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Jausiers

44° 25′ 07″ nord, 6° 43′ 53″ est
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Jausiers
Jausiers
Le village.
Blason de Jausiers
Blason
Administration
PaysDrapeau de la FranceFrance
RégionProvence-Alpes-Côte d’Azur
DépartementAlpes-de-Haute-Provence
ArrondissementBarcelonnette
IntercommunalitéCommunauté de communes Vallée de l'Ubaye Serre-Ponçon
Maire
Mandat
Jacques Fortoul
2020-2026
Code postal04850
Code commune04096
Démographie
GentiléJausiérois
Population
municipale
1 146 hab.(2023en évolution de +1,42 % par rapport à 2017)
Densité11 hab./km2
Géographie
Coordonnées44° 25′ 07″ nord, 6° 43′ 53″ est
AltitudeMin. 1 195 m
Max. 3 032 
m
Superficie107,73 km2
TypeBourg rural
Unité urbaineHors unité urbaine
Aire d'attractionBarcelonnette
(commune de la couronne)
Élections
DépartementalesCanton de Barcelonnette
LégislativesDeuxième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte :France
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Jausiers
Géolocalisation sur la carte :France
Voir sur la carte administrative de France
Jausiers
Géolocalisation sur la carte :Alpes-de-Haute-Provence
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Jausiers
Géolocalisation sur la carte :Provence-Alpes-Côte d'Azur
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Jausiers
Liens
Site webwww.ville-jausiers.frVoir et modifier les données sur Wikidata
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Jausiers est unecommune française située dans ledépartement desAlpes-de-Haute-Provence, enrégionProvence-Alpes-Côte d'Azur. Elle se trouve dans lavallée de l'Ubaye.

Ses habitantssont appelés les Jausiérois[1],[2].

Géographie

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Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Jausiers et les communes voisines(cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).
Col de la Bonette via laroute de la Bonette.

La commune de Jausiers, seconde localité de lavallée de l'Ubaye en nombre d'habitants, occupe un emplacement stratégique à 1 250 m d’altitude[3]. Elle se situe en effet à l'intersection de trois routes : celle venant d'Italie (par lecol de Larche), celle venant des Hautes-Alpes (par lecol de Vars), laroute de la Bonette (ou de Nice) (par lecol de la Bonette-Restefond), sans compter laRD 900 (ancienneroute nationale 100), route vers la Haute-Provence.

Elle est à la limite entre la haute et la moyenne vallée de l’Ubaye. La commune proprement dite se situe sur la D 900, au pied du rocher du Chastel qui porte son clocher.

Le village a une organisation concentrique :

  • le cœur du village se compose de l'église, la mairie, une unique rue piétonne comportant les commerces principaux ;
  • autour, diverses zones d'habitations, résidences, l'ancienne caserne du11e bataillon de chasseurs alpins, la gendarmerie, et la Maison des produits de pays (magasin vendant des produits du terroir) ;
  • des quartiers excentrés : les Magnans, au pied du château de même nom, le Moulin (au sud), Cocody (sur la route de Restefond, quartiers de petits chalets de bois originaux à louer).

Par ailleurs, un certain nombre de hameaux dépendant du village :

Hameau des Sanières.


Carte
Limites communales entre Jausiers et ses communes adjacentes.

Géologie

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Lors des deux dernières grandes glaciations, laglaciation de Riss et laglaciation de Würm, les vallées de la commune sont envahies par les glaciers de l’Ubaye et ses glaciers affluents, dans la vallée du torrent d'Abriès et celles du Riou Versant et du torrent de Terres Plaines. Les sommets des crêtes n’ont jamais été recouverts[4].

Les marnes noires[5].

Relief

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Le village est au pied de deux montagnes : Pointe Fine (2 581 mètres) et Cuguret (2 912 mètres), un peu plus loin laTête de Siguret (3 032 m) ; sur la route de Restefond, on trouve la Croix de l'Alpe (2 591 mètres), le Gerbier (reconnaissable à son sommet carré à 2 772 mètres), l'Empeloutier (somment arrondi à 2 820 mètres) et le Jas du Chamois (sommet vaguement rectangulaire à 2 811 mètres). Lecol de Restefond est à 2 692 m d’altitude, lecol de la Bonette (2 715 mètres) et avec laroute de la Bonette forment la plus haute route d'Europe (2 802 mètres). Lacime de la Bonette culmine à 2 860 mètres.

