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Jacques Demy

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Jacques Demy
Jacques Demy en 1956.
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Jacques Louis Raymond Marcel DemyVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Période d'activité
Conjoint
Agnès Varda(de à)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Parentèle
Rosalie Varda (fille adoptive)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Mouvement
Influencé par
Distinctions
Films notables

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Jacques Demy est unréalisateur,scénariste,dialoguiste,producteur etparolierfrançais né le àPontchâteau (Loire-Atlantique) et mort le àParis 14e.

Proche du mouvement de laNouvelle Vague, il a réalisé de nombreuxfilms musicaux :Les Parapluies de Cherbourg (1964),Les Demoiselles de Rochefort (1967),Peau d'âne (1970) ou encoreUne chambre en ville (1982).

Il a reçu unePalme d'or auFestival de Cannes ainsi que lePrix Louis-Delluc en 1964. Il a également été nommé pour unGolden Globe, quatreOscars, unBafta et deuxCésar.

Biographie

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L'enfance

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Nantes, 9, allée des Tanneurs, cour de l'ancien garage Raymond Demy.

La famille paternelle de Jacques Demy est originaire dePontchâteau, lieu de la naissance de Jacques, où sa grand-mère tient un café et où est enterré son grand-père, lui aussi nommé Jacques, mort en 1934[N 1]. Son père, Raymond Demy, est garagiste àNantes[N 2] (à l'enseigne « garage de l'Hôtel de Ville » et le domicile de la famille se trouvait auno 9 du quai des Tanneurs, devenu, après lecomblement de l'Erdre, l'allée des Tanneurs, une contre-allée ducours des 50-Otages[N 3]). Le père de Jacques espérait que son fils aîné reprenne un jour son garage et lui a fait suivre une formation de chaudronnier. Sa mère, Marie-Louise Leduc, estcoiffeuse, mais n'exerce plus que rarement ce métier. Pour l'été, ils louent pour quelques semaines une maison au hameau de La Chebuette àSaint-Julien-de-Concelles près de Nantes. Jacques a un frère cadet, Yvon, assez proche par l'âge, et une sœur cadette, Hélène[1].

Les parents de Jacques Demy sont grands amateurs de spectacles : cinéma (au Katorza, à l'Apollo[N 4]),opérettes ouopéras (authéâtre Graslin), et leur fils le devient aussi très tôt, fréquentant de plus le théâtre de marionnettes[N 5] installé en permanence à Nantes à partir de 1932. À partir de14 ans, à la fin de laSeconde Guerre mondiale, il devient un véritable cinéphile, lisant la revueL'Écran français et fréquentant le ciné-club de Nantes.

Un praticien précoce des arts du spectacle

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Il est aussi très tôt devenu un praticien des arts du spectacle : dès quatre ans avec son propre théâtre de marionnettes, et, à partir de neuf ans, avec un petit projecteur de cinéma. Un peu plus tard, il réalise quelques films d'animation par la technique de la peinture sur pellicule. Il a aussi reçu un enseignement musical (violon) entre 1939 et 1943.

De à, en raison des risques liés auxbombardements de Nantes, il est réfugié chez un sabotier de la Pierre Percée, près de Nantes[N 6], non loin de la Chebuette. À ce moment ou un peu plus tard[N 7], il réalise notamment un film sur une attaque aérienne[2] contre lepont de Mauves. Fin 1944, il achète sa premièrecaméra, et il en aura une plus perfectionnée à la fin de 1946. Il réalise d'abord quelques films avec acteurs, ainsi que des documentaires, en particulier, en 1947,Le Sabot, suite de son séjour àLa Chapelle-Basse-Mer et première ébauche de son filmLe Sabotier du Val de Loire (1955). Mais surtout, de 1946 à 1948, il se consacre à l'animation de personnages miniatures, réalisant des films de quelques minutes,La Ballerine puisAttaque nocturne[N 8]. C'est à cette période qu'il rencontre pour la première fois le cinéasteChristian-Jaque, de passage à Nantes, qui l'encourage et pousse son père à accepter la vocation du jeune Demy[3].

Études secondaires et Beaux-Arts de Nantes

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Il fait des études de type primaire supérieur jusqu'à l'âge de14 ans et entre le à l'école Leloup-Bouhier (aujourd'huilycée Leloup-Bouhier) à Nantes. Lui-même, qui envisageait déjà de devenir cinéaste, aurait préféré faire des études longues aulycée Clemenceau, mais il s'est heurté à un refus de la part de son père, pour les études classiques comme pour le cinéma. Malgré cela, il réussit bien dans toutes les matières, alors qu'il ne s'intéresse qu'aux lettres et au dessin. Il semble avoir obtenu leBrevet d'études industrielles et un CAP demécanicien garagiste[N 9].

Sur son temps libre (le jeudi, le dimanche matin, certains soirs), il suit des cours à l'école des Beaux-Arts de Nantes[N 10],[4] ; il y rencontre des gens qui participeront à la suite de sa carrière :Bernard Evein deSaint-Nazaire etJacqueline Moreau d'Ancenis (future costumière) ou à un moindre degré,André Guérin etJean Porcher.

Comme le montre bien le filmJacquot de Nantes réalisé parAgnès Varda, le cinéma a été une véritable vocation pour Jacques Demy. Arrivé au terme de ses études secondaires, son père ne s'oppose pas à sa vocation.

Études supérieures et débuts professionnels

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En 1949, Jacques Demy, aidé parChristian-Jaque, part pour Paris suivre les cours de l'ETPC (École technique de photographie et de cinématographie), située 85, rue de Vaugirard[3]. Il retrouve ses condisciples des Beaux-Arts de Nantes, entrés à l'IDHEC ou aux Beaux-Arts de Paris, ainsi qu'un nouveau venu, sorti de l'école d'architecture de Nantes,Bernard Toublanc-Michel. Pour son épreuve de sortie en 1952[4], il réalise un court-métrage de dix minutes,Les Horizons morts. Il accomplit ensuite son service militaire[5].

