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Jamaïque

18° 11′ N, 77° 24′ O
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Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voirJamaïque (homonymie) etJamaica.

Jamaïque

(en) Jamaica

Drapeau
Drapeau de la Jamaïque
Blason
Armoiries de la Jamaïque
Deviseenanglais : Out of Many, One People (« De plusieurs, un peuple »)
Hymneenanglais : Jamaica, Land We Love (« Jamaïque, Terre que nous aimons »)
Fête nationale
· Événement commémoré
Indépendance vis-à-vis duRoyaume-Uni (Depuis1962)
Description de l'image Jamaica (orthographic projection).svg.
Administration
Forme de l'ÉtatMonarchie constitutionnelleunitaire àrégime parlementaire[1]
RoiCharles III
Gouverneur généralPatrick Allen
Premier ministreAndrew Holness
ParlementParlement
Chambre haute
Chambre basse
Sénat
Chambre des représentants
Langues officiellesAnglais etcréole jamaïcain
CapitaleKingston

17° 59′ N, 76° 48′ O

Géographie
Plus grandes villesKingston,Montego Bay
Superficie totale10 991 km2
(classé158e)
Superficie en eau1,5 %
Fuseau horaireUTC -5
Histoire
Entité précédente
IndépendanceDrapeau du Royaume-UniRoyaume-Uni
Date(63 ans)
Démographie
GentiléJamaïcain(s), Jamaïcaine(s)
Population totale(2023[2])2 839 786 hab.
(
classé140e)
Densité258 hab./km2
Économie
PIB nominal(2022)en augmentation 15,721 milliards de$
+ 3,83 %[3]
PIB(PPA)(2022)en augmentation 32,378 milliards de$
+ 8,89 %[3]
PIB nominalpar hab.(2022)en augmentation 5 730,397 $
+ 3,71 %[4]
PIB(PPA)par hab.(2022)en augmentation 11 802,098 $
+ 8,77 %[4]
Dette publique brute(2022)Nominale
en augmentation 2 188,095 milliards deJ$
+ 2,64 %
Relative
en diminution 83,730 % du PIB
- 8,49 %
MonnaieDollar jamaïcain (JMD)
Développement
IDH(2021)en diminution 0,709[5] (élevé ;110e)
IDHI(2021)en diminution 0,591[5] (83e)
Coefficient de Gini(2016)35,0 %[6]
Indice d'inégalité de genre(2021)en diminution 0,335[5] (80e)
Indice de performanceenvironnementale(2022)en diminution 45,6[7] (72e)
Divers
Code ISO 3166-1JAM, JM
Domaine Internet.jm
Indicatif téléphonique+1-876
Organisations internationalesDrapeau des Nations uniesONU
Icône du CommonwealthCommonwealth
INBAR
G33
G15

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LaJamaïque (enanglais :Jamaica) est unÉtat insulaire de lamer des Caraïbes. Elle constitue unÉtat souverainindépendant depuis 1962, faisant partie desAntilles, situé ausud deCuba et à l'ouest de l'Île d'Hispaniola,territoire de larépublique d’Haïti et de laRépublique dominicaine.

Initialement peuplée sous l’ère précolombienne par les indigènesArawaks et lesTaïnos, l'île passe souscontrôle espagnol à la suite de l'arrivée deChristophe Colomb en 1494. De nombreux indigènes meurent alors de maladies et les Espagnols y transfèrent desesclaves africains. Nommée « Santiago », l'île demeure une possession espagnole jusqu'en 1655, lorsque l'Angleterre la conquiert et la rebaptise « Jamaica ». Sous le joug colonialbritannique, elle devient l'un des principaux exportateurs de sucre au monde grâce à son économie de plantation reposant sur l'esclavage. LesBritanniques émancipent les esclaves en 1838, et nombre d'entre eux préfèrent alors l'agriculture vivrière aux plantations. À partir des années 1840, les Britanniques ont recours à desChinois et desIndiens pour travailler dans les plantations. L'île obtient son indépendance duRoyaume-Uni le.

La culture jamaïcaine a été diffusée dans le monde à travers lereggae et son plus célèbre représentant,Bob Marley. Elle rayonne également à travers ses exploits sportifs en athlétisme, avec des champions commeUsain Bolt etShelly-Ann Fraser-Pryce.