  • Montagnes à Jausiers.
  • Jausiers, le sommet de "Pointe Fine" en arrière-plan.
    Jausiers, le sommet de "Pointe Fine" en arrière-plan.
  • ... et par temps couvert.
    ... et par temps couvert.
  • robines mises à nu par l’érosion. Ici le village de Faucon près de Jausiers.
    robines mises à nu par l’érosion. Ici le village deFaucon près de Jausiers.
  • Vue panoramique de la vallée de l'Ubaye depuis l'Empeloutier.
    Vue panoramique de lavallée de l'Ubaye depuis l'Empeloutier.
  • La tête de l'Empeloutier qui domine le vallon de Clapouse.
    La tête de l'Empeloutier qui domine le vallon de Clapouse.

Hydrographie

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Jausiers est traversé par l'Ubaye, une rivière de 70 km qui prend sa source aucol de Longet. Plusieurs torrents se jettent en elle sur le territoire de la commune :

  • le torrent d'Abriès ;
  • le torrent des Sanières ;
  • le Riou-Versant (réunion en face de la Chalanette des torrents de Clapouse, venant de Restefond, et de Terres Pleines).

Environnement

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La commune compte800 ha de bois et forêts, soit seulement 7,4 % de sa superficie[1].

Risques naturels et technologiques

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Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Lecanton de Barcelonnette auquel appartient Jausiers est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur lesséismes historiques[6], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[7]. La commune de Jausiers est également exposée à quatre autres risques naturels[7] :

  • avalanche ;
  • feu de forêt ;
  • inondation (dans la vallée de l’Ubaye, qui inonde le village en 1957[8]) ;
  • mouvement de terrain.

La commune de Jausiers est également exposée à un risque d’origine technologique, celui de transport de matières dangereuses par route[9]. Ladépartementale RD900 (ancienneroute nationale 100) peut être empruntée par les transports routiers de marchandises dangereuses[10].

Leplan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) de la commune a été approuvé en 2006 pour les risques d’avalanche, d’inondation, de mouvement de terrain et de séisme[9] mais leDicrim n’existe pas[11].

La commune a été l’objet de plusieurs arrêtés de catastrophe naturelle en2008 pour des inondations et des coulées de boue[7].

La commune a été victime de nombreuxtremblements de terre ; la liste de ceux qui ont eu une intensité macro-sismique ressentie supérieure à V sur l’échelle MSK (dormeurs réveillés, chutes d’objets) suit (les intensités indiquées sont celles ressenties dans la commune, l’intensité peut être plus forte à l’épicentre)[12] :

  • le séisme du, d’une intensité ressentie à Jausiers de VI et demi et dont l’épicentre était situé àBussana Vecchia[13],
  • le séisme du, d’une intensité ressentie à Jausiers de VI et demi et dont l’épicentre était situé àSaint-Clément-sur-Durance[14],
  • le séisme du, d’une intensité ressentie à Jausiers de V et dont l’épicentre était situé dans le Piémont italien[15],
  • le séisme du, d’une intensité ressentie à Jausiers de V et dont l’épicentre était situé àBarcelonnette[16],
  • le séisme du, d’une intensité ressentie à Jausiers de V et dont l’épicentre était situé dans le Piémont italien[17],
  • le séisme du, d’une intensité ressentie à Jausiers de VII (occasionnant des destructions) et dont l’épicentre était situé àSaint-Paul-sur-Ubaye[18].

La commune compte également un mouvement de terrain actif. Il s'agit d'un pan de la montagne de Roche-Plombée, au-dessus du ravin des Sanières (au nord-ouest du village). L'effondrement, commencé en 2011, se réactive à partir du et concerne une zone de 500 mètres de large sur 300 mètres de haut[19] sur l'adret du ravin. Le glissement dure une partie du mois d'août sans obstruer totalement le torrent[20].

Le, un séisme de magnitude 4,8 a été ressenti dans la région[21]. L’épicentre se situait à 10 km au nord-ouest de Jausiers, dans le massif du Parpaillon[22].

Toponymie

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Hameau des Sanières au mois de juillet.
  • Jausiers : Le nom de la commune apparaît pour la première fois dans les textes vers1151-1152 (in Gauserio). Son nom serait tiré d’un nom propre germanique,Gauzerius[23]. Le nom du village estJoousiér en valéian[24][réf. non conforme],[25][réf. non conforme] et legentilé des habitants est, en valéian,lous Joousierencs[24][réf. non conforme],[25][réf. non conforme]
  • Sanières : Le nom du quartier vient des « sagnes » (= roseaux) qui veut dire prairies marécageuses (Francois Arnaud)[26]. Il nous dit qu'en valéian, il se dit « Saniéras » et se décompose en deux termes locaux « Sagna »-« iéra » que l'on traduit « aire des sagnes ». Anciennement beaucoup de zones de sources et d'eaux sourdant difficiles à capter ont disparu, ou disparaissent avec les drainages. Le temps a passé et là, il n'est plus très clair du lieu précis où se trouvaient ces « sagnes » transformés en prés.
  • Magnan: Vient de la culture du ver à soie. C'est le lieu de sa culture qui est lamagnanerie, où l'on pratique lasériciculture, l'exploitant est le magnan. L'ancienne caserne de Jausiers était une usine de magnanerie.

