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| Lieu de travail | Rome(à partir de) |
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Jannis Kounellis, né le auPirée enGrèce et mort le àRome enItalie[1], est unpeintre,sculpteur etprofesseur d'universitégrec puisitalien et l'un desartistes représentant de l'arte povera.
Il est le fils d'un ingénieur naval[2].
À vingt ans, Jannis Kounellis quitte laGrèce et va àRome pour étudier à l'académie des beaux-arts sous la direction de Toti Scialoja auquel il doit l'influence de l'expressionnisme abstrait et de l'art informel, binôme fondamental qui constitue le départ de son parcours créatif.
En 1960, il fait ses débuts à Rome pour sa première exposition personnelle à la galerie La Tartaruga.
Par rapport à ses maîtres, Kounellis montre vite une très forte urgence de communication avec le but de refuser les projections individualiste, esthétisante et décadente et d'exalter la valeur publique, collective du langage artistique. Dans ses premières œuvres, en effet, il peint des signes typographiques sur fond clair qui font allusion à l'invention d'un nouvel ordre par un langage fragmenté, pulvérisé.[Interprétation personnelle ?]
Les premières expositions voisines idéologiquement de l'arte povera remontent à 1967. Il emploie dans celles-ci des produits et matériaux communs suggérant pour l'art une fonction radicalement créatrice, mythique, sans concessions aux représentations pures. Il fait de façon évidente, référence à ses origines grecques.Ses installations deviennent de véritables scénographies qui occupent complètement la galerie et entourent le spectateur en le rendantacteur, protagoniste dans un espace qu'il va même jusqu'à remplir d'animaux vivants, contrepoint aux géométries construites avec des matériaux qui évoquent la production industrielle. Dans laMargherita di fuoco apparaît même le feu, élément mythique et symbolique par excellence, engendré cependant par un chalumeau.[Interprétation personnelle ?]
En 1969 l'installation devient une véritable performance avec lesChevaux attachés aux murs de la galerie L’Attico de Fabio Sargentini,dans un magnifique heurt idéal entrenature etculture dans lequel le rôle de l'artiste est réduit au minimum d'une opération substantiellement manuelle, presque d'homme fatigué.[Interprétation personnelle ?]


Avec le passage aux années 1970 l'enthousiasme volontaire de Kounellis se charge d'une lourdeur différente, proportionnelle au désenchantement et à la frustration face à la faillite des potentialités innovatrices de l'arte povera, sortie malgré lui des dynamiques commerciales de la société de consommation, des espaces traditionnels d'exposition comme les musées et les galeries.[Interprétation personnelle ?] Une telle idée est exprimée avec la porte fermée avec des pierres présentée pour la première fois àSan Benedetto del Tronto et au cours des ans, avec des variations structurelles significatives denses de significations poétique, àRome,Mönchengladbach,Baden-Baden,Londres,Cologne.
En 1971 à l'invitation d'Achille Bonito Oliva, il participe à laBiennale de Paris.
En 1972, il participe pour la première fois à laBiennale de Venise.
Les années d'amertume se poursuivent avec des installations dans lesquelles à la vitalité du feu succède l'obscure présence de la suie pendant que les animaux vivants cèdent le pas à des animaux empaillés. Le sommet de ce processus est peut-être le grandiose travail présenté auxEspai Poublenou deBarcelone en 1989, caractérisé par des quarts de bœuf fraîchement abattus, fixés au moyen de crochets à des plaques métalliques et éclairés de lampes à huile.[Interprétation personnelle ?]
Plus récemment, l'œuvre de Kounellis s'est fait virtuose et maniériste et a repris des thèmes et des suggestions qui l'avaient caractérisée auparavant avec un esprit plus méditatif, capable d'interpréter avec une conscience nouvelle la primitive propension à l'emphase monumentale.[Interprétation personnelle ?] Des exemples de cette nouvelle direction de recherche sont l'installation de1995,Piazza Plebiscito, àNaples, et dans les expositions auMexique (1999), enArgentine (2000) etUruguay (2001).
En 2002, l'artiste propose, à nouveau, l'installation des chevaux à Whitechapel àLondres et, peu après, à lagalerie nationale d'art moderne et contemporain deRome, il construit un énormelabyrinthe de longues tôles où reposent, comme autant de points d'accroche, les éléments traditionnels de son art, comme le charbon, le coton, les sacs de jute et les amas de pierres (Acte unique).
En 2009, il est artiste invité du Domaine de Chaumont-sur-Loire où il installe une forêt de poutres surmontées de cloches dans les anciennes cuisines du château, ainsi que dans certaines pièces jusqu'ici non ouvertes au public. Le filmJannis Kounellis, l'œuvre de Chaumont-sur-Loire, réalisé par Bérengère Casanova, retrace la conception et le montage de cette exposition et laisse la parole à l'artiste sur le sens de son travail et son itinéraire.
Il meurt en février de 2017 de complications pulmonaires[2].
Dans ses installations, Kounellis n'utilise que des matériaux organiques et industriels (principalement le café, l'acier, la laine, le charbon, le bois et les fruits secs) dont il explore la symbolique, qui fait souvent écho à l'histoire des civilisations de laMéditerranée, ce qui procure une part de mythe. Cependant, il n'oublie pas quel'homme est la mesure de toute chose, ce qui inclut une dimension morale et éthique dans ses œuvres[3].
Depuis 1988, les œuvres de Jannis Kounellis sont présentées à la galerie Lelong à Paris.
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Jannis Kounellis, l'œuvre de Chaumont-sur-Loire, réalisation Bérengère Casanova - 2009