Movatterモバイル変換


[0]ホーム

URL:


Aller au contenu
Wikipédial'encyclopédie libre
Rechercher

Jean-Baptiste Julien d'Omalius d'Halloy

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuisJean-Baptiste d'Omalius)
Jean-Baptiste d'Omalius
Fonctions
Président
Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique
Président
Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique
Président de la Société géologique de France
Président
Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique
Sénateur
-
Vice-président
Sénat
-
Gouverneur de la province de Namur
-
Bourgmestre
Braibant
à partir de
Bourgmestre
Skeuvre
à partir de
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activités
Période d'activité
Parentèle
Autres informations
Membre de
Distinction

modifier -modifier le code -modifier WikidataDocumentation du modèle

Jean-Baptiste-Julien d'Omalius d'Halloy. Statue à Namur, Belgique.

Jean-Baptiste Julien d'Omalius d'Halloy, né àLiège le et mort à Bruxelles le, est unhomme d'état etgéologuebelge. Omalius d'Halloy est gouverneur de laprovince de Namur[1] pendant la période duroyaume uni des Pays-Bas (1815-1830). En 1848, il est élu auSénat belge dont il devint vice-président trois ans plus tard en 1851, poste qu'il occupe jusqu'à 1870. Il est de ce fait le plus long titulaire du poste device-président du Sénat de l'histoire de la Belgique. Jean-Baptiste d'Omalius est également l'un des pionniers de lagéologie moderne enEurope occidentale.

Biographie

[modifier |modifier le code]

Jean-Baptiste d'Omalius d'Halloy, né à Liège le, est le fils unique d'une ancienne et noble famille. Il a eu deux filles. Du fait du mariage le de sa fille Sophie Caroline d'Omalius d'Halloy (1818-1869) au baronMichel Edmond de Selys-Longchamps, vice-président du Sénat de Belgique,entomologiste renommé, président de laSociété royale des sciences de Liège, tous les descendants actuels de lafamille de Selys Longchamps descendent de Jean-Baptiste Julien d'Omalius d'Halloy. Parmi ceux-ci :

Après avoir terminé ses études classiques dans sa ville natale, il est envoyé àParis en 1801 par ses parents pour bénéficier des avantages sociaux et littéraires de la métropole. Il manifeste un vif intérêt pour lagéologie, en particulier pour les travaux deBuffon ainsi que pour les riches collections duJardin des Plantes.

Il visite à nouveau Paris en 1803 et 1805, et pendant ces périodes assiste aux conférences deFourcroy,Lacépède etGeorges Cuvier. Ses voyages de retour étaient généralement l'occasion d'une expédition géologique à travers le nord de la France. Dès 1808, il communique auJournal des Mines un article intituléEssai sur la géologie du Nord de la France. Il conçoit alors le projet de faire une série d'enquêtes dans tout le pays. Cela a été renforcé par une commission chargée d'exécuter unecarte géologique de l'empire qui apportait avec elle l'exemption du devoir militaire. C'est ainsi que Jean-Baptiste d'Omalius devient l'un des pionniers de la géologie moderne. Il jette les bases de la géologie dans les régionscarbonifères de Belgique et des provinces rhénanes et dans les gisements tertiaires du bassin parisien.

Carte géologique du bassin parisien et de quelques contrées voisines par Omalius d’Halloy (1816)
Essai d'une Carte Géologique de la France, des Pays-Bas et de quelques contrées voisines par Jean-Baptiste Julien d'Omalius d'Halloy (1783-1875)

Ses activités scientifiques ne l'empêchent pas d'exercer de nombreuses responsabilités politiques. En 1807, il est bourgmestre deSkeuvre puis, en 1811, deBraibant. En 1814, il est sous-intendant de l'arrondissement de Dinant et, en 1815, secrétaire général de laprovince de Liège. Cette même année, il devientgouverneur de Namur après la création du royaume uni des Pays-Bas. Il occupe cette fonction jusqu'après larévolution de 1830, publiant au cours de cette période le code administratif de la province de Namur. En 1827, il est nommé conseiller d’état par le roiGuillaume Ier. La même année il publie le code administratif de la province du Luxembourg qui sert de guide pour les services administratifs de la province. Il y reprend par catégorie les lois, arrêtés, circulaires et règlements[2].

Parallèlement, il occupe ses temps libres à la recherche géologique. En 1813, il avait parcouru déjà plus de 25 000 km en France et dans certaines parties de l'Italie. Sa famille n'avait cependant que peu de sympathie pour son activité géologique et le persuade de renoncer à ses expéditions. La carte qu'il avait faite de la France et des territoires voisins n'est publiée qu'en 1822 et sert de base aux relevés plus détaillés d'Armand Dufrénoy et d'Elie de Beaumont. En 1822, il est le premier à définir leCrétacé comme une période géologique distincte[3]. Il réalise la première carte géologique de la France, duBenelux, de laRhénanie et de la Suisse, terminée en 1813 et publiée en 1822. En 1830, il prend parti pourGeoffroy Saint-Hilaire contreCuvier. Jusqu'en 1841, il n'y a pas d'autres cartes géologiques que celles dessinées par d'Omalius pour la France. C'est seulement à cette époque qu'Ami Boué fait paraître une carte géologique comprenant la partie occidentale de l'Europe.