Communes limitrophes

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Communes limitrophes deJausiers
La Condamine-ChâtelardLa Condamine-Châtelard,MeyronnesLarche
Faucon-de-Barcelonnette,
Enchastrayes
JausiersLarche
Uvernet-FoursSaint-Dalmas-le-Selvage
(Alpes-Maritimes)
Saint-Étienne-de-Tinée
(Alpes-Maritimes)

Climat

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Pour des articles plus généraux, voirClimat de Provence-Alpes-Côte d'Azur etClimat des Alpes-de-Haute-Provence.

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de typeclimat de montagne, selon une étude duCentre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant lapériode 1971-2000[27]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon laclassification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[28]. Par ailleursMétéo-France publie en 2020 une nouvelle typologie desclimats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à unclimat de montagne ou de marges de montagne[29] et est dans la région climatique Alpes du sud, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 850 à 1 000 mm, minimale en été[30]. Elle est en outre dans lazone H2d au titre de laréglementation environnementale 2020 des constructions neuves[31],[32].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de°C, avec uneamplitude thermique annuelle de14,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 897 mm, avec 5,7 jours de précipitations en janvier et 6,6 jours en juillet[27]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de8,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 676,5 mm[33],[34]. La température maximale relevée sur cette station est de37,6 °C, atteinte le ; la température minimale est de−24 °C, atteinte le[Note 1].

Statistiques 1991-2020 et records station JAUSIERS-ST ANNE (04)- alt : 1 240 m, lat : 44°24'49"N, lon : 6°43'30"E
Records établis sur la période du
1er janvier 1985 au
Moisjan.fév.marsavrilmaijuinjui.aoûtsep.oct.nov.déc.année
Température minimale moyenne (°C)−6,2−6,1−2,70,44,37,69,39,262,8−1,7−4,91,5
Température moyenne (°C)−0,90,24,17,211,415,417,717,413,293,5−0,28,2
Température maximale moyenne (°C)4,46,41113,918,623,326,125,720,415,38,74,514,9
Record de froid (°C)
date du record
−22
12.01.1987
−24
12.02.1999
−18
01.03.05
−11
14.04.1998
−8
05.05.1991
−4,5
01.06.06
−1,5
09.07.1996
−0,5
29.08.1995
−4,5
14.09.1996
−10
29.10.12
−18
20.11.1999
−20,5
29.12.05
−24
1999
Record de chaleur (°C)
date du record
17
29.01.08
20
24.02.20
24
30.03.12
27,2
14.04.24
31
29.05.01
37
28.06.19
37,5
14.07.15
37,6
23.08.23
33,5
05.09.06
28,9
08.10.23
23
03.11.24
17,5
14.12.1994
37,6
2023
Précipitations (mm)43,835,240,656,26258,246,148,362,679,484,759,4676,5
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
36
11.01.1996
42,5
13.02.1990
41
02.03.01
49,8
12.04.1989
47,2
10.05.21
49,4
30.06.25
32,2
12.07.1991
62,4
27.08.23
58,5
13.09.15
75,6
31.10.03
70,4
04.11.14
62,2
10.12.17
75,6
2003
Source :« Fiche 4096002 »[PDF], surobject.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, édité le : 06/10/2025 dans l'état de la base(consulté le)
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
4,4
−6,2
43,8
 
 
 
6,4
−6,1
35,2
 
 
 
11
−2,7
40,6
 
 
 
13,9
0,4
56,2
 
 
 
18,6
4,3
62
 
 
 
23,3
7,6
58,2
 
 
 
26,1
9,3
46,1
 
 
 
25,7
9,2
48,3
 
 
 
20,4
6
62,6
 
 
 
15,3
2,8
79,4
 
 
 
8,7
−1,7
84,7
 
 
 
4,5
−4,9
59,4
Moyennes :• Temp.maxi etmini°C• Précipitationmm

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[35], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvellesprojections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme

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Typologie

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Au, Jausiers est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à7 niveaux définie par l'Insee en 2022[36].Elle est située hors unité urbaine[37]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Barcelonnette, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[37]. Cette aire, qui regroupe 11 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[38],[39].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (92,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (93,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (43,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (24,6 %), forêts (24,2 %), zones agricoles hétérogènes (5,1 %), zones urbanisées (1,2 %), prairies (1 %)[40].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols détaillée de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC).

