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Jean-Marie Lustiger

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Jean-Marie Lustiger
Image illustrative de l’article Jean-Marie Lustiger
Jean-Marie Lustiger sur le parvis de
Notre-Dame de Paris le 15 août 1988.
Biographie
Nom de naissanceAron Lustiger
Naissance
Paris
Ordination sacerdotale par
Émile Blanchet
Décès (à 80 ans)
Paris
Cardinal de l'Église catholique
Créé
cardinal
par le
papeJean-Paul II
Titre cardinaliceCardinal-prêtre deSanti Marcellino e Pietro(1983-1994)
Cardinal-prêtre deSaint-Louis-des-Français(1994-2007)
Évêque de l'Église catholique
Ordination épiscopale par le
card.François Marty
Dernier titre ou fonctionArchevêque émérite de Paris
Fauteuil 4 de l'Académie française

(12 ans, 1 mois et 21 jours)
PrécédentAlbert DecourtrayJean-Luc MarionSuivant
Ordinaire desOrientaux de France
PrécédentFrançois MartyAndré Vingt-TroisSuivant
Archevêque de Paris
PrécédentFrançois MartyAndré Vingt-TroisSuivant
Évêque d'Orléans
PrécédentGuy-Marie RiobéRené-Lucien PicandetSuivant
Autres fonctions
Fonction laïque

Blason
« Tout est possible à Dieu » (Mt 19,26)
(it) Notice survatican.va
(en) Notice surcatholic-hierarchy.org
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Jean-Marie Lustiger, né le àParis et mort le dans la même ville, est unprélat de l'Église catholique.Archevêque de Paris de 1981 à 2005, il est créécardinal par le papeJean-Paul II en 1983 dans l'ordre descardinaux-prêtres. En 1995, il est élu membre de l'Académie française.

Biographie

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Jeunesse et conversion

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Aron Lustiger[1] est né dans le12e arrondissement de Paris[2]. Il est le fils de Charles (Karl) Lustiger (né le àŻarnowiec enPologne et mort le àAmiens[3]) et de Gisèle (Gissel Léa[4]) Lustiger (elle-même fille de Jacheta Wolnerman et née le[5] àBędzin et morte le àAuschwitz[6]). Ses parents sont tous les deux issus d'une famillejuiveashkénaze originairede Pologne, de Będzin enHaute-Silésie où son père était boulanger[7] et son grand-père paternelrabbin[8]. Ils sont arrivés en France au début du siècle pour Gisèle et en 1918 pour Charles. Ils tiennent un commerce debonneterierue Simart[9] et habitentrue Delambre[2]. Aron Lustiger grandit sur labutte Montmartre jusqu'à ce que ses parents s'installentrue Jules-Chaplain dans lequartier Notre-Dame-des-Champs[9] ; il fait ensuite ses études aulycée Montaigne à Paris, où il apprécie l'enseignement qui lui est dispensé[10],[9]. Vers dix ou douze ans, il découvre uneBible protestante[9]. Il découvre également l’antisémitisme dont il est victime :« À la porte du lycée Montaigne, je me suis fait casser la figure parce que juif. Quand je m'approchais des garçons qui discutaient entre eux, ils me disaient : « Ça ne te regarde pas, tu es un sale juif »[11]. » Il en fait aussi l'expérience à travers la littérature et à l’occasion d’un voyage enAllemagne en 1936 et 1937, dans une familleprotestante, où il apprend lalangue et découvre, en même temps que lenational-socialisme, les premiersAllemands chrétiens anti-nazis[2]. En 1939, sa santé fragile l'oblige à effectuer un long séjour à l'hôpital maritime de Berck.

LaSeconde Guerre mondiale pousse ses parents à l'envoyer, avec sa sœur Arlette, se réfugier àOrléans, fin. Ils sont recueillis et hébergés par Suzanne Combes, jeune professeur de lettres classiques à l'école du Bourdon-Blanc et future directrice de cet établissement catholique d'enseignement. Aron, devenu élève dulycée Pothier (établissement public), fréquente assidûment le 14 rue Sainte-Anne, siège des Œuvresdiocésaines, dirigées par Henri Feuillâtre (« le Père Feu »), égalementaumônier du lycée. Gisèle Lustiger, sa mère, continue à tenir son commerce de bonneterie-mercerie à Paris[12]. LeNouveau Testament s’impose à lui comme étant l’aboutissement de l’Ancien Testament. Pendant laSemaine sainte de 1940, au cours d'une visite de lacathédrale d'Orléans, Aron Lustiger ressent le désir de se convertir aucatholicisme. « Là, témoignera-t-il, j'ai eu l'intuition que ce que je pensais de la condition juive trouvait dans la figure du Messie son sens et un certain aboutissement »[13]. Toute sa vie, il explique que sonchristianisme n'a jamais signifié un renoncement à sonidentité juive. Le, à l'âge de14 ans, il reçoit lebaptême àOrléans, en même temps que sa sœur Arlette, et malgré l'opposition de leurs parents[13]. Aron devientchrétien sous les noms de baptême de Jean et de Marie (qui étaient au pied de laCroix) et qui, comme son prénom Aron, sont aussi des prénoms d'originehébraïque[2]. Il expliquera plus tard qu’il n’a jamais renoncé au prénom d’Aron et que legrand-prêtre qui porte ce nom dans la Bible est aussi vénéré commesaint par l’Église catholique[14].

