Movatterモバイル変換


[0]ホーム

URL:


Aller au contenu
Wikipédial'encyclopédie libre
Rechercher

Jean-Pierre Raffarin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Page d’aide sur l’homonymie

Ne doit pas être confondu avecJean-Pierre Raffin.

Page d’aide sur les redirections

« Raffarin » redirige ici. Pour le secrétaire d'État sous laIVe République, voirJean Raffarin.

Jean-Pierre Raffarin
Illustration.
Jean-Pierre Raffarin en 2013.
Fonctions
Président du Conseil supérieur des archives
En fonction depuis le
(3 mois et 8 jours)
PrédécesseurJean-Louis Debré
Président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat

(2 ans, 9 mois et 2 jours)
PrédécesseurJean-Louis Carrère
SuccesseurChristian Cambon
Vice-président du Sénat

(3 ans, 6 mois et 1 jour)
Élection29 mars 2011
Réélection5 octobre 2011
PrésidentGérard Larcher
Jean-Pierre Bel
Premier ministre français

(3 ans et 25 jours)
PrésidentJacques Chirac
GouvernementRaffarinI,II etIII
LégislatureXIIe(Cinquième République)
CoalitionMajorité présidentielle
UMPPRVUDF
PrédécesseurLionel Jospin
SuccesseurDominique de Villepin
Sénateur français

(12 ans et 16 jours)
Élection18 septembre 2005
Réélection28 septembre 2014
CirconscriptionVienne
PrédécesseurClaude Bertaud
SuccesseurYves Bouloux

(1 mois)
Élection26 septembre 2004
CirconscriptionVienne
PrédécesseurRené Monory
SuccesseurClaude Bertaud

(4 ans, 8 mois et 16 jours)
Élection
CirconscriptionVienne
PrédécesseurGuy Robert
SuccesseurAlain Fouché

(29 jours)
Élection24 septembre 1995
CirconscriptionVienne
PrédécesseurGuy Robert
SuccesseurGuy Robert
Ministre des Petites et moyennes entreprises, du Commerce et de l'Artisanat

(2 ans et 15 jours)
PrésidentJacques Chirac
Premier ministreAlain Juppé
GouvernementJuppéI etII
PrédécesseurAlain Madelin
SuccesseurMarylise Lebranchu
Député européen

(5 ans, 9 mois et 23 jours)
Élection15 juin 1989
SuccesseurJean-Antoine Giansily
Président du conseil régional de Poitou-Charentes

(13 ans, 4 mois et 19 jours)
PrédécesseurLouis Fruchard
SuccesseurDominique de La Martinière(intérim)
Élisabeth Morin
Biographie
Date de naissance(77 ans)
Lieu de naissancePoitiers (France)
NationalitéFrançaise
Parti politiqueUDF-PR(1977-1995)
UDF-PPDF(1995-1998)
DL(1997-2002)
UMP(2002-2015)
LR(2015-2019)
Horizons(depuis 2022)
PèreJean Raffarin
Diplômé deUniversité Panthéon-Assas
ESCP Europe
ProfessionCadre de communication d'entreprise

Image illustrative de l’article Jean-Pierre Raffarin
Premiers ministres français
modifier 

Jean-Pierre Raffarin, né le àPoitiers (Vienne), est unhomme d'Étatfrançais,Premier ministre de 2002 à 2005.

Il est président duconseil régional de Poitou-Charentes de 1988 à 2002 etministre des Petites et moyennes entreprises, du Commerce et de l'Artisanat dans les gouvernements d'Alain Juppé, entre 1995 et 1997.

Député européen, puissénateur, il est nomméPremier ministre par le présidentJacques Chirac après l'élection présidentielle de 2002. À Matignon, il mène une politique de réformes et favorise notamment ladécentralisation. Souffrant d'une importante impopularité, il démissionne après leréférendum sur le traité établissant une constitution pour l'Europe de 2005.

Cadre historique de l'Union pour un mouvement populaire (UMP), il assure l'intérim à la tête du parti pendant quelques mois en 2014. Candidat par deux fois (en 2008 et en 2014) à la primaire interne à l'UMP pour laprésidence du Sénat, il est battu parGérard Larcher. Il démissionne de son mandat de sénateur en 2017, et est, depuis 2018, représentant spécial du gouvernement français enChine.

Situation personnelle

[modifier |modifier le code]

Origines et famille

[modifier |modifier le code]

Fils benjamin deJean Raffarin, propriétaire-exploitant agricole dans leMirebalais, puis homme d'affaires qui fut lesecrétaire d'État à l'Agriculture duGouvernement Mendès France de 1954 à 1955, et de Renée Michaud (1917-2014), Jean-Pierre Raffarin a deux sœurs et un frère.

Le, il épouse Anne-Marie Perrier, née en 1952 àChamalières, avec laquelle il a une fille : Fleur, responsable des ressources humaines chezCartier.

Études et formation

[modifier |modifier le code]

Après avoir fait ses études secondaires au lycée Henri-IV de Poitiers puis fréquenté la faculté de droit dePoitiers, il se rend àParis pour étudier ledroit à l'université Paris II Panthéon-Assas. Il entre ensuite à l'ESCP, dont il sort diplômé en 1972, dans la même promotion queMichel Barnier. Durant ses études, il fait un stage d'un an à la savonnerie Fébor, dans ledépartement de l'Eure àBernay. Lorsqu'il est étudiant à l'ESCP, Jean-Pierre Raffarin crée l'association Tribunes ESCP[1].

Cadre dans le secteur privé

[modifier |modifier le code]

Contrairement à de nombreux hommes politiques de son époque, Jean-Pierre Raffarin effectue une carrière dans le secteur privé. Entre 1973 et 1976, il siège au sein de la directionmarketing des cafésJacques Vabre, avant d'être ledirecteur général de Bernard Krief Communication de 1981 à 1988, puis d'être délégué général de l'Institut Euro-92 entre 1988 et 1989.

En 1978, après la démission de son père, il devient président de la société anonyme de crédit immobilier rural de laVienne, structure fondée en 1956 parJean Raffarin, puis affiliée auCrédit immobilier de France. Il fait fructifier cet héritage tout au long des années 1980, et devient, de fusion en fusion avec d'autres sociétés de crédit immobilier, président du Crédit immobilier dePoitou-Charentes, puis du Crédit immobilier de France Centre-Ouest.

