Jean-Claude Pecker est le petit-fils durabbin de ReimsJoseph Hermann. Il naît chez ses grands-parents[3].
Fils d'un père scientifique, Victor Pecker, et d'une mère littéraire, Catherine Nelly Hermann, Jean-Claude Pecker s'intéresse très tôt à l'astronomie puis à l'astrophysique. Élève studieux, il poursuit des études sans encombre aulycée Michel-Montaigne deBordeaux jusqu'à laSeconde Guerre mondiale qu'il traverse dans la clandestinité. Il est lauréat du concours général endessin en 1939[4].
Son père, Victor Pecker, est né le àMaule (Yvelines). Catherine Nelly Pecker (née Hermann) est née le àReims. Ils sont déportés par le convoino 75, du, deDrancy versAuschwitz, où ils sont assassinés[5].
À la libération, Jean-Claude Pecker intègre l'École normale supérieure où il suit en 1945 les cours d'Alfred Kastler. Il se présente à l'agrégation de sciences physiques en 1946[6] et obtient brillamment son doctorat (« Contribution à la théorie du type spectral 2 – les moments nucléaires ») en 1950.
Maître de conférences en poste àClermont-Ferrand de 1952 à 1955, il devient astronome à l'observatoire de Paris avant d'être nommé directeur de l'observatoire de Nice en 1962. En 1963, il est élu professeur auCollège de France où il enseigne jusqu'en 1988. Il est également directeur de l'Institut d'astrophysique de Paris de 1972 à 1978. Il occupe à partir de 1990 un poste de vice-président de la Commission nationale pour l'UNESCO jusqu'en 1996 ainsi que de nombreuses autres fonctions officielles et non officielles, en particulier celle de président de laSociété astronomique de France de 1973 à 1976[7].
En plus d'ouvrages scientifiques et de vulgarisation, Jean-Claude Pecker est l'auteur de plus de700 articles sur l'astrophysique[8], que ce soit à vocation de synthèse, de vulgarisation ou de recherche, mais aussi sur les droits de l'homme, l'art, les relations entre science et société ainsi que sur le thème de pratiques qu'il considère comme des fausses sciences, comme l'astrologie[9]. Il est ainsi président d'honneur de l'Association française pour l'information scientifique (AFIS).
Ses principaux travaux en astronomie et en astrophysique sont consacrés auxatmosphèressolaire etstellaires (théorie exacte de la saturation des raies, étoiles chaudes, première résolution effective du problème « non-gris » de l'équilibre radiatif) et aux relations Soleil-Terre (introduction du cône d'évitement confirmée par les observations des trous coronaux du Soleil).
Dès les années 1950, il s'intéresse au débatcosmologique auquel il consacre des publications. Jean-Claude Pecker conteste le modèle standard duBig Bang et suggère des« solutions alternatives, mais partielles »[10] selon ses propres termes (discussion des arguments favorables à un modèle d'univers quasi statique, rôle de laconstante cosmologique, origine dufond diffus cosmologique).
Il est signataire, avec 33 autres scientifiques, d'une lettre ouverte à la communauté scientifique[11], où les auteurs dénoncent ce qu'ils qualifient de dominance d'un modèle standard du Big Bang et de l'expansion de l'Univers. Les hypothèses émises, comme celle de lalumière fatiguée sont en effet critiquées – sinon totalement ignorées – par les cosmologistes actuels.
Jean-Claude Pecker a contribué à la vulgarisation de l'astronomie par ses ouvrages destinés au grand public, et traduits en anglais comme en chinois.