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| Naissance | Marseille,Bouches-du-Rhône (France) |
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| Nationalité | |
| Décès | (à 63 ans) Saint-Cast-le-Guildo,Côtes-d'Armor (France) |
| Profession | Réalisateur,scénariste,acteur |
| Films notables | Neige,Cap Canaille |
Jean-Henri Roger, né le àMarseille et mort le àSaint-Cast-le-Guildo enBretagne[1],[2],[3],[4], est uncinéastefrançais.
Jean-Henri Roger naît dans une famille bourgeoise et intellectuelle et de parents militants communistes. Après une scolarité àMarseille, il va àParis. Maoïste, il intègreLa Cause du peuple[5].
Il rencontreJean-Luc Godard à l'automne 1968 lors d'un cours à l'Institut de formation cinématographique et sympathise avec lui. À ce moment-là, Godard ne veut plus travailler seul, mais au sein d'un collectif, rejetant la notion d'auteur pourtant mise en avant par lui et les futurs réalisateurs de laNouvelle Vague dans lesannées 1950.
La collaboration avec Godard débute véritablement en décembre 1968, lorsque la société de production britanniqueKestrel Films commande à Godard un portrait de l'Angleterre. Ils tournent alorsBritish Sounds en à Oxford et Essex. L'originalité du film tient surtout à la dissociation entre la bande-image et la bande-son[6].
En, Godard et Roger partent àPrague avec l'opérateurPaul Bourron pour tournerPravda. Leur séjour sur place ne dure pas longtemps parce qu'ils comprennent assez vite qu'il leur est très difficile de discuter avec les Tchèques[7]. En juin, ils partent à Rome pour tournerVents d'Est avecDaniel Cohn-Bendit[8]. À la fin de la même année, Jean-Luc Godard etJean-Pierre Gorin constituent leGroupe Dziga Vertov. Jean-Henri Roger est inclus dans le groupe parce qu'il a participé à la réalisation deBritish Sounds etPravda, mais son rôle devient mineur à partir deVents d'Est[9].
Après la dissolution du groupe Dziga Vertov en 1972, il s'engage dans le collectifCinélutte (1973-1976) (avecMireille Abramovici,Jean-Denis Bonan,Richard Copans,François Dupeyron etGuy-Patrick Sainderichin) qui réalise plusieurs films sur les luttes sociales[5].
Il a enseigné au département de cinéma du centre expérimental de Vincennes (devenu l'université Paris-VIII) dès 1972[5].
Il s'associe à l'actriceJuliet Berto et réalise avec elle ses deux premiers longs métrages de fiction,Neige (1981) etCap Canaille (1982).Neige, prix du Jeune cinéma auFestival de Cannes 1981 et nommé pour leCésar du meilleur premier film en 1982, remporte un certain succès auprès du public en France, avec 640 000 entrées[10].
Jean-Henri Roger retrouve Godard dans les années 2000, lorsque ce dernier lui propose un second rôle dansÉloge de l'amour (2001)[11]. Cette même année, il signe son troisième long métrage,Lulu, qui sera suivi parCode 68 en 2005, réalisé en réaction à un air du temps qu'il considère comme anti-soixante-huitard et dans lequel, précisément, une réalisatrice tente de faire un film sur mai 68[12].
Jean-Henri Roger est professeur de cinéma àParis VIII.
Il meurt le[13], des suites d'un malaise cardiaque[14]. À sa mort, plusieurs personnalités du monde du cinéma lui rendent hommage ensemble dans le quotidienLe Monde et soulignent le rôle moteur qu'il a joué dans différentes structures associatives comme l'ACID ou la SRF[15].
En 2014, sa fille Jane Roger lance la société de distributionJHR Films, nommée en hommage à son père[16].
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