| 1er bataillon de volontaires des Hautes-Alpes | |
| Création | 1791 |
|---|---|
| Dissolution | 1795 |
| Pays | |
| Branche | Infanterie |
| Fait partie de | Armée du Midi Armée des Alpes Armée des Pyrénées-Orientales |
| Guerres | Guerre du Roussillon |
| Batailles | Bataille de Perpignan Bataille de Villelongue Bataille de Figueras |
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Le1er bataillon de volontaires desHautes-Alpes, était uneunité militaire de l'armée française créée sous laRévolution française. Il fut également appelé plus simplement1er bataillon des Hautes-Alpes.
Le1er bataillon de volontaires des Hautes-Alpes est formé à 8 compagnies et 1 compagnie de grenadiers le àEmbrun.
Le1er bataillon de volontaires des Hautes-Alpes est dissous le lors de sonamalgame pour former, avec le1er bataillon du35e régiment d'infanterie (ci-devant Aquitaine) et le3e bataillon de volontaires de la Drôme, la69e demi-brigade depremière formation.
Le bataillon est formé àEmbrun, le, avec desvolontaires originaires desdistrictsd'Embrun etde Serres.
La1re compagnie était formée de volontaires originaires ducanton deChâteauroux-les-Alpes[1], la2e de volontaires originaires ducanton de Serres, les3e et5e de volontaires originaires ducanton d'Embrun, la4e compagnie de volontaires originaires du canton deMont-Dauphin[1], la6e de volontaires originaires des cantons deSavines[1] etcanton de Chorges, la7e de volontaires originaires ducanton de Guillestre et la8e de volontaires originaires du canton deRemollon[1].
Il est passé en revue, àEmbrun, le14 décembre par lemaréchal de campde Ferrier.
Il cantonne tout l'hiver à Embrun pour s'habiller, s'équiper et faire le service de la place.
Le bataillon se fait remarquer par son indiscipline et se livre à des manifestations bruyantes dont la dernière fimira par tourner à l'émeute.
Affecté à l'armée du Midi, le1er bataillon quitte Embrun en avril au grand soulagement des habitants. Il occupeAbriès et envoie des détachements dans les autres places de lavallée du Guil, puis prend position àFort-Queyras.
Passé à l'armée des Alpes sous les ordresgénéral Montesquiou il s'établit au camp de Piéron. Après avoir reçu en renfort 233 volontaires dudistrict de Briançon il se rend, début de novembre, àLa Mure, puis au camp deLyon et enfin àBelley le15 décembre.
Le8 mars, après avoir passé l'hiver àBelley, la compagnie de grenadiers est envoyée àBriançon, tandis que les 8 autres compagnies sont envoyées au camp d'Annecy où il se trouve toujours le. Le9 mai les 541 hommes du bataillon sont passés en revue àArbois. Peu après, les pionniers sont détachés àBourg-Saint-Maurice, 3 compagnies sont en poste àSalins et 2 àPoligny.
Complété par 170 recrues desHautes-Alpes, de l'Isère et duJura le régiment en envoyé pour renforcer lestroupes devant Toulon. Le4 juin il quitteArbois et passant parLons-le-Saunier,Lyon,Valence,Montélimar etPont-Saint-Esprit, il reçoit l'ordre alors qu'il est àAvignon, de rejoindre l'armée des Pyrénées-Orientales.
Le22 juin, le1er bataillon des Hautes-Alpes traverseNîmes, arrive le28 àPerpignan et est dirigé aucamp de l'Union le29.
Le1er bataillon des Hautes-Alpes prend part aux opérations sous le commandement dugénéral de Flers et à labataille de Perpignan, le17 juillet. En septembre il reste en poste àPerpignan et est affecté à l'avant-garde. En octobre, alors au repos au camp de la Paite, le bataillon ne dispose plus que de 280 hommes présents. En novembre, alors qu'il est en cantonnement àVillelongue-de-la-Salanque il ne reste que 215 hommes, ce qui ne l'empêche pas en décembre, de participer aux opérations militaires sous les ordres dugénéral Doppet. Le7 décembre, le bataillon est mis endéroute à Villelongue par les troupes dugénéral Ricardos et est contraint de faire retraite jusquePerpignan. Le23 décembre, le bataillon campe àSalces.
Le9 janvier, durant son cantonnement à Salses, le bataillon est renforcé par l'apport de 616 réquisitionnaires du bataillon deSaint-Gaudens et reste sur place jusqu'à la fin de février. En mars et avril il tient garnison àNarbonne, le4 mai il prend son cantonnement àSaint-Laurent-de-la-Salanque. Le3 juin, il est envoyé àPuigcerda et prend part à l'attaque deCamprodon et, le18 juin il participe à l'expédition dugénéral Doppet surRipoll avant de battre en retraite surVillefranche-de-Conflent.
Le19 juillet, il est àPrats-de-Mollo, le28 il est àSaint-Laurent-de-Cerdans, puis est de nouveau à Prats-de-Mollo le2 août puis, le1er septembre il est au camp de Darnius. Le8 septembre il est rattaché à la1re division de l'armée des Pyrénées-Orientales et tient garnison àCoustouges, où il demeure jusqu'à la fin d'octobre. Le6 novembre il est envoyé àArguoux occupant le flanc droit de l'armée. Les17 et20 novembre, le1er bataillon prend part à labataille de Figueras et, après la capitulation de laville le28, les 481 hommes du bataillon s'établissent dans le fort jusqu'à la fin de l'hiver.
Affecté dans ladivision Pérignon le1er janvier, le bataillon quitteFigueras mi-mars et est dirigé au camp de l'Égalité, où il est embrigadé le7 avril. Il est ensuite envoyé, en mai, au camp de Palot puis àCastello d'Empuries, ou il estamalgamé, du17 au20 juin, avec
pour former la69e demi-brigade depremière formation
Né àEmbrun le, Jacques de Tholozan de La Bastie sert durant 12 ans dans lamaison du Roi, avant de devenir, durant 2 ans, commandant lagarde nationale deBaratier puis administrateur dudistrict d'Embrun. Le il est élulieutenant-colonel en chef du1er bataillon des Hautes-Alpes, et est faitchevalier de Saint-Louis le. Promu chef de brigade le, il est nommé commandant la place dePerpignan le1er septembre 1793, mais il est congédié à cause de la maladie le.
Jean Joseph Guieu, né le àChampcella entre dans la carrière militaire en1774 en tant que canonnier aurégiment de Toul-artillerie. Il quitte l'armée en 1780 et reprend du service lors de laRévolution française et est élucapitaine de la4e compagnie du1er bataillon des Hautes-Alpes en 1791, il a 33 ans. Promugénéral de brigade le, il reste sans affectation de1800 à1803 année ou il est admis à la retraite. Il se retire àChâteauroux-les-Alpes ou il décède le à l'âge de 59 ans.
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