Occupation des sols en 2018
Type d’occupationPourcentageSuperficie
(en hectares)
Tissu urbain discontinu1,2 %134
Prairies et autres surfaces toujours en herbe1,0 %103
Systèmes culturaux et parcellaires complexes2,5 %271
Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants2,6 %285
Forêts de conifères22,9 %2484
Forêts mélangées1,2 %134
Pelouse et pâturages naturels19,7 %2132
Landes et broussailles1,4 %148
Forêt et végétation arbustive en mutation3,6 %390
Roches nues25,0 %2710
Végétation clairsemée18,9 %2044
Source :Corine Land Cover[41]

Histoire

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Des traces d’occupation de l’âge du fer (sépultures) ont été retrouvées auXIXe siècle[42].

Dans l’Antiquité tardive, Jausiers fait partie de lavallis Moccensis[43], d’après lenom de la famille romaine desMoccii, qui devait posséder des domaines importants dans les vallées[43]. : elle dépend, sur le plan religieux, de l’archevêché de Turin[44]. Le nom évolue ensuite envallis Muscio (XIIe siècle),vallium Mucii (XIIIe siècle), puis auXIVe siècle, enVallis Montii, c’est-à-dire le Val-des-Monts, district de la vallée de Barcelonnette qui a existé jusqu’auXVIIIe siècle[43].

Le fief dépend descomtes de Provence jusqu’en1388, avant de passer aux comtes de Savoie jusqu’en 1713 (traité d'Utrecht[45]). Ce traité rattache toute la vallée de l'Ubaye à la France.

Le village vivait en partie de l’industrie de la soie, duXVIe au XXe siècle. Durant laRévolution, la commune compte unesociété patriotique, créée après la fin de 1792[46]. Le hameau de Lans a été pillé durant lesguerres de la Révolution par un escadron hongrois de l'armée autrichienne.

Lecoup d'État du 2 décembre 1851 commis parLouis-Napoléon Bonaparte contre laDeuxième République provoque un soulèvement armé dans les Basses-Alpes, en défense de la Constitution. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression s’abat sur ceux qui se sont levés pour défendre la République, dont un habitant de Jausiers[47].

Comme de nombreuses communes du département, Jausiers se dote d’écoles bien avant leslois Jules Ferry : en 1863, elle compte déjà sept écoles dispensant uneinstruction primaire aux garçons (au chef-lieu, et dans les principaux hameaux : les Sanières, les Payans, la Frache, Lans et la Chalanette)[48]. Laloi Falloux (1851) imposant une école de filles dans les communes de plus de 800 habitants, Jausiers en possède trois en 1861[49] (nombre qui redescend à deux en 1872[50]). La deuxièmeloi Duruy (1877) lui permet, grâce aux subventions de l’État, de reconstruire quatre de ses écoles, au chef-lieu, aux Sanières, à Lans et à la Frache[51].

Quelques petites industries se sont développées auXIXe siècle[45].

La commune de Jausiers est durement touchée par laPremière Guerre mondiale, avec 53 morts. Unesouscription publique afin de financer la construction dumonument aux morts. Une autre souscription, de fin 1919 à 1921, a lieu dans toute la vallée de l'Ubaye et permet de financer un monument aux 509 morts de la vallée, érigé àBarcelonnette parPaul Landowski[52].

De à, à l'initiative du député localAndré Honnorat, Jausiers a accueilli le "Bataillon universitaire serbe" (avec une petite annexe àMont-Dauphin). Constitué de lycéens et d'étudiants évacués de leur pays après qu'il fut envahi, fin 1915-début 1916, par les armées austro-hongroises, allemandes et bulgares, ce bataillon avait pour objectifs de les conduire au baccalauréat et/ou de leur apporter une formation militaire pour devenir officiers de réserve, et participer ainsi à la future libération de leur pays. 300 à 400 élèves y passèrent, pour une durée de séjour de quelques mois[53],[54],[55].

En, 68 réfugiés espagnols, arrivés en France lors de laRetirada, sont accueillis et hébergés à la Frache[56]. Plus tard, les réfugiés espagnols sont recrutés dans lescompagnies de travailleurs étrangers. En, la95e CTE arrive des Hautes-Alpes pour travailler aux fortifications dusous-secteur de Jausiers, du côté du col de Restefond[57].