Peu de temps après, les parents Lustiger se convertissent à leur tour à Orléans pour tenter de se protéger, quelques jours après la promulgation deslois antisémites de Vichy le[13]. Toutefois, sa mère est arrêtée le pour infraction au port de l'étoile jaune (selon le biographeHenri Tincq[13]) ou surdénonciation de son employée de maison (selon le cousin d’Aron, l'historien allemandArno Lustiger) : cette jeune femme, en relation intime avec un membre de laMilice, était avide de récupérer son appartement. Gisèle Lustiger est alors internée àDrancy puis déportée, par le convoino 48, en date du[15], vers lecamp d'extermination d’Auschwitz où elle est gazée à son arrivée le (et non le[2],[12] comme l'indiquent certaines sources). La famille n’aura la confirmation de son décès qu’en 1946.

Après avoir passé son baccalauréat en, Jean-Marie rejoint clandestinement son père qui travaille alors dans une usine deDecazeville dans l'Aveyron dans l'espoir d'y trouver un repli pour sa famille[13]. Découverts, Jean-Marie est protégé par l'abbé Bezombes, haute figure de laRésistance, et son père par l'École jésuite de Purpan jusqu'à laLibération. Ce dernier n’acceptant toujours pas la conversion de son fils, essaie en vain, au lendemain de la guerre, de le persuader de renoncer au catholicisme[2],[12].

Après avoir terminé ses études secondaires au lycée d'Orléans, il s'inscrit à l'université de Paris, afin de suivredes études de lettres à laSorbonne[16].

Carrière ecclésiastique

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Sa vocationsacerdotale le conduit à entrer au séminaire d'Issy-les-Moulineaux puis auséminaire des Carmes de l'Institut catholique de Paris en1946, malgré l'opposition de son père[9]. Il est ordonnéprêtre le à l'âge de27 ans, dans l'église duséminaire des Carmes.

De 1954 à 1969, il est un des aumôniers, puis le responsable de l'aumônerie des étudiants deParis, connue sous le nom deCentre Richelieu[16], rassemblant les étudiants en lettres et sciences de laSorbonne ainsi que de quelques grandes écoles (École spéciale d'architecture,ENS de Fontenay-Saint-Cloud,École des chartes). Soncharisme attire nombre d’étudiants et professeurs. PuisMai 68 embrase l'université. Il affirme alors :« Il n'y a pas de place pour l'Évangile dans cette foire[10]. » Il passe alors une année d’études auxÉtats-Unis[9].

En 1969, il est nommé curé de laparoisse Sainte-Jeanne-de-Chantal, dans le16e arrondissement de Paris, et a commevicaire l'abbéAndré Vingt-Trois, son futur successeur à la tête de l'archevêché deParis. Il renouvelle profondément laliturgie, commandant au sculpteurJean Touret des œuvres marquantes (une grande croix, unautel et des panneaux en bois) — il refera appel àJean Touret pour l'autel deNotre-Dame de Paris. On retrouve en libre accès dans l'oratoire duCollège des Bernardins une statue et un panneau detabernacle[17] sculptés par l'artiste et ayant appartenu au cardinal. Avec l'organiste titulaireHenry Paget, il renouvelle l'orgue en en confiant la maîtrise à Alfred Kern. Avec Henry Paget, il écrit deschants liturgiques importants qui seront enregistrés (Veilleur où en est la nuit !). L'enseignement paroissial est organisé. Des personnalités comme les pères Thomas Kowalski, Bernard Violle et Georges Marion animent ce qui devient un lieu où se regroupent à la fois des paroissiens et des fidèles qui avaient connu l'abbé Lustiger en son étape d'aumônier. Sessermons sont publiés chezFayard sous le titreSermons d'un curé de Paris en 1977. En 1981, l'ouvrage allait être envoyé aupilon avant que l'éditeur ne revienne sur sa décision. Cette étape a constitué les préliminaires d'une action diocésaine plus importante.

Le, il est nomméévêque d'Orléans par le nouveaupapeJean-Paul II, et, le, il reçoit l'ordination épiscopale par l'imposition des mains ducardinalFrançois Marty, alorsarchevêque de Paris[16]. Il choisit comme devise« Tout est possible à Dieu »[18]. Il n'occupera que quinze mois le siège d’Orléans.

Il est nomméarchevêque de Paris le et intronisé le, succédant au cardinalFrançois Marty[16]. Deux ans plus tard, le, il est créécardinal par lepapeJean-Paul II[16], avec letitre decardinal-prêtre deSanti Marcellino e Pietro attaché à l'église romaine du même nom. En 1994, après le décès du cardinal Marty, il reçoit le titre deSaint-Louis des Français traditionnellement accordé au cardinal archevêque de Paris.

Jean-Paul II et lui ont de nombreux points communs — ils parlent lepolonais[19] et le français, ils appartiennent à la même génération — mais surtout ils ont une analyse souvent très proche de la situation ecclésiale et mondiale.