À son retour, il envisage de travailler dans le cinéma d'animation et se met au service dePaul Grimault[4], avec lequel il réalise des parties de films publicitaires, animant notamment des boîtes de pâtesLustucru. En même temps, il a plusieurs projets personnels qui n'aboutissent pas :Les Très Riches Heures d'une enfant sage (sur un scénario personnel) ;Le Faux Nez (sur un scénario deJean-Paul Sartre). Cependant, il est remarqué par une firme de publicité qui va lui procurer plusieurs mois de travail, en collaboration avec Bernard Evein. C'est aussi l'époque où il se lance dans un roman, qu'il abandonne rapidement, mais qui est la première ébauche du scénario d'Une chambre en ville[5].

Il se réoriente vers le cinéma documentaire et, en 1953, écrit le scénario duSabotier du Val de Loire[4]. Il prend contact avec le documentaristeGeorges Rouquier qui apprécie ce travail et prend Jacques Demy comme assistant pour un documentaire surLourdes et pour un autre surArthur Honegger, tournés en 1954-1955. Georges Rouquier réussit à mettre sur pied la production duSabotier avec Pathé-Cinéma[N 11] ; le film est tourné en, obtenant un grand succès critique en 1956.

Il est ensuite engagé par Jean Masson pour un film d'actualité,Le Mariage de Monaco, une commande de laprincipauté, sur le mariage deGrace Kelly[N 12] et deRainierIII de Monaco[6]. À la fin de l'année 1956, il est de nouveau assistant de Georges Rouquier pour le filmS.O.S. Noronha[4].

Carrière

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À Venise en 1966, entreCatherine Deneuve et son épouseAgnès Varda.

Les courts métrages de la fin des années 1950

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Le Bel Indifférent (1957)[7]

Assistant du réalisateurGeorges Rouquier sur le tournage deSOS Noronha, il fait connaissance deJean Marais qui lui permettra ensuite d'entrer en contact avecJean Cocteau ; celui-ci donne à Jacques Demy les droits cinématographiques de sa courte pièceLe Bel Indifférent, créée en 1940. Ce court-métrage est aussi produit par Pathé-Cinéma, compte tenu du succès duSabotier, bien que les créateurs,Édith Piaf etPaul Meurisse, d'abord envisagés aient dû être remplacés par la comédienneJeanne Allard et Angelo Bellini, un non professionnel recruté sur son apparence pour un rôle totalement muet.

Le Musée Grévin (1958)[8]

En 1958, Jacques Demy met au point le scénario d'un long-métrage,Un billet pour Johannesbourg (le futurLola), mais dans l'immédiat doit continuer avec des courts métrages. Il est de nouveau le collaborateur de Jean Masson pourLe Musée Grévin (musique deJean Françaix), un film dont il ne se montre pas très satisfait par la suite.

La Mère et l'enfant (1959)[9]

C'est une commande du ministère de la Santé sur l'éducation des jeunes enfants de la naissance à l'âge de deux ans. Passés les conseils prodigués aux jeunes mamans, ce film a une tonalité propre à Jacques Demy dans la mesure où est valorisée l'idée de la prise d'autonomie de l'enfant par rapport à sa mère.

Ars (1959)[10]

Un peu plus tard, il a une proposition d'une maison de production catholique, les Productions du Parvis, qui avait financé le film sur Lourdes ; il s'agit cette fois d'un sujet sur la vie ducuré d'Ars. Jacques Demy est d'abord réticent, puis accepte après être allé àArs. C'est avec ce film que commence sa collaboration avecPhilippe Dussart, un des dirigeants des Productions du Parvis, qui sera directeur de production de plusieurs de ses films ultérieurs.

Les films des années 1960

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Lola (tourné en 1960)[11]

En 1959, il réussit à intéresser à son scénario de long métrageGeorges de Beauregard, le producteur d’À bout de souffle, deJean-Luc Godard, mais le budget obtenu est assez restreint (38 millions de francs 1959), il est obligé de revoir son projet initial à la baisse : noir et blanc au lieu de couleurs, moins de chorégraphie, moins de décors, il doit même renoncer àJean-Louis Trintignant, qu'il souhaitait diriger dans le rôle central de Roland Cassard : de fait, il engageMarc Michel, trois jours seulement avant la date du tournage. Ce film, rebaptiséLola (initialementUn billet pour Johannesburg), est marqué par sa première collaboration avecMichel Legrand pour la musique[12].

Les Sept Péchés capitaux (sketchLa luxure) (1961)[13]

Après la sortie de Lola, qui n'en fait pas encore un cinéaste de premier plan, Jacques Demy est invité à participer au film à sketchesLes Sept Péchés capitaux dans lequel il tourne le sketchLa Luxure.

Les Parapluies de Cherbourg avecCatherine Deneuve etNino Castelnuovo lui permet d'obtenir une notoriété internationale.

En même temps, il met au point le scénario desParapluies de Cherbourg et travaille déjà sur la musique de ce film avec Michel Legrand. Cette fois, il réussit à intéresser à ce projet la productriceMag Bodard, qui met pourtant du temps à rassembler les financements nécessaires[14].

La Baie des Anges (1963)[15]

Au cours d'un passage à Cannes lors dufestival, Jacques Demy entrevoit la possibilité d'un film sur le jeu, film qui va être rapidement mis en route et réalisé grâce à l'appui deJeanne Moreau, sous le titreLa Baie des Anges[1].

Les Parapluies de Cherbourg (1964)[16]

Le budget finalement réuni par Mag Bodard est de 1 300 000 francs, avec une participation de la20th Century Fox. Le film, tourné dans des conditions satisfaisantes, obtient immédiatement un succès public et critique. Il gagne leprix Louis-Delluc dès, puis laPalme d'or à Cannes[17]. En France le public plébiscite le film avec 1,3 million de spectateurs et le succès du film à l’étranger (notamment au Japon) donne à Jacques Demy et aux autres protagonistes : Mag Bodard,Michel Legrand etCatherine Deneuve, une immense notoriété internationale[18].