Conseiller technique deLionel Stoléru,secrétaire d'État chargé destravailleurs manuels etimmigrés, de 1976 à 1981, il est égalementmaître de conférences à l'Institut d'études politiques de Paris de 1979 à 1988.

Après avoir annoncé son retrait définitif de la vie politique, à l'été 2017, Jean-Pierre Raffarin devient en janvier 2018 administrateur indépendant de la filiale chinoise du groupePlastic Omnium[2],[3].

Parcours politique

[modifier |modifier le code]

Débuts chez les centristes

[modifier |modifier le code]

Jean-Pierre Raffarin est membre desjeunes giscardiens et secrétaire général de Génération sociale et libérale (GSL), qui se fond dans leParti républicain en 1977. En 1976, « poussé par Giscard », il visite laChine. De ce périple, naît « un ouvrage collectif émerveillé »,La vie en jaune (1977)[4].

Il est successivement animateur, délégué national, secrétaire national adjoint et membre dubureau politique (1977), puis secrétaire national chargé des élus locaux de ce parti (1989-1995).

Il est ensuite secrétaire général adjoint etporte-parole (1993-1995), puis secrétaire général de l'Union pour la démocratie française (UDF).

Cofondateur duParti populaire pour la démocratie française (PPDF), il en est le délégué général adjoint de 1995 à 1997. Membre du bureau politique de l'UDF (1996), il prend part à la création deDémocratie libérale, dont il est membre du bureau politique (1997), puis vice-président jusqu'à la fusion avec l'UMP en 2002.

Conseiller municipal de Poitiers

[modifier |modifier le code]

Au niveau local, il est conseiller municipal d'opposition dePoitiers de 1978 à 1995, conseiller régional de la régionPoitou-Charentes en 1986, puis président duconseil régional de 1988 à 2002, où il succède àLouis Fruchard, son mentor. En 1995, il quitte le conseil municipal de Poitiers pour devenir, jusqu'en 2001, adjoint au maire deChasseneuil-du-Poitou. Il est ensuite vice-président UMP du conseil régional de Poitou-Charentes de 2002 à 2004.

Du Parlement européen au Sénat

[modifier |modifier le code]

Le, Jean-Pierre Raffarin estéludéputé européen sur la listeUDF-RPR. Il siège auParlement européen jusqu'en 1995.

Le, il est nomméministre des Petites et Moyennes entreprises, duCommerce et de l'Artisanat dans legouvernement Juppé I, poste qu'il conservera en novembre dans legouvernement Juppé II. En, ilest élu sénateur de laVienne, mais n'exerce pas ce mandat pour rester au gouvernement. Jean-Pierre Raffarin se fait surtout connaître à cette époque pour son action en faveur de la protection desartisansboulangers et pour laloi qui porte son nom du qui renforce la réglementation concernant lagrande distribution prévue par laloi Royer de 1973 en abaissant à 300 m2 le seuil de la surface au-delà duquel une autorisation administrative d’implantation de surfaces commerciales est nécessaire.

Après la défaite de ladroite auxlégislatives de 1997, il lance le club « Giscardisme et modernité », cultivant un positionnement qui fait alors de lui l'un des rares giscardiens « chiraco-compatibles ». Plus tard, en, il crée avecDominique Perben,Jacques Barrot etMichel Barnier l'association « Dialogue & Initiatives » dont le but est de rassembler ladroite et lecentre et de proposer un « contrat d'alternance » pour 2002[réf. nécessaire].

Réélu sénateur en septembre 1997 lors d'uneélection partielle provoquée par la démission de son suppléantGuy Robert, il le reste jusqu'au, démissionnant pour rejoindreMatignon. Il seraréélu au Sénat le, alors qu'il est chef du gouvernement.

Premier ministre sous la présidence Chirac

[modifier |modifier le code]
Jean-Pierre Raffarin et sonhomologue italien,Silvio Berlusconi, le 4 décembre 2003.

À la suite de laréélection du présidentJacques Chirac, il est nomméPremier ministre le[5]. Il est choisi pour son expérience d'élu local de province, censément consensuel et proche du terrain et des préoccupations des Français ordinaires (« la France d'en bas », comme le veut une expression qu'il répète). Il doit cependant se faire un nom, de nombreux électeurs n'ayant jamais entendu parler de lui jusque-là[6].

Jean-Pierre Raffarin est chef de trois gouvernements successifs du[5] au[7] :

Il commence par gouverner par décrets, avant d'obtenir une large majorité pour le soutenir lors desélections législatives (363 députés UMP sur 577). Sa ligne de conduite politique, marquée d'un style personnel en matière decommunication[8], s'attache aux réformes avec une certaine fermeté, tout en poursuivant la politique de baisse d'impôts de ses prédécesseurs[9]. Ses adversaires estiment qu'une conséquence de cette politique de baisse d'impôts sans diminution des dépenses de l'État est l'augmentation de ladette française[9]. Cette « indiscipline budgétaire » se traduit par un taux de déficit annuel en dehors des critères de Maastricht[10].

En 2003, il conduit la réforme desretraites, celle de ladécentralisation et de l'assurance maladie, en dépit de plusieursgrèves etmanifestations. Nicolas Sarkozy, alorsministre de l'Intérieur, lui fait de l'ombre et l'importance prise par celui-ci, comme le grand investissement duprésident de la République dans les affaires de l'État, réduisent son champ d'action. L'importante baisse de sa popularité[11], notamment à la suite de l’importante défaite de la majorité auxélections régionales de 2004 (sa région, comme toutes les autres à l'exception de l'Alsace et de laCorse, passe àgauche), l'affaiblissent durablement. Un remaniement ministériel dans ce sens a lieu, offrant à Nicolas Sarkozy leministère des Finances et àJean-Louis Borloo le ministère des Affaires sociales. Jean-Pierre Raffarin est alors écartelé entre la politique de ce dernier (en particulier sa politique de construction deHLM et de développement des emplois aidés) soutenue par Jacques Chirac et sa volonté « en bon père de famille », avant que ce dernier ne quitte le gouvernement pour prendre la présidence de l'UMP.