Le cardinal Lustiger fut une figure très remarquée de l'Église universelle, même si ses chances de succéder à Jean-Paul II étaient très faibles auconclave de 2005.

Le pasteur et l'homme

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Jean-Marie Lustiger parErling Mandelmann en 1987.

L'intuition fondamentale qui a guidé l'action et la vie de Lustiger fut que la foi dans leChrist était pour l'homme la seule chance d'être vraiment libre et d'avoir une raison d'espérer. Il s'est donc engagé sur tous les fronts pour la défense de la liberté intérieure et religieuse de l'homme, face auxtotalitarismes des États, desidéologies, de lapensée unique et desmédias[20]. Il était opposé aussi aucléricalisme[21].

Il mit en place une série de réformes au sein du diocèse de Paris : en 1984, il fonde la maison Saint-Augustin[22]. Il s'agit d'offrir à des jeunes hommes chrétiens la possibilité de faire une année de refondation spirituelle et de discernement afin qu'ils réfléchissent dans le but de décider ou non d'entrer auséminaire. La maison Saint-Augustin est la première du genre en France ; elle a très rapidement accueilli des jeunes d'autres diocèses, dispersion des séminaristes dans de petits centres de formation au sein de Paris, de préférence à un grand séminaire unique), fondation d'une faculté de théologie indépendante au sein de l'École cathédrale de Paris, distincte de l'Institut catholique (dont l'idéologie ne lui semblait pas la bonne), en 1984. Il encouragea un renouveau des paroisses de Paris, la construction de sept nouvelleséglises et la mission de communautés nouvelles au sein du diocèse (Communauté de l'Emmanuel,Communauté du Chemin Neuf). Passionné dephilosophie et desociologie, son souci de comprendre les enjeux de notre temps se traduit notamment par la création avec leBâtonnier de Paris des cycles « Droit, liberté et foi » associant depuis 1992 leBarreau de Paris et leDiocèse de Paris[9]. À la demande duSaint-Siège, le cardinal Lustiger fut, jusqu'en, l'évêque accompagnateur de laCommunauté de l'Emmanuel sur le plan international[réf. nécessaire].

Le, peu après la consécration sans mandat pontifical d'évêques parMarcel Lefebvre — dans le but de tendre la main aux traditionalistes souhaitant rester en communion avec Rome —, il célèbre la messe dominicale selon lerite de Saint Pie V à Notre-Dame de Paris, une première depuis le 30 novembre 1969[23], année de l'application duconcile Vatican II[24],[25]. Dans la foulée, il envoiePatrick Le Gal — futur évêque aux armées — comme son émissaire auprès de ces derniers pour s'assurer de leur intégration[26].

Il réorganise des structures diocésaines desolidarité avec notamment la création de laFondation Notre-Dame en 1992, qui soutient l’associationAux captifs, la libération, la fondation et l'accompagnement de l'association Tibériade pour l’accueil des malades duSIDA et de plusieurs autres associations caritatives dontAoût Secours Alimentaire, la Maison Jeanne Garnier pour lessoins palliatifs, l’Association Sainte-Geneviève pour le logement, etc.[9].

Initié en 2002 mais terminé après sa mort, c'est en 2009 que sera inauguré leCollège des Bernardins dont il fut l'instigateur de la restauration[27],[28].

Jusqu'à la fin de sonépiscopat, le cardinal Lustiger a pris des mesures[Lesquelles ?], parfois très fermes, pour assurer la discipline de son clergé et la fidélité aumagistère pontifical de l'enseignement dispensé dans le diocèse, en particulier dans les facultés de théologie[29].

Lustiger a, au cours de sa mission à Paris, institué des structures diocésaines qui entrent en concurrence avec les structures équivalentes existant au niveau interdiocésain ou national, comme la création d'un séminaire parisien autonome.

La radio du diocèse de Paris,Radio Notre-Dame, participa en 1996 à la fondation de laCommunauté Francophone des Radios Chrétiennes (COFRAC[30]), indépendamment du réseau des Radios chrétiennes en France (RCF), pourtant voulu par les évêques de France[31]. Le cardinal Lustiger fonda également la télévisionKTO en 1999.

Cette liberté lui était permise par les moyens importants du diocèse de Paris. Elle s'était aussi imposée à lui comme un devoir de sa mission d'évêque, seul responsable de sondiocèse[32]. Sa lucidité et sa hauteur de vues lui avaient fait comprendre qu'il n'avait pas d'autre choix pour secouer la lourdeur des structures administratives et lutter contre la sclérose des idéologies qui étouffent lecatholicisme français. Ayant à cœur de rendre à laliturgie sa dignité et sa beauté, il a soutenu la refonte de lamaîtrise de Notre-Dame de Paris et la création d'une école de formation professionnelle incluant l'animation des offices à la cathédrale, permettant ainsi un nouveau déploiement de la tradition de l'Église dans lacathédrale Notre-Dame de Paris. Il commanda un nouveaumobilier liturgique pour le chœur de Notre-Dame et fit créer desvêtements liturgiques nouveaux avec le souci de la beauté et de la lisibilité des signes. Fréquemment, ledimanche soir, il prêchait et célébrait lamesse dans sa cathédrale. Capable de s'emparer de sujets peu consensuels, mais fondamentaux dans leur portée, il lança l'ouverture de la procédure debéatification deJacques Fesch.

