Pour les articles homonymes, voirBottex.
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Jean-Baptiste Bottex, né le àNeuville-sur-Ain et tué le àParis, est unecclésiastique français, député du clergé auxÉtats généraux de 1789.
Peu actif à l'Assemblée nationale constituante où il peut être classé à droite, il refuse le serment à laConstitution civile du clergé, ce qui fait de lui unprêtre réfractaire. Il siège jusqu'à la fin de la session de l'Assemblée le.
Il est emprisonné le, refuse également le nouveau serment imposé aux prêtres et est tué lors des lors desmassacres de Septembre 1792. Il estbéatifié par le papePie XI, parmi les« Bienheureux martyrs de la Révolution Française », le.

Jean-Baptiste Bottex est né le àNeuville-sur-Ain[1],[2],[3]. Il est le fils de Mamert Bottex, notaire royal, et d'Anne Montagnat[1],[4]. Jean-François Bouveiron, député dutiers état dubailliage deBourg-en-Bresse auxÉtats généraux, est son cousin germain[4].
Il entre auséminaire Saint-Irénée de Lyon et y devient en 1773 professeur delogique[1],[5]. Il est ordonné le[6]. Il est docteur enthéologie[1],[2]. Il est vicaire àSaint-Jean-le-Vieux puis curé de sa paroisse natale,Neuville-sur-Ain[1],[7],[2].
Le[1],[8],[3], il est élu député duclergé dubailliage deBourg-en-Bresse auxÉtats généraux[9],[1],[10],[8],[3]. Il est le second député du clergé de ce bailliage, aprèsCharles Pierre Gaspard Gueidan[9],[10],[8].
À l'Assemblée nationale constituante, il prête leserment du Jeu de paume. Ensuite, il ne prend pas la parole dans les débats de l'Assemblée[2]. Il peut être classé à droite, parmi les aristocrates[11]. En 1791, il refuse de prêter le serment à laConstitution civile du clergé, ce qui fait de lui unprêtre réfractaire[2],[12]. Il siège jusqu'au, date de la fin de la session de l'Assemblée constituante[3].
Après la fin de la session, il se retire au séminaire desMissions étrangères de Paris[1],[13]. Il y est arrêté comme suspect après lajournée du 10 août 1792[1],[2] à cause de ses relations avec l'abbé Maury et d'autres constituants dedroite[1]. Il est capturé dans la nuit du 14 au, lors d'une descente defédérés dans le séminaire des Missions étrangères. Il n'a pas le temps de se débarrasser de tous ses papiers compromettants[14],[15].
Il est incarcéré à laprison de La Force et refuse de prêter le nouveau serment demandé aux prêtres par l'Assemblée législative :« Je jure d’être fidèle à la Nation et de maintenir la Liberté et l’Égalité ou de mourir en les défendant »[1],[2],[16]. Pour un clerc soucieux de respecter la liberté religieuse, prêter ce serment, sur lequel le pape ne s'est pas prononcé, pose un cas de conscience[2],[16].
Il est tué lors desmassacres de Septembre, le[1],[17],[2], avec 160 autres prisonniers[2].
Il estbéatifié par l'Église catholique parmi les« Bienheureux martyrs de la Révolution Française ». Le, à Rome, le papePie XI béatifie 191 ecclésiastiques, dont Jean-Baptiste Bottex, considérés par l'Église comme des victimes de laRévolution française. Cette béatification est précédée d'une importante enquête historique ethagiographique, dont témoigne, en ce qui concerne Jean-Baptiste Bottex, la biographie publiée par l'abbé Charles Dementhon en 1903[18]. Selon l'historienAlbert Mathiez, cette biographie est« un panégyrique destiné à plaider (à la lettre) la béatification du martyr J.-B. Bottex ». Il ajoute :« Le récit du peu qu'on sait sur sa vie publique et privée pourrait aisément tenir en quelques pages »[19].
Jean-Baptiste Bottex est fêté par l'Église catholique le[20].
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