Au rang des principaux textes législatifs qu'il a fait adopter, la loi relative à l'application du principe de laïcité à l'école l'a été en 2004. Il met également en place lajournée de solidarité envers les personnes âgées (annonce faite le[12]). Il fait autoriser laprivatisation des autoroutes : dusud de la France (2002), dunord et de l'est de la France etParis Rhin Rhône (2004), puis la vente des actions de l'État dans les sociétés concessionnaires (2005). Enfin, il fixe de nouvelles orientations dans le domaine de la lutte contre les dérives sectaires, notamment en demandant que « le recours à des listes de groupements [soit] évité au profit de l'utilisation de faisceaux de critères »[13].

Après l'épidémie de SRAS de 2002-2004, Jean-Pierre Raffarin rencontre le docteur Chen Zhu, un Shanghaien francophile qui a été formé à l'hôpital Saint-Louis, dans les services d’un proche deJacques Chirac. En octobre 2004, lors d'un voyage à Pékin, Jacques Chirac scelle une alliance avec son homologue chinois et les deux pays décident de s’associer pour lutter contre les maladies infectieuses émergentes. Ce partenariat aboutira à la construction d'unlaboratoire de type P4 à l'institut de virologie de Wuhan en dépit des réticences des experts français enguerre bactériologique de laSGDSN (secrétariat général à la Défense et à la Sécurité nationale) qui redoutent qu'un P4 puisse se transformer en arsenal biologique[14].

La victoire du « non » au référendum sur leprojet de constitution européenne du, est fatale à Jean-Pierre Raffarin. L'échec de cette campagne l'amène à remettre sa démission de Premier ministre le au président Chirac. Il est aussitôt remplacé parDominique de Villepin.

Figure de l'UMP et des Républicains

[modifier |modifier le code]
Jean-Pierre Raffarin dans les salons duSénat, le 14 février 2008.

Uneélection partielle, provoquée par la démission de son suppléantClaude Bertaud après son départ du gouvernement, lui permet d'être réélu sénateur au premier tour, le, avec 57 % des voix desgrands électeurs[15]. Après cette réélection, Jean-Pierre Raffarin, président du club de réflexion politique « Dialogue & Initiative », se fait plus discret. Dans les premiers mois de 2006, le président Jacques Chirac le nomme président du comité d'organisation français pour célébrer le400e anniversaire de la ville de Québec, lui confiant la mission de rassembler des initiatives françaises[16].

En tant que porte-parole de l'UMP, il s'investit dans la campagne des électionsprésidentielle etlégislatives de 2007, intervenant durant de nombreux meetings comme à la télévision. Après l'élection deNicolas Sarkozy à la présidence de la République, la structure de l'UMP est profondément modifiée, notamment dans sa fonction institutionnelle ; Jean-Pierre Raffarin devient alors vice-président du parti. D' à, il est le représentant personnel du président de la République pour lafrancophonie, fonction occupée précédemment parChristian Philip. En, il décline la proposition de Nicolas Sarkozy de devenir ambassadeur deFrance enChine[17].

Le, Jean-Pierre Raffarin, qui veut être désigné candidat à laprésidence du Sénat pour le groupe UMP, est battu parGérard Larcher, désigné par 78 voix contre 56 à l'ancien Premier ministre et 17 àPhilippe Marini[18].

Il s'oppose avec 24 autres sénateurs UMP, fin 2009, à la suppression de lataxe professionnelle, refusant de voter le projet de loi « en l'état »[19]. Le, il est désigné par ses pairs pour présider la mission sénatoriale relative à l'avenir de l'organisation décentralisée de la République ; son rapport, qui s'est fixé comme objectif de dégager des axes d'évolution consensuels de l'organisation décentralisée de la République à échéance 2020-2025, est adopté le.

AvecLuc Chatel etMarc Laffineur, il lance, en, la motion « France moderne et humaniste » en vue ducongrès de l'UMP de novembre 2012[20],[21], laquelle arrive en troisième du vote des militants (18,2 %). En, à la suite de l’accord entreJean-François Copé (qu'il soutenait lors du congrès[22]) etFrançois Fillon qui a suivi la crise politique du congrès, il est nommé président du conseil national de l’UMP[23]. Après la démission de Jean-François Copé de la présidence de l'UMP, le, Jean-Pierre Raffarin forme, avecAlain Juppé etFrançois Fillon, un triumvirat dirigeant le parti jusqu'aucongrès de novembre suivant, qui voit l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de l'UMP par les militants

Le, Jean-Pierre Raffarin se déclare de nouveau candidat à la présidence de la haute assemblée, fonction qu'il dispute à Gérard Larcher et Philippe Marini lors d'une primaire au sein du groupe des sénateurs UMP, après lerenouvellement d'une partie du Sénat[24]. Le, Gérard Larcher l'emporte avec 80 voix, contre 56 à Jean-Pierre Raffarin et 7 à Philippe Marini[25]. Le, Jean-Pierre Raffarin obtient néanmoins la présidence de laCommission des affaires étrangères du Sénat.

Il quitte sa fonction de président du conseil national des Républicains en et soutientAlain Juppé en vue de laprimaire présidentielle de novembre 2016[26].

Retrait de la vie politique

[modifier |modifier le code]

Le, il annonce renoncer aux trois ans de mandat qu'il lui reste à accomplir, pour se consacrer à Leaders for Peace, uneONG pour « alerter sur les risques de guerre »[27]. Il quitte la présidence de la commission des Affaires étrangères du Sénat le et démissionne de son mandat de sénateur le[28].

Il rejoint, en, l'équipe de l'émission télévisée19 h le dimanche, présentée parLaurent Delahousse surFrance 2[29]. Il n'est finalement pas renouvelé après la première émission[30].

Le, il rejoint le conseil d'administration de la filiale chinoise du groupePlastic Omnium, avec le rôle d'administrateur indépendant[2],[3]

Le 5 novembre 2025, il devient président duConseil supérieur des archives, nommé par la ministre de la CultureRachida Dati, succédant ainsi àJean-Louis Debré, mort le 4 mars 2025[31].

Il apporte son soutien à la liste deLa République en marche auxélections européennes de 2019[32]. La même année, il déclare ne pas avoir renouvelé sa cotisation à LR, et par conséquent quitter le parti. Il réaffirme son soutien au présidentEmmanuel Macron[33].

Soutien à Emmanuel Macron jusqu'en 2025

[modifier |modifier le code]

Le, il annonce soutenir Emmanuel Macron en vue de l'élection présidentielle[34]. Il explique qu'il voit dans le partiHorizons d'Édouard Philippe, « un retour à une sorte de nouvelleUDF » et ajoute : « Je soutiendrai les efforts de mon ami Édouard Philippe, en qui j’ai toute confiance pour construire ce qu’a toujours été ma famille politique, c’est-à-dire un nouveaucentre droit »[35].