Ceux qui ont eu l'occasion de s'entretenir avec lui ont été frappés par la profondeur de sa pensée et par cette simplicité qui faisait que son interlocuteur avait d'emblée l'impression d'être considéré comme un égal, respecté dans sonaltérité et avec qui il y avait des choses à faire. Une conversation interrompue depuis des mois pouvait reprendre, comme si elle ne s'était jamais arrêtée[33].

Lustiger était membre de droit du Conseil permanent de laConférence des évêques de France.

Homme d'arts, de lettres et de communication

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Il publie une vingtaine d'ouvrages à partir de 1978. Il s'attelle également à lancer de nouveaux médias :Radio Notre-Dame juste après la légalisation desradios libres en 1981, la chaîne de télévisionKTO en 1999, le bulletin hebdomadaire du diocèse de Paris :Paris Notre-Dame[16],[34].

En décembre 1989, il refuse l'invitation qui lui a été adressée parJack Lang de participer à l'hommage national rendu à l'abbé Grégoire par la cérémonie de son entrée auPanthéon, en même temps queMonge etCondorcet : le cardinal a toujours eu laRévolution française en aversion et encore plus les prêtresjureurs. Il demande même aux autres évêques de France, dont Mgr Bernard de Nancy, de décliner aussi l'invitation[35].

Son discernement spirituel apparaît dans ses nombreux discours, interviews, déclarations, et ses homélies[9]. Ses prises de position sur le cinéma, l'art, les commandes d'œuvres modernes qu'il passe pourNotre-Dame ou l'archevêché font l'objet de débats non seulement dans la presse, mais aussi avec les autorités politiques[36].

Le cardinal Lustiger est élu à l'Académie française, le, aufauteuil 4, succédant aucardinal Decourtray[16]. C'est son ancien conseiller, le philosopheJean-Luc Marion, qui est élu à son fauteuil en 2009.

Rôle dans les relations judéo-catholiques

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De par ses ascendances juives, le cardinal Lustiger a joué un rôle pionnier dans les relations entre la communauté juive et leSaint-Siège[37]. Conseiller deJean-Paul II puis deBenoît XVI, il a exercé un rôle d'influence très important sous lepontificat de Jean-Paul II.

Secondé par lecardinal Decourtray, il noue les contacts les plus délicats pour tenter de régler, en 1987, l'affaire des « carmélites polonaises » installées dans le camp d'Auschwitz - où sa mère a été assassinée-, qui contribue à une tension forte entre juifs et catholiques. Les religieuses finiront par quitter le camp en 1994. De ce dénouement, le cardinal gagne la reconnaissance d’une partie du monde juif. Lustiger sera ainsi l’un des inspirateurs de la déclaration de « repentance » de l’épiscopat français en àDrancy et l'un des principaux artisans du succès de la visite du pape àJérusalem en l’an 2000, avec les visites au mémorial de laShoah deYad Vashem et aumur des Lamentations qui fut unpèlerinage de la mémoire, ainsi que la reconnaissance de la dette chrétienne aux « frères aînés » juifs.

En 2004, le cardinal Lustiger et lerabbinIsrael Singer, président duCongrès juif mondial, sont à l’origine des « Rencontres internationales judéo-catholiques de New York ». Une trentaine de participants se retrouvent pour ce dialogue entre desjuifs orthodoxes et les plus hautes autorités de l’Église catholique[38],[39].

En, il représente le papeJean-Paul II[40], lors des cérémonies du60e anniversaire de lalibération du camp d'Auschwitz. Puis, en, il est présent àcelui de Birkenau aux côtés du papeBenoît XVI[41].

Après sa mort, leCongrès juif mondial a tenu à rendre hommage à sa « très grande figure morale » et son action positive en faveur desrelations entre judaïsme et christianisme[42].

Sens, la revue de l’Amitié judéo-chrétienne de France, a publié plusieurs numéros sur le cardinal Lustiger[37].

Rôle politique

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Rencontre du pape Jean-Paul II avec le cardinalFranjo Kuharć, archevêque deZagreb, en présence du cardinal Lustiger, enBosnie-Herzégovine, avril 1997

Pour le cardinal Lustiger, l’évêque doit être un interlocuteur crédible du monde politique, en tant que représentant des croyants de sa confession et de la force sociale qu’ils constituent. Sans avoir de fonction officielle, il joue un rôle dans l'espace politique, et, dans cette optique, il discute avec les présidentsFrançois Mitterrand etJacques Chirac[43]. En 1984, il mène la contestation contre la volonté du président Mitterrand de supprimer l’indépendance de l’école privée catholique. Un million de défenseurs de l’école libre sont dans les rues, contribuant au retrait duprojet de loi Savary. De même, Jean-Marie Lustiger prendra la défense de l’embryon, contre l’euthanasie et leclonage.

Ses engagements au service deschômeurs et desimmigrés vont de pair avec sa défense de laloi de séparation de l’Église et de l’État en 1989, lors de lacrise causée par le port du voile islamique dans les établissements publics, notamment scolaires.