Toponymie

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Le nom du pays provient deXamayca (prononcé en moyenespagnol/ʃamaika/) signifiant « la terre du bois et de l'eau », dans la langue desArawaks.

Histoire

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Article détaillé :Histoire de la Jamaïque.

Origines

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LesArawaks sont les premiers à avoir peuplé l'île de la Jamaïque vers les années 1000, en provenance d'Amérique du Sud ; partis s'installer dans les Caraïbes à cause d’un grand mouvement de population. Ce peuple vit de l’agriculture et produit dumaïs, dumanioc, dutabac et des racines. Il exerce également la pêche et pratique la chasse à l’arc. Ils dansent et emploient des instruments de musique pour les accompagner comme l’ocarina ou letiriaman qui est une flûte.

Colonie espagnole

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La Jamaïque fut annexée par l'Espagne après queChristophe Colomb, accompagné deJuan de Esquivel, y débarqua en 1494. Il y créa la ville « Sevilla la Nueva » (appelé aujourd'hui justeSeville, localisé à l'ouest deSaint Ann's Bay sur la côte nord). Colomb l'employa en tant que domaine privé de sa famille. Plus tard, les Espagnols abandonnentSevilla la Nueva, trop inhospitalière, pour s'installer dans les plaines riches et fertiles du sud. Ils ont ainsi créé une nouvelle ville : « Santiago de la Vega » (aujourd'huiSpanish Town). LesArawaks constituèrent la première main-d'œuvre d'esclaves pour les Espagnols. La quasi-totalité des Arawaks fut rapidement exterminée et sont morts à cause des maladies des Européens. On ne comptait déjà plus d'autochtones à la fin duXVIe siècle.

Colonie anglaise

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Carte de la Jamaïque (postérieure à 1671).

L'amiralanglaisWilliam Penn et le généralRobert Venabless'emparèrent de l'île le, qui devint officiellement unecolonie britannique en 1670. Entretemps, la plupart des colons espagnols avaient quitté l'île pourCuba, restée espagnole. Au cours de l'invasion, des groupes d'esclaves africains fuient les plantations pour se réfugier dans les hauteurs de l'ile, d'où ils mènent une série d'escarmouches avec les Britanniques avant d’être vaincus puis déportés vers la province canadienne de laNouvelle-Écosse[8]. L'amiral Penn donna à « Santiago de la Vega » le nom deSpanish Town et fit de l'île une plaque tournante de la lutte contre l'Espagne et la piraterie. Parmi les nouveaux arrivants, une première vague d'immigrationfrançaise, installée en particulier dans la paroisse de Saint Andrew, àLiguanea, où les600 habitants à l'époque sont anglais et français, ainsi qu'à Sainte-Catherine. Les registres paroissiaux conservent les noms français de Bouin, Roche, Sablé, Clisson, Mainet, Jarries, Tranchant, Faucourt, Lemoque, Declozel, Chamlet, Plisson, Causson, Tapin, Lafleur, Lépine, Thomassin, Touzalin, Godin, Buchier, Narvais, Pintard, Augier, Campion, Dupuy, Durant, ou Pelpiat[9].

Plus tard, la Jamaïque devint le deuxième plus grand exportateur desucre au monde, mais loin derrière la colonie française deSaint-Domingue. L'emploi d'esclaves par laGrande-Bretagne, à partir de 1672, une vingtaine d'années après la prise de l'île aux Espagnols, eut comme conséquence de faire de la Jamaïque l'une des plaques tournantes de latraite des noirs.

Elle connaît au même moment une nouvelle vague d'immigration française. Le, leroi d'AngleterreCharlesII signe àHampton Court l'édit enjoignant aux colonies anglaises d'accueillir et naturaliser leshuguenots français. Un ordre daté de mentionne 42protestants français auxquels doit être fourni le passage vers la Jamaïque ». Parmi eux, quelques patronymes encore portés par des familles jamaïcaines : Rusea, Nazereau, Gaultier, Boucher, Duquesne, de Boneval, Perrin, du Bourgay, Valette[10], ou encore Galdy[11],[9].

Harbour Street, Kingston, 1820.