En 2023, il fait partie des anciens Premiers ministres, dont le coût liés aux avantages en nature dont il peut bénéficier, est le plus élevé, avec 167 467 euros pour cette année[36].

En octobre 2025, dans le cadre de lacrise politique en cours depuis 2025, il appelle à la démission du présidentEmmanuel Macron après le vote du Budget 2026, rejoignant ainsi la position exprimée parEdouard Philippe.

Liens avec la Chine

[modifier |modifier le code]

Premiers rapprochements avec la république populaire de Chine

[modifier |modifier le code]
Jean-Pierre Raffarin en octobre 2005.

Jean-Pierre Raffarin a effectué de nombreux voyages en Chine, généralement de très courte durée[37]. En 2003, il est l'un des seuls représentants politiques occidentaux à se déplacer dans le pays en pleine pandémie deSRAS, ce qui lui confère une certaine aura sur place et renforce ses liens auprès des autorités locales, le faisant baptiser par l'agence de presse officielle du régime« le vieil ami du peuple chinois »[38]. Depuis, il organise de nombreux congrès et rencontres entre les deux pays, et est présent à chaque occasion collatérale importante. Il est plusieurs fois chargé de mission parNicolas Sarkozy[39].François Hollande continuera à utiliser ses services[4], de même qu'Emmanuel Macron[38].

En 2011, il rédige avec son épouse Anne-Marie,Ce que la Chine nous a appris (Zhongguo de qishi), ouvrage qui n’est publié qu'en chinois - et dont il n'a pas pu surveiller la traduction, n'étant pas sinophone[38]. Il s'agit d'un ouvrage à la gloire du régime, dans lequel il déclare« Les dirigeants chinois sont tous d'une grande qualité », voit dans l'École du Parti« l'ENA de la Chine », souligne l'utilité de l'absence d'opposition politique, et critique leDalaï-Lama pour ses« objectifs séparatistes »[38]. Il y salue l’efficacité de l’administration communiste et la rapidité avec laquelle elle exécute des grands travaux sans jamais évoquer, selon Philippe Grangereau deLibération, « des millions de déplacés qui ont dû quitter leur terre natale à cause des projets pharaoniques du Comité central ». Sa posture est d'après Grangereau, celle d'une « diplomatie d’allégeance ». Il en recueille les fruits en accompagnant régulièrement en Chine des délégations d’hommes d’affaires qui profitent de ses entrées[37].

Représentant spécial du gouvernement français en Chine

[modifier |modifier le code]

Depuis, Jean-Pierre Raffarin est le représentant spécial du ministère des Affaires étrangères pour la Chine[40],[41].

Il coopère régulièrement avec la télévision nationale chinoise (CGTN), comme en, comme à l'occasion d'une série de documentaires de promotion de la Chine[42], où il fait devant des centaines de millions de téléspectateurs l'éloge de Xi Jinping et de son« leadership puissant, dans un grand pays où il faut naturellement de l'autorité pour gouverner plus de 1,4 milliard d'habitants »[38].

En Chine, Jean-Pierre Raffarin siège au « council of advisors » du forum de Bo’ao[43]. Il siège aussi à l’« advisory council » duBelt & Road Forum for International Cooperation[44]. Il est membre du conseil d'administration de la China Europe International Business School de Shanghai[45]. Il est co-président de laSino-International Entrepreneurs Federation[46] et de l'International Capital Conference[47]. Il est également président du colloque économique franco-chinois du Comité France-Chine et coprésident du Forum sino-européen des affaires[38]. En septembre 2020, il participe à un symposium à Wenzhou organisé par la China Association for Science & Technology et promouvant les échanges de talents (scientifiques de haut niveau) vers la Chine[48].

Il collabore régulièrement avec le « Front uni » chinois (stratégie douce duParti communiste chinois consistant à coopter des alliés pour diffuser sa vision du monde et servir ses intérêts), l’Association des anciens étudiants chinois à l’étranger (WRSA) et le groupe privé Weidong dont le patron — membre de l’Association de l’amitié chinoise à l’étranger, autre branche du Front uni — finance un prix pour « l’esprit de paix dans la petite enfance » pour l'ONG Leaders pour la paix de Jean-Pierre Raffarin[49]. En, il participe au « dialogue de Pékin », organisé par le département de liaison international du comité central du Parti communiste chinois[50]. SelonLe Monde, l'ancien Premier ministre multiplie les interventions louangeuses, notamment sur la politique du présidentXi Jinping « au risque d’être accusé de faire le jeu du régime »[49].

Jean-Pierre Raffarin en 2024 en tant que président de la fondation Prospective et innovation.

Jean-Pierre Raffarin a aussi recentré vers la Chine la fondation Prospective et innovation créée par l'ancien ministreRené Monory et dont il a pris en 2005 la présidence, peu après son départ du gouvernement. Depuis 2006, la Fondation organise notamment auFuturoscope àPoitiers un forum annuel consacré à la Chine et aux grandes questions internationales[51]. La fondation dispose d'un budget de 3,5 millions d'euros financé par une trentaine d'entreprises dontCarrefour,Kering,L'Oréal,LVMH qui, pour 15 000 euros par an, accèdent à ses colloques et à son réseau. La fondation reçoit également des dons de personnalités chinoises (85 000 euros de l'ancien ambassadeur Wu Jianmin, par exemple[4]).

Ses cours à laChina Europe International Business School lui rapportaient 78 500 euros annuels quand il était sénateur. Depuis son retrait de la politique en 2017, il siège au conseil d’administration de quelques entreprises implantées en Chine –Pierre et Vacances,Plastic Omnium ou la société de gestion de fonds Idinvest Partners – pour environ 100 000 euros annuels[4].

Dans le cadre de lapandémie de maladie à coronavirus de 2019-2020, il signe le une tribune dans leQuotidien du peuple intitulée « Les atouts des institutions chinoises impressionnent ». Il écrit notamment :« J'ai été impressionné par les mesures fortes et efficaces et les capacités d'organisation et mobilisation du gouvernement chinois démontrées lors de la lutte contre le coronavirus, et qui représentent vraiment les atouts du système chinois ! » Plus loin, reprenant l'antienne du président Xi Jinping, il affirme que« la coopération bilatérale peut aider à établir une communauté de destin partagée »[52].