LesParapluies de Cherbourg est relié àLola par le personnage de Roland Cassard, qui évoque son ancien amour pour Lola sur une vue du Passage Pommeraye désert, mais aussi par celui de Cécile Desnoyers, venue de Nantes à Cherbourg, à laquelle Geneviève fait allusion en passant.

Les Demoiselles de Rochefort (1967)[19]

Malgré le succès desParapluies de Cherbourg, le financement desDemoiselles de Rochefort n'a pas été très facile[N 13] parce que le budget nécessaire est énorme pour l'époque. Une coproduction franco-britannique est d'abord envisagée, mais n'aboutit pas ; en revanche, Mag Bodard parvient à obtenir la participation deWarner-7 Arts, qui permet de doubler le budget (atteignant 6 000 000 de francs 1966) et d'amener dans la distribution les acteurs américainsGene Kelly etGeorge Chakiris.

AprèsLes Demoiselles de Rochefort, Jacques Demy part auxÉtats-Unis, où il est déjà allé deux fois : en 1965, alors queLes Parapluies de Cherbourg avait été sélectionné pour lesOscars ; il a alors fait la connaissance d'un cadre deColumbia Pictures, Jerry Ayres ; en 1966, lors de l'engagement de Gene Kelly. Cette fois il est invité par lefestival du film de San Francisco, mais il va rester plus de deux ans aux États-Unis.

Model Shop (1969)[20]

Jerry Ayres lui donne la possibilité de tourner un film pourColumbia. Très rapidement Jacques Demy élabore son sujet, autour de sa propre fascination pourLos Angeles et le pays en général. Columbia accepte le sujet sous réserve d'une limite budgétaire (1 000 000 $) que le film sera loin d'atteindre (700 000 $).Model Shop reprend le personnage de Lola, mais un certain nombre de difficultés qui apparaissent détourneront par la suite Jacques Demy d'essayer d'établir des liens aussi forts entre ses films.Model Shop n'est pas dans la tonalité des films précédents : Demy examine un bout des États-Unis avec une attention quasi documentaire. Il veut représenter Los Angeles à travers sa vision européenne[21]. À cette époque, Demy et Varda font la rencontre à Los Angeles du menuisierHarrison Ford, pour qui le cinéma n'est alors qu'un second métier, et avec qui le couple se lie d'amitié. Demy envisage notamment sérieusement de lui confier le rôle principal deModel Shop, mais ses producteurs l'en empêchent et engagent à son insu, en profitant d'un de ses retours en Europe, l'acteur plus expérimentéGary Lockwood (Frank Poole dans2001, l'Odyssée de l'espace)[22],[23],[24].

Sorti à New-York,Model Shop est un échec immédiat ; en France, le film n'est pas doublé, il reste donc limité au circuitArt et essai. Malgré tout, ayant été peu coûteux, le film couvre ses dépenses grâce à la télévision et cet échec n'est pas porté au débit de Jacques Demy qui reçoit la proposition de tournerWalking in the Spring Rain, avecIngrid Bergman etAnthony Quinn. Mais il préfère rentrer en France pour son projet personnel dePeau d'âne, Mag Bodard lui ayant annoncé que le budget en était prêt[25].

Les années 1970

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Peau d'âne (1970)[26]

Jacques Demy a élaboré le scénario et les dialogues, et la musique composée par Michel Legrand, au cours de son séjour américain. La production associe Mag Bodard et la Paramount (et sa filiale française Marianne Films). Mais le tournage va être plus difficile que prévu, malgré l'enthousiasme de l'équipe, en raison de l'insuffisance du budget de départ (4 000 000 de francs) obligeant à une très forte limitation du décor et de la figuration. Bernard Evein ayant évalué le coût du décor à 700 000 francs, au lieu de 350 000 envisagés par la production, abandonne le projet. Jacques Demy et Catherine Deneuve mettent leur salaire en participation. Malgré tout, le budget sera dépassé (4 800 000).

Les mouvementspop art etpeace and love que Demy découvre aux États-Unis pendant le tournage de son précédent film, influencent celui-ci où l'on retrouve des décors très colorés[27].

Le Joueur de flûte ouThe Pied Piper (1972)[28]

Le Joueur de flûte (titre original :The Pied Piper) est unfilm américano-britannique, réalisé par Jacques Demy en1971, sorti en1972.

Il s'agit d'une adaptation de la légende germaniqueLe joueur de flûte de Hamelin, écrite par lesfrères Grimm.

Jacques Demy en est un des scénaristes avecAndrew Birkin etMark Peploe. D'une durée de86 min il sort en salle aux États-Unis le et s'inscrit dans la catégorie cinématographiquefilm musical.

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L'Événement le plus important depuis que l'homme a marché sur la Lune (1973)[29]

Le scénario d'Une chambre en ville est au point au début de 1973 et la musique est composée en 1973-74, non pas par Michel Legrand qui n'a pas voulu travailler sur ce sujet, mais parMichel Colombier. En 1976, il semble que la réalisation soit très proche, avec Gaumont (Daniel Toscan du Plantier) et Planfilm comme producteurs, mais surviennent un certain nombre d'obstacles. Tout d'abord, le refus de Catherine Deneuve d'utiliser le play-back, puis le refus des producteurs de confier le premier rôle féminin àDominique Sanda et pour terminer, les problèmes de Gaumont dus à l'échec de plusieurs films de cette époque.

Jacques Demy reçoit deRolf Liebermann à l'Opéra de Paris la proposition de mettre en scène l'opéra deJean-Philippe RameauPlatée, mais c'est lui qui décline finalement[6], ne voyant pas ce qu'il pourrait apporter à cette œuvre[N 14].

