Movatterモバイル変換


[0]ホーム

URL:


Aller au contenu
Wikipédial'encyclopédie libre
Rechercher

Jean-Baptiste Lully

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voirLully.

Jean-Baptiste LullyGiovanni Battista Lulli
Description de l'image Paul_Mignard_-_Jean-Baptiste_Lully.jpg.
Données clés
SurnomLe Florentin
Nom de naissanceGiovanni Battista Lulli
Naissance
Florence (grand-duché de Toscane)
Décès (à 54 ans)
Paris (royaume de France)
Activité principaleCompositeur
violoniste
StyleMusique baroque
Activités annexeschorégraphe
parolier
metteur en scène
chef d'orchestre
Lieux d'activitéParis,France
CollaborationsPierre Beauchamp
Molière
Philippe Quinault
Thomas Corneille
Fontenelle
Campistron
MaîtresNicolas Metru
ÉlèvesTheobaldo di Gatti
Pelham Humfrey
Johann Sigismund Kusser
Johann Fischer
Henry Desmarest
Pascal Collasse
Jean-François Lalouette
Louis Lully
Jean-Baptiste Lully fils
Jean-Louis Lully
Marin Marais
Jean-Féry Rebel
Georg Muffat
Pierre Verdier
ConjointMadeleine Lambert
DescendantsLouis Lully
Jean-Baptiste Lully fils
Jean-Louis Lully
Signature de Jean-Baptiste Lully

modifier

Jean-Baptiste Lully (parfoisde Lully ; enitalienGiovanni Battista Lulli) né le àFlorence[1] et mort le àParis (paroisse de la Madeleine), est un compositeur et violoniste français d’origine italienne de lapériode baroque actif en France sous le règne deLouisXIV. Naturaliséfrançais en 1661, il est nommé, la même année,surintendant de la musique du roi et l'année suivantemaître de musique de la famille royale.

Par ses dons de musicien et d'organisateur comme de courtisan, voire d'intrigant, Lully domine la vie musicale en France à l'époque duRoi-Soleil. Il conçoit et organise plusieurs formes de musique : latragédie en musique, legrand motet, l'ouverture à la française. Il est une figure majeure de lamusique baroque française. Son influence s'exerce sur toute la musique européenne de son temps. Des compositeurs éminents telsHenry Purcell,Georg Friedrich Haendel,Jean-Sébastien Bach ouJean-Philippe Rameau lui sont redevables.

Biographie

[modifier |modifier le code]

Enfance florentine

[modifier |modifier le code]

Fils du meunier Lorenzo Lulli et de Caterina del Sera, elle-même fille d'un meunier, Jean-Baptiste Lully naît le àFlorence, dans le quartier duBorgo Ognissanti, non loin de l'Arno. Il estbaptisé le lendemain en l'église Santa Lucia sul Prato. Ses parrain et marraine sont Antonio Comparini et Maddalena Bellieri[2]. Son frère et sa sœur meurent prématurément : Verginio en 1638, à17 ans (né en 1621), et Margherita en 1639.

Apprentissage en France

[modifier |modifier le code]

Vers 1645, il est remarqué parRoger de Lorraine, chevalier de Guise. Arrivé enFrance l'année suivante[3], il entre à quatorze ans comme garçon de chambre chez la nièce du chevalier, laduchesse de Montpensier, dite « la Grande Mademoiselle », qui désire parfaire ses connaissances enitalien. Mais le trouvant laid[4], elle l'envoie en cuisine.

La duchesse entretient un petit orchestre privé dont les six violons donnent de nombreux concerts. Lulli apprend ainsi leviolon, leclavecin, lathéorie et lacomposition musicales. Peut-être reçoit-il des leçons deNicolas Métru ou des organistesNicolas Gigault etFrançois Roberday[5]. Il se montre par ailleurs excellent danseur. Ses talents enfin reconnus, il crée pour sa protectrice la « Compagnie des violons de Mademoiselle ». Elle en tire une grande fierté car ils jouent mieux que ceux du roi.

