| 2e bataillon de volontaires de l'Aisne | |
| Création | 1791 |
|---|---|
| Dissolution | 1796 |
| Pays | |
| Branche | Infanterie |
| Guerres | Révolution haïtienne |
| Batailles | Bataille du Cap-français |
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Le2e bataillon de volontaires de l'Aisne, est une ancienneunité militaire de l’armée française créée sous laRévolution française. Il fut également appelé plus simplement2e bataillon de l'Aisne.
Le2e bataillon de volontaires de l'Aisne est formé à 8 compagnies et 1 compagnie de grenadiers le àMarle.
Les débris du2e bataillon de volontaires de l'Aisne étaient toujours présent le dans lacolonie française de Saint-Domingue mais on ignore ce qu'ils devinrent après cette date.
Le bataillon est formé àMarle, le, avec 546volontaires originaires desdistrictsde Vervins (1re,2e,3e et8e compagnies) etde Laon (4e,5e,6e et7e compagnies).
Le5 septembre, il est passé en revue, àSaint-Quentin par lelieutenant-générald'Aumont.
Le8 octobre, alors qu'il est complètement armé mais totalement dépourvu d'habillement et d'équipement, il est passé une nouvelle fois en revue par lemaréchal de campRené Joseph de Lanoue qui trouve la compagnie des grenadiers belle, mais celles des fusiliers« d'espèce médiocre et jeunes ».
Cantonné à Saint-Quentin, il reste à l'instruction tout l'hiver, s'équipe peu à peu et reçoit son drapeau le17 décembre.
Durant son cantonnement, il perfectionne son instruction militaire et est affecté aux troupes chargées de réprimer laRévolution haïtienne. Le l'ensemble des volontaires part en permission dans leurs familles.
Le1er mai, le2e bataillon de l'Aisne quitte Saint-Quentin et passant parChaumont-en-Vexin le8 mai,Dreux le11,Sainte-Maure le20,Poitiers le22,Saint-Maixent le25,Hennebont le5 juin, il arrive àLa Rochelle, où, ne voulant pas servir hors de France, plusieurs officiers donnent leur démission.
Les 566 officiers, sous-officiers et volontaires, sont embarqués du6 au8 juillet, sur les naviresLes Deux-Anges etLa Parfaite-Régénération, et débarque, le17 septembre àPort-de-Paix.
Il est immédiatement envoyé auGros-Morne, où il est décimé par lamaladie et la misère.
Du19 et24 juin, le2e bataillon de volontaires de l'Aisne assiste impuissant à latentative de Galbaud puis aupillage et à l'incendie du Cap par les rebelles.
Le22 septembre, les 200 officiers, sous-officiers et volontaires restant, prennent garnison définitivement àPort-de-Paix.
Le capitaine de la8e compagnie Jean Nicolas Beaurin[1], le capitaine de la6e compagnie Alexis Laurent Ogé[2] et le lieutenant de la2e compagnie Jacques Dutartre[3] et 6 volontaires, regagnent la France et arrivent àBrest en.
Le22 octobre, le capitaine Alexis Laurent Ogé, le lieutenant Jacques Dutartre et quelques hommes, entrent dans la composition du1er bataillon provisoire des Côtes de Brest.
Après la mort de 20 officiers et 313 volontaires depuis l'arrivée du bataillon, il ne restait en garnison àPort-de-Paix, le, que 31 officiers et 142 volontaires dont on ignore ce que devinrent après cette date.
Fils d'un chirurgien, Jean-Pierre Luc de Lacroix, est né àPierrepont le. Quartier-maître desgrenadiers de France, puis capitaine au régiment provincial de Cambrésis en 1788, il est faitchevalier de Saint-Louis. Le, alors âgé de 62 ans, il est élulieutenant-colonel en chef du2e bataillon de l'Aisne mais est contraint de démissionner le pour raisons de santé.
Fils d'un officier, Jean-Antoine Duchesne, est né àVervins le. Lieutenant de milices en 1743, il devient capitaine à la compagnie de grenadiers en 1748 avant de passer au régiment provincial de Soissons en 1771 avant d'être faitchevalier de Saint-Louis en 1772. Le, alors âgé de 66 ans, il est élulieutenant-colonel en second du2e bataillon de l'Aisne mais il démissionne très rapidement. Il meurt à Vervins le.