Elle passe son enfance dans les milieux artistiques et musicaux parisiens. Dès son plus jeune âge, elle suit ses parents dans leurs carrières et assiste à leurs spectacles depuis les coulisses. Elle fait d'ailleurs quelques apparitions dans les récitals de sa mère, dans lesmusic-halls et cabarets de labutte Montmartre[2].
Ses parents divorcent en 1950 et, en 1952, son père épouse la chanteuseÉdith Piaf dont il divorcera cinq ans plus tard.
Jacqueline décide très rapidement de poursuivre une carrière de chanteuse comme sa mère, dont elle adopte le patronyme. À dix-huit ans, elle chante pour la première fois sur une scène, authéâtre de l'Étoile, aux côtés deMarlene Dietrich. Encouragée par les critiques positives, elle décide de persévérer dans son choix et prend des cours de chant[4].
Le mardi, àLondres, Jacqueline remporte le concours. Il s'agit de la deuxième victoire du pays, aprèscelle de 1958. Pour la première fois, le trophée est remis par le gagnant de l’année précédente, en l'occurrenceTeddy Scholten qui lui dit : « Mes sincères félicitations ! Et pour l'avenir, bonne chance ! » Cette nouveauté devint bientôt une tradition[8].
Par la suite,Tom Pillibi devint la première chanson gagnante du concours à obtenir un succès commercial dans plusieurs pays européens : l’Allemagne, laFrance, lesPays-Bas, leRoyaume-Uni et laSuède notamment[8]. De sa victoire au concours, Jacqueline avoua : « À mon retour à Paris, j’ai été traitée comme une héroïne nationale, revenant d’avoir vaincu l’ennemi dans quelque bataille sanglante[9]. »
En 1960, Jacqueline enregistre une version allemande deTom Pillibi, qui rencontre le succès et lui permet de lancer sa carrière enAllemagne. Parallèlement, elle participe aufestival du Coq d'or, avec la chansonComme au premier jour. En novembre de la même année, elle épouse le chanteur françaisFrançois Lubiana (1940-2011)[2].
Dès lors, Jacqueline mène une double carrière, en France et en Allemagne. Elle enregistre en français et en allemand et effectue tournées, spectacles et galas dans les deux pays. Elle apparaît régulièrement à la télévision[4].
En 1961, Jacqueline effectue des tournées avecJacques Brel etGeorges Brassens et enchaîne les succès commerciaux. En 1963, elle connaît son plus grand triomphe en Allemagne avec la chansonMitsou[4].
En 1966, Jacqueline est victime d'un grave accident de voiture. Elle subit un violent choc cérébral, qui lui causera des pertes de mémoire provisoires. Elle doit interrompre sa carrière et s'arrêter de chanter, trois années durant. Elle divorce dans la foulée[4]. Entre 1966 et 1969, elle est prise en mains par l'association «La roue tourne» dePaul Azaïs etJanalla Jarnach, qui vient en aide aux artistes dans le besoin, victimes d'accidents ou de problèmes de santé, et auprès de laquelle elle trouve une précieuse aide pour reprendre sa carrière de chanteuse. En 2004, elle rendra hommage à cette association, en sortant un single intitulé "La roue tourne".
En 1969, Jacqueline reprend sa carrière. Elle publie un nouvel album et en 1970, repart en tournée. Son père, Jacques Pills, meurt la même année. En 1972, elle est invitée parBruno Coquatrix à chanter à l'Olympia. Elle y partage l'affiche avecCharles Trenet[4].
Dans les années qui suivent, Jacqueline effectue de nouvelles tournées en Allemagne, aux États-Unis, auJapon et au Royaume-Uni. En 1976, elle revient à l'Olympia, pour un spectacle en duo avec sa mère, Lucienne Boyer, à l'occasion des cinquante ans de carrière de celle-ci[2].
En 1979, Jacqueline quitte la France et part s'installer àNew York. Elle décide de réorienter sa carrière, de chanter en anglais et d'américaniser ses spectacles. Elle change d'apparence physique et vestimentaire et se choisit le pseudonyme de « Barbara Benton ». Elle publie en 1983 sa première chanson en anglais,Life Is New. Sa mère Lucienne Boyer meurt la même année. En 1984 paraît son premier album,Time And Time Again, qui ne rencontre cependant pas le succès escompté[2].
En 1988, Jacqueline abandonne son pseudonyme et publie sous son nom un nouvel album en français. Elle continue d'effectuer des tournées, de faire des apparitions à la télévision et d'enregistrer des disques[2].
En 2005, Jacqueline quitteNeuilly et s'installe dans le sud de laFrance, àSaint-Gaudens. Elle y donne un spectacle en hommage à sa mère, intitulé « Parlez-moi d'amour ».
En 2008 et 2009, Jacqueline publie deux compilations, reprenant ses plus grands succès et des chansons inédites. La première est destinée au marché allemand ; la seconde, au marché français. En 2010, elle publie un nouvel album inédit en français[2].
« J’ai fait le tour du monde et toute une carrière grâce à une seule chanson »[7].