Movatterモバイル変換


[0]ホーム

URL:


Aller au contenu
Wikipédial'encyclopédie libre
Rechercher

Jean-Claude Izzo

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voirIzzo.

Jean-Claude Izzo
Description de cette image, également commentée ci-après
Jean-Claude Izzo auFestival international de géographie en 1997.
Données clés
Naissance
Marseille (France)
Décès (à 54 ans)
Marseille9e (France)
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écritureFrançais
Genres

modifier

Jean-Claude Izzo, né le àMarseille et mort le dans cette même ville dans le9e arrondissement[1], est unjournaliste,écrivain etpoètefrançais.

Biographie

[modifier |modifier le code]

Son père est né enItalie àCastel San Giorgio et émigre àMarseille en1928. Sa mère est née à Marseille dans lequartier du Panier, de parents immigrésespagnols. Le père d’Izzo est barman dans différents établissements avant de se fixer au bar de l’Amicale Ajaccienne (démoli en 1943), place de Lenche. Sa mère travaille comme couturièrerue de Rome.

Après avoir obtenu un CAP defraiseur tourneur, il obtient un emploi dans une librairie et commence à s'engager politiquement avec le mouvement pacifiste et catholiquePax Christi[2].

En1964, Jean-Claude Izzo est appelé au service militaire d'abord àToulon, où il fera une grève de la faim d'un mois, pour protester contre les actes de maltraitance sur des jeunes appelés, qui lui vaudra les commandos disciplinaires àDjibouti. Il y passera un mois et demi en prison et perd quelque quinze kilogrammes durant cette période.

Il adhère auParti socialiste unifié et auMouvement de la Paix. en1966. En juin1968, il est candidat auxélections législatives à Marseille, puis il adhère auParti communiste. Il devientjournaliste, puisrédacteur en chef du quotidien communisteLa Marseillaise.

En1970, il publie son premier recueil depoèmes,Poèmes à haute voix. En1978, il rompt avec le PCF, dont il déplore le fonctionnement trop hiérarchisé[2]. Il quitte Marseille et rédige des articles dans différentes revues, dontLa Vie mutualiste qui change de nom et se transforme enViva. Jean-Claude Izzo devient le premier rédacteur en chef de cette nouvelle formule du magazine mutualiste[3].

En1995, poussé parMichel Le Bris etPatrick Raynal, il publie dans laSérie noireTotal Khéops, lauréat duTrophée 813 du « meilleur roman francophone » et gros succès public. C'est le premier volet de la « Trilogie marseillaise », ayant pour héros l'enquêteur Fabio Montale, policier déclassé et fils d'immigrés appréciant la poésie, le jazz, la pêche et les femmes, et dont le nom a été inspiré à Izzo par le poète italienEugenio Montale.

En1996, il publieChourmo, la suite deTotal Khéops, qui remporte leprix Sang d'encre. Il s'installe àSaint-Malo.

En1997, il publie un recueil de poésiesLoin de tous rivages et le romanLes Marins perdus, ainsi que des nouvelles parues dans des anthologies. Il revient définitivement en Provence et s'installe àCeyreste.

En1998, il publieSolea, dernier volet de sa trilogie marseillaise, où il consacre une analyse poussée et documentée de laMafia.

En1999 paraîtLe Soleil des mourants.

Il meurt d'un cancer le, à l'âge de 54 ans[4].

Gianmaria Testa son ami musicien et chanteur, qui met en musique un des derniers textes de Jean-Claude Izzo,La Plage du prophète, raconte en février2012 au journalLibération :« J'ignore si c'est le cas en France, mais en Italie, Jean-Claude Izzo a pris une dimension mythique. Il est revendiqué comme chef de file par une génération de jeunes auteurs degialli (polars). Et des fans se rendent à Marseille en suivant un itinéraire Izzo : ils visitent les lieux où se déroulent les romans, refont le parcours des personnages ... »[5].

Du militant (entrechristianisme social etcommunisme) au romancier, il s’agissait pour Jean-Claude Izzo d’être toujours « irrémédiablement du côté des pauvres, des oubliés, des démunis… J’ai toujours regardé les gens, les chômeurs, ceux qui n’avaient rien, les maux de Marseille… »[2].

