonction qu'il dispute à Gérard Larcher et Philippe Marini lors d'une primaire au sein du groupe des sénateurs UMP, après lerenouvellement d'une partie du Sénat[24]. Le, Gérard Larcher l'emporte avec 80 voix, contre 56 à Jean-Pierre Raffarin et 7 à Philippe Marini[25]. Le, Jean-Pierre Raffarin obtient néanmoins la présidence de laCommission des affaires étrangères du Sénat.
Il quitte sa fonction de président du conseil national des Républicains en et soutientAlain Juppé en vue de laprimaire présidentielle de novembre 2016[26].
Le, il annonce renoncer aux trois ans de mandat qu'il lui reste à accomplir, pour se consacrer à Leaders for Peace, uneONG pour « alerter sur les risques de guerre »[27]. Il quitte la présidence de la commission des Affaires étrangères du Sénat le et démissionne de son mandat de sénateur le[28].
Il rejoint, en, l'équipe de l'émission télévisée19 h le dimanche, présentée parLaurent Delahousse surFrance 2[29]. Il n'est finalement pas renouvelé après la première émission[30].
Le, il rejoint le conseil d'administration de la filiale chinoise du groupePlastic Omnium, avec le rôle d'administrateur indépendant[2],[3]
Le 5 novembre 2025, il devient président duConseil supérieur des archives, nommé par la ministre de la CultureRachida Dati, succédant ainsi àJean-Louis Debré, mort le 4 mars 2025[31].
Il apporte son soutien à la liste deLa République en marche auxélections européennes de 2019[32]. La même année, il déclare ne pas avoir renouvelé sa cotisation à LR, et par conséquent quitter le parti. Il réaffirme son soutien au présidentEmmanuel Macron[33].
Le, il annonce soutenir Emmanuel Macron en vue de l'élection présidentielle[34]. Il explique qu'il voit dans le partiHorizons d'Édouard Philippe, « un retour à une sorte de nouvelleUDF » et ajoute : « Je soutiendrai les efforts de mon ami Édouard Philippe, en qui j’ai toute confiance pour construire ce qu’a toujours été ma famille politique, c’est-à-dire un nouveaucentre droit »[35].
En 2023, il fait partie des anciens Premiers ministres, dont le coût liés aux avantages en nature dont il peut bénéficier, est le plus élevé, avec 167 467 euros pour cette année[36].
En octobre 2025, dans le cadre de lacrise politique en cours depuis 2025, il appelle à la démission du présidentEmmanuel Macron après le vote du Budget 2026, rejoignant ainsi la position exprimée parEdouard Philippe.

Jean-Pierre Raffarin a effectué de nombreux voyages en Chine, généralement de très courte durée[37]. En 2003, il est l'un des seuls représentants politiques occidentaux à se déplacer dans le pays en pleine pandémie deSRAS, ce qui lui confère une certaine aura sur place et renforce ses liens auprès des autorités locales, le faisant baptiser par l'agence de presse officielle du régime« le vieil ami du peuple chinois »[38]. Depuis, il organise de nombreux congrès et rencontres entre les deux pays, et est présent à chaque occasion collatérale importante. Il est plusieurs fois chargé de mission parNicolas Sarkozy[39].François Hollande continuera à utiliser ses services[4], de même qu'Emmanuel Macron[38].
En 2011, il rédige avec son épouse Anne-Marie,Ce que la Chine nous a appris (Zhongguo de qishi), ouvrage qui n’est publié qu'en chinois - et dont il n'a pas pu surveiller la traduction, n'étant pas sinophone[38]. Il s'agit d'un ouvrage à la gloire du régime, dans lequel il déclare« Les dirigeants chinois sont tous d'une grande qualité », voit dans l'École du Parti« l'ENA de la Chine », souligne l'utilité de l'absence d'opposition politique, et critique leDalaï-Lama pour ses« objectifs séparatistes »[38]. Il y salue l’efficacité de l’administration communiste et la rapidité avec laquelle elle exécute des grands travaux sans jamais évoquer, selon Philippe Grangereau deLibération, « des millions de déplacés qui ont dû quitter leur terre natale à cause des projets pharaoniques du Comité central ». Sa posture est d'après Grangereau, celle d'une « diplomatie d’allégeance ». Il en recueille les fruits en accompagnant régulièrement en Chine des délégations d’hommes d’affaires qui profitent de ses entrées[37].
