Pour les articles homonymes, voirGuérard.
| Secrétaire général du gouvernement |
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| Sépulture | Cimetière de la ville-basse de Provins(d) |
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Jacques Guérard, né àParis12e le et mort àSaint-Jean-Cap-Ferrat le[1],[2], fut uncollaborationniste, un administrateur et un homme politique français, président de compagnies d'assurances.
Issu d'une vieille famille originaire de Provins (Seine-et-Marne), fils de Louis Guérard[2],[3], ingénieur diplômé de l’École centrale, directeur à laCompagnie du chemin de fer de Paris à Orléans, et petit-neveu du graveurHenri Guérard, il passe son enfance et sa jeunesse à Paris.
Licencié en droit, il s'engage en 1915 et sert dans l'artillerie. Blessé à Verdun, décoré de lacroix de guerre, il reprend ses études après le conflit et est reçu au concours de l'inspection des Finances.
Ce haut fonctionnaire brillant, qui sera quelques années marié à une petite-fille du physiologisteCharles Richet[4], Jacqueline Richet (1908-1984), laquelle sera déportée à Ravensbrück puis Mauthausen[5] pour faits de résistance, part ensuite « pantoufler » dans le privé et sera notamment directeur de laBanque franco-chinoise pour le commerce et l'industrie (1925-1935), directeur de la Banque nationale de l'Iran et conseiller économique du shah d'IranReza Chah (1935-1938) et, dès son retour en France, président du conseil d'administration de la compagnie d'assurancesLa Préservatrice (1938), où il est imposé par labanque Worms lorsque celle-ci entre au capital de la société dont l'équilibre financier avait été compromis par de mauvaises opérations[6].
Il est appelé en parPaul Baudoin, qu'il avait connu au ministère des Finances, pour diriger son cabinet au ministère des Affaires étrangères. Dans le cadre de ses fonctions, il signe letélégramme adressé à l'ambassadeur de France à Washington, le, pour justifier lestatut des Juifs adopté la veille par le gouvernement[7]. En 1941, sur ordre deDarlan, il accompagne enSyrie le diplomate allemandRudolf Rahn afin de vérifier que les autorités françaises du Levant respectent les accords autorisant les avions allemands se rendant en Irak à faire escale sur le territoire syrien[8].
Prédécesseur de Gabriel Cheneaux de Leyritz à la tête du Comité d'organisation des assurances, organisme corporatif créé en application de laCharte du travail du 4 octobre 1941, ce partisan déclaré de lacollaboration avec l'Allemagne est nommé parPierre Laval secrétaire général du gouvernement le. En, ce spécialiste des missions difficiles accompagne le président du Conseil àBerchtesgaden alors que l'Allemagne vient d'être vaincue àStalingrad.
Il a reçu laFrancisque[9].
Obligé de quitter la France avec les autres membres du gouvernement, en, il tente de se réfugier en Suisse, mais y est arrêté et refoulé vers l'Allemagne. En novembre[10], il rejoint le personnel politique àSigmaringen[11] puis villa Bianca àFasano où il est accueilli parGeorges Guilbaud, ministre plénipotentiaire enItalie, et sa femmeMaud[12]. Passé auPortugal, il trouve plus tard un refuge durable àSéville, enEspagne, où il s'établit comme industriel.
Le, il est condamné à mort par contumace, à ladégradation nationale à vie, à la confiscation des biens. En 1951, il obtient, de concert avec un autre exilé,Christian du Jonchay, ancien de laPhalange africaine, qu'une messe à la mémoire du maréchal Pétain soit célébrée dans la chapelle royale de la cathédrale de Séville[13].
Rentré en France en 1955, il est condamné à cinq ans de dégradation nationale en 1958 mais est immédiatement relevé de cette peine. Il reprend dès lors sa carrière dans les affaires, comme dirigeant ou administrateur de plusieurs compagnies d'assurances[14] (Le Continent-IARD, Le Continent-Vie et l'Union générale du Nord). Il avait épousé en secondes noces, le, Joséphine (dite Josette) Vendret (1905-1990), et ne laissa pas de postérité de ses deux mariages. Il est inhumé dans la tombe familiale Guérard à Provins (cimetière de la ville basse).
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