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| Jean-Pierre Augereau | |
| Naissance | Paris |
|---|---|
| Décès | (à 63 ans) Ancien 2e arrondissement de Paris |
| Origine | |
| Arme | Infanterie Cavalerie |
| Grade | Lieutenant-général |
| Années de service | 1792 –1815 |
| Conflits | Guerres de la Révolution française Guerres napoléoniennes |
| Distinctions | Baron d'Empire commandeur de la Légion d'honneur Chevalier de Saint-Louis |
| Famille | Pierre Augereau, son frère |
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Jean-Pierre Augereau, né le àParis et mort le dans cette même ville, est ungénéral français de la Révolution et de l'Empire.
Frère du maréchalPierre Augereau, Jean-Pierre Augereau se porte volontaire au8e bataillon de volontaires de Paris le. Caporal, sergent et sous-lieutenant à l'élection les, et suivant, il sert à l'armée du Nord en1792 et 1793, avant de passer le 20 nivôsean II comme simple cavalier dans le23e régiment de chasseurs à cheval, qui fait alors partie de l'armée des Pyrénées-Orientales. Il reste dans cette unité jusqu'en l'an III.
Sous-lieutenant aide de camp de son frère le 20 brumairean IV, il le suit à l'armée d'Italie et devient lieutenant et capitaine les 14 ventôse et 20 ventôsean V. Le 5 messidoran VI, il passe avec les mêmes fonctions auprès du généralGuillaume Brune, commandant en chef de l'armée d'Helvétie. Chef d'escadron le 26 thermidoran VII, et attaché au9e régiment de dragons, il conserve néanmoins son emploi auprès du général Brune, qui venait d'être appelé au commandement de l'armée française dans laHollande-Septentrionale.
Chef de brigade provisoire le3e jour complémentaire an VII, et confirmé par le Directoire le 27 vendémiairean VIII, il reprend le 9 ventôse suivant ses fonctions d'aide de camp de son frère — nommé général en chef de l'armée gallo-batave —, et obtient le 7 floréalan X le brevet d'adjudant-commandant. Employé dans la24e division militaire le 30 frimairean XI, au camp deBayonne le 11 fructidor suivant et au camp deBrest le 17 nivôsean XII, il devientgénéral de brigade le, et le suivant commandeur de la Légion d'honneur.
Attaché le 14 brumairean XIV au7e corps de laGrande Armée, il y demeure jusqu'à la fin de 1807. Il reçoit ensuite, le, l'ordre de se rendre au7e corps de l'armée d'Espagne. Le maréchalLannes le cite honorablement dans son rapport sur labataille de Tudela (). Passé le au corps d'armée deCatalogne, il se signale à labataille de Vich le, où il remplace le généralJoseph Souham, grièvement blessé au commencement de l'action, dans le commandement d'une division d'infanterie. Au combat d'Hostalric du suivant, il fait plusieurs prisonniers et s'empare de deux bouches à feu. C'est à cette époque que Napoléon le créebaron de l'Empire le.
Appelé le au commandement d'une brigade de la1re division d'infanterie de la Grande Armée (corps de réserve), il fait lacampagne de Russie. Le, il se dirige deSmolensk surKalouga lorsqu'il tombe au milieu d'un corps russe et est fait prisonnier avec sa brigade. L'Empereur, irrité de cet échec, le suspend de ses fonctions et ajourne la décision à intervenir au moment où il pourrait être entendu. Les événements politiques et militaires qui surviennent ne permettent pas de donner suite à cette affaire.
Rentré en France après l'abdication deNapoléon Ier, et mis au traitement de non-activité, il reçoit lacroix de Saint-Louis le et devientlieutenant-général honoraire le. Pendant lesCent-Jours, l'Empereur semble ne plus se souvenir de sa capture en Russie et l'emploie comme général de brigade aucorps d'observation du Var le. Le gouvernement provisoire le nomme lieutenant-général le, grade queLouis XVIII lui conserve. Mis à la retraite le, il est compris le, dans le cadre de réserve de l'état-major général de l'armée.
Le général Jean-Pierre Augereau meurt à Paris le. Il repose aucimetière du Père-Lachaise (40e division) auprès de son ami le généralLouis Lemoine (1764-1842), également lieutenant-général des armées françaises. Il n'a pas hérité de la pairie du duc de Castiglione, son frère, laquelle s'est éteinte en la personne du maréchal.
Selon l'historien John R. Elting, le maréchal Augereau« avait beaucoup d'affection pour [son] jeune frère, qui ne se distinguait que par sa grande affabilité et son absolue incompétence »[1].
| Figure | Blasonnement |
| Armes du baron Augereau et de l'Empire D'azur à un lion rampant d'or ; au franc-quartier des Barons militaires.[3],[4],[5],[6],[7] |