Depuis, Jean-Pierre Raffarin est le représentant spécial du ministère des Affaires étrangères pour la Chine[40],[41].
Il coopère régulièrement avec la télévision nationale chinoise (CGTN), comme en, comme à l'occasion d'une série de documentaires de promotion de la Chine[42], où il fait devant des centaines de millions de téléspectateurs l'éloge de Xi Jinping et de son« leadership puissant, dans un grand pays où il faut naturellement de l'autorité pour gouverner plus de 1,4 milliard d'habitants »[38].
En Chine, Jean-Pierre Raffarin siège au « council of advisors » du forum de Bo’ao[43]. Il siège aussi à l’« advisory council » duBelt & Road Forum for International Cooperation[44]. Il est membre du conseil d'administration de la China Europe International Business School de Shanghai[45]. Il est co-président de laSino-International Entrepreneurs Federation[46] et de l'International Capital Conference[47]. Il est également président du colloque économique franco-chinois du Comité France-Chine et coprésident du Forum sino-européen des affaires[38]. En septembre 2020, il participe à un symposium à Wenzhou organisé par la China Association for Science & Technology et promouvant les échanges de talents (scientifiques de haut niveau) vers la Chine[48].
Il collabore régulièrement avec le « Front uni » chinois (stratégie douce duParti communiste chinois consistant à coopter des alliés pour diffuser sa vision du monde et servir ses intérêts), l’Association des anciens étudiants chinois à l’étranger (WRSA) et le groupe privé Weidong dont le patron — membre de l’Association de l’amitié chinoise à l’étranger, autre branche du Front uni — finance un prix pour « l’esprit de paix dans la petite enfance » pour l'ONG Leaders pour la paix de Jean-Pierre Raffarin[49]. En, il participe au « dialogue de Pékin », organisé par le département de liaison international du comité central du Parti communiste chinois[50]. SelonLe Monde, l'ancien Premier ministre multiplie les interventions louangeuses, notamment sur la politique du présidentXi Jinping « au risque d’être accusé de faire le jeu du régime »[49].

Jean-Pierre Raffarin a aussi recentré vers la Chine la fondation Prospective et innovation créée par l'ancien ministreRené Monory et dont il a pris en 2005 la présidence, peu après son départ du gouvernement. Depuis 2006, la Fondation organise notamment auFuturoscope àPoitiers un forum annuel consacré à la Chine et aux grandes questions internationales[51]. La fondation dispose d'un budget de 3,5 millions d'euros financé par une trentaine d'entreprises dontCarrefour,Kering,L'Oréal,LVMH qui, pour 15 000 euros par an, accèdent à ses colloques et à son réseau. La fondation reçoit également des dons de personnalités chinoises (85 000 euros de l'ancien ambassadeur Wu Jianmin, par exemple[4]).
Ses cours à laChina Europe International Business School lui rapportaient 78 500 euros annuels quand il était sénateur. Depuis son retrait de la politique en 2017, il siège au conseil d’administration de quelques entreprises implantées en Chine –Pierre et Vacances,Plastic Omnium ou la société de gestion de fonds Idinvest Partners – pour environ 100 000 euros annuels[4].
Dans le cadre de lapandémie de maladie à coronavirus de 2019-2020, il signe le une tribune dans leQuotidien du peuple intitulée « Les atouts des institutions chinoises impressionnent ». Il écrit notamment :« J'ai été impressionné par les mesures fortes et efficaces et les capacités d'organisation et mobilisation du gouvernement chinois démontrées lors de la lutte contre le coronavirus, et qui représentent vraiment les atouts du système chinois ! » Plus loin, reprenant l'antienne du président Xi Jinping, il affirme que« la coopération bilatérale peut aider à établir une communauté de destin partagée »[52].
Pour ces bons services, Jean-Pierre Raffarin s'est vu remettre le devant 6 000 dignitaires chinois la plus haute distinction possible pour un étranger : la médaille de l'ordre de l'Amitié, des mains deXi Jinping[53],[54]. En date du, seules dix personnalités politiques, dontVladimir Poutine etRaul Castro[38], ont reçu cette distinction.
Cettefrénésie sinophile[non neutre] de l'ex-premier ministre françaissemble avoir inquiété[évasif] ladirection générale de la Sécurité intérieure, qui l'a convoqué à un« entretien de sensibilisation » à l'été 2018 du fait de sa fréquentation assidue d'hommes d'affaires chinois considérés par la DGSI comme des agents du Parti[38].