En 1652, après laFronde et la disgrâce de sa turbulente cousine,LouisXIV engage Lulli dans laGrande Bande des Violons du Roi, composée de 24 instruments. En 1653, Lulli danse avec le monarque dans leBallet royal de la nuit. Il obtient rapidement la direction d'un nouvel ensemble,La Bande des Petits Violons. En 1659, il triomphe avec leBallet d'Alcidiane. Sa réputation est consacrée et il devient premier compositeur de la Cour.

Ascension sociale

[modifier |modifier le code]

Courtisan habile jusqu'à l'opportunisme, et homme d'affaires avisé, il s'assure la protection du roi. Il devient compositeur de la chambre puissurintendant de la musique royale. Il écrit un balletallégorique où le Soleil, brillant au centre de l'univers, se trouve entouré de planètes commeLouisXIV l'est de ses ministres.

Acte debaptême deLouis Lully le àFontainebleau, avec les signatures de Jean-Baptiste Lully, deLouisXIV et deMarie-Thérèse d'Autriche.

Il est naturalisé français en 1661 et son nom s'orthographieLully. Le, il épouse àParis, enl'église Saint-Eustache, Madeleine Lambert (1643-1720), fille deMichel Lambert et de Gabrielle Dupuy[6]. De cette union naitront six enfants[7] :

Il fait construire par l'architecteDaniel Gittard, élève deLouis Le Vau, l'hôtel Lully situé à l'angle du 45,rue des Petits-Champs et 47,rue Sainte-Anne, dans l'actuel1er arrondissement de Paris et y demeure avec sa famille. Il quitte cet hôtel en 1683 pour habiter une autre maison qu'il possédait à laVille l'Évêque (28-30rue Boissy-d'Anglas), où il mourut[8].

Mainmise sur la musique

[modifier |modifier le code]

À partir de 1664, Lully travaille régulièrement avecMolière, qui le surnommele paillard. Il crée ainsi lacomédie-ballet, sans cependant renoncer auxballets de cour. Les pièces de Molière sont alors une combinaison de comédies, de ballets et de chants :L'Amour médecin en 1665, laPastorale comique en 1667,George Dandin en 1668,Monsieur de Pourceaugnac en 1669,Le Bourgeois gentilhomme et sa turquerie en 1670. Jusqu'à cette date, Lully est l'intime du dramaturge. À ce titre, il participe à unbanquet resté célèbre. Cette étroite collaboration cesse en mars 1672, quand Lully rachète le privilège accordé en 1669 àPerrin, de l'Académie d'Opéra. Il obtient deslettres patentes interdisant à toute personne« de faire chanter aucune pièce entière en France, soit en vers françois ou autres langues, sans la permission par écrit dudit sieur Lully, à peine de dix mille livres d'amende, et de confiscation des théâtres, machines, décorations, habits… »[9]. L'Académie d'Opéra prend dès lors, et jusqu'à la Révolution, le nom d'Académie royale de musique[10] et s'installe dans la salle du jeu de paume rue de Vaugirard. À la demande de Lully, un décret d' restreint davantage les libertés de représentation en limitant le nombre de musiciens des formations musicales parisiennes[11].

En 1673, Lully compose sa premièretragédie en musique (tragédie lyrique),Cadmus et Hermione, sur un livret dePhilippe Quinault qui devient son librettiste attitré. Lully déloge les comédiens de Molière juste après la mort de ce dernier et installe l'Académie royale de musique en juillet 1673 dans l'aile droite du Palais-Cardinal (Palais Royal). Il fait agrandir la salle qui peut accueillir jusqu'à 3000 personnes[12].

Comblé d'honneurs et de richesses, il produit près d'une tragédie par an. Grâce à son monopole, il éclipse tous les compositeurs dramatiques de son époque (Marc-Antoine Charpentier,André Campra,Louis-Nicolas Clérambault). En 1681, il devientsecrétaire du roi et, en conséquence, élevé à la noblesse héréditaire en qualité d'écuyer. Sa carrière atteint son apogée.