Fidèle en cela à l’attitude de l’Église catholique à l'égard de laRévolution française, il refuse de s'associer à l’hommage rendu par les autorités françaises à l’abbé Grégoire en 1989, au moment du transfert des cendres de ce dernier auPanthéon, décidé parFrançois Mitterrand.

Avant laprésidentielle de 1995, il écarte l'abbé de La Morandais du poste qu’il s’attribuait d'« aumônier des politiques ». Il crée alors le SPEP (Service pastoral d'études politiques), à la tête duquel il nomme le recteur deSainte-Clotilde,Antoine de Vial.

En 2003, il critique la volonté deNicolas Sarkozy de revenir sur laloi de séparation des Églises et de l'État et d’organiser l’islam deFrance comme s’il s’agissait d’unereligion d'État. Interrogé par la « commission Stasi » sur lalaïcité, il demande de ne pas toucher au « compromis à la française » et se prononce contre une loi interdisant le port du voile à l’école :« Il ne faut pas prendre des mesures législatives qui ne peuvent être appliquées[44]. »

Le jeudi surRTL, le cardinal Lustiger annonce son soutien au projet deloi relative au développement et à la promotion du commerce et de l'artisanat, visant à l’abrogation du chômage dulundi de Pentecôte :« En ce qui concerne le lundi de Pentecôte, de fait, ça ne pose pas de problème théologique ni religieux », soulignant toutefois qu'une consultation des autorités religieuses était nécessaire,« étant donné que ça repose sur des usages légalement et historiquement fixés ».

Maladie et adieux

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Lorsqu'il atteignit l'âge de75 ans, selon le code dedroit canon[45], Lustiger présenta sa renonciation à son office d'archevêque de Paris au papeJean-Paul II, mais c'est seulement en, alors que l'archevêque avait atteint l'âge de78 ans, que la démission fut acceptée, etAndré Vingt-Trois nommé nouvel archevêque de Paris. Selon la coutume, le cardinal Lustiger portait depuis lors le titre d'archevêque émérite de Paris[16]. Il s'installe dans la Maison de retraite Marie-Thérèse destinée aux prêtres des diocèses de Paris et alentour[9].

En, il annonça auxprêtres etdiacres de Paris qu'il était atteint d'« une maladie grave dont le traitement a commencé ». Le, il fit une brève apparition à l'Académie française pour adresser ses adieux aux « Immortels ».« Vous ne me reverrez pas », leur déclara-t-il. Sa dernière apparition en public remontait au, quand il avait concélébré la messe d'obsèques de l'abbé Pierre àNotre-Dame de Paris. Il meurt à l'âge de 80 ans, le dimanche à19 h 30, à lamaison médicale Jeanne-Garnier (15e arrondissement de Paris), un établissement desoins palliatifs dépendant de la fondation des Dames du Calvaire, qu'il avait lui-même créé en son temps[9] et où il avait été admis le afin de soigner lecancer dont il souffrait depuis plusieurs années[8].

Obsèques et hommages

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Plaques mémorielles du jardin Aron Jean-Marie Lustiger à l’abbaye Sainte-Marie de la Résurrection d'Abu Gosh enIsraël.

L'annonce de sa mort a suscité les hommages de nombreuses personnalités du monde politique et religieux, parmi lesquelles on note le papeBenoît XVI[46], leCongrès juif mondial, le président de la République françaiseNicolas Sarkozy[47], leParti communiste français ou encore d'autres figures degauche commeBertrand Delanoë,Jean Glavany ouJack Lang.

Ses obsèques furent célébrées le en lacathédrale Notre-Dame de Paris par l'archevêqueAndré Vingt-Trois, en présence de nombreuses personnalités, parmi lesquelles le représentant du pape le cardinalPaul Poupard, le présidentNicolas Sarkozy, le Premier ministreFrançois Fillon, les ministresMichèle Alliot-Marie,Jean-Louis Borloo,Nathalie Kosciusko-Morizet etRoger Karoutchi, les présidents de l'Assemblée nationale,Bernard Accoyer, et duSénat,Christian Poncelet, le président de la régionÎle-de-France,Jean-Paul Huchon,Bernadette Chirac représentant l'ancien présidentJacques Chirac, l'ancien président polonaisLech Wałęsa, plusieurs membres de l'Académie française (dontHélène Carrère d'Encausse, secrétaire perpétuel, etMaurice Druon, secrétaire honoraire), mais aussi 500 prêtres, 50 évêques,16 cardinaux et plusieursprélats, représentants desÉglises catholiques d'Orient. La foule rassemblée fut estimée à environ 5 000 personnes[48].

Dans son discours d'hommage, l'écrivainMaurice Druon a qualifié le cardinal Lustiger de « fils, non pas du hasard, mais de l'exception » et salué en lui « notre frère supérieur ».