En1962, la commune accueille à nouveau des réfugiés : des familles deharkis sont installées dans unhameau de forestage et effectuent des travaux d’entretien de la forêt pour le compte desEaux et Forêts[58].

En 1982, le maire lance une station de ski à la Frache. Elle est dotée de trois remonte-pentes, et dispose de 7 km de pistes. Aux 1,8 million de francs de l’aménagement initial, se rajoutent en 1983 1,4 million pour lescanons à neige. La station emploie jusqu’à 15 salariés, mais ne parvient pas à l’équilibre budgétaire, et ferme en 1992. Deux remonte-pentes sont démontés[59].

Héraldique

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Article détaillé :Armorial des communes des Alpes-de-Haute-Provence.
Blason de JausiersBlason
D'argent à un coq d'or becqué, crêté et membré de gueules, soutenu de deux épis de blé aussi d'or passés en sautoir[60].
Détails
Il y a là non-respect de larègle de contrariété des couleurs : ces armes sont fautives.
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Économie

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Maison des produits du terroir.

Aperçu général

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En 2009, la population active s’élevait à 502 personnes, dont 21 chômeurs[61] (26 fin 2011[62]). Ces travailleurs sont majoritairementsalariés (81 %)[63] et travaillent majoritairement hors de la commune (55 %)[63].

Agriculture

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Fin 2010, lesecteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait 27 établissements actifs au sens de l’Insee (exploitants non professionnels inclus) et aucun emploi salarié[64].

Le nombre d’exploitations professionnelles, selon l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture, est de 14 en2010. Il était de 13 en 2000[65], de 28 en 1988[66]. Sur ces 14 agriculteurs, 60 % sont dejeunes agriculteurs[67]. Actuellement, ces exploitants sont soit des éleveursovins, soit despolyculteurs[65]. En dehors d'un apiculteur, la totalité sont éleveurs ovins avec un petit peu de brebis et de chèvres laitières. Tous les alpages de la commune sont réservés aux éleveurs de Jausiers[67]. De 1988 à 2000, lasurface agricole utile (SAU) a baissé, de1 202 ha à873 ha[66], avant de retrouver en 2010 un niveau équivalent de celui 1988, à1 218 ha, mais avec une SAU par exploitation qui a doublé entre-temps, à87 ha[65].

Industrie

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Fin 2010, lesecteur secondaire (industrie et construction) comptait 22 établissements, employant 21 salariés[64].

Une zone artisanale regroupe 10 entreprises dont 7 sont liées au bâtiment. Une partie non négligeable des ressources communales provient de deux micro-centrales hydro-électriques[67].

Le petit « plus » de la commune est une biscuiterie complètement artisanale, réouverte depuis (environ) 2012 et appelée : " La réserve de l'écureuil ". Jausiers possède aussi une galerie d'Art et un petit commerce de céramique superbe. Le moulin d'Abriès est le seul moulin encore en activité sur la centaine qui existait auXIXe siècle dans la vallée de l'Ubaye. Il fonctionne depuis1713 et commercialise toujours sa farine de blé et d'épeautre[68]; les visiteurs se pressent pour découvrir ses entrailles et les explications détaillées du propriétaire.

  • Le moulin d’Abriès.
  • Vieilles meules.
    Vieilles meules.
  • Écrasement du blé.
    Écrasement du blé.
  • Bluterie.
    Bluterie.

Activités de service

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Fin 2010, lesecteur tertiaire (commerces, services) comptait 72 établissements (avec 44 emploissalariés), auxquels s’ajoutent les 25 établissements du secteur administratif (regroupé avec le secteur sanitaire et social et l’enseignement), salariant 24 personnes[64].

D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est moyennement importante pour la commune, avec entre un et cinq touristes accueillis par habitant[69], l’essentiel de la capacité d'hébergement étant non marchande[70]. Néanmoins plusieurs structures d’hébergement à finalité touristique existent dans la commune :

  • au moins quatrehôtels en 2008[71] (un hôtel non classé[72], un hôtelclassé une étoile, deux classés deux étoiles[73] et une résidence hôtelière[74]). Les hôtels classés avaient une capacité de 44 chambres (non comptés l’hôtel non classé et la résidence hôtelière)[75] ;
  • uncamping classédeux étoiles[76] avec une capacité de 36 emplacements[77] ;
  • plusieurs meublés, labellisés[78] ou non labellisés[79];
  • des chambres d’hôtes[80] ;
  • plusieurs hébergements collectifs[81].

Les résidences secondaires apportent un complément appréciable à la capacité d’accueil[82] : au nombre de 669, elles représentent plus de la moitié des logements. Parmi les résidences secondaires, 437 possèdent plus d’un logement[77],[75].