Déclin de la faveur royale

[modifier |modifier le code]

Bisexuel, Lully entretient des relations intimes avec des femmes comme avec des hommes[13],[14],[15]. Vu leurs rapports privilégiés,LouisXIV ferme tout d'abord les yeux sur sa conduite[14]. Mais sous l'influence deMadame de Maintenon, il tolère de moins en moins l'homosexualité, nommée alorsbougrerie ou « vice italien ».

En 1685 éclate un scandale. Lully a noué une liaison avec un jeune page de la Chapelle nommé Brunet. Le compositeur perd alors de son crédit auprès du roi. Ce dernier n'assiste pas aux représentations d’Armide en 1686. Quand Lully compose sa dernière œuvreAcis et Galatée, une pastorale en forme d'opéra, c'est auchâteau d'Anet, où il était venu pour une partie de chasse à l'invitation duduc de Vendôme et duGrand Prieur son frère, le[16], devant lefils du roi, que l'œuvre est jouée le[17].

Mort

[modifier |modifier le code]

Le 8 janvier 1687, sonTe Deum doit être chanté pour la guérison du roi atteint d'unefistule anale, avec 150 musiciens[18]. Lors d'une des répétitions, Lully s'emporte contre ses musiciens et se blesse un orteil avec le lourdbâton de direction dont on frappe alors le sol pour battre la mesure. Sa jambe ne tarde pas à s'infecter. Mais, danseur, il refuse l'amputation[19],[20]. Lagangrène se propage au reste du corps et infecte en grande partie le cerveau[21].

Il meurt peu après, le, « âgé de 54 ans, dans samaison de campagne situéerue de la Magdelaine » à laVille l'Évêque[22],[8].

Sépulture

[modifier |modifier le code]
Buste de Lully parAntoine Coysevox, basilique Notre-Dame-des-Victoires à Paris.

Son corps est transporté chez lesreligieux Augustins déchaussés (les Petits Pères) puis, selon ses dernières volontés, enseveli à l'église Notre-Dame-des-Victoires en présence de ses trois fils, comme en témoigne l'acte intégral de sépulture de Lully dans leregistre paroissial de la paroisseSainte-Madeleine-Ville-l'Évêque :Le vingt-deuxième jour de mars 1687, Messire Jean-Baptiste de Lully, escuyer, conseiller et secrétaire du Roy, maison et couronne de France, et de ses finances, et surintendant de la musique de Sa Majesté, est décédé en cette paroisse, en sa maison rue de la Magdeleine, âgé d'environ cinquante-cinq ans, le corps duquel ayant esté apporté dans cette église pour y faire les prières ordinaires, il a esté ensuite conduit pour nous soussigné, curé..., dans celle des religieux Augustins déchaussés de la place des Victoires, à Paris, où ledit sieur défunt avoit choisy sa sépulture par son testament, au convoy duquel ont assisté MessireLouis de Lully fils aîné ; Messire Jean-Baptiste de Lully, abbé de Saint-Georges-sur-Loire, second fils ; MessireJean-Louis de Lully, surintendant de la musique du Roy, troisième fils dudit sieur défunt[23].

Son épouse achète en l'église Notre-Dame-des-Victoires la chapelleSaint-Nicolas-de-Tolentin au prix de3 000 livres.

Dans cette sépulture seront inhumés plusieurs membres de la famille Lully-Lambert[24] :

  • Jean-Louis Lully, son fils, le ;
  • Michel Lambert, son beau-père, le ;
  • Catherine Madeleine Lully, sa fille, le ;
  • Madeleine Lambert, son épouse, le ;
  • Louis Lully, son fils, le ;
  • Louis André Chevalier Lully, son petit-fils, le ;
  • Jean-Baptiste Lully fils, son fils, le.
Cénotaphe de Lully, basilique Notre-Dame-des-Victoires à Paris.