En 1975, alors qu'il cherche des producteurs pourUne chambre en ville, Jacques Demy élabore un scénario pourYves Montand :Dancing (futurTrois places pour le 26) puis en 1976, celui deConstance, quelquefois (futur projetKobi), deux projets qui n'aboutissent pas dans l'immédiat.

Autre projet avorté : celui de tourner un film enURSS, dans le cadre des coproductions internationales qui ont abouti par exemple au film d'Akira KurosawaDersou Ouzala. Le scénario d'Anouchka, écrit par Jacques Demy en 1975 est fondé sur le tournage d'un film musical d'après le roman de TolstoïAnna Karénine. Le projet, qui était très avancé, est abandonné en 1978[6].

Lady Oscar (1978)[31]

En fin de compte, c'est du Japon qu'il va obtenir la possibilité de réaliser un nouveau film avecLady Oscar. Dans la filmographie de Jacques Demy, la présence de ce film japonais, qui n'a pour ainsi dire pas été exploité en France (et en Europe en général), mais qui a été un succès au Japon et en Asie, repose sur le souvenir que le Japon a gardé desParapluies de Cherbourg[6]. Le sujet est issu deLa Rose de Versailles, unmanga historique japonais sur la Révolution française. Le film est tourné en France, avec une distribution anglaise, où apparaissent quelques acteurs français dontGeorges etLambert Wilson[31].

Les années 1980

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Durant cette période, Jacques Demy tourne quelques films publicitaires, notamment en 1981, des spots de promotion de la lecture et, en 1986, une commande du Ministère des Affaires étrangères sur les succès de la recherche française (spots dans lesquels apparaît Mathieu Demy).

La Naissance du jour (1980)

En 1979, Jacques Demy reçoit la proposition de tourner pour la chaine de télévisionFR3 une adaptation du livre de Colette. Il refuse d'abord, mais devant l'insistance de notamment la fille de Colette, il finit par accepter.

Une chambre en ville (1982)[32]

La situation d'Une chambre en ville se résout en quelque sorte à la suite de la victoire de François Mitterrand en 1981. Grâce à Dominique Sanda, une des actrices deLa Naissance du jour, il est mis en contact avecChristine Gouze-Rénal, qui accepte le projet, en partie, dit-elle, dans l'euphorie de l'après.

Le film renoue avec de plus anciens : entièrement chanté commeLes Parapluies de Cherbourg, situé à Nantes, commeLola (un des personnages de Lola est d'ailleurs évoqué dans le film, par le biais d'une note de réparation de téléviseur) mais présente plusieurs traits originaux : l'intervention explicite du conflit social, puisque l'action se déroule en 1955 pendant les grèves de la construction navale de Nantes et Saint-Nazaire ; l'explicitation de la relation sexuelle ; la radicalisation de la passion amoureuse, qui débouche sur la mort. Cette fois-ci, c'estMichel Colombier qui compose la bande originale du film, Michel Legrand à qui Demy a demandé d'écrire la partition ayant refusé car il pense que le film ne marchera pas.Gérard Depardieu etCatherine Deneuve sont pressentis pour incarner les rôles titres. Cependant, Deneuve, ne voulant pas être doublée pour le chant, refuse le rôle, entraînant la défection de Depardieu par la même occasion[6].

À sa sortie,Une chambre en ville n’est pas un succès commercial[33]. Cet échec est aggravé par « l'affaireUne chambre en ville » : un certain nombre de critiques de cinéma attribuent, dans la presse, cet insuccès de Jacques Demy à la sortie simultanée deL'As des as, deGérard Oury et s'attirent une réplique de l'acteur principal deL'As des as,Jean-Paul Belmondo. Jacques Demy, qui n'est pour rien dans cette affaire, exprime simplement ses remerciements aux critiques qui l’ont soutenu.

Parking (1985)[34]

Un scénario écrit dans les années 1970 d'après le mythe d'Orphée trouve un producteur à cette époque, mais avec la condition de pouvoir présenter le film au festival de Cannes suivant, soit quelques mois après seulement (il n'est, finalement, pas terminé à temps[35]). Le résultat est une précipitation qui, ajoutée à une certaine insuffisance budgétaire, fait que le film est largement raté, notamment du point de vue de Jacques Demy lui-même qui l'exclut de sa filmographie. Demy déplore que l'acteur principalFrancis Huster ait obtenu du producteur de pouvoir interpréter lui-même les chansons du film, avec un résultat que le réalisateur juge catastrophique. Sur le plan commercial, c'est un échec[33].

Trois Places pour le 26 (1988)[36]

En 1986, Jacques Demy propose àYves Montand son scénarioKobi, que Montand refuse, mais il intéresseClaude Berri (on est peu de temps après la sortie deJean de Florette) à un autre projet de Demy, qui va être retravaillé pour se fonder pour une part importante sur la biographie authentique de Montand. Claude Berri accorde à Jacques Demy des conditions de préparation et tournage tout à fait satisfaisantes[6]. Ce film sera pourtant un demi-échec sur le plan commercial.

La Table tournante, collaboration avecPaul Grimault (1988)[37].

Durant les années 1983-84, Jacques Demy assiste Paul Grimault pour la réalisation d'un film de rétrospective de ses dessins animés de court métrage. Il s'agit de présenter ces courts-métrages (ou des extraits) en les liant par une trame dans laquelle Paul Grimault dialogue avec un clown animé[6]. Au cours de cette présentation intervient aussi Anouk Aimée, la voix de la bergère dansLa Bergère et le Ramoneur en 1949.

Dans un grand entretien avec Jean-Pierre Pagliano ("CinémAction"no 51, avril 1989), Jacques Demy raconte sa passion précoce pour le cinéma d'animation, son amitié pour Paul Grimault et leur travail sur "La Table tournante". Cet article sera repris en juin 2023 dans la revue culturelle nantaise "303".