Politique et administration

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Tendances politiques et résultats

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Article connexe :Élections municipales de 2014 dans les Alpes-de-Haute-Provence.
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Liste des maires

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L'ancienne mairie, près de l’église
L'ancienne mairie, près de l’église.
Liste des maires successifs
PériodeIdentitéÉtiquetteQualité
Les données manquantes sont à compléter.
mai 1945 Édouard Caire[83]  
     
années 1980 Jean-Laurent Cogordan  
mars 1989[84]mars 2008Jean-Pierre Aubert[85]PS[86]Maire deBarcelonnette de2008 à2014
mars 20082020Lucien Gilly[87],[88]PS[89],[90]Conseiller général ducanton de Barcelonnette (2004-2015)
mai 2020en coursJacques Fortoul Retraité

Intercommunalité

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Jausiers a fait partie, de 1993 à 2016, de lacommunauté de communes Vallée de l'Ubaye, puis depuis le de lacommunauté de communes Vallée de l'Ubaye Serre-Ponçon.

Jumelage

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Depuis1995, Jausiers est jumelée avecArnaudville, enLouisiane (États-Unis), fondé au début duXIXe siècle par les frères Arnaud de Jausiers.

Enseignement

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La commune est dotée d’une école primaire[91].

Une brigade degendarmerie de proximité est implantée à Jausiers[92]. Elle est doublée d'unpeloton de surveillance et d'intervention (PSIG)[93].

Démographie

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Articles connexes :Histoire du recensement de la population en France etDémographie de la France.


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1765. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[94]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[95].

En 2023, la commune comptait 1 146 habitants[Note 3], en évolution de +1,42 % par rapport à 2017 (Alpes-de-Haute-Provence : +2,53 %,France horsMayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
176517931800180618211831183618411846
1 8701 6731 6611 8521 6901 9031 8852 0041 893
Évolution de la population  [ modifier ], suite (1)
185118561861186618721876188118861891
1 8301 6921 7171 6151 5131 5201 4121 6251 583
Évolution de la population  [ modifier ], suite (2)
189619011906191119211926193119361946
1 7591 7971 7951 9241 1201 0251 0221 4781 019
Évolution de la population  [ modifier ], suite (3)
195419621968197519821990199920042006
9906966286817478608961 0021 013
Évolution de la population  [ modifier ], suite (4)
2009201420192023-----
1 0951 1341 1321 146-----
De 1962 à 1999 :population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes :population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[96] puisInsee à partir de 2006[97].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution démographique avant 1765
1315
144feux
(Source :Baratier,Duby &Hildesheimer[45])

Lieux et monuments

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Moulin d'Abriès
Moulin d'Abriès.

Architecture civile et fonctionnelle

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  • Moulin d'Abriès (moulin à eau reconstitué en état de marche, se visite l'été, vente de farine) ;
  • ancienne filature desoie, route deSaint-Paul-sur-Ubaye[98].

Sur la place de l’église, une maison date de 1748. Dans la Grand-Rue, une maison est datée de 1784, et voisine avec des constructions de style roman, mais probablement duXVIIe siècle[99].

La fontaine des Sanières, avec un bassin de forme ovale, date de 1793[100]. Une autre date de 1808[101].

Villas des Mexicains

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Château des Magnans
Le Château des Magnans.
Article détaillé :Villas mexicaines de la vallée de l'Ubaye.

La commune compte plusieurs villas « mexicaines », construites par des habitants ayant fait fortune auMexique auXIXe siècle et au début duXXe siècle, dont :

Particularismes constructifs anciens

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Leplâtre, nous l'avons oublié pendant une cinquantaine d'années, était utilisé en extérieur pour lesenduits, les tableaux, les sur-épaisseurs décoratives, mais aussi pour monter des murs, hourder et bancher. On peut voir de nombreux exemples sur toute lavallée de l'Ubaye et aussi beaucoup à Jausiers. Le four des Magnans, restauré en 2003, a utilisé uniquement du gypse local, transformé en plâtre sur le lieu même du chantier[107].

Architecture militaire

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Fortification
Fortification.

Deux éléments appartiennent ausystème Séré de Rivières :

  • labatterie de Cuguret (typeSéré de Rivières), est construite en 1884-1886, puis complétée par un poste optique (1889) et d’une caserne (1891). L’enceinte est rectangulaire, avec destenailles à l’avant, et précédée d’un fossé, doté decaponnières bétonnées. La porte est défendue par unpont-levis. Le logement est assuré par descasemates voûtées. L’artillerie était placée sur un terre-plein[108] ;
  • la caserne de Restefond est construite entre 1901 et 1906 à 2 793 m d’altitude[109]. Elle comprend quatre bâtiments défensifs et de logement, construits autour d’une cour centrale, et sept bâtiments utilitaires (écuries, pavillon des officiers, infirmerie, cuisine) construits en 1912-1913, plus quelques bâtiments provisoires. Les murs extérieurs des bâtiments sont crénelés et renforcés debastionnets[110].