En janvier 1796, le tombeau de Lully est transféré aumusée des Monuments français. Restitué par décision dupréfet de la SeineGaspard de Chabrol du, il est placé dans la chapelle Saint-Jean-Baptiste de l'église Notre-Dame-des-Victoires, avec quelques modifications. En 1871, pendant laCommune de Paris, l'église est pillée. Ses tombeaux, dont ceux de la famille Lully, sont profanés et vidés. Les Communards ont prétexté que le curé de l'église aurait caché des objets de valeur dans le tombeau du musicien[25].

Lecénotaphe de Lully se trouve toujours dans la basilique Notre-Dame-des-Victoires. Il est placé au-dessus ducintre de latravée située entre les chapelles Saint-Jean et de l'Enfant-Jésus. C’est unsarcophage de marbre noir que surmonte un buste en bronze modelé parAntoine Coysevox, accosté de deux pleureurs sculptés par Cotton. Au-dessous du buste veillent deux génies représentant la « Musique profane » et la « Musique sacrée ». De l’autre côté de la travée, sur la paroi opposée de la chapelle voisine, un buste en marbre blanc complète le mausolée[26].

Œuvre

[modifier |modifier le code]
Article détaillé :Liste des œuvres de Jean-Baptiste Lully.

Lorsque Lully crée sonorchestre, il en fait le premier d’Europe pour la discipline et le rythme. Il fait travailler lui-mêmechanteurs etdanseurs et règle son théâtre jusqu’au moindre détail.

Cette volonté organisatrice se manifeste dans son œuvre.Le Cerf de La Viéville rapporte que Lully « allait se former sur les tons dela Champmeslé ». Il désire avant tout imiter autant que possible la déclamation des grands acteurs duXVIIe siècle, qui s’appliquent surtout à respecter scrupuleusement laprosodie. Aussi a-t-il soin non seulement de placer toujours une note longue sur une syllabe accentuée ou une note courte sur une syllabe non accentuée, mais encore de marquer un arrêt à lacésure et à larime. Mais où Lully excelle, c’est dans lamusique descriptive, trait d’un artiste intellectuel. À cet égard, sonair du sommeil dansArmide (« Plus j'observe ces lieux ») touche au chef-d’œuvre.

Lully a joué un rôle considérable dans l’histoire de la musique instrumentale. Avec son équilibre bien établi de sonorités ayant pour centre de gravité un quintette d'instruments à cordes, son orchestre annonce l’orchestre moderne :

Catalogue

[modifier |modifier le code]

Lecatalogue des 119 œuvres de Lully a été réalisé parHerbert Schneider (de)[27]. Les œuvres, classées par ordre chronologique, sont désignées par les lettres LWV (Lully Werke Verzeichnis) suivies d'un numéro de 1 à 80. La tragédie lyriqueArmide est ainsi désignée parLWV 71.

Ballets de cour

[modifier |modifier le code]
Liste des ballets de cour de Lully, par ordre chronologique
LWVTitreDate
Mascarade de la Foire de Saint-Germain1652
1Ballet du Temps1654
2Ballet des Plaisirs1655
4Le Grand Ballet des Bienvenus1655
6Ballet de Psyché ou de la Puissance de l'amour1656
7La Galanterie du temps, mascarade1656
8L'Amour malade, ballet du roy1657
9Ballet d'Alcidiane1658
11Ballet de la Raillerie1659
Les Débris du ballet du Roy1659
13Ballet de Toulouse, Ballet mascarade1660
12Ballet deXerxes1660
5Ballet de la Revente des habits du ballet1660
14Ballet de l'Impatience1661
15Ballet des Saisons1661
17Ballet d'Hercule amoureux1662
18Ballet des Arts1663
19Les Noces de village, Mascarade ridicule1663
21Les Amours déguisés, Ballet du Roy1664
22/23-29Ballet du Palais d'Alcine1664
27Ballet de la Naissance de Vénus1665
24La Réception faite par un Gentilhomme de campagne à une compagnie choisie à sa mode, qui vient le visiter, mascarade (Mascarade du capitaine ou l'impromptu de Versailles)1665
30Le Triomphe de Bacchus dans les Indes, Mascarade1666
32Ballet des Muses1666
36Le Carnaval, Mascarade royale1668
40Ballet de Flore1669
59Le Triomphe de l'Amour[28]1681
70La Noce de village, mascarade1683
69Le Temple de la Paix1685