Plus d'un demi-million d'esclaves africains sont débarqués sur l'île entre 1701 et 1807[8]. À la fin duXVIIIe siècle, l'île comptait 300 000 esclaves ; au début duXIXe siècle, la population noire était en proportion de 20 contre 1. Une série de révoltes suivit. Durant cette époque, les Britanniques eurent beaucoup de mal à traquer lesnègres marrons, ces esclaves qui réussissaient à s'enfuir.

Proclamation de l'abolition de l'esclavage dans la colonie de Jamaïque, le 1er août 1838, depuis la maison du gouverneur àSpanish Town.

En 1831, une rébellion d'esclaves, lancée par Sam Sharpe, éclate au nord-ouest de la Jamaïque. Bien qu'elle soit écrasée par les forces britanniques, elle permet d'influencer le débat abolitionniste qui se tient auRoyaume-Uni[8]. L'abolition de l'esclavage en 1834 est suivie d'une période de quatre ans pour former lesaffranchis ; en réalité, il s'agit surtout, pour les anciens propriétaires d'esclaves indemnisés de la perte de main-d’œuvre, de réorganiser la production. Les affranchis quittèrent les plantations pour s'établir sur des terres inoccupées de l'intérieur du pays[8].

L'économie resta néanmoins dominée par une minorité de planteurs blancs et la population noire commença à se rebeller contre les mesures discriminatoires dont elle faisait l'objet. Devant l'indifférence du gouvernement britannique, une rébellion éclata àMorant Bay en 1865, suivie par un mouvement de révolte qui s'étendit à tout le pays. Elle fut brutalement réprimée : l'état d'urgence est déclaré, plus de 400 personnes furent pendues ou fusillées, plus de 600 furent flagellées (cent coups de fouet pour les hommes et 30 pour les femmes ; la corde était alors bardée de fil de fer) et un millier de maisons furent incendiées[12]. Cette rébellion aboutit à l'abolition de l'Assemblée locale et à l'établissement d'ungouvernement colonial relevant de la Couronne. Elle ne fut finalement maîtrisée par les autorités britanniques qu'en 1884.

La crise économique qui naît de laPremière Guerre mondiale est présente également en Jamaïque. Il y a plusieurs grèves et émeutes violentes qui font des morts car la colonie n’arrive pas a reprendre le dessus sur la crise. Par la suite, des syndicats émergent dont celui d'Alexander Bustamante et d'Allen Coombs (en) nommé LeTrade Union Congress (Jamaica) (en) entre les années 1935 et 1936. Dans les dix années qui suivirent,Marcus Garvey avait fondé, en 1921, laJamaican Political Association et en 1929, leParti national du peuple. Grâce à cet homme, les noirs vont prendre conscience de leur héritage. En 1944, il y a d’importantes modifications politiques. En 1957, il y a des réformes au niveau duconseil exécutif, il est remplacé par le conseil des ministres. Ce conseil est nommé par le Gouverneur avec les recommandations duChief Minister.

Les mouvements nationalistes se développèrent sous l'impulsion de deux leaders jamaïcains,Alexander Bustamante (1884-1977) etNorman Manley (1893-1969). D'abord alliés puis adversaires politiques, ils alternèrent au pouvoir. Manley accéda au poste dePremier ministre en 1955 et fut un partisan de l'unité desCaraïbes anglophones, celle-ci se réalisant brièvement dans laFédération des Indes occidentales (1958-1962). La Jamaïque obtint son indépendance, dans le cadre duCommonwealth, le.

Jamaïque indépendante

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À la suite de l'indépendance, c'est Bustamante qui obtient le pouvoir. Il fait un plan de développement de l'industrialisation du pays afin de contrer la pauvreté. Cette politique économique fait ses preuves, car à la fin des années 1960, le taux demortalité infantile a diminué, ainsi que le taux d'analphabétisme. L'espérance de vie augmente également[13], en dépit d'une criminalité élevée. En 1967, le gouvernement impose l'état d'urgence à Kingston.