Laligne Maginot desAlpes a laissé plusieurs éléments, dont certains ont participé victorieusement à l’arrêt de l’offensive italienne en 1940 :

Art religieux

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Au chef-lieu, église paroissiale

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Article détaillé :Église Saint-Nicolas-de-Myre de Jausiers.

Elle est placée sous le vocable de Saint-Jean-Baptiste et patronnée par saintNicolas de Myre, datée duXVIIe siècle (selon Raymond Collier) ou du siècle suivant (selon les Monuments historiques), de style classique, est classée monument historique[114]. Elle est longue de 26 m, large de 18 m. Sanef est formée de quatretravées et haute de 18 m ; dans chaque travée, s’ouvrent deux chapelles (nord et sud). La naissance de la voûte est ornée d’une frise dedenticules et derinceaux. Leschapiteaux sont d’ordre corinthien. Lechœur est voûté d’arêtes rayonnantes. La façade occidentale est d’aspect monumental, notamment avec le fronton triangulaire et la porte ornée de rinceaux, de rosaces, detores de lauriers[115]. Elle possède deux cadrans qui encadrent le portail et la niche contenant la statue de saint Nicolas, datant duXVIIIe siècle et restaurés en 1993[116].

Elle comporte neuf autels, avec neufretables, datables duXVIIe au XIXe siècle :

Lachaire, en bois est soutenue par un ange et ornée de rinceaux[118].

Au chef-lieu, chapelle de la confrérie des pénitents blancs

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La chapelle de la confrérie des pénitents blancs se trouve dans la rue principale, en plein cœur du centre, côté sud, imbriquée entre deux maisons. Désacralisée vers 1995, elle sert maintenant aux activités culturelles. La confrérie avait été créée en 1641 (1620, plus ancienne et plus grande est celle deSaint-Paul-sur-Ubaye).C'est du hameau de Lans que cette idée de la création de la confrérie est née.[réf. nécessaire]Le contexte était alors à la redynamisation catholique qu'on nomme maintenant « la Contre-réforme ». Elle prenait en Ubaye un caractère particulier avec de très vives tensions. Sous l'impulsion du pouvoir Savoyard et refusant très souvent d'abjurer, les protestants furent quasiment chassés en 1634, anticipant ainsi les départs en Dauphiné à la suite de larévocation de l'édit de Nantes de 1685.

Une étude a été publiée en 1993[119]. La confrérie se place sous le vocable de « Notre-Dame-de-Gonfalon de Rome ». Premier recteur Pierre Fortoul ; Vice-recteur Jean Reynaudy (notaire). L'étude des premiers participants montre une petite dominante de notables, mais toutes les populations sont représentées. En 1645, ils bâtissent la chapelle. Elle est incendiée en 1691 par les troupes françaises.Guerre de la Ligue d'Augsbourg de 1688 à 1697. La répression contre les protestants catalyse un sentiment anti-français). Elle est restaurée entre 1698 et 1700.

Autres

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  • L’église (autrefois paroissiale) des Sanières, placée sous le vocable de saintSébastien, est construite en 1832[120],[121].
  • L’église (autrefois paroissiale) de Lans est placée sous le vocable de l’Annonciation selon l’Atlas historique[45] et de Notre-Dame-du-Bois[121].
  • Un pèlerinage a lieu sur la montagne de Notre-Dame-des-Prés-Hauts, vers une chapelle isolée en pleine montagne[121].
  • Chapelles des écarts (certaines ont disparu)[121] :
  • la chapelle Saint-Jacques au hameau du Serret, à Lans ;
  • chapelle au Serre de Lans ;
  • chapelle Saint-Antoine à la Chalanette, sur le même versant ;
  • chapelle Saint-Sébastien à la Frache ;
  • chapelle au Forest-Haut ;
  • chapelle aux Davids-Hauts ;
  • Église Saint-Nicolas de Myre
  • La façade.
    La façade.
  • La nef.
    La nef.
  • Le campanile.
    Le campanile.
  • Évènement musical (flûte et piano).
    Évènement musical (flûte et piano).
  • Delphine Mocochain à la flûte traversière le 1er août 2008.
    Delphine Mocochain à la flûte traversière le.