Comédies-ballets

[modifier |modifier le code]
Liste des comédies-ballets de Lully, par ordre chronologique
LWVTitreDate
16Les Fâcheux (une courante, le reste étant de Beauchamps)1661
20Le Mariage forcé1664
22/5-22La Princesse d'Élide1664
29L'Amour médecin1665
33La Pastorale comique1667
34Le Sicilien ou l'Amour peintre1667
38George Dandin1668
41Monsieur de Pourceaugnac1669
42Les Amants magnifiques1670
43Le Bourgeois gentilhomme1670
46La Comtesse d'Escarbagnas (Ballet des ballets)1671

Tragédie-ballet

[modifier |modifier le code]

LWV45 -Psyché (1671) - Textes par Molière, Pierre Corneille et Quinault

Tragédies lyriques

[modifier |modifier le code]
Liste des tragédies lyriques de Lully, par ordre chronologique
LWVTitreLivretPremière (date)Première (lieu)
49Cadmus et HermionePhilippe QuinaultParis,jeu de paume deBel-Air
50Alceste ou le Triomphe d'AlcidePhilippe QuinaultParis, jeu de paume de Bel-Air
51ThéséePhilippe QuinaultSaint-Germain-en-Laye
53AtysPhilippe QuinaultSaint-Germain-en-Laye
54IsisPhilippe QuinaultSaint-Germain-en-Laye
56PsychéThomas Corneille etBernard Le Bouyer de FontenelleSaint-Germain-en-Laye
57BellérophonThomas Corneille et Bernard Le Bouyer de Fontenelle avec l'aide deNicolas BoileauParis,Académie royale de musique,théâtre du Palais-Royal
58ProserpinePhilippe QuinaultSaint-Germain-en-Laye
60PerséePhilippe QuinaultParis, Académie royale de musique, théâtre du Palais-Royal
61PhaétonPhilippe QuinaultChâteau de Versailles
63AmadisPhilippe QuinaultParis, Académie royale de musique, théâtre du Palais-Royal
65RolandPhilippe QuinaultParis, Académie Royale de musique
71ArmidePhilippe QuinaultParis, Académie royale de musique, théâtre du Palais-Royal
74Achille et Polyxène[29]Jean Galbert de CampistronParis, Académie royale de musique, théâtre du Palais-Royal

Pastorale héroïque

[modifier |modifier le code]

LWV73 -Acis et Galatée (1686) - Livret deCampistron

Postérité

[modifier |modifier le code]

C'est principalement pour sa contribution à la musique religieuse et à la musique de scène que Lully est connu. Il restera dans l'histoire comme le véritable créateur de l'opéra français. Il composa 14 tragédies lyriques dont les plus belles sont peut-êtreThésée (1675),Atys (1676),Phaéton (1683) et son chef-d'œuvreArmide (1686). À l'aise aussi bien à l'église qu'au théâtre, il est l'auteur de plus de 20 grands motets, dont le fameuxTe Deum de 1677, ainsi que de 11 petits motets d'un style plus italianisant.

Admiré par les musiciens de son temps, il fut joué sans discontinuer jusqu'à laRévolution de 1789, et son influence fut immense en France sur des compositeurs commeFrançois Couperin,Marin Marais,Jean Ferry Rebel,Jean-Philippe Rameau, mais aussi dans l'Europe entière. Les gardiens de sa tradition alimentèrent en 1733 ce que l'on appela laQuerelle des Lullystes et des Ramistes. Certains de ses élèves contribuèrent au rayonnement de son style en dehors de la France : dans les pays germaniquesGeorg Muffat (qui a d'ailleurs décrit dans les préfaces de ses éditions les pratiques de Lully pour l'instrumentation, l'ornementation, les coups d'archet et la discipline de l'orchestre),Johann Sigismund Kusser (qui portait en France le nom de Cousser),Johann Caspar Ferdinand Fischer et les ItaliensVincenzo Albrici etAgostino Steffani.