Reprise du projetKobi etJacquot de Nantes

Le tournage deTrois Places pour le 26 est marqué par deux hospitalisations de Jacques Demy, celles-ci vont devenir plus fréquentes. Il reprend le scénario deKobi, un travail de préparation est lancé, finalement abandonné compte tenu de l'état de santé du cinéaste.

Il consacre dès lors ses loisirs forcés à la rédaction de ses souvenirs d'enfance, qu'il communique au fur et à mesure à son épouse Agnès Varda. En, celle-ci décide d'en faire un film, tourné dès le printemps et l'été de 1990 ; après une interruption due à la mort de Jacques Demy, le àParis, le film, intituléJacquot de Nantes, est achevé début 1991. Agnès Varda rendra hommage à son mari dans deux autres films,Les demoiselles ont eu 25 ans (1993) etL'Univers de Jacques Demy (1995).

Vie privée

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Jacques Demy etAgnès Varda se rencontrent au festival du court métrage de Tours en 1958, et se marient en 1962. Leur fils,Mathieu Demy, naît en 1972, et Jacques Demy adopte la fille d'Agnès Varda,Rosalie Varda[38], fille biologique d'Antoine Bourseiller, qui deviendra costumière.

Le couple possède une demeure à Paris et une propriété (un ancien moulin) sur l'île de Noirmoutier enVendée. C'est à Noirmoutier qu'ont été tournés les plans de Jacques Demy sur une plage dansJacquot de Nantes.

Pendant ses études, il n'avait pas appris de langue étrangère. Il a appris l'anglais durant les années 1960, en suivant des cours et des stages, ainsi qu'en séjournant aux États-Unis. À l'époque du projetAnouchka, qui a duré plusieurs années, il a aussi appris le russe[39].

Au début desannées 1970, il a passé (à l'exemple deMichel Legrand) unbrevet de pilotage d'avion de tourisme[40].

Jacques Demy étaitbisexuel[41].

Mort

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Tombe de Jacques Demy aucimetière du Montparnasse.

Jacques Demy meurt en 1990, officiellement d'uncancer. Ce n'est qu'en 2008, lors de la promotion de son documentaire autobiographiqueLes Plages d'Agnès, qu'Agnès Varda révèle que la véritable cause de la mort de Demy est lesida[42],[38]. Jacques Demy n'avait pas souhaité que la véritable cause de son décès fût dévoilée[43],[44],[45]. Il est enterré aucimetière du Montparnasse (9e division).

Le cinéma de Jacques Demy

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Musique de film

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Les films de Jacques Demy accordent une place particulière à la musique. Il a souvent fait appel àMichel Legrand pour la composition. Excepté les longs-métrages produits à l'étranger, seule la bande originale d’Une chambre en ville est composée par un autre compositeur : Michel Colombier[6].

Demy s'attelle lui-même aux textes, allant même, à deux occasions, jusqu'à réaliser des films entièrement chantés :Les Parapluies de Cherbourg etUne chambre en ville. Ces deux films se démarquent de son univers féerique pour explorer le sentimental dans une description sociale méticuleuse. Il est probablement le seul réalisateur en dehors desÉtats-Unis à avoir obtenu un succès international avec un film musical (Les Parapluies de Cherbourg, Palme d'Or aufestival de Cannes) ou unecomédie musicale (Les Demoiselles de Rochefort).

Entre imaginaire et réalité

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Les contes, les légendes, voire le féerique, sont très présents dans ses films :Peau d'âne d'aprèsCharles Perrault,Le joueur de flûte dans la légende dujoueur de flûte de Hamelin,Parking d'après le mythe d'Orphée ; dansLes Demoiselles de Rochefort, il y insère des éléments de la vie quotidienne et ses problèmes pour obtenir des films mêlant rêve et réalité[46].

Cette frontière entre réalité et conte se retrouve également dans la localisation de ses films. Enfant du bord de mer, Jacques Demy place l'action de nombre de ceux-ci dans une cité portuaire, lieu frontière entre terre et mer, entre réalité et rêve, entre quotidien et évasion, et espace de rencontre entre plusieurs horizons :Lola etUne chambre en ville à Nantes ;Les Parapluies de Cherbourg ;Les Demoiselles de Rochefort ;La Baie des Anges à Nice ;Trois Places pour le 26 à Marseille. Dans ce dernier film, il offre àYves Montand son seul rôle chantant et dansant au cinéma.

Dans la continuité

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Jacques Demy insère des clins d'œil à ses films précédents dans certains longs métrages, comme s'ils formaient ensemble une longue histoire découpée[6]. Par exemple Roland Cassard, diamantaire amoureux deLola épouse Geneviève dansLes Parapluies de Cherbourg, après avoir fait fortune aux États-Unis. De même, la mère et ancienne danseuse qu'il rencontre à Nantes, avant qu'elle ne parte retrouver sa fille à Cherbourg chez son beau-frère coiffeur, est découpée en morceaux dansLes Demoiselles de Rochefort. En examinant ses films, on s'aperçoit qu'aucune rencontre n'est insignifiante.

Des thèmes sombres

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Sous le couvert de films en apparence colorés et chantants, l’univers de Demy est extrêmement sombre. Ses films ont pour la plupart des conclusions malheureuses, excepté pourLes Demoiselles de Rochefort[46] bien que les deux amoureux principaux n'arrivent, jusqu'à la fin, jamais à se rencontrer. Il était même prévu dans un premier scénario que Maxence se fasse écraser par le camion dans lequel Delphine et sa sœur montent à Paris[47].

La figure du père y est montrée très négativement (La Baie des Anges), ou purement et simplement absente (Lola,Trois Places pour le 26). Lorsqu’il revient chercher sa femme et son fils (Lola), c’est pour repartir plus tard (Model Shop). Dans la majeure partie des films, il est décédé et la mère vit seule avec sa fille (Lola,Les Parapluies de Cherbourg,Les Demoiselles de Rochefort,Une chambre en ville où le couple veuve-fille est présent deux fois).