Pour ces bons services, Jean-Pierre Raffarin s'est vu remettre le devant 6 000 dignitaires chinois la plus haute distinction possible pour un étranger : la médaille de l'ordre de l'Amitié, des mains deXi Jinping[53],[54]. En date du, seules dix personnalités politiques, dontVladimir Poutine etRaul Castro[38], ont reçu cette distinction.

Cettefrénésie sinophile[non neutre] de l'ex-premier ministre françaissemble avoir inquiété[évasif] ladirection générale de la Sécurité intérieure, qui l'a convoqué à un« entretien de sensibilisation » à l'été 2018 du fait de sa fréquentation assidue d'hommes d'affaires chinois considérés par la DGSI comme des agents du Parti[38].

Décorations

[modifier |modifier le code]

Publications

[modifier |modifier le code]

Notes et références

[modifier |modifier le code]
  1. « Tribunes ESCP », surTribunes ESCP(consulté le)
  2. a etb« Jean-Pierre Raffarin devient administrateur de Plastic Omnium en Chine »,Le Progrès,‎(lire en ligne, consulté le)
  3. a etbGilles Guillaume, « Jean-Pierre Raffarin administrateur de Plastic Omnium en Chine »,Reuters,‎(lire en ligne, consulté le).
  4. abc etdSophie des Déserts,Jean-Pierre Raffarin, ombres chinoises, parismatch.com, 4 juillet 2020
  5. a etbDÉCRET du 6 mai 2002 PORTANT NOMINATION DU PREMIER MINISTRE
  6. Cécile Cornudet, « Jacques Chirac choisit Jean-Pierre Raffarin pour conduire le changement »,Les Échos,‎(lire en ligne)
  7. Décret du 31 mai 2005 relatif à la cessation des fonctions du Gouvernement
  8. Ses « raffarinades » ont marqué un style d'expression qui lui est très personnel.
  9. a etbLaurent Mauduit, « Sous la dette publique, l'arnaque néolibérale »,Mediapart,‎(lire en ligne, consulté le).
  10. Le jour où la dette de la France a atteint un point de non-retour, Michel Ternisien et Michel Tudel, lemonde.fr, 30 novembre 2011
  11. Jean-Pierre Raffarin : trois ans à Matignon et une popularité au plus bas, lemonde.fr, 6 mai 2005
  12. L'Année politique, économique et sociale 2003, Éditions Evénements & Tendances,1er avril 2004
  13. Circulaire du 27 mai 2005, Journal officielno 126 du1er juin 2005
  14. Philippe Reltien,Covid-19 : enquête sur le P4 de Wuhan, ce laboratoire en partie financé par la France où a été identifié le virus, francetvinfo.fr, 17 avril 2020
  15. Résultats de l'élection sénatoriale partielle du 18 septembre 2005 dans la Vienne sur le site du Sénat.
  16. Lemieux, Julie,Entre la mémoire et la modernité, journalLe Soleil (Québec), 14 février 2007,p. 2-3.
  17. « Jean-Pierre Raffarin refuse de s'exiler en Chine »,Nouvelobs interactif, 10 février 2010.
  18. « Présidence du Sénat : Larcher remporte la primaire UMP », surLe Figaro,
  19. Marie-Christine Tabet,« Taxe professionnelle: Raffarin mène la fronde »,Le Journal du dimanche,1er novembre 2009.
  20. UMP : Raffarin présente une motion,Le Figaro, 12 septembre 2012.
  21. Congrès UMP : humanistes et libéraux lancent leur motion,Le Figaro, 12 septembre 2012.
  22. Alain Auffray,« Contre Fillon, Raffarin choisit Copé »,liberation.fr, 22 juillet 2012.
  23. Alexandre Lemarié,« Hortefeux, Ciotti, Morano… L’organigramme complet de la direction de l’UMP », inlemonde.fr, 15 janvier 2013.
  24. « Présidence du Sénat : Jean-Pierre Raffarin candidat »,Le Figaro, samedi 13 / dimanche 14 septembre 2014, page 4.
  25. « Gérard Larcher fait un pas décisif vers la présidence du Sénat »,figaro.fr, 30 septembre 2014.
  26. Étienne Baldit,« Primaire LR : Raffarin demande à Sarkozy une "clarification" de sa situation de candidat-pas-candidat "avant l'été" », lelab.europe1.fr, 6 juin 2016.
  27. « Raffarin quitte la politique », surlanouvellerepublique.fr,(consulté le).
  28. Propos recueillis par Nicolas Chapuis et Patrick Roger, « Jean-Pierre Raffarin : « La politique de l’exécutif me paraît bien orientée » », surlemonde.fr,(consulté le).
  29. France 2 : Jean-Pierre Raffarin devient chroniqueur pour Delahousse
  30. Caroline Fontaine,« Médias : la reconversion difficile des politiques »,Paris Match, semaine du 30 août au 5 septembre 2018, p. 26.
  31. Journal officiel de la République Française, « Arrêté du 5 novembre 2025 portant nomination au Conseil supérieur des archives », surJournal officiel de la République française,(consulté le).
  32. Jean-Pierre Raffarin: «Pourquoi je soutiendrai le projet d’Emmanuel Macron aux européennes», Le Figaro.
  33. « Raffarin annonce qu'il va quitter Les Républicains« évidemment » », surLe Point,(consulté le).
  34. « Le Point : Présidentielle : Jean-Pierre Raffarin apporte son soutien à Emmanuel Macron », lepoint.fr, 2 mars 2022.
  35. « Présidentielle 2022 : L'ancien Premier ministre de droite Jean-Pierre Raffarin soutient Emmanuel Macron », surMSN(consulté le)
  36. Train de vie des anciens Premiers ministres : ils sont appelés à moins se servir de leurs avantages par "souci d’exemplarité", ladepeche.fr, 9 novembre 2024
  37. a etbPhilippe Grangereau,Le petit livre rouge de Raffarin, liberation.fr, 27 octobre 2011
  38. abcdefg eth« Le Chinois d'honneur »,Les dossiers du Canard enchaîné : La Chine démasquée,‎.
  39. Benjamin Masse-Stamberger,Hollande en Chine: ces précieux amis français, lexpansion.lexpress.fr, 25 avril 2013
  40. Chine - Commerce extérieur - Mission confiée à M. Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre (15 janvier 2018)
  41. « Commission des affaires étrangères : M. Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre, représentant spécial du gouvernement pour la Chine - Mardi 25 septembre 2018 », survideos.assemblee-nationale.fr(consulté le)
  42. « 01 SHANGHAI »(consulté le)
  43. (en) « Jean-Pierre RAFFARIN-Council of Advisors-Boao Forum for Asia », surenglish.boaoforum.org(consulté le)
  44. « The Advisory Council of the Belt and Road Forum for International Cooperation Holds the First Meeting », surfmprc.gov.cn(consulté le)
  45. (en) « g-l-f | Jean-Pierre Raffarin », surg-l-f.org(consulté le)
  46. (en) « Sino-International Entrepreneurs Summit 2019 », surCBBC
  47. (en) « International Capital Conference - Jean-Pierre Raffarin »
  48. (zh) « 世界青年领导力研讨会 瓯海打造爱才之都、圆梦之城 », surWenzhou News,‎(consulté le)
  49. a etbHarold Thibault et Brice Pedroletti, « Les tribulations de Jean-Pierre Raffarin en Chine »,Le Monde,‎(lire en ligne, consulté le)
  50. (zh) « 中国共产党与世界政党高层对话会闭幕,会议通过《北京倡议》 », surguancha.cn(consulté le).
  51. « Forum du Futuroscope », surFondation Prospective et Innovation(consulté le)
  52. (zh) Jean-Pierre Raffarin, « 中国制度优势令人印象深刻(国际论坛) [China ’s institutional advantages are impressive (International Forum)] », surpaper.people.com.cn,Le Quotidien du Peuple,‎.
  53. « Médaillé par la Chine, Raffarin salue la "reconnaissance" de son rôle », surlorientlejour.com,(consulté le)
  54. a etb« Jean-Pierre Raffarin a reçu la "Médaille de l'amitié" chinoise »,20minutes.fr, 19 septembre 2019.
  55. Décret du 13 juillet 2022 portant élévation aux dignités de grand'croix et de grand officier de l'ordre national de la Légion d'honneur.
  56. Depuis le décret du21 novembre 2008 (Décretno 2008-1202 du21 novembre 2008 modifiant le code de la Légion d'honneur et de la médaille militaire, paru auJournal officiel du22 novembre 2008 (texte 1):« La dignité de grand officier appartient de plein droit aux anciens Premiers ministres qui ont exercé leurs fonctions durant deux années au moins ».
  57. Décretno 63-1196 du 3 décembre 1963 portant création d'un ordre national du Mérite, article 5 du 23 décembre 1974
  58. « S.E.P. - Société d’Encouragement au Progrès - Les grandes médailles d’or », surwww.sep-france.org(consulté le)
  59. « Jean-Pierre Raffarin », surordre-national.gouv.qc.ca