En 1972, leParti national du peuple (PNP) remporte sa première grande victoire électorale depuis l'indépendance et a choisiMichael Manley comme premier ministre. Manley a réaffirmé les fondements idéologiques socialistes démocratiques du PNP en s'efforçant d'accroître l'alphabétisation, l'accès à l'enseignement supérieur et l'accession à la propriété, et supprime les lois discriminatoires à l'égard des femmes et des enfants nés hors mariage. Contrairement aux politiques des premiers ministres du JLP qui l'ont précédé, il améliore les relations avec les pays socialistes tels queCuba, soutient les rébellions anticoloniales en Afrique australe et approfondit les liens avec leMouvement des non-alignés. Il impose également une taxe sur labauxite. Les attaques contre la politique de Manley, qualifiée de "communiste", se sont accompagnées de violences, ce qui a conduit à la proclamation de l'état d'urgence en 1976. Néanmoins, les politiques sociales du gouvernement étaient populaires auprès des classes défavorisées, conduisant à la victoire de Manley et du PNP aux élections de 1976. Les répercussions de lacrise pétrolière décidée par l'OPEP et les pressions des États-Unis conduisent le JLP à reprendre le pouvoir à l'occasion des élections de 1980[14].

Le nouveau premier ministre,Edward Seaga, rompt les relations diplomatiques avec Cuba afin de se réconcilier avecWashington. L'administration du président américainRonald Reagan a réagi positivement à la politiqueanticommuniste de Seaga ; la Jamaïque est devenue l'un des principaux bénéficiaires de l'aide américaine dans lesCaraïbes. En octobre 1983, Seaga envoie des troupes participer à l'invasion de la Grenade pour y renverser le gouvernement communiste. Le JLP, bien qu'impopulaire, se maintient au pouvoir jusqu'en 1989 du fait du boycott des élections par le PNP, qui entendait ainsi protester contre les méthodes autoritaires du gouvernement. La crise économique et l'austérité imposée par les exigences de restructuration de laBanque mondiale et duFMI a déclenché des émeutes et une grève générale en 1985. Le JLP et le PNP alternent au pouvoir depuis lors mais ce dernier a abandonné son orientation socialiste dans les années 1990 pour se replacer au centre[14].

Géographie physique

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Article détaillé :Géographie de la Jamaïque.

Localisation, frontière et superficie

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La Jamaïque est un territoire de l'hémisphère nord situé dans l'archipel des Caraïbes (dans les Grandes Antilles), entre letropique du Cancer et l'équateur. L'île se situe à 17° 59' Nord (soit à peu près à la même latitude que leYémen) et à 76° 48' Ouest (soit à peu près à la même longitude que lePérou) .

Les frontières maritimes que compte la Jamaïque sont partagées avec laColombie au sud, leHonduras à l’ouest, lesÎles Caïmans au nord-ouest,Cuba au Nord etHaïti au sud-est.

La superficie maritime jamaïcaine s'étend sur 258 137 km2.

Territoires limitrophes

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Territoires limitrophes de laJamaïque
Houston, à 2 790 kmCuba, à 810 kmÎles Turks-et-Caïcos, à 706 km
Belize, à 1 205 kmJamaïqueHaïti, à 480 km
Costa Rica, à 1 193 kmColombie, à 1 510 kmVenezuela, à 1 355 km

Géologie, topographie et hydrographie

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Les deux-tiers de l'île sont constitués de plateaux calcaires ponctués de nombreuses formationskarstiques dont les plus spectaculaires sont situées dans le "pays Cockpit".

Carte topographique de la Jamaïque.

L'île de la Jamaïque est constituée de montagnes à l'intérieur des terres, entourées par une plaine côtière étroite. Pour cette raison, toutes les villes principales sont situées sur la côte.

Les chaînes de montagnes desBlue Mountains regroupent parmi les plus hauts sommets desAntilles. LePic Blue Montain, qui s'élève à 2 256 mètres d'altitude, est le plus haut sommet du pays.

Climat

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Carte des climats de la Jamaïque selon la classification Koppen-Geiger.

Le climat de la Jamaïque esttropical, avec un temps chaud et humide, bien que les terres aient un climat plus tempéré. Lesprécipitations sont très inégales d’une région à l’autre — le nord-est plus exposé — et sont plus abondantes de juin à décembre. Des risques decyclone tropical pèsent sur l'île à la fin de l’été et au début de l'automne.

Faune et flore

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  • Hibou de la Jamaïque.
    Hibou de la Jamaïque.
  • Iguane jamaïcain.
    Iguane jamaïcain.

Répartition spatiale de la population et des activités

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Les principales villes sontKingston, la capitale située au sud-est de l'île, etMontego Bay située au nord-ouest.