On relève aussi une fascination pour l’aristocratie, même déchue, de la part d’un fils d’ouvrier : les mères veuves sont parfois baronnes (Une chambre en ville,Trois Places pour le 26).

Le cinéma de Demy est hanté par l’idée de l’inceste (Peau d’Âne,Parking,Une chambre en ville,Trois Places pour le 26) et par la bisexualité (ambigüe dansLady Oscar, la jeune femme élevée en garçon par son père ; montrée dansParking, où Orphée, marié, est amoureux d’un homme, où Eurydice porte des vêtements masculins ; évoquée sous forme de comédie : l’homme enceint deL'Événement le plus important depuis que l'homme a marché sur la Lune)[48].

Par ailleurs, Demy a été, à ses débuts, un documentariste sensible et rigoureux s’exprimant dans des courts-métrages en noir et blanc (Le Sabotier du Val-de-Loire,Ars…)[N 15].

Héritage

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France

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Créateur d'une œuvre marquante pour plusieurs générations de spectateurs, il n’est pourtant guère suivi dans cette voie, hormis quelques hommages, parfois parodiques.

Le filmJeanne et le Garçon formidable de 1998, en reprend les éléments en les adaptant à l'époque.

En 1991,Agnès Varda réaliseJacquot de Nantes, film biographique sur la vie du jeune Jacques Demy, son futur mari avant de réaliser un second film à sa mémoire avecLes Demoiselles de Rochefort ont eu25 ans qui retrace la genèse et le tournage de la comédie-musicale du réalisateur en

Le cinéasteChristophe Honoré revendique l'héritage de Demy, comme lui, il intègre régulièrement des chansons dans ses films (Les Chansons d'amour 2007,Les Bien-Aimés 2011,Marcello Mio 2024).Lola est son « film fétiche » :

« On a tous un film fétiche, qui nous appartient, nous accompagne. Le mien, c'estLola, le premier film de Demy que j'ai vu. Il m'a surpris et touché. La façon dont Demy jouait avec les comédiens et la bande-son, en n'hésitant pas à créer entre eux les décalages, quelle audace ! Pour moi, tout devenait soudain possible[49]. »

En 2018,Christophe Honoré en fait l'un des personnages de sa pièce hommageLes Idoles[50],[45].

La réalisatriceValérie Donzelli s'inspire des films de Jacques Demy notamment dans son thriller romantiqueL'Amour et les forêts, sorti en 2023[51].

La réalisatriceCéline Sciamma citeLes Parapluies de Cherbourg comme l'une de ses sources d'inspiration pour son film en costumes :Portrait de la jeune fille en feu sorti en 2020 avecAdèle Haenel etNoémie Merlant[52].

La réalisatriceMaïwenn s'est de même inspirée de la construction narrative dePeau d'Âne pour écrire son film biographiqueJeanne du Barry présenté en ouverture duFestival de Cannes 2023[53].

En 2024,Florence Platarets réalise le documentaireJacques Demy : le rose et le noir qui est présenté au Festival de Cannes dans la catégorie « Classic Cannes » avant d'être diffusé dans le monde entier par la chaîneArte[54].

États-Unis

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Grand admirateur desDemoiselles de Rochefort et desParapluies de Cherbourg,Damien Chazelle s'inspire beaucoup du travail du cinéaste français dans ses films. Ainsi, ce dernier n'a pas hésité à rendre hommage à ces deux films dans sa comédie musicaleLa La Land sortie en 2017. Ainsi la scène d'ouverture reprend leBallet des forains vu dansLes Demoiselles de Rochefort, tandis que la fin rappelle celle desParapluies de Cherbourg[55],[56]. De même, la réalisatriceGreta Gerwig dit s'être inspirée de la colorimétrie de ces deux mêmes films pour son filmBarbie[57].

Pour sa comédie musicaleJoker : Folie à deux le réalisateurTodd Phillips a confié s'être beaucoup inspiré du cinéma de Demy pour son propre film. Notamment dans une scène ou l’on voit le personnage d'Arthur Fleck marchant sous la pluie entouré de ses gardiens qui portent des parapluies de couleurs[58].

En 2024,Francis Ford Coppola déclare vouloir réaliser une nouvelle comédie musicale qui s'inspirerait de l'univers cinématographique de Jacques Demy et de sa compagne Agnès Varda[59].

Filmographie

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La filmographie de Jacques Demy est disponible dans un coffret intituléIntégrale Jacques Demy, comprenant 12 DVD, un CD audio[N 16] et un livret de photos. Cependant, malgré son intitulé, ce coffret n'inclut pas les courts-métragesMusée Grévin etLa Mère et l'enfant[N 17].

Courts métrages

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Longs métrages

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Réalisateur

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Coréalisations et films collectifs :

Assistant réalisateur

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Téléfilm

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Distinctions

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Récompenses

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Nominations

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Box-office

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FilmAnnée de sortieNb. d'entrées
(1re exploitation)
Classement annuel France
FranceParis
Lola1961+0620 147,[60]+0237 047,[60]
Les Sept Péchés capitaux (« La Luxure »)1962+1 317 760,[61],[62]+0389 033,[61],[62]+038,[62]
La Baie des Anges1963+0542 960,[63]+0187 677,[64]
Les Parapluies de Cherbourg1964+1 274 958,[65]+0479 610,[65]
Les Demoiselles de Rochefort1967+1 319 432,[66]+0394 522,[66]+020,[66]
Model Shop1969+0048 009,[64]+0031 595,[64]
Peau d'âne1970+2 198 576,[67]+0957 336,[67]+012,[67]
Le Joueur de flûte1972[68]+0075 108,[64]+0038 826,[64]
L'Événement le plus important depuis que l'homme a marché sur la Lune1973+0350 348,[69]+0121 924,[69]+075,[69]
Lady Oscar1979[70]+0029 337,[71]+000 0000,[71]+136,[72]
Une chambre en ville1982+0231 624,[73]+0102 872,[73]+108,[73]
Parking1985+0142 035,[64]+0045 400,[64]
Trois Places pour le 261988+0295 017,[74]+0113 919,[74]+078,[74]

Publications

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Hommages, expositions et rétrospectives

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La plaque de la place Jacques-Demy à Paris.
Plaque de la place Jacques-Demy à Paris.