De ses obsèques, Jean-Marie Lustiger disait par avance :« Je m'en fous, ils feront ce qu'ils voudront. » Il lui importait davantage d'obtenir duCiel la permission — « dans trente ans » — de regarder sur la Terre« comment les choses auront évolué »[49]. Cela ne l'a pas empêché de prévoir par la suite, quelque temps avant sa mort, certains gestes hautement symboliques pour ses funérailles. Lors de lalevée du corps, avant l'entrée dans la cathédrale et laliturgie catholique, de la terre recueillie enIsraël fut déposée sur son cercueil ; son cousin Arno Lustiger et son arrière-petit cousin Jonas Moses-Lustiger, toujours de confession juive, récitèrent lePsaume113 (112) enhébreu, et leKaddish, prière juive notamment des endeuillés. Ainsi était symbolisée son espérance de voirjudaïsme etchristianisme engagés « du même côté », comme il le disait, dans le combat pour l'homme, enraciné dans la même foi auDieu unique et la même espérance dans les promesses duMessie.

Dans son livreUne vie[50],Simone Veil révèle que le cardinal Lustiger lui avait demandé « de prendre la parole, le jour de ses obsèques, sur le parvis de la cathédrale, pour rappeler sa judéité ». Elle précise : « Sans doute pensait-il à sa mère, disparue à Auschwitz. » Elle s'est déclarée « meurtrie » de devoir renoncer à exaucer ce vœu « sacré » parce que la « hiérarchie » lui avait fait savoir que c'était « inopportun ». Simone Veil a perçu « comme une hésitation dans le dialogue judéo-chrétien ». Ainsi se pose la question de savoir si cette hésitation provient de « l'Église catholique, ou de l'intégrisme juif, qui considère que l'on ne peut se référer à la judéité lorsqu'on a embrassé une autre religion ».

Jardin à la mémoire de Jean-Marie Lustiger au couventbénédictin d'Abu Gosh, en Israël.

Le cardinal Lustiger est inhumé dans lacrypte de Notre-Dame de Paris, dans lecaveau des archevêques.

Une plaque commémorative a été apposée dans la Cathédrale Notre-Dame à la demande du cardinal Lustiger avec le texte suivant :

« Je suis néjuif. J’ai reçu le nom de mon grand-père paternel, Aron. Devenuchrétien par la foi et le baptême, je suis demeuré juif comme le demeuraient lesApôtres. J’ai pour saints patronsAron le Grand Prêtre, saintJean l’Apôtre, sainteMarie pleine de grâce. Nommé139e archevêque de Paris par Sa Sainteté le papeJean-Paul II, j’ai été intronisé dans cette cathédrale le, puis j’y ai exercé tout mon ministère. Passants, priez pour moi. »

— † Aron Jean-Marie cardinal Lustiger, Archevêque de Paris

Secrétaires particuliers

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NomDates comme secrétaireResponsabilité actuelle
Maurice de Germiny1981 - 1984[51]Évêque émérite deBlois
Philippe Brizard1984 - 1986Recteur deMaison d'Ananie
Pierre d'Ornellas1986 - 1991Archevêque deRennes
Étienne de Mesmay1987 ? - 1991[52] ?Retiré
Louis de Romanet1991 - 1994[53] ?Curé deChancelade, vicaire général de la congrégation deschanoines réguliers de Saint-Victor
Jean-Claude Bardin1992 - 1995A la disposition du Dicastère pour les Evêques
Hervé Arminjon1995 - 1996Curé des paroisses du Haut-Vidourle
Jacques Fournier1996 -Retiré
Jacques Ollier1997 - 2000Curé deSaint-Étienne-du-Mont
Matthieu Rougé2000 - 2003[54]Évêque de Nanterre
Benoist de Sinety2003 - 2005[55]Curé de la paroisse Saint-Eubert (diocèse de Lille)

Succession apostolique

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Jean-Marie Lustiger a ordonné les évêques suivants[56] :

Distinctions

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Hommages

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Le jardin Aron Jean-Marie Lustiger à l’abbaye Sainte-Marie de la Résurrection d'Abu Gosh[57].

Le, leConseil de Paris décide de donner au Petit-Pont, près de lacathédrale Notre-Dame, le nouveau nom dePetit-Pont-Cardinal-Lustiger[58].

Le, dans les jardins de l'abbaye Sainte-Marie de la Résurrection d'Abu Gosh, enIsraël, est inauguré le mémorial du cardinal Jean-Marie Lustiger, dû à l'initiative duConseil représentatif des institutions juives de France, en présence de son présidentRichard Prasquier, qui exprime la « volonté des juifs d’honorer le cardinal », et de 150 personnes dont le grand-rabbinRené-Samuel Sirat et le cardinalAndré Vingt-Trois[59].

Lors dujubilé des 850 ans de lacathédrale Notre-Dame de Paris, une des neuf nouvelles cloches est baptisée « Jean-Marie » en son honneur. Elle se situe actuellement dans la tour nord de l'édifice[60],[61].