Axes de communication et transports

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L'île compte 3 aéroports internationaux à savoir celui de Norman-Manley à Kingston, de Ian Fleming àOcho Rios, de Donald-Sangster à Montego Bay ; et l'aérodrome de Negril.

Politique

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Article détaillé :Politique en Jamaïque.
À l'intérieur duParlement de Jamaïque.

La Jamaïque est indépendante et membre duCommonwealth depuis 1962. Reconnaissant le souverain britannique comme chef d'État, la Jamaïque est une monarchie constitutionnelle (royaume duCommonwealth) qui fonctionne sur les bases duparlementarisme britannique (Système de Westminster). L'actuel chef de l’État, le roiCharlesIII, est représenté par un gouverneur général.

Depuis le, le gouverneur général estPatrick Allen, né en 1951, un pasteur de l'Église adventiste du septième jour. Cet ancien président de l'Union des Indes de l'Ouest exerce les pouvoirs et attributions du souverain en Jamaïque.

En, le retour au pouvoir duParti national du peuple mené parPortia Simpson-Miller pouvait remettre en cause le statutmonarchique du pays. En effet, lors de son discours d'investiture en tant que Première ministre, cette dernière avait annoncé vouloir« couper le cordon avec la couronne britannique », en ajoutant :« Nous initialiserons le processus de détachement de la monarchie pour devenir une république, avec notre propre président autochtone pour chef d’État »[15]. Cependant, après quatre ans de pouvoir, le PNP a perdu les élections législatives au profit duParti travailliste, sans avoir mis en œuvre son projet. En 2016,Andrew Holness devientPremier ministre. En 2024, pour la première fois, un projet de loi a été déposé sur la transition vers une république, après quoi il nécessite un examen par des commissions mixtes, suivi d'un vote parlementaire et enfin d'un référendum[16].

Ordres et décorations

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Subdivisions

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Article détaillé :Subdivisions de la Jamaïque.
Les comtés et paroisses de la Jamaïque.

La Jamaïque est subdivisée en 3 comtés et 14paroisses :

1 -Hanover ;
2 -Saint Elizabeth ;
3 -Saint James ;
4 -Trelawny ;
5 -Westmoreland.
6 -Clarendon ;
7 -Manchester ;
8 -Saint Ann ;
9 -Saint Catherine ;
10 -Saint Mary.
  • Comté de Surrey à l'est (en jaune sur la carte), subdivisé en 4 paroisses de :
11 -Kingston ;
12 -Portland ;
13 -Saint Andrew ;
14 -Saint Thomas.

Économie

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Article détaillé :Économie de la Jamaïque.

L'économie de la Jamaïque est fondée sur les ressources naturelles, telle labauxite, et a un climat favorable à l'agriculture et au tourisme qui est la principale source de revenus et fournit environ un quart de tous les emplois du pays. Des découvertes de gisements debauxite dans les années 1940 ont fait de la Jamaïque, ce dès les années 1970, un des premiers pays exportateurs de ce minerai. C'est également unpavillon de complaisance. En 2025, la Jamaïque est classée en83e position pour l'indice mondial de l'innovation[17].

Démographie

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Article détaillé :Démographie de la Jamaïque.
Kingston.

Lors du recensement de 1960, 76 % de la population descendait desesclavesnoirs, 15 % des colonseuropéens et le reste de la population se répartissait entreChinois,Indiens etmétis[18]. Le pays se caractérise par des clivages ethniques et religieux qui ne sont pas forcément superposables, induisant un usage politique de ces différences moins marqué que dans d'autres parties desCaraïbes[19].

En 2017, la population du pays était estimée à 2 990 561 habitants[20]. La quasi-totalité de la population était composée de Noirs ou métis descendant desesclaves. Une minorité blanche européenne (1 %), mais aussi une minorité non négligeable d'immigrantsasiatiques (0,8 %)[20].

Comme la plupart des autres États des Caraïbes, la Jamaïque a une législation conservatrice s'agissant des minorités sexuelles.L'homosexualité est illégale et peut conduire à la prison. Les articles 76, 77 et 79 du code pénal jamaïcain sont hérités d’une loi coloniale de 1864 qui punit de prison et de travaux forcés « le crime abominable de sodomie »[21].

