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Jacqueline Teyssier, néeBitton le dans le12e arrondissement de Paris et morte le àRoche-lez-Beaupré, est une femme juive française déportée à 20 ans àAuschwitz, par le convoino 74, en date du, puis àBergen-Belsen, survivante et témoin de laShoah.
Jacqueline Bitton naît le dans le12e arrondissement de Paris[1],[2]. Son père estjuif marocain et sa mère,juive polonaise[3].
Son père obtient lanationalité française, après s'être engagé dans l'Armée française pendant laPremière Guerre mondiale. Sa mère,apatride, n'ayant pas de papiers officiels, ne peut obtenir la nationalité française[1].
Jacqueline Bitton obtient soncertificat d’études[1] et à l'âge de16 ans, elle travaille à laCompagnie industrielle des téléphones[3], comme soudeuse-câbleuse en téléphonie[1].
Le père de Jacqueline Bitton s'enregistre avec sa famille comme Juif, à lapréfecture de police de Paris. Désormais ils doivent porter l'étoile jaune, et sur leur carte d'identité est inscrit en lettres rouges : « JUIF ». Jacqueline Bitton réussit à effacer l’inscription à l’encre rouge à l’aide d’une lame de rasoir[1].
Jacqueline Bitton réside à proximité duVélodrome d’Hiver[1].
Le 16 juillet 1942, la mère de Jacqueline Bitton est arrêtée durant laRafle du Vélodrome d'Hiver ; elle ne reviendra pas de déportation[2].
Le père de Jacqueline Bitton,bitumier, avait demandé à travailler enzone libre. Il a traversé laligne de démarcation, àBourges. Jacqueline Bitton vit seule à Paris. Elle travaille chezSiemens[1].
Jacqueline Bitton fabrique de fausses cartes d’alimentation pour ravitailler des personnes cachées. Elle a de l’encre et le matériel nécessaire chez elle[1].
Dénoncée[3] par des voisins[4], par une lettre anonyme, elle est arrêtée le, chez elle, par lamilice française pour faits de résistance, et déportée par le convoino 74, en date du ducamp de Drancy versAuschwitz. Sa dernière adresse est au : 10cité Popincourt dans le11e arrondissement de Paris[5].
Juste avant la libération du camp d'Auschwitz par l'Armée rouge, le, elle est transférée àBergen-Belsen où elle contracte letyphus. Elle ne sort des camps de la mort que le, libérée par l'Armée britannique.
De retour en France, Jacqueline Teyssier ne pèse que 28 kilos, les médecins ne lui donnent aucune chance de survivre[6].
Ses deux poumons sont perforés. Il lui faut une longue période d’hospitalisation. Elle retrouve son père à Paris[1].
Elle témoigne sur laShoah[7] pendant une trentaine d'années[8].
Elle a deux fils, Michel et Gérard Teyssier[8]. En 2018, Michel Teyssier réalise un film en hommage à sa mère[9].
Elle habite àRoche-lez-Beaupré (Grand Besançon Métropole,Doubs)[1]. C'est dans cette commune qu'elle meurt le 20 mars 2022 à l'âge de 98 ans[10].