Lully a également eu une influence considérable sur les compositeurs d'opéra de la fin duXVIIIe siècle, surtout à l'occasion de la « réforme » de l'opéra qui a consisté à supprimer ce que l'on considérait alors comme un vocalisme excessif nuisant à l'efficacité théâtrale. C'est ainsi qu'en écrivantRoland etAtys,Piccinni (le deuxième Italien après Lully à devenir compositeur pour l'opéra royal) a utilisé des livrets deQuinault révisés parMarmontel). De la même façon,Gluck etTommaso Traetta ont écritArmide sur le livret de Quinault. En somme, Lully, qui estimait qu'il fallait chanter ses opéras comme laChampmeslé déclamait à laComédie-Française, semble avoir créé, bien plus queWagner, l'idéal du drame en musique — la « tragédie en musique », comme il l'appelait d'ailleurs[30]

Cinéma

[modifier |modifier le code]

* Opéras filmés

* Médias
Chœur des divinités de la terre et des eaux, dePsyché (1678) - fichier midi

* Fictions

Armoiries

[modifier |modifier le code]

D'azur, à une épée d'argent, les gardes et la poignée d'or, posée en pal, la pointe en bas, autour de la lame de laquelle est entortillé un serpent de sinople langué de gueules, la tête en bas, et une bande d'or chargée à ses extrimités de deux roses de gueules brochant sur le tout[31].

Hommages

[modifier |modifier le code]

Sont nommés en son honneur :

Discographie

[modifier |modifier le code]

Scène

[modifier |modifier le code]
  • Alceste, tragédie lyrique en cinq actes,Jean-Claude Malgoire (dir.) et La Grande Écurie et la Chambre du Roi, 3 CD, 1994.
  • Alceste, tragédie lyrique en cinq actes, Christophe Rousset et les Talens Lyriques, 2 CD Aparté, 2017.
  • Amadis, tragédie lyrique en cinq actes et prologue,Hugo Reyne (dir.) et la Symphonie du Marais,Accord, 3 CD, 2006.
  • Amadis, tragédie lyrique en cinq actes et prologue, Christophe Rousset (dir.) et Les Talents Lyriques, Aparté, 3 CD, 2013.
  • Armide, tragédie lyrique en cinq actes, Philippe Herreweghe, 2 LP Erato, 1983.
  • Armide, tragédie lyrique en cinq actes,Philippe Herreweghe (dir.),Harmonia Mundi, 2 CD, 1993.
  • Armide, tragédie lyrique en cinq actes, Christophe Rousset et les Talens Lyriques, 2 CD Aparté, 2015.
  • Atys, tragédie lyrique en cinq actes,William Christie (dir.) etLes Arts Florissants, Harmonia Mundi, 3 CD, 1987.
  • Atys, tragédie lyrique en cinq actes, Christophe Rousset (dir.) et Les Talens Lyriques, Château de Versailles, 3 CD, 2024.
  • Bellérophon, tragédie lyrique en cinq actes,Christophe Rousset (dir.) etLes Talens Lyriques,Aparté, 3 CD, 2011.
  • Cadmus et Hermione, tragédie lyrique en cinq actes, Vincent Dumestres (dir.) et Le Poème Harmonique, Château de Versailles, 2 CD, 2021.
  • Isis, tragédie lyrique en cinq actes, Hugo Reyne (dir.) et la Symphonie du Marais, Accord, 3 CD, 2005.
  • Isis, tragédie lyrique en cinq actes, Christophe Rousset et les Talens Lyriques, 2 CD Aparté, 2019.
  • Persée, tragédie lyrique en cinq actes, Christophe Rousset (dir.) etLes Talens Lyriques,Naïve Records, 3 CD, 2001.
  • Phaéton, tragédie lyrique en cinq actes,Marc Minkowski (dir.) etLes Musiciens du Louvre, Erato, 2 CD, 1994.
  • Proserpine, tragédie lyrique en cinq actes,Hervé Niquet (dir.) etLe Concert spirituel,Glossa, 2 CD, 2007.
  • Psyché, tragédie lyrique en cinq actes,Paul O'Dette, Stephen Stubbs (dir.) et leBoston Early Music Festival, CPO, 3 CD, 2008.
  • Psyché, tragédie lyrique en cinq actes, Christophe Rousset (dir.) et Les Talens Lyriques, Château de Versailles, 2 CD, 2023
  • Roland, tragédie lyrique en cinq actes, Christophe Rousset (dir.) et Les Talens Lyriques,Naïve Records, 3 CD, 2006.
  • Thésée, tragédie lyrique en cinq actes, Paul O'Dette, Stephen Stubbs (dir.) et leBoston Early Music Festival, CPO, 3 CD, 2007.
  • Thésée, tragédie lyrique en cinq actes, Christophe Rousset et les Talens Lyriques, Aparté, 3 CD, 2023.
  • Acis et Galatée, pastorale héroïque en trois actes, Marc Minkowski (dir.) et Les Musiciens du Louvre, DG, 2 CD, 1996.
  • Le Bourgeois gentilhomme, comédie-ballet,Vincent Dumestre (dir.) etLe Poème harmonique, 2 DVD (Alpha Productions) 2004.
  • Le Bourgeois gentilhomme, comédie-ballet, Vincent Dumestre (dir.) et Le Poème harmonique, Château de Versailles, 1 CD, 2023.
  • Airs italiens, Fabio Bonizzoni (dir.) et La Rizonanza, Glossa, 1 CD, 2009.