Éducation

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L'île dispose d'une université régionale publique, l'université des Indes occidentales (UWI). Cette université a été créée initialement en 1948 en Jamaïque, sur le campus deMona, en tant qu'University College of West Indies (UCWI) comme une part de l'université de Londres. Elle a obtenu le statut d'université indépendante en 1962. Le Campus Saint-Augustine àTrinité-et-Tobago, anciennement l'Imperial College of Tropical Agriculture, a été lancé en 1960 et le campus de Cave Hill à laBarbade a été fondé en 1963. Cette Université est répartie sur17 États indépendants de la Caraïbe. En dehors des 3 campus de la Jamaïque, de Trinidad-et-Tobago et de la Barbade, des centres universitaires sont situés dans chacun des 14 autres pays. Cinq facultés sont communes aux trois campus : faculté des Sciences humaines et des Sciences de l'Éducation, faculté de Droit, faculté des Sciences médicales, faculté de Sciences et de Technologie et faculté des Sciences Sociales. Le campus de Mona regroupe environ 15 000 étudiants pour un total de près de 40 000 étudiants pour l'ensemble de l'UWI.

En plus de l'université des West Indies, l'île dispose également d'une université privée, l'université de la Caraïbe du Nord (Northern Caribbean University). C'est une université confessionnelle desadventistes du7e jour qui dispose de quatre campus en Jamaïque pour un total d'environ 5 600 étudiants.

Langues

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La langue officielle est l'anglais, qui peut se retrouver sous forme de dialecte, l'anglais jamaïcain, bien que lalangue maternelle de la grande majorité de la population soit lecréole jamaïcain.

Il existe également un patois, qui possède lui-même une variante : lepatois rasta.

Culture

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Articles détaillés :Culture de la Jamaïque etListe de films jamaïcains.

Cuisine

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  • Ackee & Saltfish
  • Jerk Chicken
  • Pâté au bœuf

Musique

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Bob Marley.
Article détaillé :Musique jamaïcaine.

La Jamaïque a vu naître desgenres musicaux à succès, en particulier lemento, leska, lerocksteady, lereggae (et ses variantes, ledub, ledancehall, lerubadub…), laraggamuffin

Parmi les artistes musicaux jamaïcains ou d'origine jamaïcaine, on trouve notammentBob Marley,Biggie Smalls,Max Romeo,Jimmy Cliff,Shenseea (en), Winston Rodney (Burning Spear), Joseph Hill (Culture),Laurel Aitken,Peter Tosh,Bunny Wailer,U Roy,Barrington Levy,Jacob Miller,Dennis Brown,Lee Scratch Perry,King Tubby,Sean Paul,Buju Banton,Toots Hibbert (Toots and the Maytals),Shaggy,Dillinger,Garnett Silk,Capleton,Eek-A-Mouse,Albert Griffiths,Steve Wilks (en),Vybz Kartel,Mavado,Alkaline,Elephant Man,Sizzla,Bounty Killer,Beenie Man,Stephen Marley,Rohan Marley,Ziggy Marley,Damian Marley,Ky-Mani Marley,Jorja Smith,Busy Signal,Leigh-Anne Pinnock,Megan Thee Stallion etc.

Religion

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Lechristianisme est la religion majoritaire en Jamaïque.

Mouvement rastafari

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Article détaillé :Mouvement rastafari.

Lemouvement rastafari est une branche du christianisme mais ne reconnaît en aucun casJésus comme le Messie mais le Rastafari Makonnen,HailéSélassiéIer, empereur d’Éthiopie auXXe siècle, comme le « Jah », abréviation deJéhovah, surTerre à la suite d'une prophétie du révérend Marcus Garvey.

Hailé Sélassié signifie pouvoir de la trinité.HailéSélassiéIer se fit introniser avec la charge de « Roi des Rois, Seigneur des Seigneurs, Lion conquérant de latribu de Juda, élu de Dieu, Lumière de ce Monde, défenseur de la foi », comme tous lesempereurs d’Éthiopie.

Ce mouvement est souvent considéré comme une religion en raison de ses rites tirés de laBible mais les rastafariens, appelésrastas, le conçoivent comme un mode de vie et une manière de représenter le monde depuis sa création.