Voir aussi

[modifier |modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

[modifier |modifier le code]
  • Albert Algoud etChristophe Bertin,Raffarin de Matignon, guide modique, modeste et modéré de la France d'en-bas, Paris, Mango document, 2002.
  • Le Canard enchaîné,Raffarin d'en haut en bas : qui se cache derrière l'homme de Matignon ?, Paris, Les dossiers du « Canard », 2002,(ISSN 0292-5354)
  • Dol est une bande dessinée dePhilippe Squarzoni publiée en 2006 par Les requins Marteaux. C'est une critique de la politique française des années 2000 et notamment de celle de Jean-Pierre Raffarin.

Articles connexes

[modifier |modifier le code]

Liens externes

[modifier |modifier le code]

v ·m
v ·m
Gouvernement Juppé I()
Sous laprésidence deJacques Chirac
Justice,garde des sceauxJacques Toubon
Alain Juppé
Premier ministre
Économie et Finances
Alain Madelin (dém) (2)puisJean Arthuis (2)
Secrétaire d'État au Budget :François d'Aubert
Secrétaire d'État aux Finances :Hervé Gaymard
Éducation nationale,Enseignement supérieur,Recherche et Insertion professionnelle
François Bayrou
Secrétaire d'État à l'Enseignement supérieur :Jean de Boishue
Secrétaire d'État à la Recherche :Élisabeth Dufourcq
Secrétaire d'État à l'Enseignement scolaire :Françoise Hostalier
Aménagement du territoire,Équipement etTransports
Bernard Pons
Secrétaire d'État aux Transports :Anne-Marie Idrac
Secrétaire d'État au Développement rural :Raymond-Max Aubert
Affaires étrangères
Hervé de Charette
ministre délégué à la Coopération :Jacques Godfrain
ministre délégué aux Affaires européennes :Michel Barnier
Secrétaire d'État chargé de la Francophonie :Margie Sudre
DéfenseCharles Millon
IntérieurJean-Louis Debré
Relations avec le ParlementRoger Romani
Travail, Dialogue social et ParticipationJacques Barrot
CulturePhilippe Douste-Blazy
Développement économique et Plan
puis supprimé (2)
Jean Arthuis
Réforme de l'État, Décentralisation et Citoyenneté
Claude Goasguen
Secrétaire d'État à la Décentralisation :Nicole Ameline
Fonction publiqueJean Puech
Santé publique etAssurance maladieÉlisabeth Hubert
Intégration et Lutte contre l'exclusion
Éric Raoult
Secrétaire d'État aux Quartiers en difficulté :Françoise de Veyrinas
Solidarité entre les générationsColette Codaccioni
Agriculture et Alimentation
puisAgriculture, Pêche et Alimentation (1)
Philippe Vasseur
Industrie
Yves Galland
Secrétaire d'État au Commerce extérieur :Christine Chauvet
LogementPierre-André Périssol
Petites et moyennes entreprises,Commerce et ArtisanatJean-Pierre Raffarin
Technologies de l'information etPosteFrançois Fillon
Outre-merJean-Jacques de Peretti
EnvironnementCorinne Lepage
Jeunesse et SportsGuy Drut
TourismeFrançoise de Panafieu
Anciens Combattants et Victimes de guerrePierre Pasquini
Secrétaires d'État auprès duPremier ministre
Secrétaire d'État à l'Action humanitaire d'urgence :Xavier Emmanuelli
Secrétaire d'État pour l'Emploi :Anne-Marie Couderc
Secrétaire d'État, porte-parole du Gouvernement :François Baroin
( BALLADUR) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (JUPPÉ II)
v ·m
Gouvernement Juppé II()
Sous laprésidence deJacques Chirac
Justice,garde des sceauxJacques Toubon
Alain Juppé
Premier ministre
Éducation nationale,Enseignement supérieur
etRecherche
François Bayrou
Secrétaire d'État à la Recherche :François d'Aubert
DéfenseCharles Millon
Équipement,Logement,Transports etTourisme
Bernard Pons
Ministre délégué au Logement :Pierre-André Périssol
Secrétaire d'État aux Transports :Anne-Marie Idrac
Affaires étrangères
Hervé de Charette
ministre délégué à la Coopération :Jacques Godfrain
ministre délégué aux Affaires européennes :Michel Barnier
Secrétaire d'État chargé de la Francophonie :Margie Sudre
Travail etAffaires sociales
Jacques Barrot
Ministre délégué pour l'Emploi :Anne-Marie Couderc
Secrétaire d'État à la santé età la Sécurité sociale :Hervé Gaymard
IntérieurJean-Louis Debré
Économie et Finances
Jean Arthuis
Ministre délégué au Budget :Alain Lamassoure,porte-parole du Gouvernement
Ministre délégué aux Finances et au Commerce extérieur :Yves Galland
Relations avec le ParlementRoger Romani
EnvironnementCorinne Lepage
CulturePhilippe Douste-Blazy
Industrie,Poste et Télécommunications
Franck Borotra
Ministre délégué à la Poste, aux Télécommunications et à l'Espace :François Fillon
Agriculture, Pêche et AlimentationPhilippe Vasseur
Aménagement du territoire,Ville et Intégration
Jean-Claude Gaudin
Ministre délégué à la Ville et à l'intégration :Éric Raoult
Petites et moyennes entreprises,Commerce
et Artisanat
Jean-Pierre Raffarin
Fonction publique,Réforme de l'État
et Décentralisation
Dominique Perben
Secrétaires d'État auprès duPremier ministre
Ministre délégué aux anciens combattants et victimes de guerre :Pierre Pasquini
Ministre délégué à l'Outre-mer :Jean-Jacques de Peretti
Ministre délégué à la Jeunesse et aux Sports :Guy Drut
Secrétaire d'État à l'Action humanitaire d'urgence :Xavier Emmanuelli
Ordonnancement parordre de préséance
( JUPPE I) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (JOSPIN)
v ·m
Présidence de
Charles de Gaulle
Georges Pompidou
Valéry Giscard d'Estaing
François Mitterrand
Jacques Chirac
Nicolas Sarkozy
François Hollande
Emmanuel Macron
v ·m
GouvernementRaffarinI()
Sous laprésidence deJacques Chirac
Intérieur, Sécurité intérieure et Libertés locales
Nicolas Sarkozy
Ministre délégué aux Libertés locales :Patrick Devedjian