Œuvre

[modifier |modifier le code]

Romans

[modifier |modifier le code]

Trilogie marseillaiseFabio Montale

[modifier |modifier le code]

Autres romans

[modifier |modifier le code]

Recueil de nouvelles

[modifier |modifier le code]

Nouvelles

[modifier |modifier le code]
  • Une rentrée en bleu de Chine, dansC'est la rentrée ! : 16 écrivains racontent.... Paris : EJL, coll. "Librio", suppl. àLibération du 4 septembre 1997, p. 37-40.

Poésie

[modifier |modifier le code]
  • 1970 :Poèmes à haute voix (Paris, Éd.P.J. Oswald)
  • 1972 :Terres de feu (Paris, P.J. Oswald)
  • 1974 :État de veille (Paris, P.J. Oswald)
  • 1975 :Braises, Brasiers, Brûlures (poèmes illustrés par E. Damofli)
  • 1975 :Paysage de femme (Guy Chambelland)
  • 1976 :Le Réel au plus vif (Guy Chambelland)
  • 1997 :Loin de tous rivages, illustré parJacques Ferrandez (Nice, Éd. du Ricochet ; réédition, Paris,Librio)
  • 1999 :L'Aride des jours (Nice, Éd. du Ricochet ; réédition, Paris,Librio)
  • 1999 :Un temps immobile (Paris, Filigrane Éditions)

Autres publications

[modifier |modifier le code]

Filmographie

[modifier |modifier le code]

Adaptations

[modifier |modifier le code]

Au cinéma

[modifier |modifier le code]

En bande dessinée

[modifier |modifier le code]

À la radio

[modifier |modifier le code]

Hommages

[modifier |modifier le code]
  • La municipalité deFrontignan, dans l'Hérault a baptisé l'espace culturel de la ville « Espace Jean-Claude Izzo. », le, à l'occasion de la cinquième édition duFestival international du roman noir.
  • L'équipe pédagogique du collège public inauguré àMarseille en septembre 2005 dans la zone d'Euroméditerranée (2e arrondissement) a décidé de rendre hommage à l'écrivain en donnant son nom à cet établissement situé en plein cœur de la zone portuaire dela Joliette, qui lui était si chère.
  • La ville deChâteauneuf-les-Martigues a donné le nom de l'auteur à son Pôle culturel regroupant la médiathèque, l'école de musique et les archives municipales en 2008
  • En, la bibliothèque de l’Alcazar à Marseille décide à son tour de rendre hommage à l'écrivain, poète et journaliste en lui consacrant une exposition et plusieurs conférences.
  • Depuis 2002, chaque année dans le cadre de son salon littéraireLire à Limoges, la ville décerne un prix jeune adulte intitulé Prix Izzo.
  • À l'occasion du vingtième anniversaire de sa mort, la mairie de Marseille inaugure une place à son nom dans le quartier du Panier[9].

Annexes

[modifier |modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

[modifier |modifier le code]

Liens externes

[modifier |modifier le code]

Notes et références

[modifier |modifier le code]
  1. État civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970
  2. ab etcGérardLeidet,« IZZO Jean-Claude », dansLe Maitron, Maitron/Editions de l'Atelier,(lire en ligne)
  3. Jean-Marc Matalon,Jean-Claude Izzo : les vies multiples du créateur de Fabio Montale, Éditions du Rocher,, 169 p.(ISBN 9782268103105)
  4. « Jean-Claude IZZO », surPol'Art Noir(consulté le).
  5. Libération dup. 32, François-Xavier GomezGianmaria Testa, la voix ferrée. En souvenir d'Izzo.
  6. Association des Marseillais du Monde. Page Les Marins Perdus (Jean-Claude Izzo), « Le Transbordeur de Marseille »(consulté le).
  7. Jean-Claude Izzo, « Chien de nuit »(consulté le).
  8. « Le Soleil des mourants de Jean-Claude Izzo »,France Culture,‎(lire en ligne, consulté le).
  9. « "Izzo, ItinéraireS", une manifestation XXL », surArL Paca(consulté le).
Ce document provient de « https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Jean-Claude_Izzo&oldid=221472600 ».
Catégories :
Catégories cachées :

[8]ページ先頭

©2009-2026 Movatter.jp