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| Naissance | Marseille (France) |
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| Décès | (à 54 ans) Marseille9e (France) |
| Activité principale | |
| Distinctions |
| Langue d’écriture | Français |
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| Genres |
Jean-Claude Izzo, né le àMarseille et mort le dans cette même ville dans le9e arrondissement[1], est unjournaliste,écrivain etpoètefrançais.
Son père est né enItalie àCastel San Giorgio et émigre àMarseille en1928. Sa mère est née à Marseille dans lequartier du Panier, de parents immigrésespagnols. Le père d’Izzo est barman dans différents établissements avant de se fixer au bar de l’Amicale Ajaccienne (démoli en 1943), place de Lenche. Sa mère travaille comme couturièrerue de Rome.
Après avoir obtenu un CAP defraiseur tourneur, il obtient un emploi dans une librairie et commence à s'engager politiquement avec le mouvement pacifiste et catholiquePax Christi[2].
En1964, Jean-Claude Izzo est appelé au service militaire d'abord àToulon, où il fera une grève de la faim d'un mois, pour protester contre les actes de maltraitance sur des jeunes appelés, qui lui vaudra les commandos disciplinaires àDjibouti. Il y passera un mois et demi en prison et perd quelque quinze kilogrammes durant cette période.
Il adhère auParti socialiste unifié et auMouvement de la Paix. en1966. En juin1968, il est candidat auxélections législatives à Marseille, puis il adhère auParti communiste. Il devientjournaliste, puisrédacteur en chef du quotidien communisteLa Marseillaise.
En1970, il publie son premier recueil depoèmes,Poèmes à haute voix. En1978, il rompt avec le PCF, dont il déplore le fonctionnement trop hiérarchisé[2]. Il quitte Marseille et rédige des articles dans différentes revues, dontLa Vie mutualiste qui change de nom et se transforme enViva. Jean-Claude Izzo devient le premier rédacteur en chef de cette nouvelle formule du magazine mutualiste[3].
En1995, poussé parMichel Le Bris etPatrick Raynal, il publie dans laSérie noireTotal Khéops, lauréat duTrophée 813 du « meilleur roman francophone » et gros succès public. C'est le premier volet de la « Trilogie marseillaise », ayant pour héros l'enquêteur Fabio Montale, policier déclassé et fils d'immigrés appréciant la poésie, le jazz, la pêche et les femmes, et dont le nom a été inspiré à Izzo par le poète italienEugenio Montale.
En1996, il publieChourmo, la suite deTotal Khéops, qui remporte leprix Sang d'encre. Il s'installe àSaint-Malo.
En1997, il publie un recueil de poésiesLoin de tous rivages et le romanLes Marins perdus, ainsi que des nouvelles parues dans des anthologies. Il revient définitivement en Provence et s'installe àCeyreste.
En1998, il publieSolea, dernier volet de sa trilogie marseillaise, où il consacre une analyse poussée et documentée de laMafia.
En1999 paraîtLe Soleil des mourants.
Il meurt d'un cancer le, à l'âge de 54 ans[4].
Gianmaria Testa son ami musicien et chanteur, qui met en musique un des derniers textes de Jean-Claude Izzo,La Plage du prophète, raconte en février2012 au journalLibération :« J'ignore si c'est le cas en France, mais en Italie, Jean-Claude Izzo a pris une dimension mythique. Il est revendiqué comme chef de file par une génération de jeunes auteurs degialli (polars). Et des fans se rendent à Marseille en suivant un itinéraire Izzo : ils visitent les lieux où se déroulent les romans, refont le parcours des personnages ... »[5].
Du militant (entrechristianisme social etcommunisme) au romancier, il s’agissait pour Jean-Claude Izzo d’être toujours « irrémédiablement du côté des pauvres, des oubliés, des démunis… J’ai toujours regardé les gens, les chômeurs, ceux qui n’avaient rien, les maux de Marseille… »[2].
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