Sacrées

[modifier |modifier le code]

Notes et références

[modifier |modifier le code]
  1. Henry Prunières,Lully : Biographie critique illustrée de douze planches hors texte. Les Musiciens célèbres, Librairie Renouard, édition Henri Laurens, Paris.
  2. Acte de baptême de Jean-Baptiste Lully, paroisse Santa Lucia sul Prato de Florence :Lunedi 29 : Gio. Bat.a di Lorenzo di Maldo Lulli e di Catna di Gabriello del Sera ps. Lucia nel Prato n. a di 28 ho 16 1/2 C. Antonio di Jacopo Comparini C. Madalena di Giovanni Bellieri., cité dansBulletin français de la Société internationale de musique (janvier 1909).
  3. (en)The New Grove Baroque Masters, 1986,p. 1.
  4. Manuel Couvreur,Jean-Baptiste Lully. Musique et dramaturgie au service du Prince, M. Vokar,,p. 9.
  5. Jean Gallois,Jean-Baptiste Lully ou la naissance de la tragédie lyrique, Éditions Papillon,,p. 16-17.
  6. Extrait duregistre paroissial de l'église Saint-Eustache à Paris (1662), cité parAuguste Jal dans sonDictionnaire critique de biographie et d'histoire, Paris, Henri Plon, 1872,p. 814 :« Le 24 juillet 1662 furent fiancés et mariés Jean-Baptiste de Lully surintendant de la musique du Roi, de la paroisse Saint-Germain-l'Auxerrois, et demoiselle Magdeleine Lambert, fille de Michel Lambert, maître de la musique du Roi, et de Gabrielle Dupuy. ».
  7. Tous lesactes paroissiaux parisiens anciens ont été détruits lors des incendies de laCommune de Paris de 1871, mais les dates et églises de baptême des enfants de Lully sont citées parAuguste Jal dans sonDictionnaire critique de biographie et d'histoire,op. cit..
  8. a etbJacques Hillairet :Dictionnaire historique des rues de Paris
  9. Despois-Mesnard,p. 211-212).
  10. Jean Gourret,Ces hommes qui ont fait l'Opéra, 1984,p. 26.
  11. « Oeuvres de Molière. Tome 9 », surGallica.bnf.fr(consulté le).
  12. Roger Blanchard et Roland de Candé,Dieux et divas de l'opéra, Plon,, p. 106.
  13. (en) « Lully, Jean-Baptiste (1632-1687) » surGlbtq.com,An Encyclopaedia of Gay, Lesbian, Bisexual, Transgender and Queer Culture.
  14. a etb(en) Julie Anne McCornack Sadie,Companion to Baroque Music,p. 96.
  15. (en) Michael Steen,The Lives and Times of the Great Composers, préface.
  16. PiotrKaminski,Mille et un opéras,Fayard,coll. « Les indispensables de la musique »,, 1819 p.(ISBN 978-2-2136-0017-8),p. 828
  17. Piotr Kaminski,Mille et un opéras,Fayard,coll. « Les indispensables de la musique »,, 1819 p.(ISBN 978-2-2136-0017-8,OCLC 417460276,BNF 39099667),p. 828.
  18. Catherine Cessac,Marc-Antoine Charpentier, p. 160, 2005