Jean-Pierre
Raffarin

Premier ministre
Affaires sociales, Travail et Solidarité
François Fillon
Ministre délégué à la Ville :Jean-Louis Borloo
Secrétaire d'État à la Lutte contre la Précarité et l'Exclusion :Dominique Versini
Justice,garde des sceauxDominique Perben
Affaires étrangères,Coopération
etFrancophonie
Dominique de Villepin
Ministre délégué aux Affaires européennes :Renaud Donnedieu de Vabres
Défense etAnciens combattantsMichèle Alliot-Marie
Jeunesse,Éducation nationale etRecherche
Luc Ferry
Ministre délégué à l'Enseignement scolaire :Xavier Darcos
Ministre délégué à l'Enseignement supérieur età la Recherche :François Loos
Économie, Finances etIndustrie
Francis Mer
Ministre délégué au Budget :Alain Lambert
Secrétaire d'État aux Petites et Moyennes Entreprises, au Commerce, à l'Artisanat et aux Professions libérales :Renaud Dutreil
Équipement,Transports,Logement,Tourisme
etMer
Gilles de Robien
Secrétaire d'État à la Mer :Nicole Ameline
Secrétaire d'État aux Transports :Dominique Bussereau
Écologie et Développement durable
Roselyne Bachelot-Narquin
Secrétaire d'État au Développement durable :Tokia Saïfi
Santé,Famille etPersonnes handicapéesJean-François Mattei
Agriculture, Alimentation, Pêche
etAffaires rurales
Hervé Gaymard
Culture et CommunicationJean-Jacques Aillagon
Fonction publique,Réforme de l’État
etAménagement du territoire
Jean-Paul Delevoye
Outre-merBrigitte Girardin
SportsJean-François Lamour
Secrétaire d'État auprès duPremier ministreSecrétaire d'État aux Relations avec le Parlement :Jean-François Copé,porte-parole du Gouvernement
Ordonnancement parordre de préséance
( JOSPIN) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (RAFFARIN II)
v ·m
Gouvernement Raffarin II()
Sous laprésidence deJacques Chirac
Intérieur, Sécurité intérieure et Libertés locales
Nicolas Sarkozy
Ministre délégué aux Libertés locales :Patrick Devedjian