Notes et références

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Notes

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  1. La tombe du grand-père Jacques Demy apparaît dans la première scène deJacquot de Nantes
  2. En 1939, il sera mobilisé comme ouvrier de l'armement à l'usine nantaise de laSociété des Batignolles (cf.Jacquot de Nantes).
  3. DansJacquot de Nantes, l'adresse donnée est« garage de l'Hôtel de Ville, quai des Tanneurs ».
  4. Le cinéma Katorza fonctionne encore près du théâtre Graslin ; l'Apollo a été fermé en 2000.
  5. Théâtre de la famille Créteur, qui a encore fonctionné longtemps après la guerre
  6. La Pierre Percée est un hameau de la commune deLa Chapelle-Basse-Mer.
  7. La chronologie dansJacquot de Nantes est parfois différente de celle proposée par (Berthomé 1996).
  8. Les extraits qui apparaissent dansJacquot de Nantes sont des reconstitutions. Au moment du tournage de ce film, Agnès Varda a retrouvé dans le grenier du garage des pellicules 9,5 mm desséchées et deux personnages de carton deAttaque nocturne. Le décor et les autres personnages de ce film d'animation ont été reconstitués de mémoire par Jacques Demy, aucun élément de pellicule ne subsistant, et le film a été de nouveau photographié image par image.Le Pont de Mauves etLa Ballerine ont aussi été refaits, en copiant les pellicules disponibles (voir la présentation des trois films d'animation dans le coffretIntégrale Jacques Demy).
  9. Cf. documents présentés dansL'Univers de Jacques Demy, une carte de collégien et une attestation scolaire de 1948, en partie tronquée, de sorte qu'on ne voit pas s'il a obtenu ces diplômes ou s'il va les préparer l'année suivante. Un document présenté à l'exposition de Nantes 2010-2011 (cahier de géométrie) montre clairement qu'en 1948-49, Jacques Demy est encore au collège Launay, en 1°I.
  10. Ces études de Jacques Demy aux Beaux-Arts de Nantes ne sont pas du tout évoquées dansJacquot de Nantes alors qu'il comporte plusieurs scènes concernant le collège Launay.
  11. Budget de quatre millions de francs 1955, 25 % venant de Georges Rouquier, 75 % de Pathé.
  12. Jacques Demy dira par la suite avoir été le dernier cinéaste à avoir dirigé Grace Kelly, dans la scène de la visite de la galerie des ancêtres. Il évoquera aussi l'agrément de tourner avec de gros moyens financiers.
  13. Les Parapluies de Cherbourg etLes Demoiselles de Rochefort seront remastérisés en 32 bits par Agnès Varda en 1999.
  14. En 1972, il avait mis en scèneLe Rossignol d’Igor Stravinsky[30].
  15. Ces points ont été développés par les deux biographes du cinéaste (Berthomé 1996 etTaboulay 1996).
  16. Ce CD contient une introduction par Michel Legrand, puis les versions de travail de plusieurs airs desParapluies de Cherbourg (Sur le quai,Chez Dubourg,La gare), desDemoiselles de Rochefort (Chansonsdes jumelles, deLa femme coupée en morceaux, deSimon, deSolange) et deTrois places pour le 26 (L'interview,Ensemble) ; dePeau d'âne (une version différente deAmour, amour).
  17. Référence :Intégrale Jacques Demy,Ciné-Tamaris, 2008, DVD(EAN 3333290001615) : Édité parCiné-Tamaris Vidéo etArte Vidéo, avec le soutien duCNC, du Comité Jean Cocteau, de laFondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent et de l'INA ;« Catalogue », Ciné-Tamaris..