  19. « Jean-Baptiste Lully : 10 (petites) choses que vous ne savez (peut-être) pas sur le compositeur », surFrance Musique.fr,(consulté le).
  20. (en) Kropp W et Jacobs RL,« A Sad Story of Poetic Justice and Gangrene »[PDF]The Iowa orthopaedic journal 1991;11:101-2. PMCID PMC2328962.
  21. (en)The New Grove French Baroque Masters (1986) W. W. Norton & Company,p. 16.
  22. Registre paroissial des Augustins, cité parAuguste Jal,Dictionnaire critique de biographie et d'histoire, Paris, Henri Plon, 1872,p. 814. La situation actuelle est 28rue Boissy-d'Anglas.
  23. Cité par Arthur Pougin dansLa Nouvelle Revue, tome 23, Paris, juillet août 1883, page 618.
  24. Edmond Lambert et Aimée Buirette,Histoire de l'église de Notre-Dame-des-Victoires : depuis sa fondation jusqu'à nos jours, et de l'Archiconfrérie du Très-Saint et Immaculé Cœur de Marie, Paris, Curot, 1872,p. 78.
  25. Edmond Lambert et Aimée Buirette, 1872,p. 217-218.
  26. Voir le site de laParoisse Notre-Dame-des-Victoires.
  27. (de)Chronologisch-Thematisches Verzeichnis sämtlicher Werke von Jean-Baptiste Lully, éditions Hans Schneider, Tutzing, 1981.
  28. Jean-Baptiste Lully, « Le Triomphe de l'Amour . Ballet royal, mis en musique par Monsieur de Lully, sur-intendant de la musique du Roy », surGallica,(consulté le).
  29. Lully composa l'ouverture et le premier acte, mais mourut avant de pouvoir achever le reste de la partition.Pascal Collasse, son principal collaborateur, composa le prologue et les actes manquants.
  30. (en) Darryl W.Bullock,« Introduction », dansDavid Bowie Made Me Gay: 100 Years of LGBT music, Duckworth Overlook,(ISBN 978-0-7156-5192-6 et978-1-4683-1559-2).
  31. Edouard G. J.Grégoir,Des gloires de l'opéra et la musique à Paris, Schott,(lire en ligne).
  32. (en)« (8676) Lully », dansDictionary of Minor Planet Names, Springer,(ISBN 978-3-540-29925-7,DOI 10.1007/978-3-540-29925-7_7141,lire en ligne),p. 660–660.

Voir aussi

[modifier |modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

[modifier |modifier le code]
Fiction
  • Vincent Borel,Baptiste, roman, Sabine Wespieser éditeur, 2002.

Articles connexes

[modifier |modifier le code]
Unecatégorie est consacrée à ce sujet :Œuvre de Jean-Baptiste Lully.

Liens externes

[modifier |modifier le code]

Jean-Baptiste Lully
Précédé parSuivi par
Pierre Perrin
etRobert Cambert
directeur de l'Académie royale de musique
1672-1687
Jean-Nicolas de Francine
v ·m
Jean-Baptiste Lully
Jean-Philippe Rameau
Autres
Ce document provient de « https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Jean-Baptiste_Lully&oldid=233300075 ».
Catégories :
Catégories cachées :

[8]ページ先頭

©2009-2026 Movatter.jp