Art funéraire

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Le cimetière contient plusieurs tombeaux ornés par un artiste anonyme[122].

Musées

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  • Musée de l'Eau
  • Musée de la vallée.

Activités sportives et de loisirs

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Plusieurs sites naturels et équipements permettent de pratiquer différents sports dans la commune de Jausiers. Des navettes gratuites permettent d'accéder à tous les sites de la vallée. Les activités praticables à Jausiers sont :

Pratiques hivernales

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En hiver, à Jausiers et dans les montagnes alentour, il est possible de pratiquer :

  • le chien de traîneau ;
  • le ski de fond, dont un parcours se situe dans le parc du Mercantour ;
  • la motoneige ;
  • le ski alpin dans 4 stations.

Pratiques estivales aménagées et encadrées

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  • Équitation.
  • L'espace du « Plan d'eau » est un espace de loisirs très complet avec de nombreuses activités praticables comportant aussi un lieu de restauration-bar. Il est en régie municipale.
  • Baignade surveillée (espace balisé enfant et grand lac).
  • Parcours aérien dans les arbres pour enfants et préadolescentsgrimpe d'arbres.
  • Jeux aménagés pour très jeunes enfants.
  • 2 courts de tennis goudronnés.
  • 1 grand mur d'escalade (avec 5 voies) aménagé pour l'initiation et l'entrainement.
  • 2 terrains de volley-ball.

Espaces naturels

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Tour des Sagnes
Tour des Sagnes.
  • Vallon du Pis (route de Restefond, au pied du Jas du Chamois). Belle cascade. De là, on peut atteindre un promontoire — La Sea — dominant Jausiers, reconnaissable grâce à sa forme en encoche et à sa croix de La Sea. Il faut compter environ 30 minutes de marche en partant de la route.
  • Lac, cascades et vallon de Terres Pleines (riches, fertiles).
  • Alpages des Prés Hauts (départ : Lans)
  • Massif de Pointe Fine
  • Tour des Sagnes (montagne en forme de tour, dans le vallon du même nom. Environ 2 h de marche pour un randonneur moyen, en passant par le « Grand Bois », mais accès possible en voiture l'été.)

Cadrans solaires

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Sur l’ancienne caserne, uncadran solaire date duXVIIIe siècle, sans légende ; sur la maison Caire, le cadran datait de 1739, mais a disparu ; sur la maison Bosc, le cadran, représentant unpaon (symbole d’immortalité) peint sur une ardoise, date de 1842, avec la devise « Ibit homo in domum aeternitatis suae », (enlatin :l’homme ira dans la demeure de son éternité)[123].

Aux Sanières, les cadrans sont tous exceptionnels :

Aux Mathis, un cadran date de 1739[125].

Personnalités liées à la commune

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Jumelages

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Notes et références

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Notes

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  1. Les records sont établis sur la période du au.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.

Cartes

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  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », surremonterletemps.ign.fr(consulté le).

Références

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  4. Maurice Jorda, Cécile Miramont, « Les Hautes Terres : une lecture géomorphologique du paysage et de ses évolutions », in Nicole Michel d’Annoville, Marc de Leeuw (directeurs) (photogr. Gérald Lucas, dessin. Michel Crespin),Les Hautes Terres de Provence : itinérances médiévales, Le Caire : Association Les hautes terres de Provence ; Saint-Michel-l'Observatoire : C'est-à-dire, 2008, 223 p.(ISBN 978-2-952756-43-3).p. 33.
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  10. Dossier départemental sur les risques majeurs 2008,p. 80.
  11. Formulaire de recherche,base Dicrim, consultée le 26 juillet 2011
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  13. BRGM, « fiche 1130045 »,Sisfrance, consulté le 26 juillet 2012
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  15. BRGM, « fiche 1130122 »,Sisfrance, consulté le 26 juillet 2012
  16. BRGM, « fiche 40091 »,Sisfrance, consulté le 26 juillet 2012
  17. BRGM, « fiche 1130108 »,Sisfrance, consulté le 26 juillet 2012
  18. BRGM, « fiche 40109 »,Sisfrance, consulté le 26 juillet 2012
  19. « Un large pan du ravin des Sanières est en cours d'effondrement à Roche-Plombée »,La Provence, 9 août 2013,p. 10
  20. S. A., « L'effondrement du ravin des Sanières se poursuit »,La Provence, 9 août 2013,p. 10
  21. Philippe Larue, Sylvie Arnaud, « Séisme à Jausiers »,La Provence, 7 avril 2014.
  22. Réseau Sismalp, « Page spéciale essaim de séismes 2012-2014 »
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