Publications

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En tant que curé deSainte-Jeanne-de-Chantal

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En tant qu'archevêque de Paris

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Posthumes

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Entretiens surRadio Notre Dame

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Pour approfondir

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Bibliographie

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Filmographie

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Liens externes

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Notes et références

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  1. Aron et nonAaron, d'après la plaque du cercueil et la feuille de messe diffusée lors des funérailles à Notre-Dame de Paris, le.
  2. abcde etfSophie de Ravinel,« Le cardinal Lustiger est mort »,Le Figaro du 5 août 2007.
  3. (en)Karol Charles v Becalel Lustiger Karol Charles v Becalel Lustiger. geni.com.
  4. (en)Gissel Léa Lustiger. gw.geneanet.org.
  5. Serge Klarsfeld,LeMémorial de la déportation des Juifs de France,Beate et Serge Klarsfeld,Paris,1978. Nouvelle édition, mise à jour, avec une liste alphabétique des noms, FFDJF (Fils et filles de déportés juifs de France),2012.
  6. (en)Gisèle Lustiger. geni.com. Cette référence donne comme date de naissance 1905, ce qui semble inexact.
  7. « Les dates du cardinal Jean-Marie Lustiger », chronologie dansLa Croix du.
  8. a etb« la-Croix.com : Le cardinal Lustiger est mort », surweb.archive.org,(consulté le)
  9. abcdefghij etk« La vie du cardinal Jean-Marie Lustiger », surwww.paris.catholique.fr(consulté le).
  10. a etbL'adieu à Jean-Marie Lustiger, parHenri Tincq dansLe Monde du 6 août 2007.
  11. Entretien au quotidien israélienYediot Aharonot, publié en 1982 par la revueLe Débat.
  12. ab etcRobert Serrou,Lustiger "Cardinal, juif et fils d'immigré", Perrin, 1996, 2001.
  13. abcd eteJean-Marie Guénois, « Les parents du cardinal Lustiger avaient été baptisés », surlefigaro.fr,(consulté le).
  14. Interview avec Serge Moati sur KTO, 2006 (vérifier) :http://www.ktotv.com/video.php3?numero=1140
  15. Voir, Klarsfeld, 2012.
  16. abcdefg ethNotice biographique de l'Académie française.
  17. « Panneaux, photo 19 et 20 », surJeantouret.fr(consulté le).
  18. Matth. 19, 26, cf. message de Jean-Marie Lustiger lors de son ordination épiscopale à Orléans, le 8 décembre 1979 (http://www.catholique-orleans.cef.fr/index.php?dlm/4/27) et id., “Le choix de Dieu:Entretiens avec Jean-Louis Missika et Dominique Wolton, Éditions du Fallois 1987,p. 395-396 (http://www.araldicavaticana.com/extraits_du_livre_du_cardinal_lu.htm).
  19. Auquel Jean-Marie Lustiger ajouter leyiddish.
  20. L'effondrement de la démocratie, autoritarisme et totalitarisme dans l'Europe.
  21. Jean-Marie Lustiger fit souffler un vent tonique sur l'institution.
  22. « Le séminaire de Paris et la maison Saint-Augustin », surseminairedeparis.fr,.
  23. Le Monde, « Entre Notre-Dame et Saint-Nicolas du Chardonnet Le fossé du schisme »,Le Monde,‎(lire en ligneAccès payant)
  24. Archive de l'INA du journal d'Antenne 2 du 3 juillet 1988 :https://gloria.tv/post/V3pxz624hp923icEcSjph7Tr1
  25. Le Monde, « Le cardinal Lustiger célébrera à Notre-Dame de Paris une messe selon le rite de saint Pie V »,Le Monde,‎(lire en ligneAccès payant, consulté le)
  26. « Mgr Le Gal, le très controversé évêque aux Armées, fait son paquetage pour Lyon¦ », surÉditions Golias,(consulté le).
  27. Collège des Bernardins, « Jean-Marie Lustiger homme de mémoire et d'avenir », surcollegedesbernardins.fr(consulté le).
  28. Liberation, « Les grands travaux de Mgr Lustiger », surliberation.fr,.
  29. THÉOLOGIE : La prédication, lieu de la théologie de Jean-Marie Lustiger.
  30. Cofrac - Communauté francophone de radios chrétiennes.
  31. La FFRC - FFRC - Fédération française des radios chrétiennes.
  32. Code de droit canonique, 1983, can. 455 § 4 :« La compétence de chaque évêque diocésain demeure entière dans les cas pour lesquels ni le droit universel, ni un mandat particulier du Siège Apostolique ne donne pouvoir à la Conférence épiscopale […] ; ni la Conférence épiscopale, ni son président ne peuvent agir au nom de tous les évêques si tous et chacun des évêques n'ont pas donné leur consentement. »
  33. Jean-Marie Lustiger, un colosse aux pieds d'argile.
  34. Jean-Marie Guenois, « Paris, un diocèse profondément remodelé par Jean-Marie Lustiger »,La Croix, 6 août 2007.
  35. Patrick Perotto, « Lorraine : l’abbé Grégoire contesté par-delà la mort »,L'Est Républicain,‎(lire en ligne, consulté le)
  36. Jack Lang, ancien ministre de la Culture, message de condoléances :« Même si parfois nos convictions respectives nous ont conduit à exprimer des vues divergentes sur la liberté cinématographique à propos du projet de film de ScorseseLa Dernière Tentation du Christ ou sur la panthéonisation de l'abbé Grégoire, j'ai toujours rencontré en lui une immense ouverture d'esprit, un sens aigu de l'humain, une passion de l'universalisme, un extrême raffinement intellectuel. »