Sport

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Articles détaillés :Jamaïque aux Jeux olympiques,Jamaïque aux Jeux paralympiques etJamaïque aux Jeux du Commonwealth.
Usain Bolt, triple champion olympique du 100 m et du 200 m.

La Jamaïque s'est distinguée au cours de ces treize dernières années dans le domaine sportif en se classant au13e rang desJeux olympiques d'été de 2008 àPékin (6 médailles d'or, 3 médailles d'argent et 2 médailles de bronze). C'est principalement enathlétisme que le pays produit ses meilleurs athlètes tels qu'Usain Bolt (actuel détenteur durecord du monde du100 mètres et du200 mètres),Yohan Blake,Asafa Powell,Veronica Campbell-Brown ou encoreShelly-Ann Fraser-Pryce.

Au cours desJeux olympiques d'été de 2012 àLondres, la Jamaïque se positionne à la18e place dans le tableau des médailles (4 médailles d'or, 4 médailles d'argent et 4 médailles de bronze). La totalité des médailles est remportée dans les épreuves d'athlétisme, notamment ensprint,relais ethaies. Les athlètes jamaïcains se font particulièrement remarquer en remportant les 3 premières places du200 mètres hommes. C'est aussi lors de ces Jeux qu'Usain Bolt devient le seul athlète avec l'AméricainCarl Lewis à conserver un titre olympique du100 mètres, quatre ans après ses exploits à Pékin, et le seul à conserver le titre du200 mètres. La Jamaïque est l'actuelle détentrice durecord du monde du 4 ×100 mètres (36 s 84, réalisés lors de ces mêmes Jeux).

ÀSotchi en 2014, l'équipe debobsleigh Jamaïcaine participera à la1re manche des Jeux olympiques.

La Jamaïque a été le pays hôte desJeux de l'Empire britannique et duCommonwealth de 1966, àKingston.

Le pays commence également à se distinguer en rugby, particulièrement enrugby à XIII; elle se qualifie ainsi pour lacoupe du monde de rugby en 2021. En 2025, sonéquipe masculine dispute même unmatch qualificatif pour la coupe du monde contre la France, à Albi, le 25 octobre 2025.

Voir aussi

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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  1. « Jamaïque (la) *Nom officiel* : la Jamaïque *Habitants* :… », surtypo.mondediplo.net(consulté le)
  2. (en + de) « World Bank Open Data », surWorld Bank(consulté le)
  3. a etbPIB àparité de pouvoir d'achat, d'après leFonds monétaire international (FMI).
  4. a etb(en-US) « World Economic Outlook Database October 2022 », surimf.org(consulté le).
  5. ab etcRapport sur le développement humain 2021/2022 : Temps incertains, vies bouleversées : façonner notre avenir dans un monde en mutation,New York,Programme des Nations unies pour le développement,, 337 p.(ISBN 978-92-1-126452-4,lire en ligne).
  6. (en) « Gini Index coefficient - distribution of family income », surThe World Factbook,Central Intelligence Agency(consulté le).
  7. (en) Martin J. Wolf, John W. Emerson, Daniel C. Esty, Alex de Sherbinin, Zachary A. Wendlinget al.,2022 Environmental Performance Index, New Haven, Connecticut, États-Unis, Yale Center for Environmental Law & Policy,, 192 p.(lire en ligne[PDF]).
  8. abc etdAmzat Boukari-Yabara,Une histoire du panafricanisme,,p. 78.
  9. a etbJacques de Cauna, « La diaspora des colons de Saint-Domingue et le monde créole : le cas de la Jamaïque »,Revue française d'histoire d'outre-mer,vol. 81,no 304,‎(lire en ligne).
  10. De Pierre Valette, fondateur de la plantation deMontpellier.
  11. Louis Galdy est très vite devenu fameux pour avoir été un survivant du tremblement de terre dePort- Royal.
  12. Henri Wesseling,Les empires coloniaux européens. 1815-1919,Folio,
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v ·m
Actuels
Anciens
La Rhodésiedéclare unilatéralement son indépendance en 1965, mais celle-ci n’est pas reconnue au niveau international. Elle devient unerépublique en 1970.
v ·m
Amérique du Nord
États souverains
Dépendances et territoires à souveraineté spéciale
Amérique du Sud
États souverains
Dépendances et territoires à souveraineté spéciale
Articles liés
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Comté de Surrey
Comté du Middlesex
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