Château d'Halloy, résidence de J-B Julien d'Omalius d'Halloy

Il est élu membre du Sénat belge en 1848, en devient le vice-président en 1851, position qu'il conservera jusqu'à sa retraite de la vie politique en 1870, à l'âge de 87 ans. Dans ses dernières années, il accorde une grande attention aux questions d'ethnologie et dephilosophie. Sa mort est précipitée par les efforts d'une expédition scientifique entreprise seul au cours de sa91e année. Il meurt à Bruxelles le 15 janvier 1875.

Il était membre de l'Académie royale de Belgique (élu le et président en 1850, 1858 et 1872)[1], président de laSociété géologique de France (1852) et membre correspondant de l'Académie des sciences de France (1842). Il est fait membre étranger de laRoyal Society en 1873.

Publications scientifiques

[modifier |modifier le code]
  • 1808 -Essai sur la géologie du nord de la France
  • 1823 - Carte géologique de la France dressée sur commande du gouvernement deNapoléon Ier. Prête en 1813, elle ne fut publiée que dix ans plus tard.
  • 1828 -Description géologique des Pays-Bas
  • 1831 -Eléments de Géologie
  • 1833 -Introduction à la Géologie
  • 1842 -Coup d'œil sur la géologie de la Belgique
  • 1843 -Précis élémentaire de Géologie
  • 1845 -Des Races humaines ou Eléments d'Ethnographie : un Manuel pratique d'ethnographie ou description des races humaines. Les différents peuples, leurs caractères sociaux, divisions et subdivisions des différentes races humaines.
  • 1853 -Abrégé de Géologie
  • 1860 -Minéralogie, A. Jamar (Bruxelles).texte en ligne disponible sur IRIS
  • 1874 -Le transformisme,Revue scientifique,

Ainsi que de nombreux mémoires et notes dans: LeJournal de physique, de chimie et d'histoire naturelle, LesAnnales des mines de France, Les bulletins de laSociété d'anthropologie de Paris, Les bulletins de laSociété géologique de France et ceux de l'Académie royale de Belgique.

Hommages et distinctions

[modifier |modifier le code]

En 1829, il est faitdocteur honoris causa en philosophie à l’Université de Louvain[2].

Dans la troisième édition deDe l'origine des espèces publiée en 1861,Charles Darwin ajoute une « Esquisse historique » (Historical Sketch en anglais) faisant honneur aux naturalistes qui l'avaient précédé dans la publication de l'opinion selon laquelle les espèces subissent des modifications et que les formes de vie existantes sont descendues par véritable génération. à partir de formes préexistantes. Cela comprenait d'Halloy -

En 1846, le géologue vétéran M. J. d'Omalius d'Halloy publia dans un excellent, quoique court article ("Bulletins de l'Acad. Roy. Bruxelles", tom. xiii. p. 581), son opinion qu'il est plus probable que de nouvelles espèces ont été produites par descendance avec modification, qu'elles n'ont été créées séparément : l'auteur a d'abord promulgué cette opinion en 1831[4].

Pierre Berthier lui a dédié une espèce minérale l'halloysite, unminéral argileux en son honneur.

Le « square d'Omalius », àNamur, lui est dédié, au centre duquel trône sa statue, œuvre deGuillaume Geefs. La « rue d'Omalius » à Liège et àCiney lui rendent hommage.

Les distinctions suivantes lui ont été attribuées :

Notes et références

[modifier |modifier le code]
  1. a etb« Jean-Baptiste Julien d'Omalius d'Halloy », sur le site de l'Académie royale de Belgique,Who's who, suracademieroyale.be(consulté le).
  2. a etb« Omalius d'Halloy, Jean-Baptiste-Julien d' (1783-1875) — Bestor », surwww.bestor.be(consulté le)
  3. J.-J.d’Halloy, d’Omalius, « Observations sur un essai de carte géologique de la France, des Pays-Bas, et des contrées voisines » [« Observations sur l'essai d'une carte géologique de la France, des Pays-Bas et des pays voisins »],Annales des Mines,vol. 7,‎,p. 353–376(lire en ligne),p. 373 : « La troisième, qui correspond à ce qu'on a déjà appelé formation de la craie, sera désignée par le nom de terrain crétacé. »
  4. Darwin 1861,p. xvi

Voir aussi

[modifier |modifier le code]

Liens externes

[modifier |modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Ce document provient de « https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Jean-Baptiste_Julien_d%27Omalius_d%27Halloy&oldid=230784970 ».
Catégories :
Catégories cachées :

[8]ページ先頭

©2009-2026 Movatter.jp