  37. a etb« Documentaire : Aron Jean-Marie Lustiger », surwww.ajcf.fr(consulté le).
  38. : : : DICI : : :
  39. Richard Prasquier, président du Conseil Représentatif des Institutions juives de France (CRIF) : « Mgr Jean-Marie Lustiger a joué un rôle historique considérable dans l'amélioration des relations entre juifs et catholiques. Les journées judéo-catholiques, créées à l'initiative de Lustiger, et qui se déroulent chaque année à New York, sont ainsi des « moments forts » qui « ont permis de faire dialoguer les juifs orthodoxes et les cardinaux ». »
  40. Article de l'agence de presse Zenit lors du voyage de Lustiger en,http://www.zenit.org/article-9568?l=french
  41. Article de mai 2006 de l'agence de presse Zenit.
  42. Maram Stern, secrétaire général adjoint duCongrès juif mondial (Communiqué du lundi 6 août) : « Le monde juif perd « l'un de ses meilleurs amis » et la France « une très grande figure morale » ». Le cardinal Lustiger « a toujours été conscient des dangers que représentaient pour lesjuifs l'antisémitisme, lapersécution et lahaine et il les a combattus avec toute son énergie ». « Avec le regretté pape Jean-Paul II, le cardinal Lustiger a été l'artisan du renforcement du dialogue en faveur d'une meilleure compréhension entre catholiques et juifs tant au niveau institutionnel qu'à un niveau personnel ». « Le monde chrétien a perdu une de ses personnalités les plus remarquables, la France a perdu une très grande figure morale et spirituelle et lemonde juif un de ses meilleurs amis. »Richard Prasquier, président duConseil représentatif des institutions juives de France. Déclaration à l'Associated Press du lundi 6 août : « (Le cardinal Lustiger) a partagé de par son origine le destin des juifs pourchassés pendant la période de la guerre. Il a perdu sa mère. Il a senti directement l'horreur et l'inanité de l'antisémitisme ». Il a joué « un rôle exceptionnel par sa propre vie, par les initiatives dont il a été à l'origine et par sa proximité avec les papes, aussi bien Jean-Paul II que Benoît XVI ».
  43. Article duMonde développant le caractère politique des interventions du cardinal,https://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3382,36-942169@51-942139@45-1,0.html
  44. La Croix, 24 septembre 2003.
  45. canon 401 § 1.
  46. Communiqué de Benoit XVI.
  47. Le Cardinal Lustiger était« une grande figure de la vie spirituelle, morale, intellectuelle et naturellement religieuse de notre pays (…). Jean-Marie Lustiger ne se donna jamais à moitié (…) Cardinal, il fut le relais inlassable de l'esprit de la génération de Jean Paul II, en particulier à l'occasion desJournées mondiales de la jeunesse à Paris en 1997, dont il fut l'artisan principal (…). Le parcours spirituel du cardinal Lustiger restera à la fois un exemple et un grand mystère (…). Je m'associe à la peine des catholiques de France, des religieux et des religieuses, des prêtres et des évêques, qui savent gré au cardinal Lustiger d'avoir toujours cherché à conforter les valeurs morales, la force spirituelle et l'exigence intellectuelle du catholicisme français. » Communiqué du dimanche.
  48. Édition Spéciale, numéro réalisée en hommage au cardinal, sur sa vie et la marque qu'il a laissé.
  49. Interview avecSerge Moati surKTO :http://www.ktotv.com/video.php3?numero=1140
  50. Simone Veil,Une vie, Paris, Stock,, 397 p.(ISBN 978-2-234-05817-0),p. 330.
  51. « >Mgr Maurice de Germiny - Église catholique en France », surÉglise catholique en France(consulté le).
  52. MarianneDubertret, « Jean-Marie Lustiger :« Je suis une provocation vivante » »,La Vie,‎(lire en ligne).
  53. http://www.lemondedesreligions.fr/archives/2007/09/01/debat-le-retour-de-la-messe-en-latin,8918003.php
  54. http://www.acteursdavenir.net/bibli
  55. « 1re Lettre du Curé - Église Saint Germain des Prés », surÉglise Saint Germain des Prés(consulté le).
  56. (en) David M.Cheney, « Aron Jean-Marie Cardinal Lustiger † », surcatholic-hierarchy.org
  57. « Israël / Chrétienté - Décès du Père Charles Galichet, père abbé d'Abu Gosh », surCRIF,.
  58. Inauguration du “Petit Pont – Cardinal Lustiger”.
  59. Inauguration du mémorial Lustiger en Israël.
  60. Arrivée des nouvelles cloches à Notre-Dame de Paris.
  61. Notre-Dame : les nouvelles cloches sont bénies.
  62. Deux couvertures semblent coexister avec le même ISBN.
v ·m
Antiquité
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v ·m
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Spoliation
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Documentation
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Justes parmi les nations
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Albert Decourtray
Jean-Marie Lustiger
1995-2007
Jean-Luc Marion
v ·m
Composition de l'Académie française au jour de son élection(15 juin 1995)
Par numéro
de fauteuil
Par date
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v ·m
Composition de l'Académie française au jour de sa mort(5 août 2007)
Par numéro
de fauteuil
Par date
d'élection
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