Références

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  1. a etbAgnès Varda,L'Univers de Jacques Demy, 1995.
  2. « 3 Early Films of Jacques Demy (1948) »,.
  3. a etbInterview de Christian Jaque dans « Restez donc avec nous le lundi », TF1,.
  4. abcd eteBiographie de Jacques Demy surcineressources.net, consulté le.
  5. a etbBerthomé 1996, Chapitre I.
  6. abcdefgh etiJacques Demy surlesgensducinema.com, consulté le.
  7. Le Bel Indifférent, surcineressources.net, consulté le.
  8. Le Musée Grévin surcineressources.net, consulté le.
  9. La Mère et l'Enfant surcineressources.net, consulté le.
  10. Ars surcineressources.net, consulté le.
  11. Lola surcineressources.net, consulté le.
  12. StéphanePajot, « Jacques Demy parle de Lola »,Presse-Océan,‎(ISSN 1144-3596,lire en ligne).
  13. Les Sept péchés capitaux : La Luxure surcineressources.net, consulté le.
  14. « Mag Bodard »,Les Producteurs, France Régions 3,.
  15. La Baie des anges, surcineressources.net, consulté le.
  16. Les Parapluies de Cherbourg surcineressources.net, consulté le.
  17. « Festival de Cannes : le palmarès 1964 » surfestival-cannes.com, consulté le.
  18. « Les Parapluies de Cherbourg : Secrets de tournage » surallocine.fr, consulté le.
  19. Les Demoiselles de Rochefort surcineressources.net, consulté le.
  20. The Model Shop surcineressources.net, consulté le.
  21. Alexander Horwath, Thomas Elsaesser, Noel King,The Last Great American Picture Show: New Hollywood Cinema in the 1970s, Amsterdam University Press, 2004(ISBN 9789053566312),p. 90.
  22. Olivier Delcroix, « Harrison Ford: « Jacques Demy avait foi en moi » », surLe Figaro,.
  23. (en) Peter M. Nichols, « NEW DVD'S; Unknown Harrison Ford With No Future », surThe New York Times,.
  24. Laurence CaracallaHarrison Ford, Silverback Books, 2007(ISBN 9782752802477),p. 18.
  25. Source des deux parties précédentes : Jean-Pierre Berthomé,Jacques Demy. Les extraits des fiches techniques indiquent des interventions notables du point de vue de la biographie de Jacques Demy.
  26. Peau d'Ane surcineressources.net, consulté le.
  27. Le Film vu parRosalie Varda, supplément du DVDPeau d'âne (Ciné-Tamaris / Arte Vidéo).
  28. The Pied Piper surcineressources.net, consulté le.
  29. L'Événement le plus important depuis que l'homme a marché sur la lune surcineressources.net, consulté le.
  30. Orléan 2013,p. 254.
  31. a etbLady Oscar surcineressources.net, consulté le.
  32. Une chambre en ville surcineressources.net, consulté le.
  33. a etbBiographie de Jacques Demy surpremiere.fr, consulté le.
  34. Parking surcineressources.net, consulté le.
  35. Interview de Jacques Demy,Soir 3,.
  36. Trois Places pour le 26 surcineressources.net, consulté le.
  37. La Table tournante surcineressources.net, consulté le.
  38. a etbMathilde Blottière, « Les films de Jacques Demy enfin édités en DVD »,Télérama,.
  39. Témoignage d'Hélène Demy dansL'Univers de Jacques Demy. Il admirait sa sœur parce qu'elle était devenue professeur d'anglais.
  40. Son brevet de pilote est présenté dansL'Univers de Jacques Demy.
  41. (en-GB) SimonHattenstone, « Agnès Varda: ‘I am still alive, I am still curious. I am not a piece of rotting flesh’ »,The Guardian,‎(ISSN 0261-3077,lire en ligne, consulté le)
  42. Interview parue dansTêtu en.
  43. « Agnès Varda et Jacques Demy, un amour de cinéma », surMadame Figaro,(consulté le).
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  45. a etb« Christophe Honoré: « Le sida a fauché mes idoles et j’étais inconsolable » »,Le Temps,‎(ISSN 1423-3967,lire en ligne, consulté le)
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  48. RaphaëlLefèvre, « Jacques Demy et le sexe : Le puritain malicieux »,Critikat,‎(lire en ligne, consulté le).
  49. ThomasBaurez, « Christophe Honoré, un cinéaste sous influence ? »,L'Express,‎(lire en ligne).
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  51. « “L’Amour et les Forêts”, le mariage réussi entre Jacques Demy et Hitchcock », surtelerama.fr,(consulté le)
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  54. [vidéo] « Jacques Demy, le rose et le noir », AlloCine(consulté le)
  55. « “La La Land”, entre “Chantons sous la pluie” et “Les Parapluies de Cherbourg” »,(consulté le)
  56. Mathieu Macheret, « Cinéma »,Étude,no 3,‎,p. 109-116(DOI 10.3917/etu.4236.0109,lire en ligneAccès payant)
  57. « Voici 5 films que Greta Gerwig vous conseille de regarder de toute urgence », surGQ France,(consulté le)
  58. AlloCine, « Joker Folie à deux : est-ce vraiment une comédie musicale ? », surAlloCiné,(consulté le).
  59. Simon Pierre, « Après Megalopolis, Coppola envisage de tourner en Europe une comédie musicale inspirée par Edith Wharton », surlefigaro.fr(consulté le).
  60. a etbBox office 1961 sur le site duCNC
  61. a etbBox office 1962 sur le site duCNC
  62. ab etcLes Sept Péchés capitaux surJP's Box-Office
  63. La Baie des Anges surAllociné
  64. abcdef etgBox-office Jacques Demy surBox Office Story.
  65. a etbLes Parapluies de Cherbourg surJP's Box-Office
  66. ab etcLes Demoiselles de Rochefort surJP's Box-Office
  67. ab etcPeau d'âne surJP's Box-Office
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  70. Au Japon. Sorti de façon limitée en France en 1980 (hors Paris). Sortie nationale en 1997.
  71. a etbLady Oscar surJP's Box-Office
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  73. ab etcUne chambre en ville surJP's Box-Office
  74. ab etcTrois places pour le 26 surJP's Box-Office
  75. Gérard Lefort, « Danse avec Lola »,Libération,.
  76. Office de tourisme de Nantes Métropole.
  77. Voir surlesdemoisellesderochefort.fr.
  78. Page du site officiel de la cinémathèque française dédiée à l'exposition.
  79. « Les Parapluies de Cherbourg Making Of VF », surAlloCine(consulté le).

Voir aussi

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Bibliographie

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Ouvrages

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Rosalie Varda, fille adoptive de Jacques Demy, fut figurante dans le film de Jacques Demy à l'âge de 12 ans.
En complément à cet ouvrage, un coffret DVD avec version restaurée-numérisée est édité.

  • Patrice Guillamaud,Les Parapluies de Cherbourg, éd. du Céfal, Liège, 2014
  • Laura Pascoet.« L’illusion de l’amour n’est pas l’amour trouvé » : la difficile harmonie des personnages féminins et masculins dans les cinq longs métrages des années 1960 de Jacques Demy. Lola (1960) – La Baie des anges (1962) – Les Parapluies de Cherbourg (1963) – Les Demoiselles de Rochefort (1966) – Model Shop (1968). Sciences de l'Homme et Société. 2019.Lire en ligne

Presse

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Films sur Jacques Demy

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Liens externes

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Articles connexes
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