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Jean-Baptiste Boyer d'Argens

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Pour les articles homonymes, voirBoyer etArgens.

Boyer d’Argens
Portrait de Jean-Baptiste de Boyer d’Argens circa 1750 - huile sur toile attribuée à Charles Amédée van Loo (coll. privée)
Fonction
Chambellan
Frédéric II de Prusse
Biographie
Naissance
Décès
Pseudonymes
Abbé Persifle, Mirone, abbé Persifle, François d' OraisonVoir et modifier les données sur Wikidata
Domicile
Activité
Père
Fratrie
Autres informations
Membre de
Mouvement
signature de Boyer d’Argens
Signature.

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Jean-Baptiste de Boyer, marquis d’Argens, né àAix-en-Provence le[1], mort au château deLa Garde, près deToulon, le, est unécrivainfrançais.

Biographie

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Fils dePierre-Jean de Boyer, marquisd'Argens, seigneur d'Éguilles et de Joyeuse-Garde (àSt-Martin etMouriès),procureur général auParlement de Provence, et d'Angélique l'Enfant[2], petit fils deJean-Baptiste (II) Boyer d'Éguilles, Boyer d’Argens suivit la carrière des armes et eut une jeunesse fort licencieuse. Sa vie sentimentale impétueuse s’est particulièrement orientée vers les actrices de théâtre. Dès l’âge de quinze ans, malgré l’opposition de son père qui le destinait, en tant que fils aîné, à la magistrature, il entra dans l’armée où il resta jusqu’à la trentaine, ce qui poussa son père à le déshériter au profit de son frère cadet,Alexandre Jean-Baptiste de Boyer. Blessé devant Philipsbourg en1734, il quitta le service et se retira enHollande, afin d’y écrire librement sespamphlets - notamment sesLettres juives, qui lui valurent la célébrité.

Il attira l'attention duroi de Prusse par ses attaques contre lechristianisme : ce prince l’appela à sa cour, en fit son chambellan avec 6 000 francs de traitement, et le nomma « Kammerherr » directeur général de sonAcadémie des sciences. Il s’offensa néanmoins de le voir épouser à Berlin le Barbe Cochois, actrice à l'Opéra de Berlin. Cependant, ce mariage fut très heureux. Ils eurent une fille, Barbe de Boyer d'Argens, née en 1754, dont la naissance fut cachée jusqu'en 1769 par crainte de la réaction de la marquise d'Argens mère, et qui épousa en 1774 Raphaël de Magallon, seigneur duVal d'Ardène, avocat général au Parlement de Provence.

Après avoir vécu 25 ans dans l’intimité deFrédéric II, le marquis d’Argens revint passer ses dernières années dans sa famille, àAix. À la mort du marquis,le roi fit ériger unmausolée à sa mémoire dans l’église Notre-Dame de la Seds, à Aix : ce monument est l'œuvre du sculpteurCharles-Antoine Bridan.

Il avait une instruction vaste et variée, et ses écrits sont inspirés par laphilosophie sceptique de l’époque.

Robert Darnton considère que d’Argens a probablement été l’auteur du roman philosophico-pornographiqueThérèse philosophe, ou mémoires pour servir à l’histoire du P. Dirrag et de Mlle Éradice[3].

Œuvres

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Buste du marquis d'Argens.

La bibliographie chronologique qui suit est extraite du travail de la bibliothèque de Trèves (Trier/Allemagne) ; cette bibliographie a fait l'objet d'un travail de remaniement assez important. L'adresse du site de la Bibliothèque de l'Université de Trier est donnée ci-dessous en annexes. On s'y reportera, en particulier pour acquérir les nombreux renvois aux adresses électroniques qui permettent de lire les fac-similés. De manière générale, une recherche sur le nom « Boyer d'Argens » sur lesite de Gallica permet d'accéder à la plupart des textes en français. On notera l'édition en cours surWikisource de quelques textes issus des fac-similés présents sur Gallica.

Portrait de Jean-Baptiste de Boyer d'Argens 1738

Notes et références

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  1. L'historien aixoisAmbroise Roux-Alphéran écrit que« Jean-Baptiste de Boyer, marquis d'Argens, célèbre petit-fils du précédent, [est] né […] le, et non le, comme il est dit dans toutes les biographies… »,Les Rues d'Aix, 1846. Ce que confirme sonacte de baptême, paroisse Sainte-Madeleine, Aix.
  2. F. La Chesnaye-Desbois & Badier,Dictionnaire de la noblesse, I, Paris,2e édition, 1770,p. 386-387.
  3. (en) Robert Darnton,The Forbidden Best-Sellers of Pre-Revolutionary France, 1996, W. W. Norton, New York,p. 88. Cette attribution est contestée, d'après les archives de la Bastille, par François Moureau dans son édition deThérèse philosophe, Saint-Étienne, 2000. Cependant, Guillaume Pigeard de Gurbert revient sur cette question dans une livraison de la revueLa Lettre Clandestineno 9 (Paris-Sorbonne, 2000,p. 195 sq.) et donne la liste de tous les arguments permettant d'attribuer cet ouvrage à Boyer d'Argens.

Pour approfondir

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Bibliographie

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Article connexe

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Liens externes

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