Jean-Pierre
Raffarin

Premier ministre
Affaires sociales, Travail et Solidarité
François Fillon
Ministre délégué à la Ville et à la Rénovation urbaine :Jean-Louis Borloo
Ministre déléguée à la Parité et à l'Égalité professionnelle :Nicole Ameline
Secrétaire d'État à la Lutte contre la Précarité et l'Exclusion :Dominique Versini
Secrétaire d'État aux Personnes âgées :Hubert Falco
Justice,garde des sceaux
Dominique Perben
Secrétaire d'État aux Programmes immobiliers de la Justice :Pierre Bédier (dém) (1)puisNicole Guedj (1)
Affaires étrangères
Dominique de Villepin
Ministre déléguée aux Affaires européennes :Noëlle Lenoir
Ministre délégué à la Coopération età la Francophonie :Pierre-André Wiltzer
Secrétaire d'État aux Affaires étrangères :Renaud Muselier
Défense
Michèle Alliot-Marie
Secrétaire d'État aux Anciens Combattants :Hamlaoui Mekachera
Jeunesse,Éducation nationale etRecherche
Luc Ferry
Ministre délégué à l'Enseignement scolaire :Xavier Darcos
Ministre déléguée à la Recherche et aux Nouvelles Technologies :Claudie Haigneré
Économie, Finances etIndustrie
Francis Mer
Ministre délégué au Budget et à la Réforme budgétaire :Alain Lambert
Ministre déléguée à l'Industrie :Nicole Fontaine
Ministre délégué au Commerce extérieur :François Loos
Secrétaire d'État aux Petites et Moyennes Entreprises, au Commerce, à l'Artisanat, aux Professions libérales età la Consommation :Renaud Dutreil
Équipement,Transports,Logement,Tourisme
etMer
Gilles de Robien
Secrétaire d'État aux Transports età la Mer :Dominique Bussereau
Secrétaire d'État au Tourisme :Léon Bertrand
Écologie et Développement durable
Roselyne Bachelot-Narquin
Secrétaire d'État au Développement durable :Tokia Saïfi
Santé,Famille etPersonnes handicapées
Jean-François Mattei
Ministre délégué à la Famille :Christian Jacob
Secrétaire d'État aux Personnes handicapées :Marie-Thérèse Boisseau
Agriculture, Alimentation, Pêche
etAffaires rurales
Hervé Gaymard
Culture et CommunicationJean-Jacques Aillagon
Fonction publique,Réforme de l’État
etAménagement du territoire
Jean-Paul Delevoye
Secrétaire d'État à la Réforme de l’État :Henri Plagnol
Outre-merBrigitte Girardin
SportsJean-François Lamour
Secrétaire d'État auprès duPremier ministreSecrétaire d'État aux Relations avec le Parlement :Jean-François Copé,porte-parole du Gouvernement
( RAFFARIN I) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (RAFFARIN III)
v ·m
GouvernementRaffarinIII()
Sous laprésidence deJacques Chirac
Économie, Finances etIndustrie
Nicolas Sarkozy,ministre d'État (dém) (4a)puisHervé Gaymard (4a) puis (dém) (5) puisThierry Breton (5)
Ministre délégué à l'Industrie :Patrick Devedjian
Ministre délégué aux Petites et Moyennes Entreprises, au Commerce, à l'Artisanat, aux Professions libérales età la Consommation puis ministre de plein exercice (4a) :Christian Jacob
Ministre délégué au Commerce extérieur :François Loos
Secrétaire d'État au Budget et à la Réforme budgétaire :Dominique BussereaupuisJean-François Copé,porte-parole du Gouvernement (4a)

Jean-Pierre
Raffarin

Premier ministre
Éducation nationale,Enseignement supérieur etRecherche
François Fillon (4b)
Ministre déléguée à la Recherche :François d'Aubert
Intérieur, Sécurité intérieure et Libertés locales
Dominique de Villepin
Ministre délégué à l'Intérieur :Jean-François Copé,porte-parole du GouvernementpuisMarie-Josée Roig (4a)
Emploi,Travail etCohésion sociale
Jean-Louis Borloo
Ministre délégué aux Relations du Travail :Gérard Larcher
Ministre déléguée à la Lutte contre la Précarité et l'Exclusion puisministre déléguée à l'Intégration,à l'Égalité des chances et à la Lutte contre l'exclusion (3) :Nelly Olin
Secrétaire d'État à l'Insertion professionnelle des Jeunes :Laurent Hénart
Secrétaire d'État au logement puissecrétaire d'État au logement età la Ville (3) :Marc-Philippe Daubresse
Secrétaire d'État à l'Intégration et à l'Égalité des Chances, puis portefeuille fusionné (3) :Catherine Vautrin
Justice,garde des sceaux
Dominique Perben
Secrétaire d'État aux Droits des Victimes :Nicole Guedj
Défense
Michèle Alliot-Marie
Secrétaire d'État aux Anciens Combattants :Hamlaoui Mekachera
Affaires étrangères
Michel Barnier
Ministre déléguée aux Affaires européennes :Claudie Haigneré
Ministre délégué à la Coopération, au Développement età la Francophonie :Xavier Darcos
Secrétaire d'État aux Affaires étrangères :Renaud Muselier
Santé etProtection sociale
puisSolidarités, Santé etFamille (4a)
Philippe Douste-Blazy
Ministre délégué aux Personnes âgées :Hubert Falco (dém) (3)puisCatherine Vautrin (3)
Secrétaire d'État aux Personnes handicapées :Marie-Anne Montchamp
Secrétaire d'État à l'Assurance maladie :Xavier Bertrand
Équipement,Transports,Aménagement
du territoire
,Tourisme etMer
Gilles de Robien
Ministre délégué au Tourisme :Léon Bertrand
Secrétaire d'État aux Transports età la Mer :François Goulard
Secrétaire d'État à l'Aménagement du territoire :Philippe Briand (dém) (1)puisFrédéric de Saint-Sernin (1)
Fonction publique etRéforme de l’État
Renaud Dutreil
Secrétaire d'État à la Réforme de l’État :Éric Woerth
Agriculture, Alimentation, Pêche
etAffaires rurales
Hervé GaymardpuisDominique Bussereau (4a)
Secrétaire d'État à l'agriculture, à l'alimentation, à la pêche etaux affaires rurales :Nicolas Forissier
Écologie et Développement durable
Serge Lepeltier
Secrétaire d'État au Développement durable, puis supprimé (2) :Tokia Saïfi (dém) (2)
Culture et CommunicationRenaud Donnedieu de Vabres
Famille et Enfance (4a)Marie-Josée Roigpuis portefeuille fusionné (4a)
Outre-merBrigitte Girardin
Jeunesse, Sports et Vie associativeJean-François Lamour
Parité et Égalité professionnelleNicole Ameline
PME, Commerce, Artisanat, Professions libérales etConsommation (4a)Christian Jacob (4a)
Secrétaire d'État auprès duPremier ministreSecrétaire d'État aux Relations avec le Parlement :Henri Cuq
  • Ordonnancement parordre de préséance du
  • (dém) Démission
  • (1) Remaniement du
  • (2) Remaniement du
  • (3) Remaniement du
  • (4a) Remaniement du
  • (4b) Devient numéro deux du gouvernement à l'occasion du remaniement du
  • (5) Remaniement du
( RAFFARIN II) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (Villepin)
v ·m
Fondateurs :Jacques Chirac etAlain Juppé
Présidents
Vice-présidents
Secrétaires généraux
Congrès
Courants
Organismes associés
Ce document provient de « https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Jean-Pierre_Raffarin&oldid=232797370 ».
Catégories :
Catégories cachées :

[8]ページ先頭

©2009-2026 Movatter.jp