| Jacques Auxiette | |
Jacques Auxiette en 2007. | |
| Fonctions | |
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| Président du conseil régional des Pays de la Loire | |
| – (11 ans, 8 mois et 16 jours) | |
| Élection | |
| Réélection | |
| Prédécesseur | Jean-Luc Harousseau |
| Successeur | Bruno Retailleau |
| Maire de La Roche-sur-Yon | |
| – (27 ans et 18 jours) | |
| Prédécesseur | Paul Caillaud |
| Successeur | Pierre Regnault |
| Conseiller général de laVendée élu dans lecanton de La Roche-sur-Yon-Nord | |
| – (6 ans) | |
| Prédécesseur | Canton créé |
| Successeur | Jean-Luc Préel |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Montlevicq,Indre (France) |
| Date de décès | (à 81 ans) |
| Lieu de décès | Angers |
| Nationalité | |
| Parti politique | PSU(1970-1973) PS(1973-2021) |
| Diplômé de | Université de Clermont-Ferrand |
| Profession | Professeur demathématiques |
| Maires de La Roche-sur-Yon Présidents du conseil régional des Pays de la Loire | |
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Jacques Auxiette, né le àMontlevicq (Indre) et mort le àAngers, est unhomme politiquesocialistefrançais.Il est maire deLa Roche-sur-Yon (Vendée) de 1977 à 2004 et président duconseil régional des Pays de la Loire de 2004 à 2015.
Il effectue ses études primaires et secondaires àMontluçon (Allier), puis des études supérieures à l'université de Clermont-Ferrand, où il obtient une licence de sciences et un diplôme d'études supérieures de mathématiques.
Il s'installe enVendée en1964, àLa Roche-sur-Yon où il est nommé professeur de mathématiques. Après un séjour en coopération enTunisie (1967-1969), il revient à La Roche-sur-Yon, où il est successivement professeur de mathématiques, puis censeur (1972-1983) et enfin proviseur (1983-1998) du lycée Pierre-Mendès-France.
D'abord militant de l'UNEF, Jacques Auxiette commence sa carrière politique àLa Roche-sur-Yon en1970 en entrant auPSU. En1973 il adhère auPS et devient secrétaire de la section de La Roche-sur-Yon. Il accède en1986 au poste de premier secrétaire fédéral pour laVendée, poste qu'il occupera jusqu'en1990. En parallèle, il assume un engagement syndical auSyndicat national des enseignements de second degré, mutualiste à laMGEN, et dans l'éducation populaire au sein de laFédération des Œuvres Laïques de Vendée.
En1977, il est élu maire de La Roche-sur-Yon, à la tête d'une liste de la gauche unie. De1979 à1985, il est conseiller général ducanton nord de La Roche-sur-Yon.

Il siège auconseil régional des Pays de la Loire à partir de1979, et conserve son mandat de maire jusqu'en2004, année où il emporte la présidence de la région face àFrançois Fillon. Il laisse alors sa place de maire à Pierre Regnault, tout en restant conseiller municipal. Au second tour desélections régionales françaises de 2010, il est réélu avec 56,39 % des voix contre 43,61 % pour la listeUMP conduite parChristophe Béchu[1].
Jacques Auxiette a également été administrateur de l'ENA (1983-1987) et président duGART (1989-2001).
En octobre2015, Jacques Auxiette annonçait ne pas vouloir renouveler son mandat lors desélections régionales du mois de décembre[2].
Il meurt le 10 décembre 2021[3] àAngers[4] des suites de complications médicales postopératoires.
Jacques Auxiette, en qualité de président de la région des Pays de la Loire, s'est prononcé contre le démantèlement de celle-ci, impliquant notamment le rattachement du département deLoire-Atlantique à larégion Bretagne. Il milite plutôt pour la création d'unGrand Ouest résultant d'un rapprochement entre les deux régions considérant qu'il ne fallait pas effectuer un redécoupage administratif desrégions françaises sur la base de « fondements identitaires », mais plutôt sur l'efficacité due à une synergie qui, selon lui, ne doit être remise en cause[5], d'autant que selon une étude publiée en par deux cabinets conseils, la région qu'il préside est placée parmi les cinq régions les plus dynamiques de France[6]. Une réflexion sur une possible fusion avec la régionPoitou-Charentes a également été amorcée en[7]. Dans une courrier adressé au élus régionaux le, Jacques Auxiette considère assez favorablement la perspective d'une fusion entre ces trois régions, totalisant 13départements et plus de 8,6 millions d'habitants[8]. Il dépense 300 000 euros sur le budget de la région pour une campagne de communication dans les quotidiens nationaux mi-, en faveur du maintien des Pays de la Loire[9],[10]. Les partisans durattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne ont réagi et réclamé que « l’argent confié aux pouvoirs publics soit utilisé au service d’un réel débat démocratique »[11].
Il défend leprojet d'aéroport du Grand Ouest àNotre-Dame-des-Landes. Le, jour de son audition par la commission du dialogue mise en place parJean-Marc Ayrault, il publie un livre diffusé gratuitement sous forme d'e-book intitulé « Aéroport du Grand Ouest : pourquoi j'y crois »[12], dans lequel il explique notamment que « sur le plan environnemental, le transfert de l’aéroport présente plus d’avantages que d’inconvénients »[13].
D'aprèsLe Canard enchaîné, il a lancé plusieurs appels d'offres pour près de 200 000 euros en faveur de l'aéroport, et financé une campagne publicitaire « Un vrai + pour tous » jusqu’au, pour 300 000 euros. Il signe le une convention de partenariat avecFrance Télévisions, dénoncée comme étant une atteinte à la liberté des journalistes de la chaîne, qui se retrouvent contraints de ne pas critiquer le projet d'aéroport[14].
Le, il fait connaitre son opposition à la mise en place d'unréférendum sur le projet de transfert de l'aéroport, qu'il juge « stupide » accusant le gouvernement de « [manquer de] courage politique et de l’autorité »[15].

Il apporte un temps[16] son soutien à la candidature deSégolène Royal lors ducongrès de Reims de2008 qui vise à élireun nouveau premier secrétaire pour le parti[17] avant de finalement soutenir la motion concurrente « La ligne claire » lancée parJean-Noël Guérini etGérard Collomb, pour selon lui suivre « une démarche girondine en rupture avec le parisianisme »[18].
Il est plus tard réputé proche deMartine Aubry[19],[20], et il soutient la candidature de celle-ci lors de laprimaire présidentielle socialiste de 2011[21].
Il s'oppose à plusieurs reprises aux politiques menées par le président de la RépubliqueFrançois Hollande et par sonpremier ministre Manuel Valls. Concernant un projet de réforme territoriale lancé en2014, il dit alors que « le fond du problème dans la méthode est le mépris, le cynisme de Matignon vis-à-vis des élus du peuple »[22] ; il s'oppose aussi à la politique budgétaire mise en œuvre à la même époque[23] et sur la manière de gouverner du président qu'il qualifie de « dérive quasiment monarchique des institutions » et de « dérive institutionnelle de l'homme providentiel »[24].
Dans le cadre de l’élection présidentielle de 2017, il indique en ne pas vouloir voter pour le candidat désigné par laprimaire organisée par le Parti socialiste,Benoît Hamon, mais« dès le 1er tour de l’élection présidentielle » pourEmmanuel Macron[25].
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