Sur les autres projets Wikimedia :
Présidents duconseil régional de Poitou-Charentes | |
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| Sous laprésidence deJacques Chirac | |||||||||
| Justice,garde des sceaux | Jacques Toubon | Alain Juppé Premier ministre | |||||||
| Éducation nationale,Enseignement supérieur etRecherche |
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| Défense | Charles Millon | ||||||||
| Équipement,Logement,Transports etTourisme |
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| Affaires étrangères |
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| Travail etAffaires sociales |
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| Intérieur | Jean-Louis Debré | ||||||||
| Économie et Finances |
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| Relations avec le Parlement | Roger Romani | ||||||||
| Environnement | Corinne Lepage | ||||||||
| Culture | Philippe Douste-Blazy | ||||||||
| Industrie,Poste et Télécommunications |
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| Agriculture, Pêche et Alimentation | Philippe Vasseur | ||||||||
| Aménagement du territoire,Ville et Intégration |
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| Petites et moyennes entreprises,Commerce et Artisanat | Jean-Pierre Raffarin | ||||||||
| Fonction publique,Réforme de l'État et Décentralisation | Dominique Perben | ||||||||
| Secrétaires d'État auprès duPremier ministre |
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| Ordonnancement parordre de préséance (← JUPPE I) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (JOSPIN→) | |||||||||
| Présidence de |
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| Sous laprésidence deJacques Chirac | |||||||
| Intérieur, Sécurité intérieure et Libertés locales |
| Jean-Pierre Raffarin Premier ministre | |||||
| Affaires sociales, Travail et Solidarité |
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| Justice,garde des sceaux | Dominique Perben | ||||||
| Affaires étrangères,Coopération etFrancophonie |
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| Défense etAnciens combattants | Michèle Alliot-Marie | ||||||
| Jeunesse,Éducation nationale etRecherche |
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| Économie, Finances etIndustrie |
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| Équipement,Transports,Logement,Tourisme etMer |
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| Écologie et Développement durable |
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| Santé,Famille etPersonnes handicapées | Jean-François Mattei | ||||||
| Agriculture, Alimentation, Pêche etAffaires rurales | Hervé Gaymard | ||||||
| Culture et Communication | Jean-Jacques Aillagon | ||||||
| Fonction publique,Réforme de l’État etAménagement du territoire | Jean-Paul Delevoye | ||||||
| Outre-mer | Brigitte Girardin | ||||||
| Sports | Jean-François Lamour | ||||||
| Secrétaire d'État auprès duPremier ministre | Secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement :Jean-François Copé,porte-parole du Gouvernement | ||||||
| Ordonnancement parordre de préséance (← JOSPIN) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (RAFFARIN II→) | |||||||
| Sous laprésidence deJacques Chirac | |||||||||||
| Intérieur, Sécurité intérieure et Libertés locales |
| Jean-Pierre Raffarin Premier ministre | |||||||||
| Affaires sociales, Travail et Solidarité |
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| Agriculture, Alimentation, Pêche etAffaires rurales | Hervé Gaymard | ||||||||||
| Culture et Communication | Jean-Jacques Aillagon | ||||||||||
| Fonction publique,Réforme de l’État etAménagement du territoire |
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| Outre-mer | Brigitte Girardin | ||||||||||
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| Secrétaire d'État auprès duPremier ministre | Secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement :Jean-François Copé,porte-parole du Gouvernement | ||||||||||
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| Économie, Finances etIndustrie |
| Jean-Pierre Raffarin Premier ministre | |||||||||||
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| Intérieur, Sécurité intérieure et Libertés locales |
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| Écologie et Développement durable |
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| Culture et Communication | Renaud Donnedieu de Vabres | ||||||||||||
| Famille et Enfance (4a) | Marie-Josée Roigpuis portefeuille fusionné (4a) | ||||||||||||
| Outre-mer | Brigitte Girardin | ||||||||||||
| Jeunesse, Sports et Vie associative | Jean-François Lamour | ||||||||||||
| Parité et Égalité professionnelle | Nicole Ameline | ||||||||||||
| PME, Commerce, Artisanat, Professions libérales etConsommation (4a) | Christian Jacob (4a) | ||||||||||||
| Secrétaire d'État auprès duPremier ministre | Secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement :Henri Cuq | ||||||||||||
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| Fondateurs :Jacques Chirac etAlain Juppé | |
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